Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Une bonne série pour la soirée...  (Lu 145250 fois)
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Marcello
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alias Dougal / Gunther Goldberg


« Répondre #510 le: 23Avril, 2021, 12:47:01 »

Eh eh c'est une série qui a un peu trop duré, c'est clair !
Dans cette dernière saison, j'aime bien la scène de la baleine (je n'en dirai pas plus pour ne pas divulgâcher !)

Est-ce que vous avez vu The Last Kingdom ? Ca se tient bien mieux sur la durée je trouve, j'attends la suite avec impatience...
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« Répondre #511 le: 23Avril, 2021, 18:14:03 »

Pas vu The Last Kingdom, mais j'en prends bonne note. 
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Xaramis
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« Répondre #512 le: 23Avril, 2021, 19:23:04 »

Citation
La sixième saison de Vikings, c'est vraiment du grand n'importe quoi !
Seulement la sixième ?  
J'aime bien la série, mais en la regardant comme de la fantasy et pas de l'historique.
J'avais commencé à regarder cette série. Je crois avoir un peu décroché dès la 2ème saison, et totalement décroché à la suivante.

La sixième saison de Vikings, c'est vraiment du grand n'importe quoi !

[...]
Les Rus attaquent donc la Norvège dans un vrai débarquement de Normandie, avec bateaux à aube et barges de débarquement. On assiste même à une séquence ébouriffante où des soldats Rus, en costume d'archers montés khazars, escaladent une falaise (avec cordes de rappel), tels les rangers à l'assaut de la Pointe du Hoc.

Faut-il en rire ou en pleurer ?… 
Les péniches de débarquement médiévales, Ridley Scott (qu'on a connu mieux inspiré) les avait osées dans son Robin Hood (2010) avec Russel Crowe.

Dans une interview donnée au Monde, il s'expliquait à ce sujet :

Citation
(question) Les bateaux des Français ressemblent aux péniches du débarquement de juin1944...
(réponse) Il fallait bien que de tels bateaux existent ! Sinon, comment auraient-ils débarqué avec leurs chevaux ? Comment faisaient les Romains, les Phéniciens, les Egyptiens et Guillaume le Conquérant ? Ils utilisaient une grue pour atteindre la plage ?
Oui, Ridley, comment faisaient-ils ?
D'abord, Romains, Phéniciens et Egyptiens n'étaient pas limités à "atteindre la plage", ils avaient aussi inventé les quais en maçonnerie...
Mais il t'aurait suffi, Ridley, de te renseigner un peu auprès d'historiens de la maritimité pour apprendre que :
- on faisait descendre les animaux par exemple par des passerelles amovibles, appuyées d'une part sur le plat-bord du navire et d'autre part sur la rive (même sableuse, vaseuse, etc.). ;
- on se servait aussi de la mâture, dans certains cas, pour en faire une "grue" improvisée".

Ce film prétendument "historique" (dixit R. Scott lui-même) est émaillé d’erreurs factuelles et historiques, poussif par moments, et, même si comparaison n’est pas raison, moins bien mené que Braveheart, film qui s’essuyait lui-même les pieds sur la fidélité historique.
Près de deux heures et demie d'ennui, où j'ai tellement décroché de l'intrigue (d'un vide abyssal et d'une crédibilité à l'avenant) que je ne voyais plus que les ratages. Ridley Scott à la dérive et Russell Crowe aussi expressif qu'une bûche.

Bref, je prends largement plus de plaisir au Robin des Bois avec Errol Flynn, qui n’avait pas d’autre prétention que le divertissement.

[Quitte à regarder un film avec le même Brian Helgeland au scénario et le même Russell Crowe à l'écran, il vaut largement mieux se tourner vers LA Confidential, de Curtis Hanson.]
« Dernière édition: 23Avril, 2021, 19:56:04 par Xaramis » Journalisée

Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
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« Répondre #513 le: 03Mai, 2021, 09:29:57 »

Si j'imagine que Barbares (la série allemande) souffre sans doute des mêmes imprécisions (voire erreurs) historiques que les autres, entendre les Romains parler latin est plutôt agréable.
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Eunostos
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« Répondre #514 le: 03Mai, 2021, 10:23:57 »

Les péniches de débarquement médiévales, Ridley Scott (qu'on a connu mieux inspiré) les avait osées dans son Robin Hood (2010) avec Russel Crowe.

