La Grande Salle, pour causer cinéma
Modérateur : Le Guet
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Woander
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
"Les Moissons du Ciel" (Days of Heaven), chef d'oeuvre signé Terrence Malick, sur Arte jusqu'au 28/04 (VF/VOST)
Cinéma contemplatif... et social (l'ambiance "travaux des champs" n'a curieusement pas tant changé, si l'on oublie la technologie...).
"The Thin Red Line", tourné vingt ans plus tard par Malick, m'avait profondément marqué. Cet opus est dans la même veine, la guerre en moins (ce qui nous fait des vacances, me direz-vous).
https://www.arte.tv/fr/videos/036100-00 ... s-du-ciel/
Cinéma contemplatif... et social (l'ambiance "travaux des champs" n'a curieusement pas tant changé, si l'on oublie la technologie...).
"The Thin Red Line", tourné vingt ans plus tard par Malick, m'avait profondément marqué. Cet opus est dans la même veine, la guerre en moins (ce qui nous fait des vacances, me direz-vous).
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- Belphégor
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma

Bon … j'ai ENFIN rattrapé mon retard pour regarder Akira, c'est pas trop tôt. Je suis vraiment impressioné que ce film pourtant si vieux n'ait absolument pas vieilli, c'est une véritable prouesse de réalisation. Je crois même que je le préfère à la BD, dont j'avais commencé la lecture avant de lâcher l'affaire au bout de deux tômes (édition française couleur), bon çà aussi faudra bien que je m'y mette un jour pour tout lire. Vous pouvez compter sur moi pour descendre en flêche le futur et infect remake en live action américain, déjà parce que refaire un film qui à moins de soixante ans n'a aucun intérêt, aucun, et surtout parce qu'il n'y a pas plus grande marque d'irrespect pour un film d'animation (surtout un grand film comme Akira) que d'être "corrigé" avec des acteurs réels, quel bande de fumistes.
- Usher
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Te Deum pour un massacre
Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
Grand film vu et revu il y a… plus de trente ans !
En termes de production cinématographique, Akira est un OVNI. Katsuhiro Otomo, le mangaka, a également été son scénariste, son réalisateur et en grande partie son animateur. Le film est donc un exemple de "director's cut", si rare dans le cinéma de divertissement. Otomo a complexifié la réalisation dans le sens de la qualité en rendant les décors mobiles (et non figés, comme souvent dans l'animation japonaise), en calquant l'animation des personnages sur l'enregistrement des acteurs et non l'inverse, en multipliant les philtres couleurs (à l'époque ou cela se faisait sur cellophane et pas sous Photoshop). D'où la très grande qualité artistique de l'animation, en plus de la force du récit.
En termes de production cinématographique, Akira est un OVNI. Katsuhiro Otomo, le mangaka, a également été son scénariste, son réalisateur et en grande partie son animateur. Le film est donc un exemple de "director's cut", si rare dans le cinéma de divertissement. Otomo a complexifié la réalisation dans le sens de la qualité en rendant les décors mobiles (et non figés, comme souvent dans l'animation japonaise), en calquant l'animation des personnages sur l'enregistrement des acteurs et non l'inverse, en multipliant les philtres couleurs (à l'époque ou cela se faisait sur cellophane et pas sous Photoshop). D'où la très grande qualité artistique de l'animation, en plus de la force du récit.
- Usher
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Te Deum pour un massacre
Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
Nous avons regardé Nouvelle Vague, de Richard Linklater, et c’était délicieux ! Film léger, pétillant, drôle et archi-documenté sur le tournage d’À Bout de Souffle, dans le Paris de la veille des années 60, magnifié par un splendide noir & blanc. Comme quoi, il faut un cinéaste texan pour ressusciter l’esprit français !
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
J'ai vomi, film magnifique, 10/10.


- Belphégor
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma

Il y a des trilogies qui marquent à jamais l'histoire du cinéma, celles dont les cinéphiles scandent le nom encore à ce jour : Le Parrain, La trilogie du dollar, La trilogie du temps, Star Wars, Indiana Jones, Die Hard, Retour vers le futur, Matrix, Toy Story, Le Seigneur des anneaux.
