Je ne suis pas content car…
Modérateur : Le Guet
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A.Fontbonne
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Re: Je ne suis pas content car…
Sous la présidence d'Emmanuel "qui aurait pu prédire" Macron, le climato-scepticisme c'est la norme (et la consigne transmise aux agences de l'état et aux préfectures)
- Usher
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Te Deum pour un massacre
Re: Je ne suis pas content car…
L'Assemblée Nationale a voté la loi d'Urgence agricole : réintroduction des néonicotinoïdes, méga-bassines, poids accru de la FNSEA – pardon, des agriculteurs – dans la gestion de l'eau au détriment de l'intérêt général…
(Et ça n'a rien à voir, mais accessoirement, les trolls russes pourrissent le forum.)
(Et ça n'a rien à voir, mais accessoirement, les trolls russes pourrissent le forum.)
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A.Fontbonne
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Re: Je ne suis pas content car…
et démission de la "ministre de la transition écologique" qui découvre à sa stupéfaction qu'un gouvernement climato-sceptique est indifférent à l'environnement.
- Rom1
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Re: Je ne suis pas content car…
Et elle rembauche aussi sec. 
- Usher
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Te Deum pour un massacre
Re: Je ne suis pas content car…
Très macronien, comme usage. Pensez à Lecornu I qui démissionne et revient aussi sec à Matignon pour former le gouvernement Lecornu II.
Attention, attention, vous allez voir ce que vous allez voir ! Ils tapent du pied parce qu'ils ne sont pas contents.
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A.Fontbonne
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Re: Je ne suis pas content car…
J'avoue, ce gouvernement a réussi à incarner l'expression "je m'attendais à rien et je suis quand même déçu"
Il faudrait ajouter que quand on voit le parcours de cette "personne" (à prononcer sur le même ton que l'officier impérial dit "chose" lorsqu'il voit Chewbacka), cela interroge beaucoup sur les cadres des ONG et organisations internationales chargées de l'environnement, auxquelles j'avais encore la naïveté d'accorder du crédit.
Il faudrait ajouter que quand on voit le parcours de cette "personne" (à prononcer sur le même ton que l'officier impérial dit "chose" lorsqu'il voit Chewbacka), cela interroge beaucoup sur les cadres des ONG et organisations internationales chargées de l'environnement, auxquelles j'avais encore la naïveté d'accorder du crédit.
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Re: Je ne suis pas content car…
Quatrième canicule en perspective à la fin de juillet. Mégafeu aux portes de Bordeaux.
Heureusement, le gouvernement agit ! Après avoir fermé les yeux sur la loi d'urgence agricole, il débloque 1,5 million de masques FFP2.
On pourrait en rire si ce n'était à pleurer.
Heureusement, le gouvernement agit ! Après avoir fermé les yeux sur la loi d'urgence agricole, il débloque 1,5 million de masques FFP2.
On pourrait en rire si ce n'était à pleurer.
- Usher
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Re: Je ne suis pas content car…
Cerise fiscale sur le gâteau : le Trésor public s'est planté (en ma défaveur) dans le calcul de mes impôts.
Après que j'ai déclaré mes revenus fin avril, j'ai reçu une première estimation des impôts à payer, déduction faite des prélèvements déjà effectués en janvier, février, mars et avril.
Je viens de consulter mon avis d'imposition établi en juillet. Il m'annonce que je dois toujours la même somme, sans tenir compte des prélèvements effectués en mai, juin et juillet, et m'annonce donc un alourdissement de mes prélèvements pendant les quatre derniers mois de l'année.
Les agents du fisc ne savent pas compter.
Après que j'ai déclaré mes revenus fin avril, j'ai reçu une première estimation des impôts à payer, déduction faite des prélèvements déjà effectués en janvier, février, mars et avril.
Je viens de consulter mon avis d'imposition établi en juillet. Il m'annonce que je dois toujours la même somme, sans tenir compte des prélèvements effectués en mai, juin et juillet, et m'annonce donc un alourdissement de mes prélèvements pendant les quatre derniers mois de l'année.
Les agents du fisc ne savent pas compter.
- Rom1
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Re: Je ne suis pas content car…
Il fait aussi une campagne de prévention contre l'écoanxiété !Usher a écrit : ↑25 juil. 2026, 08:37 Quatrième canicule en perspective à la fin de juillet. Mégafeu aux portes de Bordeaux.
Heureusement, le gouvernement agit ! Après avoir fermé les yeux sur la loi d'urgence agricole, il débloque 1,5 million de masques FFP2.
On pourrait en rire si ce n'était à pleurer.
