Les Salons de la Cour

Parties en ligne => PbM Berlin XVIII => Discussion démarrée par: FaenyX le 18Septembre, 2018, 20:15:44



Titre: Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 18Septembre, 2018, 20:15:44
[Bienvenue dans la Partie par Forum consacrée à Berlin XVIII. En cas de questions, ou pour tout ce qui est hors récit, je préconise que nous isolions le texte ainsi.
Bonne partie à tous !]

Berlin, Secteur XVIII, 2 mai 2070

Cette ville ne dort jamais. C'est sous un crachin persistant que l'aube pointe, comme si le ciel tentait, en vain, de nettoyer la crasse accumulée dans la mégapole. Quelque part, au loin, une sirène se fait entendre par-dessus le bruit de la rue, puis se tait. Les véhicules encombrent déjà les rues où une faune hétéroclite se bouscule. Entre ceux qui cherchent à rentrer chez eux après la nuit et ceux qui commencent leur journée, les citoyens vont en tous sens, se glissant parfois entre les automobiles.
Le smog omniprésent est percé ça et là par des néons clignotants et des écrans publicitaires, vantant le dernier modèle de Fugazi ou annonçant le prochain match de Ballmörder. Pour ceux dont la mission consiste à assurer la sécurité des citoyens du Secteur, c'est une journée comme tant d'autres. Qu'ils soient de vieux flics aguerris ou de jeunes recrues n'ayant pas encore fait leur baptême du feu, ils ne vont plus tarder à rejoindre l'endroit où ils passent le plus clair de leur temps : la Falkhouse du Secteur XVIII.
Dans le vieux bâtiment qui fut autrefois un centre commercial, haut de sept étages (et s'enfonçant sous le sol sur trois niveaux), ils vont prendre leur service pour la première ou pour la millième fois. Chaque Falk espère, à cet instant, qu'il survivra à cette journée...

[Je vous laisse le temps de décrire ce que fait votre personnage avant sa prise de service, ce matin-là. A cette date, vous êtes de service de jour et êtes censés assister au briefing de 8 heures du matin.]


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 18Septembre, 2018, 21:09:55
Hugo Schelling n'a pas beaucoup dormi. Il n'a jamais beaucoup dormi, d'ailleurs... mais depuis sa presque-mort, c'est devenu pire. Comme si les trois mois de coma lui avaient laissé tout un paquet d'heures de sommeil d'avance.

Il arrive à la Falkhouse presque aux aurores, mal rasé, les yeux cernés mais 100% alerte et réveillé. 200% même, avec l'aide de quelques pilules.

Il se rappelle qu'aujourd'hui ne sera sans doute pas un jour comme les autres. Le sergent-chef Köhler lui a fait savoir qu'il le prenait dans son équipe, avec deux nouvelles recrues.

Je me demande à quoi ils vont ressembler, les bleus...

Enfin en ce qui me concerne, le message est clair : le département ne sait pas quoi faire de moi...  Hugo Schelling, flic ripou sur le retour, promu babysitter...

Trop vieux pour toute cette merde...
 


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: cccp le 18Septembre, 2018, 22:40:52
Gonül n'est pas du genre ponctuel, mais après s'être pris plusieurs fois le chou avec "maître Schlifter" (son instructeur) , qui lui a expliqué que si on a une putain de réunion, on n'arrive pas à 8:05, ni à 8;00, ni même à 7:50, on est sur le pied de guerre au moins  un quart d'heure en avance. Et si c'est important, il ne faut pas hésiter à être prêt une demi-heure à l'avance.

Gonül a donc mis un point d'honneur à arriver entre 7:46 et 7:49.

Bon mais aujourd'hui c'est vraiment important : elle s'est prise la tête avec Brenda, et a décider d'aller dormir chez son frangin Baran. Elle est en retard, elle a mal dormi et elle pense à cette pute de Brenda, aujourd'hui ça va chier.
Et Gönul sait que c'est encore elle qui va en prendre plein la gueule à cause de ça, et ça l'énerve encore plus.


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: Winchester le 19Septembre, 2018, 07:43:45
Mark est debout à 6h. Il a bien pris le temps de se raser, se coiffer et de manger. Par chance, il a juste commencé à angoisser la veille. Il espère que tout se passera bien et que ses  nouveaux collègues seront sympathiques. Il passe un quart d’heure devant le miroir à se répéter  que « tout se passera rien, il y a aucune raison d’angoisser ».

 De toute façon, il s’agit juste d’une peur irrationnelle elle n’a rien de réelle.


Il arrive à la Falkhouse à 7h22 mais pour éviter d’arriver trop tôt, il fait vite le tour du bâtiment. L’endroit semble un peu pourri ou du moins, plus que son dernier secteur.

Tout se passera bien Mark.

A 7h38, il entre enfin dans le bâtiment pour prendre son service. Il tremble un peu.
Arrive à l’accueil, où il tend fébrilement sa feuille d’affection.

« Bon..Bonjour, je viens prendre mon poste dans le secteur XVIII. Je suis Mr Junge Mark. »

[Edit : Je me suis permis de corriger le numéro du Secteur. Nous sommes dans le XVIII et non le XVII...à moins que ça n'ait été volontaire ?]