Et puis il y a les autres …
Il existe une trilogie dont la prouesse artistique tutoie celle des autres précédemment cités, mais qui est cependant beaucoup plus obscure, sans doutes parce qu'elle est Danoise et non pas Américaine, la trilogie Pusher de Nicolas Winding Refn.
Les trois films Pusher ont un cadre relativement similaire, on y suit un criminel à Copenhague au cours d'une très très très mauvaise journée, pour voir comment il va s'en sortir (ou pas). Ces trois films sont réalisés dans la dèche la plus totale, la caméra est une DV dont la qualité est dégueulasse, en dehors du protagoniste tout les autres acteurs semblent être des amateurs (des très bon amateurs), les décors sont (mal) éclairés en lumière naturelle, la bande son est minimaliste. Et pourtant, çà marche, et pas qu'un peu, çà marche du feu de Dieu.
NWR parvient à transformer toutes ces contraintes en effet de styles qui donnent à sa mise en scène une noirceur viscérale, dans un miracle qui relève de l'alchimie, il a transmuté la laideur en beauté, beauté sordide s'il en est. Mais il ne faudrait pas non plus oublier les acteurs, qui sont tous excellents, et qui parviennent à camper avec versimilitude des personnages complexes qui doivent survivre dans un environnement compliqué, à des lieux de l'image d'épinal qu'on peut avoir du Danemark.
Il y aurait dû avoir un Pusher 4 centré sur le personnage de Mohammed, mais "on dit que" l'acteur s'était fait arrêté par les flics pour possession illégales d'armes à feux (la réalité dépasse la fiction), je ne sais pas à quelle point ces affirmations sont crédibles vu que je n'ai pas trouvé de sources primaires pour les confirmer, en même temps je ne parle pas Danois.
Je suis beaucoup plus sceptique vis à vis du reste de la carrière de NWR, j'ai vu Drive en entier qui n'est pas mauvais mais qui n'est franchement pas intéressant non plus comparé à Pusher ; dans Drive on est dans l’exact inverse de Pusher, le film esthétise le crime à fond avec son protagoniste criminel beau gosse ténébreux, un virage qui j'arrive difficilement à expliquer. Et puis on a les films après que je n'ai pas vu, et que je n'ai franchement pas envie de voir. Quand je regarde les captures d'écran de "Only God Forgives" et "The Neon Demon" je vois qu'il aime beaucoup foutre des "jolies couleurs" partout quitte à ce qu'on se retrouve avec une image qui ique les yeux. Bon c'est dommage, mais il reste le mec qui a fait Pusher et çà je pourrais pas le lui retirer.
Bref Pusher, je pense pas que cette trilogie soit faite pour tout le monde car il faut quand même avoir le cœur bien accroché
- Usher
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Te Deum pour un massacre
Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
De winding Refn, il faut voir Valhalla Rising (Le Guerrier silencieux en VF). Ou l'histoire d'un ancien esclave recruté par un équipage de Scandinaves convertis au christianisme qui veulent participer à la Croisade et sont drossés vers l'inconnu au cours de leur navigation. C'est beau, boueux, lyrique et sanglant. Une sorte de cross-over entre Aguirre ou la colère de Dieu et Apocalypse now au XIe siècle.
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
Alors mon avis résumé :
Genndy Tartakovsky : Bien
Adaptation directe d'une nouvelle : Bien
Amazon : Pas bien
Alors de Gendy, j'ai regardé Primal. Les deux premières saisons sont très bien, la troisième est vraiment pas ouf.
Visuellement il est impeccable, par contre quand il écrit le scénar çà se gâte donc faut espérer qu'il reste fidèle le plus possible.
Et là je vais pre-shot, mais cette série va être l'occasion de séparer les vrais fan de Conan des poseurs fachistes néoconservateurs, car j'anticipe d'emblée les cris d'orfraie à la vue d'un personnage féminin fort dans une histoire estampillée Conan, qui vaudra des accusations de "wokisme", alors que c'est ce qu'à toujours fait Howard.