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Re: Je ne suis pas content car…
Décidément, c'est la journée. Le torque de la Dame de Vix, une merveille qu'on date autour de 500 av. notre ère, a été volé en plein jour dans son musée du Châtillonnais. Si jamais les voleurs ou leur commanditaire le fondent pour récupérer l'or, c'est une perte inestimable…
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Re: Je ne suis pas content car…
Et il y a moins d'un mois, c'était le trésor monétaire gallo-romain de Montans… On va finir par en arriver à ce que toutes les pièces archéo en métal précieux se retrouvent dans des coffres à la banque, et que seuls des moulages ou des copies soient conservés dans les musées. On en est là…
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Re: Je ne suis pas content car…
J'essaie d'écrire au Trésor Public sur sa messagerie sécurisée pour signaler une erreur dans les montants à me prélever et, naturellement, la messagerie est indisponible car saturée…
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Te Deum pour un massacre
Re: Je ne suis pas content car…
Je viens d'apprendre la disparition de John Crowley (1942-2026), décédé le 8 août dernier. C'est une voix singulière de la SF et de la fantasy qui disparaît – avec des romans comme L'Eté machine, Le Parlement des fées ou Kra.
Voici ce que je notais à propos de Kra sur une incarnation disparue du forum :
Je viens de terminer la lecture d'un très chouette (et très gros) roman, Kra, de John Crowley. Ce bouquin a fait un doublé en France en 2021, en décrochant le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Imaginales, et à mon sens il n'a pas usurpé ces distinctions. C'est un grand roman d'imaginaire, un peu déroutant et très original, hanté par la perspective de la mort et pourtant plein d'ambition, de vitalité et de drôlerie.
Le bouquin est sous-titré Dar Duchesne dans les ruines de l'Ymr, ce qui est en fait le titre de la quatrième et dernière partie du récit. Dar Duchesne (Dar Oakley en V.O., nom qui a son importance car il est un paronyme de l'écrivain) est une corneille née vers la fin de la préhistoire dans ce qui sera plus tard l'Angleterre. (Ce n'est jamais précisé, mais un certain nombre d'indices permettent de le reconstituer.) Ce sera le protagoniste de ce roman, mais pas son narrateur. Celui-ci est un vieillard américain, veuf et assez déprimé, qui apercevant une corneille malade dans son jardin, s'arme d'une bêche pour l'achever. Mais, pris de pitié au dernier moment, il recueille l'oiseau et le soigne. Cet oiseau est Dar Duchesne, qui est capable de communiquer en langage humain, et parfois de se faire comprendre en langage de corneille. Cette faculté extraordinaire est le résultat de son histoire non moins extraordinaire, qu'il raconte au narrateur avant que celui-ci ne la couche par écrit : depuis sa première existence dans la préhistoire des îles britanniques, Dar Duchesne est immortel. Il a donc beaucoup appris. Mais son immortalité ne signifie pas que Dar Duchesne échappe à la mort : au contraire, à la fin de chaque époque de son existence, il finit bien "mort archi-mort", pour reprendre son expression (souvent dans des circonstances catastrophiques ou grotesques) ; simplement, il se réincarne plus tard, et au bout d'un certain temps, accède à la réminiscence de ses vies antérieures.
Kra raconte donc les vies et les morts de Dar Duchesne, au cours de quatre époques qui correspondent à l'antiquité pré-romaine, au haut moyen-âge, à la colonisation du Nouveau Monde et à l'Amérique contemporaine. Le narrateur soupçonne que la corneille a vécu bien d'autres existences, mais qu'elle ne s'en souvient pas si elle est morte avant de se rappeler qui elle était. Car à l'origine, Dar Duchesne n'avait pas de nom ni le don d'immortalité. C'est sa curiosité et son opportunisme qui l'ont amené à s'intéresser à une communauté humaine vaguement (pré-)celtique, à se retrouver à demi-apprivoisé, nommé et… pris dans un quiproquo magique qui lui a valu de récupérer le don d'immortalité convoité par quelqu'un d'autre.
La grande originalité du roman de Crowley tient bien sûr à son protagoniste et à la société des corneilles. Si le récit s'intéresse à un lent et fragile processus d'anthropomorphisme, il est formidablement documenté sur le plan éthologique, et même ce qui est le plus anthropomorphique chez les corneilles – leurs bavardages ou les pensées de Dar Duchesne – conserve une couleur aviaire très crédible. On suit en fait la transformation des sociétés de corneilles s'adaptant à la transformation de leur écosystème par l'homme. Les interactions entre les hommes et les corneilles (opportunisme des unes, pratiques augurales ou religieuses des autres, concurrence en milieu agricole) sont souvent matière à des malentendus savoureux (et pleins d'humour noir). Quant à Dar Duchesne, confronté à l'Ymr (en quelque sorte l'inconscient collectif ou le monde des idées de chaque époque), il traverse des systèmes de croyances religieuses qu'il ne comprend pas et sur lesquels il nous offre un regard distancié, à la fois poétique et ironique.