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 19Septembre, 2018, 08:20:55
Le hall d'entrée de la Falkhouse est déjà bondé. Entre les plaignants qui attendent d'être reçus par un policier, les individus interpellés au cours de la nuit et sur le sort desquels on n'a pas encore statué et les Falks qui entrent et sortent, ceux qui entrent ici ont l'impression d'une fourmilière en pleine activité.
Alors qu'il était en pleine discussion avec un vieillard visiblement alcoolisé, le sous-officier d'accueil se tourne vers Mark Junge. Il lui tend la main et arbore un sourire qui rassure le nouvel arrivant. Sur sa poitrine est cousu son nom : c'est le Sergent Grotius.
(https://imageshack.com/a/img922/7067/XGb81d.gif)
- Nouveau dans le Secteur, hein ? 'va falloir voir ça avec l'officier de permanence. C'est le Lieutenant Schultz, aujourd'hui...
Grotius jette un œil dans le hall, comme s'il recherchait quelqu'un susceptible de l'aider.
- Allons bon, qui c'est, celle-là ?
Une jeune fille turkish aux cheveux mi-rasés, mi-longs et teintés partiellement en rose, s'approche du guichet.

Dans un coin du hall, un gobelet de café brûlant à la main, Hugo Schelling jette un œil à la faune qui se bouscule là. Il a observé toute la scène : voilà l'un des bleus qu'il va devoir prendre sous son aile, on dirait.
Deux Koss entrent dans le hall, encadrant un homme menotté qui se débat en hurlant :
- 'tain, lâchez-moi, tas de pourritures ! J'y ai rien fait, à cet abruti !
L'improbable trio traverse le hall, puis se dirige vers le sous-sol, où se situent les cellules. C'est une journée normale qui commence, dans le Secteur XVIII...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: taillefer le 19Septembre, 2018, 10:24:03
Swen est arrivé tôt, comme à son habitude. Depuis le temps, son corps s'est habitué aux nuits courtes et décousues. Un sommeil court mais réparateur, sans rêve ni cauchemar.

"Foutue routine" marmonne-t-il en pénétrant dans la Falkhouse. Quelques grognements et vagues "mmhh, salut ouais..." répondent aux saluts de ses collègues de nuits qui quittent enfin leur service.

Swen file au vestiaire pour un des rares plaisirs de la journée, une douche bien chaude. Le réseau d'eau chaude n'ayant jamais été proprement dimensionné, il n'y a guère qu'à cette heure ou au plus profond de la nuit que l'on peut profiter d'une eau brûlante pendant plus de 3 minutes.

Ca aurait presque pu le mettre de bonne humeur s'il n'avait pas croisé ce con de Valberg.
- Alors, c'est toi qui te colle "Serpico"? Tu fais ta B.A?
- Qui ça?
- Schelling! C'est bien toi qui le récupère, nan?
- "Serpico"? t'es un vrai tordu, dégage va....grmbl...


Avant le Briefing, Swen passe jeter un œil sur son bureau, au cas où un collègue lui aurait encore coller un foutu post-it demandant de le rappeler sur tel poste, quémandant un numéro, un nom ou une info sur le secteur ou sur une affaire. "foutus post-it" maugrée-t-il en prenant connaissance de ces quelques bouts de papier avant de les mettre à la poubelle.

En se dirigeant vers la salle, il salut d'un signe de tête le lieut' et se prend 10 bonnes minutes à parcourir la main courante, histoire de se tenir au courant avant une nouvelle journée en enfer...




Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 19Septembre, 2018, 10:32:40
Perspicace, Hugo a compris que la jeune Turkish et le gringalet timide devaient être les fameux bleus...

Bien sûr, il garde ses pensées pour lui - mais il pense tellement fort que les deux principaux intéressés peuvent presque lire dans son esprit...

Nom de Dieu... Qu'est-ce qu'ils ont l'air jeunes... Ce gamin semble tout juste sorti de l'école... poli et nerveux comme un bon élève...  Il tiendra pas quinze jours dans la rue... La gamine... faut voir... Turkish... tatouée... cheveux roses... regard de pitbull... à tous les coups, c'est le genre à être en colère contre le monde entier... Bon, ils ont vu que je les matais... En scène, sergent Schelling...

Hugo s'approche d'abord de Gonül et lui tend la main :

- Sergent Schelling. Hugo. Nouvelle dans le secteur, alors ?

Du coin de l'oeil, il remarque Köhler qui vient de faire son entrée - la journée commence et il a déjà l'air à cran. Comme d'hab...




Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: cccp le 19Septembre, 2018, 11:11:57
Gönul aurait envie d'envoyer ce chier ce flic, pas spécialement plus que le reste du monde, mais là le premier qui arrive c'est ce vieux.

" - Salut ! Gönul ! " Le ton est tellement sec, qu'il faudrait le breveter, le synthétiser et le vendre comme solution universelle à tout les problèmes d'humidité.

Une petite voie dans sa t^te lui dit
"Oh, ma fille, va te foutre à dos le premier venu, il vient pas te draguer ou te vendre un assurance, si tu veux que ça se passe bien, va falloir y mettre du tien. "

Tout haut
" Désolée, journée de merde, y a des matins où je préférerais rester au lit.
Et y a des matins tout les jours"

Ah enfin un sourire, c'est probablement le seul sourire que Schelling verra de la journée.

