Les Salons de la Cour

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« Répondre #765 le: 05Septembre, 2011, 16:58:40 »

Le livre est dédié à Timothy Leary (le pape du LSD) et à Gene Roddenberry (créateur de Star Trek),

Avoir ces deux personnages n'est pas si étonnant/anodin pour qui aurait lu une interview de Majel Barrett (Number One dans le premier pilote de Star Trek, l'infirmière Chapel dans la série originale, Lwaxana Troi dans STTNG et accessoirement la voix de l'ordinateur de bord dans la série classique, et très accessoirement épouse de Roddenbery) qui avait sorti à l'époque de STTNG au sujet de certains de ses scripts : "C'est un peu normal, mon mari est shooté la moitié du temps..."
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« Répondre #766 le: 07Septembre, 2011, 19:26:08 »

Je viens de m'enfiler les 1200 pages des deux tomes des Mémoires du général baron de Marbot (Mercure de France, collection Le temps retrouvé), et c'est carrément bien ! Ca m'a plus diverti que bon nombre de romans !

Jean-Baptiste Marcellin de Marbot (1782-1854) ne raconte que sa tumultueuse jeunesse dans ses mémoires (puisqu'ils s'arrêtent en 1814), mais quelle jeunesse ! Quel roman ébouriffant ! Si ébouriffant, en fait, qu'il a inspiré Les aventures du brigadier Gérard d'Arthur Conan Doyle et Le Fleuve des Dieux de Philip José Farmer !…

Issu d'une famille de la noblesse éclairée, son père ayant été général de brigade dans les armées révolutionnaires après avoir appuyé les idées de 1789, Marbot connaîtra une épopée extraordinaire au cours du Ier Empire. Entré dans l'armée en 1799 comme simple homme du rang, Marbot suit une carrière militaire brillante puisqu'il arrache les grades et les distinctions un à un. En 1815, il est officier de la Légion d'Honneur, baron d'empire, et il obtient les galons de général juste à la veille de Waterloo, au cours des combats très durs qui précèdent la bataille. De 1799 à 1815, Marbot ne passe pas une année sans combattre : il est de toutes les campagnes napoléoniennes. Il s'illustre particulièrement à Austerlitz, Eylau, Wagram, Leipzig, Waterloo, parvient à sauver l'essentiel de son régiment au cours de la campagne de Russie, et encaisse pas moins de onze blessures au cours des guerres napoléoniennes. (Deux coups de sabre au visage et un dans le ventre, un coup de baïonnette au bras, des coups de lance dans la poitrine et au genou, une commotion cérébrale due au souffle d'un boulet, des blessures par balle au torse, dans l'épaule et au poignet, et, aussi incroyable que cela paraisse, une blessure par flèche à la cuisse pendant la campagne de 1813 !)

Plusieurs qualités rendent ses mémoires très plaisants.

Tout d'abord, la clarté et la simplicité du style. Marbot écrit sans effets, mais en veillant à l'agrément de son lecteur.

Deuxièmement, sa distance critique. Marbot a connu personnellement Napoléon Ier (qui apparaît ici et là au fil des mémoires comme un PNJ majeur intervient dans un scénario) ; mais quoiqu'il admire "l'esprit universel" de l'Empereur, il n'hésite pas à critiquer ses fautes morales et ses erreurs stratégiques. De la même façon, Marbot démystifie certaines légendes. Il survit au passage de la Bérézina, mais il ne s'en glorifie pas (trop) ; il insiste au contraire sur les dimensions très banales de cette rivière, et sur les erreurs de la Grande Armée qui vont la mener à la catastrophe en essayant de franchir le cours d'eau.

Troisièmement, Marbot, en bon aristocrate (et officier de cavalerie), possède une certaine conception des lois de la guerre. Il n'aime pas les morts inutiles, en particulier au cours des guerres de position. Une belle guerre, pour lui, est une guerre de mouvement, pas une guerre où l'on s'entretue. Il se montre ainsi économe avec la vie de ses hommes, et généralement avec la vie de ses ennemis - sauf en deux occasions. Mieux encore : Marbot fait l'éloge ou plaint souvent ses ennemis. Il admire la discipline de l'armée russe, la ténacité des partisans espagnols, l'audace des officiers de reconnaissance anglais. Cela donne un je ne sais quoi de chevaleresque à son propos, qui est très rafraîchissant à lire.