Perso j'aurais préféré une adaptation des Clous Rouge, une prochaine fois peut être.
Genndy Tartakovsky : Bien
Adaptation directe d'une nouvelle : Bien
Amazon : Pas bien
Alors de Gendy, j'ai regardé Primal. Les deux premières saisons sont très bien, la troisième est vraiment pas ouf.
Visuellement il est impeccable, par contre quand il écrit le scénar çà se gâte donc faut espérer qu'il reste fidèle le plus possible.
Et là je vais pre-shot, mais cette série va être l'occasion de séparer les vrais fan de Conan des poseurs fachistes néoconservateurs, car j'anticipe d'emblée les cris d'orfraie à la vue d'un personnage féminin fort dans une histoire estampillée Conan, qui vaudra des accusations de "wokisme", alors que c'est ce qu'à toujours fait Howard.
Perso j'aurais préféré une adaptation des Clous Rouge, une prochaine fois peut être.
- Pallantides
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
Même issue avec Valeria dans les Clous rouges, pas une faible femme.
Je pense que Tartakovsky est sans doute le plus à même dans le paysage audiovisuel à pouvoir en faire, ENFIN, la première adaptation d'une nouvelle de Conan en respectant le matériau originel de Robert E Howard.
Et oui, il serait temps de faire tomber la problématique nietzschéenne et viriliste qui pollue l'image du perso originel.
Pour Amazon.... mouais, ils ont quand même adapté The Boys, je veux dire par là que la violence façon Primal ne devrait pas être un problème. Et Conan ne sera jamais aussi trash que ce genre de truc qui fait beaucoup de provoc, sans pour autant que ce soit toujours fun.
Je pense que Tartakovsky est sans doute le plus à même dans le paysage audiovisuel à pouvoir en faire, ENFIN, la première adaptation d'une nouvelle de Conan en respectant le matériau originel de Robert E Howard.
Et oui, il serait temps de faire tomber la problématique nietzschéenne et viriliste qui pollue l'image du perso originel.
Pour Amazon.... mouais, ils ont quand même adapté The Boys, je veux dire par là que la violence façon Primal ne devrait pas être un problème. Et Conan ne sera jamais aussi trash que ce genre de truc qui fait beaucoup de provoc, sans pour autant que ce soit toujours fun.
- Pallantides
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
Plus d'infos :Pallantides a écrit : ↑24 juin 2026, 14:54 Holy cow! Hem non, holy Crom.
J'en ai l'acier déjà tout trempé !!!!
Par Crom !!!!!!!!!!!
Ze news!
CONAN NEWS: Some interesting new details about the "Conan: Queen of the Black Coast" animated series have emerged:
1. Although the series has only just been announced publicly, the writing and overall planning are already well underway. And while the final green light was given only recently, development actually began more than a year ago.
2. "Conan: Queen of the Black Coast" will adapt Robert E. Howard's classic story, but it will also explore the two years Conan and Bêlit spent sailing and raiding together, expanding on the original tale much like the classic Marvel and Dark Horse comics did.
3. Future seasons are planned to adapt additional Robert E. Howard Conan stories. Shorter tales are expected to receive shorter adaptations, with some stories spanning only one to three episodes.
4. Fans can expect a faithful Conan experience: blood, guts, brutality, and nudity are all on the table.
5. The animated series will not interfere with the long-rumored "King Conan" film starring Arnold Schwarzenegger. But despite the widespread impression that the project is already moving forward, it has not yet been officially greenlit. Disney and 20th Century Studios have still not approved funding for the film.
6. There is hope that a successful animated series could finally convince Disney and 20th Century Studios to move ahead with the funding.
These details come directly from Heroic Signatures director Fredrik Malmberg, the current Conan rights holder, who shared this information with the YouTube channel Midnight's Edge.