"Ouais, nouvelle, je connais la réputation du quartier, je suis du XIX, je connais les erkekler... les gars du secteur. J'crois pas qu'on va s'ennuyer "



Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 19Septembre, 2018, 14:00:09
Schelling à Gönul:

- Ouais, à voir... Bon, je suppose que tu me connais de nom et de réputation... mais quelque chose me dit que t'es plutôt du genre à te faire tes idées toi-même... Bienvenue dans le XVIII.

Sans vraiment attendre une réponse, Schelling se dirige vers Mark Junge, en le regardant d'un air critique avant de lui tendre la main :

- Schelling. Hugo. Bienvenue dans le XVIII. C'est ta première affectation ?





Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 19Septembre, 2018, 18:57:05
Il reste un peu de temps avant le briefing de 8 heures, mais le Lieutenant Nathalia Shultz est déjà là.
(https://imageshack.com/i/plg5TK4og)
Elle rejoint Grotius derrière le guichet et prend connaissance de tout ce qui s'est passé durant la nuit.
Elle hoche la tête de temps à autre, comme si le déroulement de la nuit passée ne la surprenait guère.  Ceux qui la connaissent savent qu'elle enregistre mentalement tout ce qui s'est produit et qu'elle en fera une rapide synthèse lors du briefing, dans une poignée de minutes.
Pis, elle relève la tête et s'adresse aux nouveaux arrivants. Malgré le brouhaha ambiant, Gönul et Mark perçoivent une vraie chaleur dans la voix de Shultz.
- Vous êtes nos petits nouveaux ? Vous allez être pris en main par le Sergent-Chef Köhler et le Sergent Schelling, avec qui vous avez déjà fait connaissance, je vois. Schelling, vous leur trouvez un bureau au quatrième, ainsi qu'un vestiaire. Rendez-vous au briefing dans (elle regarde l'horloge murale) dix minutes. Ca vous laisse même le temps d'avaler un café.
Sourire aux lèvres, le Lieutenant repart, traversant la foule amassée dans le hall.


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 19Septembre, 2018, 19:27:25
Hugo Schelling est d'abord tenté de laisser les bleus se débrouiller pour se trouver un bureau au quatrième (le côté "rite de passage", lutte pour l'espace vital et tout ça) mais décide finalement de la jouer "bonne volonté": il fait signe à Gönul et à Mark de le suivre, direction le quatrième étage - il prend l'ascenseur mais les laisse prendre l'escalier...

Arrivé au quatrième étage, Schelling se met en quête de deux bureaux non-occupés, situés pas trop loin du sien (il est aussi à cet étage) - mais ô surprise, il ne trouve rien et ses collègues ne se bousculent pas pour le dépanner.

A l'arrivée des deux petits nouveaux :

- Bon, pénurie de workspaces dignes de ce nom pour le moment... En attendant, vous allez vous installer dans mon bureau : en se serrant un peu, ça ira très bien... de toute façon, j'y suis presque jamais...

En passant devant d'autres bureaux, les deux nouveaux venus peuvent voir que toutes les pièces sont déjà surchargées, chaque bureau censé être individuel est déjà occupé par deux voire trois flics qui font contre mauvaise fortune bon coeur - tout le monde est bien obligé de "faire avec" (ou plutôt de "faire sans"), réduction du budget et tout ça...

Le bureau de Schelling, lui, n'a pas encore de "coloc". Il semble que personne ne veuille partager son espace de travail avec lui. Ca ira parfaitement, donc.

Par contre, l'endroit est un bordel sans nom : piles de dossier, paperasses éparses, vieux cartons de takeaway etc etc.

Comme le jeune Junge lui semble être un petit gars méticuleux et bien ordonné, Schelling glisse en le regardant en coin :

- Faites pas attention au bazar... Enfin si ça vous emmerde vraiment, hésitez pas à faire un peu de rangement... Moi, j'ai pas le temps...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: Winchester le 19Septembre, 2018, 20:56:16
Mark remercie poliment Hugo pour son aide Il explique que ce n'est pas sa première affectation car il était avant dans un autre secteur à gérer les archives.
Il se présente à Gönul .
"Bonjour, j'espère que l'on ferra du bon travail"
Il demande aussi timidement :
"Et...Si-sinon qui est  le Sergent-Chef Köhler ?"
Il se retient de ne pas précipiter son regard au sol car Hugo lui fait un peu peur.
Il prend déjà plusieurs notes mentales pour ranger le bureau sans trop empiéter sur les espaces personnelles de ses camarades.


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 19Septembre, 2018, 21:08:14
Hugo (à Mark, après un moment de flottement) - Aux archives ?

Schelling lance un regard discret à Gönul (sans avoir la moindre idée de la façon dont elle va réagir, mais justement ça l'intéresse d'observer), l'air de dire : il va falloir veiller sur le gamin...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: cccp le 19Septembre, 2018, 22:35:27
 :o
[Est-ce que je sors du ton si j'utilise des smiley comme didascalies ?]

"Mais il va se faire tuer !" pense Gönul.