Quatrièmement, il sème ici ou là des récits d'anecdotes piquantes, burlesques, héroïques ou horribles, qui donnent vraiment le sentiment de lire un roman. L'enlèvement (raté) de Mlle G…, le premier commandement de Marbot à 17 ans alors qu'il n'est encore qu'un homme du rang, les exploits horrifiques et anthropophages (!!) de sa jument Lisette, les terribles affaires où Marbot a manié le sabre comme son premier duel, absolument piteux, ou encore l'histoire de Napoléon masqué et de la bergère colossale donnent beaucoup de relief à ses mémoires !

Bref, si vous aimez les mémoires ou l'épopée napoléonienne, c'est une lecture incontournable !


« Dernière édition: 07Septembre, 2011, 19:33:38 par Usher » Journalisée
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« Répondre #767 le: 12Septembre, 2011, 12:32:19 »

J'ai fini de lire le premier tome de millénium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Quand je dis fini, je mens un peu. J'ai abandonné la lecture. vers la 200e page alors qu'il ne s'est toujours rien passé. Je me suis lassé de me forcer de lire ce bouquin qui m'ennuie.
Je ne m'explique pas son succès. outre qu'il ne se passe rien, je le trouve creux.

Je ne m'explique pas son succès. Serai-je passé à coté de quelque chose ?
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« Répondre #768 le: 29Septembre, 2011, 14:08:02 »

J'ai fini les deux premiers tomes de "Les conquérants de l'île verte" par J. Markale. Celui-ci fait la même chose que pour le cycle arthurien. Reprendre les légendes d'après les traductions d'autre personnes (et il ne s'en cache pas) et les retranscrire dans un français courant. C'est bien fait, agréable à lire et il reprend même certains textes non parus en français. 

C'est à l'occasion de cette relecture que je me suis aperçu que Sangoku et autre héros de Shonen Manga qui déjà gamins font des exploits guerriers n'ont rien inventé ! Il pompent tout sur Cuchulainn qui a 8 ans abat plusieurs grands guerriers d'un royaume ennemi. 

J'ai entamé "Les racines chrétiennes de l'Europe" de Bruno Dumézil, j'avais bien aimé son petit livre sur les royaumes barbares et je voulais voir ce qu'il donnait dans le genre "Pavé". En parallèle j'ai entamé "Troie" de David Gemmel, ça commence bien mais on reconnait déjà un de ses tics : "la mère malade et miséreuse sauvée parce que son enfant a rencontré un grand seigneur dans la rue qui est compatissant" entre ça et sa marotte sur les sièges : j'ai peur ! 
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« Répondre #769 le: 29Septembre, 2011, 17:31:08 »

Citation
C'est à l'occasion de cette relecture que je me suis aperçu que Sangoku et autre héros de Shonen Manga qui déjà gamins font des exploits guerriers n'ont rien inventé ! Il pompent tout sur Cuchulainn qui a 8 ans abat plusieurs grands guerriers d'un royaume ennemi. 

Oh tu sais, les Asiatiques ont leurs propres héros mythiques dont les exploits remontent à l'enfance. Je pense que c'est assez répandu,  surtout qd on parle d'époque avec une espérance de vie bien moindre que de nos jours.
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« Répondre #770 le: 29Septembre, 2011, 21:22:55 »

Un petit retour de lecture...





Dernièrement j'ai lu « Les Chronolithes » de Robert Charles WILSON.

C'est de la science fiction mais si on y regarde d'un peu plus près, c'est un prétexte pour raconter comment l'humanité dans son ensemble et certain personnages en particulier réagissent à un changement des règles du jeu. (enfin si on peut appeler ça un jeu.)
En somme il poursuit le même objectif que dans « Spin ».

Donc pour parler un peu plus de l'histoire :

Durant l'été 2021, un homme assiste à l'apparition d'un curieux monument dans la campagne avoisinant Chumphon en Thaïlande.