- Belphégor
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
Aujourd'hui j'ai regardé Only God Forgives de Nicolas Winding Refn, pour la simple raison que mon fil youtube s'es retrouvé spammé par des extraits de ce film et que j'ai laissé la curiosité triompher sur ma patience. Une œuvre donc qui arrive juste après Drive que j'avais aimé sans tomber dans l'admiration béate non plus comme çà a pu être le cas pour certaines personnes, j'ai préféré les bouquins, et d'ailleurs c'est dommage que Driven ne sera jamais adapté, mais bref revenons au sujet.
Only God Forgives est le genre de film duquel je sort sans impression bonne ni mauvaise, une impression, mais une impression de quoi ? Et ben bonne question. Le film est travesti comme un roman noir, mais ce n'est qu'un décorum, car il s'agit en fait d'une espèce de fable lynchienne qui sert à dérouler un récit moralisateur (je dit çà au sens factuel du terme, ce n'est pas un jugement de ma part) où évoluent des personnages qui sont clairement plus des archétypes que de véritables personnes. On est moins dans l'ambiance du crime que celle du conte de fée, pas ceux des Disney par contre, mais plutôt ceux de Perault, là où le Loup est explicitement une métaphore du violeur pédophile.
NWR en parle comme un chef d'œuvre et n'hésite pas à l'agiter sous le nez de William Friedkin en disant qu'avec ce film il se hisse à son niveau, suite à quoi l'américain répond qu'il faudrait enfermer son homologue danois dans un hôpital psychiatrique. Ne partageant pas l'enthousiasme du réalisateur pour son œuvre, je me contenterais de dire qu'on laissera l'Histoire juger de la postérité de ce film.
Pour ce qui est de vous, cher lecteur, je dirais qu'il y a probablement une chance sur deux que vous trouviez que ce film soit la pire daube que vous ayez vu de votre vie, et il serait difficile de vous en vouloir. c'est clairement un film radical fait sans aucune concession. Pour ma part, je ne considère pas avoir perdu mon temps avec film, puisqu'il a le bon goût de ne durer qu'une heure et demie (ce qui est salvateur, aujourd'hui on aime bien faire des films de 3H juste pour flex) et qu'il a quand même des éléments intéressants, en terme visuel, en terme narratif. Mais je n'arrive pas à m'enlever de la tête qu'avec ce film, on n'a pas autre chose que NWR qui se tape un délire pendant une heure et demie.
D'abord pourquoi çà se passe en Thaïlande ? Le récit fait explicitement appel à une imagerie judéo-chrétienne … tout en se plaçant dans un pays de culture boudhiste … quitte à parler de ville corrompue par la pègre, çà aurait très pu se passer à Levallois-Perret sans que çà ne change quoi que ce soit.
Ensuite, je ne sais pas si çà vaut pour toutes les éditions du film, mais moi sur mon blu ray, les dialogues du fameux "Chang" ne sont pas sous titrés, ce qui pour moi nuit très fortement au film. D'ailleurs pourquoi il s'appelle "Chang" ? C'est commun d'avoir un nom d'origine chinoise en Thaïlande ? Je suis très sceptique mais bref. Ne pas sous titrer les dialogue en thai, çà fait très artificiel juste pour donner un coté "cool et mystérieux" alors qu'il n'y a rien de mystérieux à ce que des thaïlandais parlent thaï … en Thaïlande … bordel de merde. Et d'ailleurs pour la même raison les crédits ainsi que le titre sont écrits en thaï. Et pour rajouter du bordel sur la confusion, j'ai toujours pas compris c'était quoi le délire avec le karaoké, une espèce de métaphore sur la messe ?