"Ouais, salut Marco. Enchantée de faire ta connaissance. Nouveau dans le secteur ?
Tu vas voir, le secteur XVIII, c'est pas si pire ; on est fait toute une montagne, mais ça ces les journaleux.
Bon allez aide moi à trouver un sac poubelle pour balancer ça !"
En faisant un geste vague pouvant désigner autant les emballages vides que les dossiers.

Puis, parlant  dans sa barbe
"Profite de tes derniers instant d'innocence petit !"

[Comme personne, (à part probablement Macbesse), ne parle turc, je ne vais plus utiliser de traductions fournies par google, mais mettre ces jurons ou apartés couleur lie de vin]


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 20Septembre, 2018, 08:41:26
Parfait pour les apartés colorés, CCCP :thumbsup:
Le bureau d'Hugo Schellin est, à l'instar de pas mal d'autres dans l'immense open-space où cohabitent les membres de la Falkhouse, couvert de papiers, de dossiers en vrac et d'objets divers. Intérieurement, Mark Junge se dit qu'un classement digne de ce nom ferait probablement gagner en efficacité, mais que le travail que cela représente est dantesque.
Alors que l'heure du briefing approche, les Falks qui ne sont pas de permanence ou de patrouille se rendent vers la salle de briefing. Des petits groupes se forment et, s'il est encore difficile pour Gönul et Mark d'identifier leurs nouveaux collègues, ces derniers les jaugent déjà du regard. La jeune femme, surtout, est inspectée des pieds à la tête. Certains doutent visiblement qu'elle soit à sa place, parmi les forces de l'ordre.
Instinctivement, les deux recrues restent proches du Sergent Schelling, qui s'installe au fond de la salle de briefing...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: taillefer le 20Septembre, 2018, 12:05:21
Swen entre dans la salle de briefing, cherchant ses nouvelles ouailles du regard...
"Scheiss, les bleus sont avec Schelling!"
...puis se rapproche d'eux en se faufilant entre les chaises, lâchant un "mmh, salut" par-ci et un "ya, ya" par-là.

Il fouille dans la poche de son pantalon en arrivant devant eux et en sors deux post-it froissés qu'il affiche devant les 2 recrues comme des preuves imparables. Puis, il se pose à l'envers sur une chaise:
- Gross, c'est toi? Tiens. lâche-t-il en tendant le premier post-it.
- Tiens, celui-là c'est pour toi...Junge.
Sur les post-it, le nom et le prénom de la recrue dans une écriture soignée, puis dans un style plus nerveux à l'encre noire, un chiffre.
- vos vestiaires respectifs, Junge, tu partages le tien avec moi, je t'ai fait de la place.

- Pour les bureaux, il y en a un qui se libère après demain, un ptit veinard a obtenu sa mutation. Tachez d'être à l'affût, c'est celui de "Papa Noël", Grotius, le mec à l'accueil.

[C'est totalement faux, mais dans 2 jours, Grotius fait son ménage hebdomadaire et vide entièrement son bureau à l'occasion. C'est la blague potache obligatoire, Grotius devrait jouer le jeu, c'est une crème]

- Schelling, après ce qu'il t'es arrivé, te revoir ici...merde... ou il n'y a pas de justice, ou alors l'enfer est sur Terre et le XVIII en est le purgatoire...Dans les deux cas, bordel ça me fout les boules!!

- bon, le briefing va pas tarder, fermez-là et écoutez.... et fermez-là hein...
Swen se retourne pour s'asseoir dans le bon sens, puis tourne la tête:
- Une dernière chose...Bienvenu dans le XVIII...et bon retour chez toi..."Serpico"!




Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 20Septembre, 2018, 12:41:47
Schelling était bien décidé à ne pas relever les remarques sarcastiques du sergent-chef - mais le "Serpico" final le fait clairement tiquer. Il ne bronche pas mais se demande pourquoi on lui a collé ce surnom - il a fait des recherches, bien sûr, et il a découvert que ledit Serpico était un flic américain d'il y a un siècle, devenu célèbre pour avoir dénoncé et combattu la corruption généralisée de ses collègues...

(Voix intérieure de Schelling) - Si les Falks du XVIII se mettent à faire dans l'ironie archéologique, on est mal barré... Enfin bon, à tout prendre, c'est sans doute mieux que "Bakchich"... Je me demande si, dans 50 ou 100 ans, on surnommera "Schelling" les flics ripoux...

Après un moment de flottement, Schelling répond tout de même au sergent-chef, en s'efforçant de paraître le plus flegmatique possible :

- C'est un nouveau départ. Tout le monde a droit à une cinquième chance, non ?