Dans une interview donnée au Monde, il s'expliquait à ce sujet :

Citation
(question) Les bateaux des Français ressemblent aux péniches du débarquement de juin1944...
(réponse) Il fallait bien que de tels bateaux existent ! Sinon, comment auraient-ils débarqué avec leurs chevaux ? Comment faisaient les Romains, les Phéniciens, les Egyptiens et Guillaume le Conquérant ? Ils utilisaient une grue pour atteindre la plage ?
Oui, Ridley, comment faisaient-ils ?
D'abord, Romains, Phéniciens et Egyptiens n'étaient pas limités à "atteindre la plage", ils avaient aussi inventé les quais en maçonnerie...
Mais il t'aurait suffi, Ridley, de te renseigner un peu auprès d'historiens de la maritimité pour apprendre que :
- on faisait descendre les animaux par exemple par des passerelles amovibles, appuyées d'une part sur le plat-bord du navire et d'autre part sur la rive (même sableuse, vaseuse, etc.). ;
- on se servait aussi de la mâture, dans certains cas, pour en faire une "grue" improvisée".

Ce film prétendument "historique" (dixit R. Scott lui-même) est émaillé d’erreurs factuelles et historiques, poussif par moments, et, même si comparaison n’est pas raison, moins bien mené que Braveheart, film qui s’essuyait lui-même les pieds sur la fidélité historique.
Près de deux heures et demie d'ennui, où j'ai tellement décroché de l'intrigue (d'un vide abyssal et d'une crédibilité à l'avenant) que je ne voyais plus que les ratages. Ridley Scott à la dérive et Russell Crowe aussi expressif qu'une bûche.

Ça me rappelle son Exodus, avec le commandant qui expose le plan de bataille à ses généraux à l'aide d'un paperboard en papyrus. Pour un peu, il nous aurait mis un vidéoprojecteur alimenté à l'huile d'olive.
C'est le paradoxe qui m'agace de plus en plus avec le cinéma : dès qu'un film a un budget suffisant pour pouvoir, en théorie, créer une reconstitution historique fidèle à grande échelle, ses conditions de production font qu'il n'opte jamais pour la fidélité historique.
(Insérer ici une de mes énièmes diatribes contre le marketing.)
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« Répondre #515 le: 03Mai, 2021, 11:02:47 »

C'est le paradoxe qui m'agace de plus en plus avec le cinéma : dès qu'un film a un budget suffisant pour pouvoir, en théorie, créer une reconstitution historique fidèle à grande échelle, ses conditions de production font qu'il n'opte jamais pour la fidélité historique.
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« Répondre #516 le: 03Mai, 2021, 19:55:13 »

Pas vu The Last Kingdom, mais j'en prends bonne note. 

J'ai vu je n'ai pas tenu. Le héros est encore plus bête que dans les bouquins (et il faut le faire), en revanche Alfred est un peu plus digne que dans les romans (et ce n'est pas dur : l'auteur étant adepte du chrétien-bashing primaire).
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« Répondre #517 le: 03Mai, 2021, 20:03:43 »

Eh bien franchement, en ce qui me concerne, j'ai beaucoup aimé toutes les saisons de The Last Kingdom. Certes, le héros n'est pas une flèche... mais il n'est pas non plus dénué de ruse et, surtout, il n'est pas censé en être une (flèche) !   

L'acteur qui joue Alfred est excellent et apporte une vraie dimension tragique au personnage.

Il y a aussi un truc très bien vu dans une des saisons, c'est le pouvoir supposé prêté à une soi-disant magicienne - un pouvoir dont on ne saura jamais s'il est réel ou s'il n'est dû qu'aux croyances et à la psychologie. Ce genre de choses est rarement réussi mais là, honnêtement, ça l'est.
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« Répondre #518 le: 03Mai, 2021, 20:07:55 »

Eh bien franchement, en ce qui me concerne, j'ai beaucoup aimé toutes les saisons de The Last Kingdom. Certes, le héros n'est pas une flèche... mais il n'est pas non plus dénué de ruse et, surtout, il n'est pas censé en être une (flèche) !   

L'acteur qui joue Alfred est excellent et apporte une vraie dimension tragique au personnage.

Il y a aussi un truc très bien vu dans une des saisons, c'est le pouvoir supposé prêté à une soi-disant magicienne - un pouvoir dont on ne saura jamais s'il est réel ou s'il n'est dû qu'aux croyances et à la psychologie. Ce genre de choses est rarement réussi mais là, honnêtement, ça l'est.


