Les "presque jeux de rôles"

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PM:
Pour cause de confusion de personnes dans mes souvenirs, édition d'un message ci-dessus.

cern:
juste une reponse rapide à ça:
Citation

J'aurais tendance à dire que justement c'est pour cela (utilisation des personnages des autres comme du sien, règles définissant comment avance l'histoire, etc.) qui me font estimer que ce n'est PAS un JdR

dans Wushu on peut aussi décrire les actes d'autres protagonistes (et donc aussi d'autre joueurs s'ils ne mettent pas de veto), et pourtant on joue à un jeu de rôle: règles (pour le mot "jeu") et interprétation des état d'âme et autre sentiments (pour le côté "rôle"); ainsi ce critère ne me semble pas pertinant pour dire qu'un jeu n'est pas un jeu de rôle!

pour Zombie cinéma que j'ai découvert très récemment, j'ai vraimment l'impression qu'on peut y jouer en tant que jeu de rôle où jeu de plateau/carte : tout dépend de l'implication des joueurs dans l'interprétation de leur personnages

PM:
Oui enfin même dans D&D je peux dire "je fais ci, le voleur fait ça et le mago fait cela" et c'est acté si les joueurs du voleur et du mago  ne protestent pas.

De ce que j'ai pu voir/essayer, dans les jeux genre ZC (que je n'ai pas testé rappelons-le, mes essais dans le domaine ont été avec d'autres jeux de la même mouvance), tu peux dire "je fais ci, le voleur fait ça et le mago fait cela" et même si les joueurs liés à ces personnages ne sont pas d'accord, tu peux en utilisant les règles /tes ressources forcer les actions selon le déroulement d'histoire que tu veux obtenir (c'est ce que je voulais dire pas "règles définissant comment avance l'histoire").
Ce qui n'est pas la cas dans Wushu où les autres joueurs restent maîtres de leurs personnages.

Hikaki:
Il est certain qu'un rôliste pourrait transformer en jeu de rôle n'importe quoi, y compris une partie de jeu de l'oie. Mais ce n'est pas pour autant que le jeu de l'oie deviendrait un jeu de rôle, parce qu'il n'est pas prévu pour cela, à la base. Il ne faut donc pas, à mon avis, se demander ce que l'on peut faire avec tel ou tel jeu mais l'optique dans laquelle il a été pensé. S'il n'est pas prévu, par le créateur du jeu, d'interpréter un personnage dont les actions sont régies par des règles et encadrées par un scénario, et s'il n'y a pas d'arbitre (MJ, par exemple)*, ce n'est pas à mon sens un jeu de rôle, mais un jeu de société ou un jeu littéraire ou autre.
* avec des variables à chacun de ces éléments, comme plusieurs personnages, des règles légères, un scénario improvisé ou des joueurs arbitres, par exemple.

Hikaki:
Citation de: Kazanoff le 05Avril, 2011, 18:40:38

Mais je ne suis vraiment pas d'accord avec cette vision du jdr : le MJ ne propose pas une histoire! c'est le romancier qui propose une histoire. Il ne propose pas non plus, à proprement parler, un scénario. Il offre une situation à laquelle vont répondre les joueurs par le biais des personnages.
L'histoire, c'est le résultat de l'impact de la liberté des joueurs sur l'intention initiale du MJ. Pour moi il n'y a pas d'histoire avant la fin du "scénario". Bien au contraire! Si un scénario de jdr ressemble à celui d'un film, c'est qu'il est trop dirigiste.
Et n'est-ce pas un des grands plaisirs du jdr de sortir des sentiers que l'on devine tracés par le MJ (plaisir partagé par le MJ aussi dans mon cas). Sinon, le "jeu de rôle" reste prisonnier du plateau, et n'offre aux PJ qu'à résoudre tactiquement les données successives.


Je voudrais revenir sur ce point. Pour moi, le rôle du MJ est de proposer un scénario sur lequel les joueurs vont venir greffer une histoire (celle de leurs personnages). Le MJ peut ensuite décider ou non d'intégrer cette histoire à son scénario en cours, ou aux prochains, tout comme les joueurs peuvent décider ou non de suivre la trame du scénario. Mais si je peux concevoir qu'un MJ décide de ne pas tenir compte de tel ou tel élément proposé par les joueurs ("mon personnage a une soeur !" - "ça me fait une belle jambe"), autant j'ai du mal avec les joueurs qui ne respectent pas le pacte établi a priori avec le MJ qui est de "résoudre" à leur manière le scénario proposé. Sans cela, plus de jeu de rôle pour moi, mais du papotage entre personnages (ce qui peut aussi être ludique et agréable, d'ailleurs). De même qu'un MJ trop dirigiste, qui ne laisse pas de liberté dans la résolution du scénario, ferait mieux, à mon sens, de devenir conteur plutôt que de faire croire à ses spectateurs qu'ils sont des joueurs.

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