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 20Septembre, 2018, 21:43:04
Lorsque le Lieutenant Shultz prend place au centre de la salle de briefing, le silence se fait peu à peu.
- Bonjour à tous.
Les jeunes de Zehlendorf semblent désormais être en guerre ouverte avec la Police. Deux Koss en patrouille de nuit ont essuyé, vers deux heures ce matin, un tir d'arme automatique. Ils sont blessés tous les deux, mais leurs jours ne sont pas en danger. Soyez donc très prudents et, surtout, ne faites rien qui pourrait mettre le feu aux poudres. Il faudra, de plus, assurer la sécurité du Maire qui viendra visiter les administrations de notre Secteur (dont notre Falkhouse, probablement), du 10 au 12 mai. C'est le moment de faire du rangement dans vos bureaux, ces prochains jours. Meilleure sera l'impression que nous donnerons, meilleur sera le budget que nous consacrera la municipalité.
Vous le savez probablement déjà, Anton Brodnov a été vu près du Quartier Rorhschach. C'est sans doute une rumeur, mais secouez vos indics. Ce salaud a buté quatre des nôtres l'an dernier. Je suis sûre que vous ne l'oubliez pas.
(le silence se fait dans l'auditoire)
Enfin, un braquage, sans doute effectué par des professionnels, a eu lieu cette nuit, dans un entrepôt d'Elektronika Corporation. De nombreux composants de haute technologie ont disparu. Secouez vos indicateurs et faites remonter les informations au Sergent-Chef Stanev, en charge de cette affaire. Voilà, ce sera tout. Bonne journée... Ah, j'oubliais, : Sergent-Chef Köhler, vous passerez me voir à neuf heures. Ce sera tout, bonne journée à toutes et tous.


Dans un brouhaha, l'assistance se disperse. Les Falks qui ont déjà une affaire en cours (autant dire la majorité d'entre eux) filent vers leur bureau, certains en sortent, pour aller patrouiller dans le Secteur, ou se mettre en chasse. Ceux auxquels aucune enquête n'a encore été assignée risquent d'être de corvée, c'est-à-dire se retrouver pour la journée à l'accueil, à recevoir des dizaines de plaignants...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 21Septembre, 2018, 22:17:50
La présence des recrues qui accompagnent le Sergent Schelling n'est pas passée inaperçue. Si certains des membres de la Falkhouse leur ont adressé un discret salut, souvent sous la forme d'un signe de tête, d'autres ont eu le regard moins avenant. Il en est un qui ne s'est pas privé de secouer la tête d'un air méprisant devant le look de Gönul, puis se dirige vers son bureau en grommelant :
- Belle brochette de losers...
(https://imageshack.com/i/pojrxu0Pg)
[pour Schelling et , il s'agit du Sergent-Chef Harry Boons, "Le furet". Pour lui, la fin justifie les moyens. Tous les moyens]


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 22Septembre, 2018, 08:32:08
Schelling, désinvolte, se retourne vers Boons et lui lance :

- On prépare un spectacle de cirque, pour le moral des troupes... mais il nous manque encore un clown pour le final...  Tu serais pas libre, par hasard ?


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 22Septembre, 2018, 08:53:26
Harry Boons regarde Hugo Schelling dans les yeux.
- Quant à toi, tu fais honte à la police, Bakchich.... tu n'aurais pas du revenir.
A part les recrues, tout le monde connaît Boons et ses méthodes. Brutal, irrespectueux, mais très intelligent et efficace : c'est l'un des meilleurs éléments de la Falkhouse, malgré un évident penchant pour la violence. A ses côtés, celui qui partage son bureau , Oswald Seiburg est presque transparent., malgré le soin qu'il apporte à son apparence et son costume.
(https://imageshack.com/i/pokJCFXvg)

Ce dernier n'essaie pas de calmer Boons, il sait que c'est peine perdue. Du reste, le "Furet", qui arbore en permanence un Marxmen Police Special (il est l'un des rares Falks à s'en être offert un, uniquement grâce à ses primes), se retourne et rejoint Seiburg, avant de quitter la salle.
[A moins, bien sûr, que Schelling ne provoque un peu plus ce charmant personnage  ;)]
Il va sans dire que les deux recrues sont impressionnées. Gönul et Mark savaient que le Secteur XVIII disposait de Falks parfois "hauts en couleur", comme de nombreux autres Secteurs, mais maintenant, pour eux, c'est du concret. Au fond de la salle, le Lieutenant Shultz a assisté à la scène. Elle hoche la tête avant de filer, vers le deuxième étage : c'est là que se trouve son bureau.


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 22Septembre, 2018, 09:50:25
Schelling ne cherche pas la bagarre mais il veut quand même avoir le dernier mot. Tout en tournant les talons, il lance :

- Pas terrible, la punchline...

Puis, se tournant vers Gönul et Mark, avec un sourire qui se veut amical mais qui est sans doute moins rassurant qu'il ne le pense :

- En plus, le jeune public ne pige rien à ces vieilles blagues... Pas vrai, les bleus ?


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: cccp le 22Septembre, 2018, 11:08:11
tout bas : "Merde "
Et dans la petite tête de Gönul
"Eh ben on a un belle brochette de mâles qui se frappent le poitrail, s'intimident et marquent leur territoire. Je paris que leur chiottes sont dégueulasses tellement ils pissent partout. Bon ma petite Gönul, si tu ne veut pas te faire bouffer toute crue, il va falloir que tu en exploses un. Choisis le bon.
Et choisis vite, tout le monde trouve le vieux Schelling en situation de faiblesse, tu n'as rien à gagner, fais-t-en un pote.
Seiburg en envoie trop, faut voir ce qu'il y derrière.
Boons est peut être un bon candidat."

