Page 1 sur 1
Des amoureux de belles lettres?
Publié : 10 mars 2026, 01:37
par Woander
Salut à tous !
Je cherche des conseils sur la tournure des phrases suivantes (issues d’un scénario, et potentiels indices pour les joueurs), ou au moins votre préférence entre ces deux versions (voire une composite) :
« … En ces Havres brille le reflet des astres sur les flots, non pas l’éclat d’une lame levée sur le frère... »
ou
« … Ces havres brillent du reflet des astres sur les flots, non de l’éclat de la lame levée sur le frère... »
Second passage (vers final d’une poésie) :
« Qui reste à chanter auprès de l’Huorn ? »
La tournure semble-t-elle juste ?
Sachant que je cherche une ambigüité « qui chante auprès...? /reste-t-il quelqu’un dont chanter les louanges ? »
Est-ce que ça fonctionne ?
Note : dans l’univers de Tolkien, un Huorn est un arbre devenu « mauvais » - bien que ce ne soit pas irrémédiable, puisque Tom Bombadil et les Ents interagissent avec les Huorn, un peu comme on le ferait avec une personne caractérielle.
Re: Des amoureux de belles lettres?
Publié : 12 mars 2026, 08:21
par Usher
Ces tournures sont un peu chantournées (et je vois la paille dans l'œil de mon voisin

) mais correctes.
En ce qui concerne l'allusion aux havres, je préfère la deuxième formulation, plus resserrée et plus élégante.
Re: Des amoureux de belles lettres?
Publié : 12 mars 2026, 09:46
par kynan²
Moi, je revendique l'usage du tarabiscot, outil trop souvent négligé.
Que penses-tu de :
C'est de l'éclat des astres sur les flots que brillent ces havres, et non de celui d'une lame brandie contre le frère.
Et :
Qui reste à chanter, auprès de l'Huorn ?
Une simple virgule, subtile hésitation (euphonique ?).
Re: Des amoureux de belles lettres?
Publié : 12 mars 2026, 19:57
par Woander
Usher a écrit : ↑12 mars 2026, 08:21
Ces tournures sont un peu chantournées (et je vois la paille dans l'œil de mon voisin

) mais correctes.
En ce qui concerne l'allusion aux havres, je préfère la deuxième formulation, plus resserrée et plus élégante.
Bon, si ces tournures sont validées par un pro, je pars du principe que c'est pas trop mal!
Je vais donc garder "Nos havres brillent du reflet des astres sur les flots, non de l'éclat de la lame levée sur le frère"
En remplaçant le "Ces" du début, qui me dérange, par "Nos" qui renforce l'antagonisme, appuyant la morale implicite (si tu vois ce que je veux dire malgré l'absence de contexte). Et puis ça sonne bien avec le "non".
"Les havres" pourrait coller, ça sonne moins (quoique) mais c'est plus pacifique, tout en donnant du poids (il ne s'agit plus de havres parmi tant d'autres).
Bref, je cesse mes élucubrations chronophages pour tout le monde...
Grand merci pour l'attention et ton message.
Et merci d'avoir sorti "chantournée" de l'oubli, ce mot est tellement beau! D'ailleurs il convient merveilleusement au parler elfique tel qu'on l'imagine, Tolkien compris, non?
Re: Des amoureux de belles lettres?
Publié : 12 mars 2026, 20:22
par Woander
kynan² a écrit : ↑12 mars 2026, 09:46
Moi, je revendique l'usage du tarabiscot, outil trop souvent négligé.
Que penses-tu de :
C'est de l'éclat des astres sur les flots que brillent ces havres, et non de celui d'une lame brandie contre le frère.
Alors, du haut de mon niveau académique bac moins 2, je ne prétend pas avoir le style d'Usher (exemple au hasard) mais, par expérience, j'évite autant que possible les subordonnées introduites par "que" ou "qui", pour alléger mes textes souvent lourds.
Sachant qu'à l'origine ce passage est compris dans un poème plus long (donc cascade de subordonnées... il fallait élaguer).
Par contre, "l'éclat des astres" ça me parle bien mais, point de vue champ lexical, je cherchais une opposition lumière/violence (reflet, astres/éclat, lame). Maintenant que j'y pense, remplacer reflet par lustre (encore plus "lumineux"?) pourrait être pas mal. Merci pour ce déclic!
Et :
Qui reste à chanter, auprès de l'Huorn ?
Une simple virgule, subtile hésitation (euphonique ?).
Effectivement, pourquoi pas?
A l'origine, c'est le vers final d'un poème (le même qu'au dessus, vraisemblablement perdu mais sans regret, j'ai l'essentiel en mémoire). J'imagine que sa rythmique sonnait mieux sans la virgule, mais la question ne se pose plus vraiment. Je le trouve beau tel quel, et le placerai dans "Vieille Branche" (texte de fiction) en tant que... fragment d'un antique poème perdu (délicieuse mise en abyme ^^).
Merci pour le retour!