C'est une sorte d’obélisque d'une matière vitrifiée et dont la base est recouverte de glace.
Quand la glace fond, on découvre au pied de ce monument venu d'on ne sais où une inscription commémorant la victoire de Kuin et l'annexion de la Thaïlande.
Une victoire ayant eu lieu... vingt ans plus tard !!

Ce n'est pas une histoire de voyage dans le temps à proprement parler... et l'écueil du paradoxe temporel est relativement bien géré. Notamment pour ce qui explique que même si le futur est déjà, le présent n'est pas pour autant privé de sa liberté.

Ce dernier point est assez important pour moi car je n'aime pas toute ces histoire où on considère que le grand problème des voyage temporels est que si une personne tue son ancêtre il n'a pas pu être engendré et donc n'a pas pu tuer ledit ancêtre donc il à pu être engendré donc.... etc...
Non le plus grand problème c'est que le voyage temporel implique une coexistence du passé et du présent donc une fixité et un déterminisme interdisant tout libre-arbitre au profit de la fatalité écrite.

Donc comme ce n'est pas le cas ici, je m'égare d'autant que je ne vais pas vous donner la solution de l'énigme pour ne pas vous gâcher le plaisir.
Car c'est un roman vraiment plaisant à lire !




Bon puisque c'est vous et que mon clavier me démange, je vous en offre une seconde pour même prix :





« Notre-Dame-aux-Écailles » de Mélanie FAZI.


C'est un recueil de douze nouvelle fantastiques. On pourrait aussi dire un recueil de douze fantastiques nouvelle !

C'est du fantastique « old school », une ambiance parfois assez sombre ou on ne sais plus vraiment quand finit la réalité et où commence …le surnaturel.

Sous la plume de Fazi on peut rencontrer des loups garous, des maisons hantées et des sorcières pourtant ce n'est vraiment pas de la Fantasy.
Elle aborde des sujets sensible comme le viol ou le suicide mais ce n'est pas rebutant comme peuvent être certains livres pseudo-psy pseudo-témoignage et vraiment moralisateurs...

Non elle nous entraine dans ses sujet avec infiniment de subtilité et de tact, d'inventivité et de douceur. D'envoutement.

Si vous aimez Venise, (je pense notamment à notre estimé Xaramis) la lecture de la nouvelle « La Cité Travestie » risque bien de transformer votre vision de cette ville.
Ce n'est plus la ville magnifique et fastueuse des masques, baroque et festive, c'est un endroit inquiétant personnifiée dont les pouvoir et les dessins font frémir...

Si vous connaissez la Nouvelle Orléans, avec « Mardi-Gras »vous allez être entrainé dans le tourbillon du carnaval et être entrainé vers le fond des choses par des fantômes modernes...




Autant « Les Chronolithes » est un bon roman de SF qui s'en tire bien d'un sujet casse gueule autant « Notre-Dame-aux-Écailles » est un livre qui m'a franchement bluffé !
A lire absolument !
« Dernière édition: 29Septembre, 2011, 21:27:37 par Ohtar Celebrin » Journalisée

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« Répondre #771 le: 29Septembre, 2011, 22:28:10 »

Je suis en train de lire

Pour la 2eme fois (la premiere fois on m'avait montré le film en cours de lecture et ca m'avait coupé dans mon élan)
J'aime beaucoup la plus de douglas adams et c'est complètement barré et loufoque. Bref : J'aime
Et pour une fois je ne lis pas de ls SF pour en faire du jdr ;-)
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« Répondre #772 le: 30Septembre, 2011, 09:00:37 »

Je suis sur "les chroniques Asakusa" de Yasunari Kawabata. Il s'agit d'un reportage romancé sur ce quartier un peu chaud et pittoresque de Tôkyô dans les années 20.
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« Répondre #773 le: 07Octobre, 2011, 19:32:32 »

Je viens de m'enfiler les 1200 pages des deux tomes des Mémoires du général baron de Marbot (Mercure de France, collection Le temps retrouvé), et c'est carrément bien ! Ca m'a plus diverti que bon nombre de romans !

Bon, vu comment tu en parles, j'ai craqué, j'ai acheté les deux volumes et Amazon m'a livré ça aujourd'hui. Je ne vais pas me jeter dessus tout de suite, parce que ma pile de trucs à lire n'arrête pas de grossir, mais leur tour viendra.