A la cantonade :
"C'est qui ce  fils de pute de  Brodnov ? C'est quoi son truc, son business ?"


  


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 22Septembre, 2018, 12:38:16
- Tu as entendu parler du braquage du Lögerfeld Plazza, non ?
Celle qui a pris la parole est une jeune femme d'environ vingt-cinq ans, aux cheveux bruns et aux yeux noirs.
(https://imageshack.com/i/plGgq7sMg)
Elle tend la main à Gönul.
- Dolorès Calor. Sois la bienvenue...et ne fais pas attention à Boons, c'est un connard. Un flic efficace, mais un connard.
Elle serre la main à Hugo Schelling et à Mark Junge.
- Quant à Brodnov... ce jour-là, toute sa bande, sauf lui, y est restée. Cet enfoiré n'a pas hésité à faire sauter le bâtiment qu'il venait de dévaliser. A l'intérieur, il restait une vingtaine de personnes.
Gönul se souvient, maintenant, de ce braquage sanglant, au cours duquel une dizaine de civils et quatre Falks avaient trouvé la mort. Ce genre d'incident n'a hélas rien d'exceptionnel, mais les Falks n'oublient pas ceux des leurs tombés au combat.

Edit : erreur de photo  :-[


Titre: Re : Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 22Septembre, 2018, 13:23:28
Gönul se souvient, maintenant, de ce braquage sanglant, au cours duquel une dizaine de civils et quatre Falks avaient trouvé la mort. Ce genre d'incident n'a hélas rien d'exceptionnel, mais les Falks n'oublient pas ceux des leurs tombés au combat.

Schelling n'a pas oublié, lui non plus. C'était il y a un an, quelques mois avant sa liquidation manquée. Il se rappelle les appels d'urgence, l'état d'alerte, le décompte des morts... Il finit son gobelet de café d'un air sombre.

Fronçant les sourcils, à Dolorès Calor :

- Et le braquage d'Eletronika ?  On en sait plus sur ce qu'ils ont fauché ?

L'entrepôt braqué se trouve loin du quartier Rorschach ?  En vieux cheval de retour, Schelling ne croit pas trop aux coïncidences et se demande s'il n'y aurait pas un lien entre Brodnov et cette affaire-là...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 22Septembre, 2018, 13:45:02
Alors que quelques Falks sont restés à discuter entre eux, la plupart pour échanger des informations sur les affaires en cours, le silence se fait d'un coup. Sans se retourner, Hgo Schelling sait qui en est responsable : Rutger Kriegl, la Capitaine de la Falkhouse est là et fait sa tournée du matin.
(https://imageshack.com/i/pnSGdfqIg)
Ce maniaque de l'ordre, ancien Falkrieg, fait règner l'ordre dans la Falkhouse depuis qu'il y est arrivé. Celui ou celle qui croisera son chemin en étant mal rasé ou négligé passera un sale quart d'heure, et se verra probablement affecté à la permanence de nuit pour quelque temps. Pour l'heure, il s'est arrêté près d'un Falk aux cheveux ébourriffés et désigne d'un geste sa tenue débraillée :
- Vous vous croyez où, Alvarez ? Je vous rappelle que nous représentons l'ordre ! "Une police forte", ça vous dit quelque chose ?
L'autre ne se démonte pas
- "...pour la justice et la liberté", je sais, mon Capitaine.  Je...je dois m'intégrer dans un quartier pas facile, si vous voyez ce que je veux dire.
Les deux hommes se toisent du regard. C'est finalement Alvarez qui baisse les yeux le premier.
- Rien à battre. Tant que vous êtes dans MA Falkhouse, vous devez être irréprochable. Et rangez le merdier qui vous sert de bureau.
Le Capitaine n'est visiblement pas de bonne humeur.


Titre: Re : Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 22Septembre, 2018, 14:00:06
Celui ou celle qui croisera son chemin en étant mal rasé ou négligé passera un sale quart d'heure, et se verra probablement affecté à la permanence de nuit pour quelque temps. (...) Le Capitaine n'est visiblement pas de bonne humeur.

Etant à la fois mal rasé et négligé (sans parler de ses états de service), Schelling décide de la jouer profil bas... d'autant qu'il sent venir une remarque cinglante du
Capitaine concernant le look de la jeune recrue turkish...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: taillefer le 22Septembre, 2018, 14:51:34
Swen repense aux infos affichées sur la main courante ce matin, peut-être il y a t'il des choses à mettre en relation avec les affaires présentées au briefing.
En écoutant distraitement l'échange d'amabilité entre "Le Furet" et "Bakchich", il hésite à sourire mais préfère soupirer longuement..."Ça me fatigue, sérieux..."

Il a un peu de temps devant lui avant de monter voir "Smurfette", et jette un oeil à son équipe..."qu'est-ce que je vais bien  pouvoir en faire..?"
Le gamin donne l'impression d'être prêt à tomber dans les vapes au premier claquement porte. La jeune femme est l'archétype de la forte tête et semble déjà chercher du regard à qui casser la gueule pour prouver...quelque chose...
...quand à Schelling...qu'est ce que ce vieux renard fout là? A priori rien de bon...

Mais bon, il faut bien faire avec "sûr que je vais pas m'ennuyer..."