J'avais tenu jusqu'à la fin de la saison 1 il me semble ? Je vais peut être pousser jusqu'à la saison 2 pour voir si mon jugement est plus indulgent maintenant. 
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« Répondre #519 le: 06Novembre, 2021, 20:21:18 »

On suit de bonnes séries de SF, en ce moment.
Sur Apple TV, Fondation, librement inspirée du cycle d'Isaac Asimov. Belles séquences, chouettes décors, quasiment les moyens d'un film à gros budget.
Sur Arte, on vient de voir les trois premiers épisodes d'Anna, de Niccolo Ammaniti, adapté de son propre roman publié en 2015. Anna est une série post-apocalyptique & poétique. Elle est souvent superbe ; elle fait régulièrement froid dans le dos. Une épidémie a ravagé l'humanité : tous les adultes sont morts, mais la maladie épargne les enfants  tant qu'ils n'ont pas atteint la puberté. Dans une Sicile où la nature et la décrépitude envahissent les villes, c'est un peu la rencontre de Sa Majesté des Mouches et de Borderlands (sans les flingues). On oscille sans cesse entre innocence et cruauté, insouciance et tragédie. La confrontation presque constante de l'enfance et de la mort prend aux tripes. A noter, Niccolo Ammaniti avait déjà tourné une série marquante, Il miraccolo. Ecrivain et show runner à suivre.

Sinon, on se fait une joie de bientôt suivre la saison 3 de What we do in the shadows (incontournable pour tout rôliste repenti du Monde des Ténèbres) et la saison 3 de Succession (incontournable tout court).
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« Répondre #520 le: 10Avril, 2022, 15:48:15 »

Une autre excellente série d'Apple TV : la première saison de Severance, de Dan Erickson (scénario) et Ben Stiller (réalisation).

Mark Scout (Adam Scott, remarquable) est employé par Lumon industries, dans un département très spécial, le Raffinement de Données. Il s'agit d'un bureau confidentiel dont les employés ont accepté par contrat d'être dissociés : Lumon leur a implanté une puce dans le cortex qui est activée quand ils descendent dans leur bureau au sous-sol, et désactivée quand ils en sortent à l'issue de leur journée de travail. La puce dissocie leurs souvenirs et dans un certain sens leur personnalité : à l'extérieur de Lumon, ils ignorent la nature de leur travail et ne se souviennent pas de leur journée ; à leur bureau, ils ne se souviennent pas de ce qu'ils font dans leur vie privée, en dehors de Lumon. L'entreprise a théorisé les deux personnalités ainsi dissociées : l'inter est l'employé sur site, l'exter est la personne privée. Mark Scout mène sa petite vie dissociée tranquillement ; on découvre assez vite que c'est un drame personnel qui l'a amené à signer ce contrat (qui ressemble à un pacte avec le diable) avec Lumon industries, car incapable de se remettre du deuil de sa femme, il s'est dit que la dissociation lui permettrait de supporter ses journées. L'inter de Mark Scout est un employé gentil, un peu malléable, assez humain. Un événement va toutefois perturber sa petite routine dissociée : son n+1, qui est aussi son ami, disparaît soudain du bureau. Mark est alors nommé à sa place chef du bureau du Raffinement des Données, et doit accueillir sa propre remplaçante, Helly, qui vient d'accepter la dissociation. Or la situation dérape doublement : l'exter de Mark est contacté par son ami (qu'il ne reconnaît pas, puisque seul l'inter le fréquentait), qui a réussi non sans séquelles à rompre sa dissociation ; quant à Helly, au bureau, elle ne supporte pas la dissociation et sème le désordre dans le service.

Severance est une série pétrie de qualités, tant sur le fond que sur la forme. Les critiques la situent quelque part entre Black Mirror et un récit kafkaïen. C'est à la fois de la SF, une satire féroce de la culture d'entreprise et des bullshit jobs (tous les postes que l'on découvre dans l'entreprise exercent des missions à peu près incompréhensibles), une métaphore de l'aliénation par le travail et un récit fantastique. Elle file un comique absurde, parfois grinçant, qui vire à la plus pure des angoisses fantastiques. Un cauchemar travesti en comédie surréelle.
Non seulement le propos de la série est intéressant, mais son esthétique est remarquable : descendre dans les sous-sols dissociés de Lumon, c'est revenir dans une architecture dépersonnalisée, rétro-futuriste, teintée d'avant-gardisme sixties. Tout est froid, anodin, superficiellement accueillant et insidieusement inquiétant dans cet espace.
Les acteurs sont excellents – avec une sacrée distribution, comprenant John Turturro, Patricia Arquette, Christopher Walken ou Britt Lower, particulièrement charismatique en employée perturbée et rebelle.
Le dernier épisode de la saison – même s'il nous laisse sur un cliffhanger haletant – est absolument magistral, tendu de bout en bout, à la fois drôle, poignant et vertigineux.
« Dernière édition: 10Avril, 2022, 15:51:07 par Usher » Journalisée
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