Enfin le côté visuel du film est quand même vraiment too much, alors çà se justifie dans les scènes oniriques, où celles qui se déroulent dans les rues de bangkok et çà rend d'ailleurs vraiment très bien (il faut applaudir le chef op), le problème c'est que quasiment toutes les scènes sont éclairées de façon ultra dramatique, même quand c'est complètement con. Genre par exemple le bureau de Julian où la lumière rouge n'éclaire absolument pas son bureau, c'est à dire le meuble en bois où il est censé écrire, j'espère qu'il ne remplit pas ses impôts là dedans parce que çà doit niquer les yeux. NWR revendique l'influence de Joddorowsky, pour qui le film est dédié ce qui ne me convainc pas des masses. Parce que quand Joddorowsky fait appel à une narration opaque et ésotérique, c'est pour servir le propos de son œuvre, car Joddo fait çà dans le but d'imiter les textes religieux. Quand NWR fait une narration opaque et ésotérique, il le fait parce qu'il trouve çà cool, pas parce que çà sert le propos de son film. Il ne faut surtout pas tomber dans le piège d'une intellectualisation de Only God Forgives car il n'y a pas de sens caché, au delà de concepts superficiels comme le pardon de Dieu ou que sais-je.
Un dernier mot sur le personnage de la mère qui semble tout droit sorti d'un comics de Garth Ennis, je précise que ce n'est pas un compliment de ma part. Et "Chang" aussi qui semble sortir d'un JV de Hideo Kojima.
Bon j'ai pas mal dézingué ce film, mais je ne le trouve pas mauvais loin de là, parce que malgré tout y a quand même du bon, notamment pour ce qui est de son personnage principal "Julian". Parce que le personnage campé par Ryan Gsoling est vraiment l'inverse de celui de Drive, en fait c'est un faux protagoniste, c'est le personnage qu'on suit dans le récit (et encore, pas tant que çà en fait) mais le vrai protagoniste c'est bien "Chang". Only God Forgives est une histoire de vengeance, un peu à la John Wick, mais qu'on suivrait du point de vue d'un homme de main lambda. Car Julian EST un mec lambda, fort médiocre qui plus est, il essaie désespérément de devenir un male alpha, ou plutôt ce qu'il croit être un male alpha, c'est à dire un gros dur qui fait du Muay Thai et qui emballe les gonzesses. Sauf que pour NWR les criminels ne sont pas des males alpha, ce sont des merdes, et donc Julian essaie mais échoue à accéder à ce standard de virilité, il n'arrive pas à bander pour satisfaire sa copine, sa mère l'humilie à cause de la taille de son pénis, et il se fait défoncer à la boxe par un petit vieux quinquagénaire ; il finira d'ailleurs par complètement renoncer à cette idéal lorsqu'il l'amènera à tuer des enfants. Le jeu d'acteur minimaliste (pour une pas dire inexistant) de Ryan Gosling vient encore renforcer cet aspect, car ce mec est en fait juste une coquille vide, un type bête et méchant, mais qui en fait n'a rien pour lui.
Et du coup, je ne sais pas comment conclure cette critique, pour la simple et bonne que je ne sais pas qui voudrais regarder ce film ? Les fans de NWR ? Ils n'ont pas besoin de moi pour se laisser convaincre. Les gens qui veulent continuer après Drive ? Certainement pas, vu que ce film en est l'antithèse. Que reste t'il alors ? Les thaïlandais ? Les fans de Muay Thai ?
Bref, un film que décidément je n'arrive pas à cerner, si tant est qu'il y ait quoi que ce soit à cerner.
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
J'ai détesté ce film quand je l'ai vu au cinéma.
Un grand vide. D'autant plus décevant après le très bon Drive.
Un grand vide. D'autant plus décevant après le très bon Drive.
- Belphégor
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Re: La Grande Salle, pour causer cinéma
J'ai récemment vu Tenet, les scènes avec le temps inversés sont vraiment incroyables, avec de belles idées de scénario, de belles idées de mises en scène … et c'est à peu près tout, le reste du film est vraiment bof bof. C'est du James Bond en version wish, et surtout en beaucoup beaucoup plus foutraque. Paradoxalement, la partie de l'histoire la plus bordélique est celle qui ne concerne pas le voyage dans le temps. En fait je pense que cette idée aurait beaucoup mieux marché pour un (ou plusieurs) moyen métrages façon Love + Death + Robots.