Il se dirige vers les falks en pleine discussion avec "Senorita" Calor.
- bon, vous avez entendu, j'ai rencard avec la Lieut'. Ne faites pas de vagues en attendant et prenez l'air occupé. Avec cette euh...inspection de merde, si on vous voit tirer au flanc, vous allez vous récupérer le bureau des plaintes, l'accueil voire le ménage...

...Qu'est-ce que je vous disais
, lâche-t-il en voyant le Capitaine débarquer.
-Allez vite me trouver des infos sur le braquage, lieu et profil éventuel des cambrioleurs...je tenterai d'appeler un ou deux "cousins"


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 22Septembre, 2018, 15:18:12
Le Sergent-Chef Köhler se rend donc chez le Lieutenant Shultz (http://couroberon.com/Salon/index.php?topic=5001.0), laissant le reste de son équipe vaquer à ses occupations.

Hugo Schelling, Gönul Gross et Mark Junge se retrouvent dans le bureau qu'ils partagent, par la force des choses. Ce dernier n'est séparé des bureaux voisins que par une mince cloison montant à un mètre cinquante environ. L'immense open-space que partage tous les Falks de cet étage (à l'identique de celui du troisième étage de la Falkhouse) est rempli en permanence d'un bruit de fond fait de conversations et où, de temps à autre, perce le son d'un téléphone ou d'un cri. Des gens vont et viennent sans cesse : il s'agit de policiers, de témoins, de suspects. C'est tout un monde qui grouille ici.


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 23Septembre, 2018, 09:49:37
Pendant que le sergent-chef Köhler s'entretient avec le Lieutenant Schultz, Schelling décide de faire plus ample connaissance avec les deux nouvelles recrues, Mark et Gönul (même s'il a déjà, on le devine, tout un tas d'idées préconçues à leur sujet  :mrgreen:). Il sort d'un tiroir de son bureau une bouteille de vodka et deux petits gobelets en plastique, qu'il remplit avant de les tendre à chacun des deux bleus (sans leur avoir demandé au préalable s'ils voulaient boire un coup) - il garde la bouteille pour lui et porte un toast:

- Aux Falkampfts...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: cccp le 23Septembre, 2018, 13:43:06
"Euh, on va voir  la chef dans 15 minutes, je suis pas certaine qu'elle apprécie que l'on sente l'alcool le matin du premier jour.
On fêtera ça dignement après le service, j'ai un raki du pays qui devrait pas vous décevoir. C'est moi qui offre

Bon et sinon, y t'es arrivé quoi pour que tu revienne de blessure ?"



Titre: Re : Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 23Septembre, 2018, 13:55:09
"Euh, on va voir  la chef dans 15 minutes, je suis pas certaine qu'elle apprécie que l'on sente l'alcool le matin du premier jour.
On fêtera ça dignement après le service, j'ai un raki du pays qui devrait pas vous décevoir. C'est moi qui offre

Bon et sinon, y t'es arrivé quoi pour que tu revienne de blessure ?"


Schelling (en mode faux-derche, reprenant les deux gobelets sans les avoir remplis) - Bien vu !  Tu as passé le premier test : sobriété et vigilance...

Après un temps, l'air un peu absent :

- J'ai pris une balle dans la tête. Sinon, pour le raki, bonne idée... Pas vrai, Junge ?


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 23Septembre, 2018, 13:59:38
[Petite précision : le Sergent-Chef Köhler est, tandis que vous discutez et buvez un verre (ou pas), dans le bureau du Lieutenant. Il devrait en revenir et vous briefer sur la suite]


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: Winchester le 23Septembre, 2018, 18:22:26
Mark Junge a déjà accepter le vodka par politesse (ou par peur) Il est de moins en moins confiant pour cette journée.
 Il sent qu'on le juge.
-Vous....Vous savez...J'ai pas trop l'habitude de boire. J'aime pas trop ça. Peut-être après le service sinon?


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 23Septembre, 2018, 18:49:47
Schelling lui reprend illico le gobelet et lui adresse un sourire difficilement déchiffrable :

- Bien sûr... t'as pas entendu ?  C'était un test... et t'as réussi, toi aussi...

Le côté Perspicace de Mark lui permet certainement de percevoir que le sourire de Schelling se voudrait rassurant, genre vieux briscard qui joue les grands frères... mais l'impression donnée n'est pas si rassurante que ça, en fait...

Visiblement désireux de détendre un peu l'atmosphère, Schelling continue dans le même registre après avoir fait disparaître gobelets et bouteille dans le tiroir :

- Bon alors les bleus... Dites-moi tout... Pourquoi vous êtes rentrés dans la police ?


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: cccp le 23Septembre, 2018, 22:14:12
Gönul se met au garde à vous de manière exagéré
"Pour servir la veuve, l'orphelin, le contribuable et l'honnête citoyen et parce que faire pute dans un sous-sol, évideuse de poulet ou me marier avec un vieil oncle libidineux au pays sa me tentait pas trop.
- et toi pourquoi une balle t'est rentrée dans la tête ?"


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 23Septembre, 2018, 22:52:28
- Bonne question, sergent Gross, bonne question... Peut-être parce qu'on m'en avait déjà collé deux dans le buffet et qu'il fallait finir le travail... Et toi Markie, c'est quoi ton credo ?