Le prologue et la fin du roman sont très crépusculaires, hantés par la question de la finitude que se pose un écrivain de quatre-vingts ans. Mais la fiction dans son ensemble forme une échappée étrange, pleine d'énergie, de vie (et de morts), de mythes transposés et à demi-effacés. Un enchantement désenchanté, qui laisse rêveur une fois le roman refermé.
Puisse John Crowley, entré dans l'Ymr, renaître et parcourir d'autres époques.
Voici ce que je notais à propos de Kra sur une incarnation disparue du forum :
Je viens de terminer la lecture d'un très chouette (et très gros) roman, Kra, de John Crowley. Ce bouquin a fait un doublé en France en 2021, en décrochant le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Imaginales, et à mon sens il n'a pas usurpé ces distinctions. C'est un grand roman d'imaginaire, un peu déroutant et très original, hanté par la perspective de la mort et pourtant plein d'ambition, de vitalité et de drôlerie.
Le bouquin est sous-titré Dar Duchesne dans les ruines de l'Ymr, ce qui est en fait le titre de la quatrième et dernière partie du récit. Dar Duchesne (Dar Oakley en V.O., nom qui a son importance car il est un paronyme de l'écrivain) est une corneille née vers la fin de la préhistoire dans ce qui sera plus tard l'Angleterre. (Ce n'est jamais précisé, mais un certain nombre d'indices permettent de le reconstituer.) Ce sera le protagoniste de ce roman, mais pas son narrateur. Celui-ci est un vieillard américain, veuf et assez déprimé, qui apercevant une corneille malade dans son jardin, s'arme d'une bêche pour l'achever. Mais, pris de pitié au dernier moment, il recueille l'oiseau et le soigne. Cet oiseau est Dar Duchesne, qui est capable de communiquer en langage humain, et parfois de se faire comprendre en langage de corneille. Cette faculté extraordinaire est le résultat de son histoire non moins extraordinaire, qu'il raconte au narrateur avant que celui-ci ne la couche par écrit : depuis sa première existence dans la préhistoire des îles britanniques, Dar Duchesne est immortel. Il a donc beaucoup appris. Mais son immortalité ne signifie pas que Dar Duchesne échappe à la mort : au contraire, à la fin de chaque époque de son existence, il finit bien "mort archi-mort", pour reprendre son expression (souvent dans des circonstances catastrophiques ou grotesques) ; simplement, il se réincarne plus tard, et au bout d'un certain temps, accède à la réminiscence de ses vies antérieures.
Kra raconte donc les vies et les morts de Dar Duchesne, au cours de quatre époques qui correspondent à l'antiquité pré-romaine, au haut moyen-âge, à la colonisation du Nouveau Monde et à l'Amérique contemporaine. Le narrateur soupçonne que la corneille a vécu bien d'autres existences, mais qu'elle ne s'en souvient pas si elle est morte avant de se rappeler qui elle était. Car à l'origine, Dar Duchesne n'avait pas de nom ni le don d'immortalité. C'est sa curiosité et son opportunisme qui l'ont amené à s'intéresser à une communauté humaine vaguement (pré-)celtique, à se retrouver à demi-apprivoisé, nommé et… pris dans un quiproquo magique qui lui a valu de récupérer le don d'immortalité convoité par quelqu'un d'autre.
La grande originalité du roman de Crowley tient bien sûr à son protagoniste et à la société des corneilles. Si le récit s'intéresse à un lent et fragile processus d'anthropomorphisme, il est formidablement documenté sur le plan éthologique, et même ce qui est le plus anthropomorphique chez les corneilles – leurs bavardages ou les pensées de Dar Duchesne – conserve une couleur aviaire très crédible. On suit en fait la transformation des sociétés de corneilles s'adaptant à la transformation de leur écosystème par l'homme. Les interactions entre les hommes et les corneilles (opportunisme des unes, pratiques augurales ou religieuses des autres, concurrence en milieu agricole) sont souvent matière à des malentendus savoureux (et pleins d'humour noir). Quant à Dar Duchesne, confronté à l'Ymr (en quelque sorte l'inconscient collectif ou le monde des idées de chaque époque), il traverse des systèmes de croyances religieuses qu'il ne comprend pas et sur lesquels il nous offre un regard distancié, à la fois poétique et ironique.
Le prologue et la fin du roman sont très crépusculaires, hantés par la question de la finitude que se pose un écrivain de quatre-vingts ans. Mais la fiction dans son ensemble forme une échappée étrange, pleine d'énergie, de vie (et de morts), de mythes transposés et à demi-effacés. Un enchantement désenchanté, qui laisse rêveur une fois le roman refermé.
Puisse John Crowley, entré dans l'Ymr, renaître et parcourir d'autres époques.