En attendant, je viens de me dégotter l'édition de 1937 de Pôle Sud de l'amiral Byrd, récit d'une expédition quasiment contemporaine de celle de Par-delà les Montagnes hallucinéesainsi que Seul, du même, où il raconte un hivernage en solitaire sur les côtes de l'Antarctique, le genre de chose qu'il faut être un très grand malade pour risquer...

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« Répondre #774 le: 08Octobre, 2011, 15:17:15 »

Je viens de lire avec beaucoup d'intérêt Soldats et fantômes, Combattre pendant l'antiquité, de John E. Lendon (Tallandier).
Il s'agit d'un essai qui étudie l'évolution de l'art de la guerre dans l'Antiquité en Grèce et à Rome, depuis la Grèce archaïque jusqu'à l'effondrement de l'Empire Romain d'Occident. C'est l'angle choisi par Lendon qui est intéressant : il s'efforce de montrer en quoi la culture grecque et la culture latine ont profondément influencé l'évolution de l'art militaire. Au cœur de son ouvrage, il pose la problématique du caractère cyclique de cette évolution : comment est-on passé de la constitution de la phalange hoplitique, qui s'impose au Ve siècle av. JC, pour assister à sa dissolution devant la phalange macédonienne et la légion manipulaire, avant de revenir au "mur de boucliers" phalangiste au IVe siècle de notre ère ?

Je dois convenir que ce livre m'a agacé par certains aspects. La faute en revient un peu à la traduction, parfois maladroite. La présence de quelques anglicismes donne des tableaux surréalistes, comme ce passage (p.58) :

Citation
Au milieu de l'averse de lances, de flèches, et de pierres, au milieu du tumulte, de la confusion, des coups de poignard par surprise, des hommes de haut parage s'effondrent, tués de façon anonyme par des missiles égarés (…)

Mais cela reste très anecdotique. Plus irritant à mes yeux de lecteur français, certains tics très américains, comme les analogies (heureusement rares) avec des situations de la guerre du Viet Nam ou de la guerre de Sécession, ou une argumentation bizarrement construite, qui pratique souvent la redondance ou expose la problématique de l'œuvre dans une Note de l'auteur située… en postface ! J'avais de furieuses velléités de correction de l'organisation du discours, pour lui donner la clarté que le propos mérite.

Car le propos, quant à lui, est passionnant. En se fondant sur une documentation abondante, en se focalisant sur certaines batailles et certains chefs militaires, John Lendon défend une thèse très séduisante. La pensée grecque, façonnée par l'épopée homérique, a très tôt adopté ses schémas héroïques, qu'elle a adaptés en comportements compétitifs. C'est au nom de la compétition, dans le but de transformer la guerre en une sorte de jeu aux règles bien définies, que les armées grecques ont progressivement épuré l'art militaire jusqu'à donner naissance aux phalanges hoplitiques. Même la phalange macédonienne, qui bouleverse pourtant les règles du jeu, est probablement partiellement inspirée de l'Iliade ; la compétition qui existe au sein de l'armée macédonienne (et les jeux qui y sont organisés) sont de nature "iliadique". Alexandre le Grand  est l'illustration éclatante de cet art militaire façonné par l'imaginaire épique : compétiteur d'Achille, il est le héros qui charge à la tête de ses compagnons, les meilleurs combattants de son armée, et la première chose qu'il fait en débarquant en Asie est de se rendre sur le site de Troie et sur le tombeau d'Achille… Cela éclaire aussi le testament qu'il laisse à ses généraux, sur son lit de mort, en refusant de désigner son successeur. En laissant son immense empire "au plus fort", il s'inscrit toujours dans l'idéal de compétition héroïque.