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: Winchester le 24Septembre, 2018, 07:31:36
Par réflexe Mark récite mécaniquement une devise de la police qu'on lui à appris à l'école.
-Pour protéger et servir.


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 24Septembre, 2018, 08:49:31
Hugo Schelling cadre alors Mark Junge droit dans les yeux, genre "écoute bien le conseil le plus utile que tu recevras jamais de toute ta carrière":

- Tu as oublié le troisième commandement du flic, Markie. Protéger, servir et sauver sa peau... Pour ça, tu as trois règles basiques - trois et trois, facile à retenir non ?  Première règle de survie : garde ton flingue à portée. Deuxième règle de survie : surveille tes arrières. Troisième règle de survie : ne fais confiance à personne...

Après un temps, il ajoute avec un grand sourire :

- Sauf à tes coéquipiers, bien sûr... Enfin ça, c'est toi qui vois...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: cccp le 25Septembre, 2018, 16:37:41
Gönul qui quand elle a une idée en tête, ne l'a pas ailleurs, et avec un sourire ironique
"Sinon..."
Et elle mime une balle dans la tête

D'un ton amicale
"Bon allez raconte, te fais pas désirer. Ils ont dit quoi le SAD ? Ils l'on choppé l'enculé qui t'a fait ça ?
J'parie que c'est un Oslve"

[Si j'ai bien compris c'est l'une des minorité ethnique criminelle regroupa les slaves]




Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 25Septembre, 2018, 16:42:27
Hugo Schelling regarde Gönul d'un air un peu las, un peu comme s'il faisait un effort de patience pour supporter une ado mal élevée...  :mrgreen:

- Le SAD a dit "dommage". Pour le reste, c'est le noir complet. Blackout. Schwarz total...


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 25Septembre, 2018, 18:27:38
[CCCP, je ferai un rapide topo sur les gangs les plus connus du Secteur, une fois que j'aurai évoqué les principaux quartiers du Secteur.]


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: taillefer le 26Septembre, 2018, 17:11:12
Swen se dirige machinalement vers le bureau de Schelling, le dossier sous le bras. Certains potassent avant de présenter à l'équipe et se répartir le boulot, lui préfère déballer les dossiers devant tout le monde et se faire un avis en même temps que les autres. Avant, cela lui procurait une sorte d'excitation enfantine, comme quand ils se branchaient sur un jeu pour la première fois, son frère et lui...il y a 30ans...

Il n'en sait donc pas plus que le topo de Shultz quand il arrive au niveau du bureau de Schelling.

- Vous n'avez rien de mieux à faire que de jacter? Et du SAD en plus? bon sang...grommelle-t-il en lâchant bruyamment le dossier sur le bureau de Schelling.
- Tu permets? demande-t-il à Schelling en prenant le gobelet de Vodka de ses mains. Hmm, pas mal - pas mal.

- bon, voilà le topo:
On a un chouette dossier d'extorsion de fonds. Le 24 avril, un dirlo d'agence bancaire a été braqué, le type lui a dit qu'il avait sa maitresse en otage...vous imaginez la suite? Le type à pris le contenu de la caisse, dans les 40.000 euromarks et l'a endormi au pistolet à fléchettes.
6 jours plus tard, même topo, la femme et la fille en otage, mais le butin se monte à 110.000 EM.

- On a donc: 2 banques, 2 victimes plus 3 otages, 150.000EM dans la nature avec le même mode opératoire, à savoir un messager et 2 complices qui jouent les ravisseurs...

Swen se penche sur le dossier en jetant le gobelet vide.
- dernier point, ça nous vient de la financière d'Europol...On nous refile le bébé avec l'eau du bain... Si on gagne, c'est en fait eux qui gagneront...Mais si on se plante...je ne vous fais pas un dessin?

Sans même attendre de réponse, Swen ouvre le dossier puis recul d'un pas:
- je n'y ai pas encore jeté un œil...on se l'a fait cette affaire ou vous préférez les dépôts de plainte?




Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: cccp le 26Septembre, 2018, 17:20:33
"On en est ou on commence par les dépôts de plaintes ?" dis Gönul en commençant à feuilleter le dossier, en cherchant la page sur le rapport balistique.

"Les belettes ont vraiment été enlevées ou c'est du flan ?
Si la maîtresse a été prise, c'est qu'ils connaissaient déjà la victime, c'est pas le genre de truc qui se devinent..."


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: olivier legrand le 26Septembre, 2018, 17:26:05
Schelling hoche la tête en entendant la remarque de Gönul et pousse subrepticement le reste du dossier vers Junge, qui lui semble être le genre de type qui adore la paperasse.

A Köhler :

- On a des signalements ?  Portraits-robots ?


Titre: Re : Prologue : un matin de mai 2070
Posté par: FaenyX le 26Septembre, 2018, 17:26:32
Les choses sérieuses commencent. Pour Gönul et Mark, c'est le premier dossier qu'on leur confie vraiment, même s'ils sont sous la houlette de "vieux de la vieille".
Passons dans un autre fil pour étudier cette affaire de plus près. (http://couroberon.com/Salon/index.php?topic=5005.0)