L'étagère des bandes dessinées

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Modérateur : Le Guet

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killerklown
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Re: L'étagère des bandes dessinées

Message par killerklown »

Je viens de me lire "les navigateurs" de Serge Lehman & Stéphane De Caneva.
Prix utopiales 2025 de BD
Je me suis pris une grosse claque
De celles qui te cinglent une fois tout les 10 ans.
Une magnifique enquête, une montée en puissance constante, un Crescendo continu sur plusieurs aspects, couplée à une descente aux enfers du perso principal.
Magistral.
J'ai adoré.
Incapable de m'arrêter de lire avant la fin.
Quelle belle baffe je me suis pris 😁
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Podcast d'interviews rôlistes: https://interviewd66.buzzsprout.com
Blog en anglais: osrdread.blogspot.com
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Belphégor
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Re: L'étagère des bandes dessinées

Message par Belphégor »

Je cherche actuellement des bonnes histoires solo centrées sur Wolverine, sur lui tout seul et sans les autres X-Men (excepté le frangin Sabertooth). Vous auriez des recommandations ? Également çà m'intéresserai de lire des histoires avec Sabertooth en protagoniste.
Nabace
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Re: L'étagère des bandes dessinées

Message par Nabace »

Hum, ça ne nous rajeunit pas (1982 !), mais il y a la toute première série solo sur Wolverine, par un duo de choc, une bonne histoire qui a bien vieilli :
https://www.lescomics.fr/recueil-vf/rev ... ns-panini/
(Caveat : c'est une réponse de quelqu'un qui ne lit plus de comics depuis une bonne vingtaine d'années)
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Belphégor
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Re: L'étagère des bandes dessinées

Message par Belphégor »

Afin d'obtenir des sources d'inspiration pour une campagne de JDR, j'ai actuellement besoin de lire du Daredevil. Par conséquent je voulais demander aux experts en comics quelles étaient les histoires indispensables sur ce personnage ?
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Rom1
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Re: L'étagère des bandes dessinées

Message par Rom1 »

Le run de Miller (même quand il scénarise juste)
Le run de Nocenti / Romita Jr
Le run de Brubaker
Le run de Mark Waid
Le run de Soule

Daredevil, c'est vraiment un personnage qui a eu droit à des périodes d'exception quasiment en continu.
La série Netflix / Disney+ est tout à fait recommandable.
Gally789
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Re: L'étagère des bandes dessinées

Message par Gally789 »

Eunostos a écrit : 10 août 2022, 15:50 Je ne résiste pas à l'envie de relancer le fil où nous étions occupés à discuter Papyrus, Alix, Le Casque d'Agris et consorts juste avant le déménagement du forum :)

J'ai donc poursuivi ma découverte des Papyrus à peu près dans l'ordre (selon les albums disponibles à la médiathèque) avec le 17, Toutankhamon, le pharaon assassiné, et le 19, Les Momies maléfiques. Deux albums très différents dans leur atmosphère et leur approche.

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Toutankhamon, le pharaon assassiné est résolument du côté de l'historique, comme son titre l'indique bien ; mais il a recours à un fantastique directement puisé dans les croyances égyptiennes pour livrer le fin mot de la mort du pharaon en question, dont il va revenir à Papyrus et à Théti-Chéri de défendre la tombe contre des pillards nombreux et sans scrupules. Chose nouvelle dans la série, on en apprend enfin un peu plus sur la famille de Papyrus. Le dessin est du De Gieter en pleine forme, avec de superbes vues des sarcophages de Toutankhamon.

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Les Momies maléfiques est beaucoup plus léger et lorgne nettement du côté des films d'aventure pulp ou d'horreur tournant parfois au grand guignol. L'intrigue est vite posée : Papyrus et Théti-Chéri sont poursuivis par de maléfiques momies envoyées par un dieu Seth courroucé. Le reste est un enchaînement de situations tour à tour effrayantes ou comiques, mais plutôt bien menées, à un rythme enlevé. J'ai reconnu les ficelles présentes dès les premiers tomes de la série (avec une mythologie traitée de manière plus superficielle, voire ici franchement comme un simple prétexte), mais, bizarrement, l'album m'a tout de même laissé une impression de fraîcheur et d'une certaine personnalité distincte par rapport aux albums précédents, sans doute en raison de la part très importante donnée à l'action et de la structure de son intrigue ramassée sur une durée particulièrement courte. L'ensemble est sûrement moins inoubliable que d'autres albums, mais reste une lecture sympathique.

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Du côté d'Alix, j'ai lu le tome 11, Le Prince du Nil. On m'avait prévenu que, dans ses albums situés hors d'Italie, Jacques Martin racontait parfois un peu n'importe quoi. Mais, là, on atteint des sommets, pas seulement en termes de distance avec la documentation, mais aussi en matière de choix narratifs. L'album aurait pu s'appeler Le Prince du kitsch ! Entre les complots improbables, les personnages et les rebondissements qui rappellent davantage les opéras péplums façon Aïda que la véritable histoire égyptienne, les personnages féminins toujours amoureuses d'Alix et qui meurent invariablement à la fin, et les pluies de météorites aussi arbitraires que sélectives, Jacques Martin ne s'embête vraiment pas avec la vraisemblance ou l'originalité. Restent un dessin toujours aussi minutieux et des dialogues à la rhétorique grandiose, sans oublier les dessins d'hommes fortuitement dénudés, certes pas désagréables à regarder selon les goûts et pas dénués d'un charme désuet touchant (mais quand Alix se mettra-t-il enfin en couple avec Enak ? Quand je pense que la série continue toujours, je me demande si ça a enfin été dit).
Je suis ravi que tu aies relancé ce fil.

Ton retour sur Toutankhamon, le pharaon assassiné me paraît très juste. C’est effectivement un album qui assume davantage sa dimension historique, tout en intégrant le fantastique à travers les croyances égyptiennes plutôt que comme simple ressort spectaculaire. Les scènes liées au tombeau et aux sarcophages comptent parmi les plus marquantes visuellement, et l’éclairage apporté sur la famille de Papyrus enrichit sensiblement la série.

À l’inverse, Les Momies maléfiques relève davantage du registre de l’aventure populaire, presque du feuilleton. La mythologie y sert surtout de moteur narratif, parfois au détriment de la profondeur, mais le rythme soutenu et la concentration de l’action lui confèrent une réelle efficacité. On peut y voir une forme de fraîcheur assumée, même si l’album est sans doute moins ambitieux que d’autres.

Concernant Le Prince du Nil, votre lecture est sévère mais compréhensible. Jacques Martin, lorsqu’il s’éloigne de son terrain romain, prend parfois des libertés importantes avec la vraisemblance historique. Les excès narratifs et le goût pour le spectaculaire peuvent dérouter, mais ils participent aussi d’une certaine tradition du péplum, presque opératique. Il reste néanmoins la qualité constante du dessin et des dialogues, qui confère à l’ensemble une tenue formelle indéniable.

Enfin, votre visite à la Cité internationale de la BD paraît très stimulante. Le renouvellement régulier des pièces exposées est une excellente initiative. Je partage l’idée qu’un espace davantage consacré aux techniques et au langage spécifique de la bande dessinée serait pertinent, notamment pour les visiteurs moins familiers du médium. L’exposition consacrée aux liens entre BD et cinéma d’animation semble, quant à elle, particulièrement intéressante, ne serait-ce que pour le dialogue qu’elle crée entre générations autour de figures comme Popeye ou Betty Boop.

Merci en tout cas pour ces impressions détaillées, qui donnent envie de poursuivre ou de reprendre certaines lectures.
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