John Lendon montre ensuite comment la légion manipulaire prend le dessus (non sans peine) sur les armées hoplitiques de type hellénistique. Il définit cette première armée romaine comme une évolution empirique de la phalange ; la souplesse de l'organisation manipulaire lui permet de s'adapter aux accidents de terrain beaucoup mieux que la phalange. Mais Lendon soulève ce paradoxe : à mesure que Rome conquiert le monde méditerranéen, la légion de cohortes se substitue à la légion manipulaire, opérant une sorte d'uniformisation de l'infanterie lourde qui la rapproche insensiblement de la phalange, qu'elle a pourtant vaincue en ayant recours à une organisation plus souple… A la fin de l'empire, un empereur comme Julien l'Apostat retourne à une organisation quasiment phalangiste, en dressant un mur de boucliers, et à une conception héroïque du commandement, qui lui vaut d'être tué au cours de la campagne de Perse. Lendon y voit le résultat de la formation littéraire et hellénistique des élites romaines, dont les modèles sont archaïques et grecs. L'une des raisons de l'affaiblissement de l'organisation militaire romaine serait donc, paradoxalement, une régression vers une conception héroïque de la guerre…

Je résume à très grands traits la thèse de Lendon. Elle est parfois peut-être un peu trop polarisée sur la relation entre culture littéraire et appareil militaire, au détriment des influences barbares sur la réforme de l'armée romaine, mais le propos n'en est pas moins brillant et stimulant.
« Dernière édition: 08Octobre, 2011, 15:19:07 par Usher » Journalisée
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« Répondre #775 le: 08Octobre, 2011, 20:12:52 »

Je te remercie d'attirer notre attention sur l'ouvrage. Le résumé que tu en fais est effectivement très stimulant.
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« Répondre #776 le: 10Octobre, 2011, 10:27:28 »

Je viens de lire un recueil de nouvelles en anglais intitulé Machine of Death, qui est dispo en PDF sous licence Creative Commons sur le site ci-dessus.

L'idée de départ, c'est l'existence de machines qui peuvent, à partir d'une goutte de sang, prédire la manière dont le propriétaire du sang va mourir. Les prédictions semblent se réaliser à 100%, mais souvent avec une ironie bizarre: "SUICIDE" peut signifier mettre fin à ses jours ou être tué par un kamikaze.

Les nouvelles sont parfois une satire mordante, d'autre fois de l'humour absurde et, quelque fois, une vision dystopique glaçante. En général, elles se concentrent sur la réaction de personnes et de la société face à ce phénomène.

Je ne suis pas convaincu à 100% par le recueil, mais il contient suffisamment de perles pour justifier un coup d'œil.
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« Répondre #777 le: 10Octobre, 2011, 10:44:25 »

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« Répondre #778 le: 10Octobre, 2011, 11:02:44 »

J'ai fini Troie tome 1 : "Le seigneur de l'Arc d'Argent" de David Gemmel. L'auteur nous inflige au début et à la fin du bouquin ses deux obsessions : la maladie et les sièges, mais entre les deux : ça se lit très bien. Comme son nom l'indique : le bouquin tourne autour de Troie. Comme son nom ne l'indique pas : le personnage principal dans ce livre est le "prince troyen" Enée qui devient roi de dardanie sous la plume de Gemmel et vassal de Troie. Pas de fantasy dans ce bouquin (à part les prédictions de Cassandre et encore) mais une tentative "d'historiciser" le mythe de l'Illiade en montrant les événements qui vont conduire à la Guerre de Troie, non pas pour récupérer une reine d'une beauté inouie mais juste l'ambition et l'appât du gain. Les personnages principaux ont chacun leur caractère et si l'auteur n'est pas tendre avec Priam par exemple, on ne peut pas dire qu'il ne soit pas bien typé. Mention spéciale à Ulysse (pour qui j'ai toujours eu un faible  ) qui devient un guerrier-marchand-marin-roublard éminemment sympathique.

Je continue le cycle de J. Markale sur les légendes Irlandaises. J'ai entamé le tome 4 vu que le tome 3 n'était pas dispo à ma bibliothèque.  A part un "markalisme dans l'introduction (il sous entend vaguement que Finn Mac Cool descendrait des peuples mégalithiques pré-invasion indo-européennes ou que ses aventures se serait en fait déroulés avant cette invasion voire qu'il vient de l'Atlantide !!  ) il reste sage dans le livre même et se contente de compiler les traductions.
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« Répondre #779 le: 15Octobre, 2011, 23:20:52 »

Un mot pour signaler que le dernier cahier de science et vie sur les Gaulois est fort intéressant. A lire ! 
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