Les Salons de la Cour

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Xaramis
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« Répondre #90 le: 09Décembre, 2017, 01:59:04 »

Cette tendance à la simplification et au manichéisme ne se retrouve heureusement pas chez Perez-Reverte, maître actuel du genre (série Alatriste).
Arturo Pérez-Reverte n'a rien publié dans la série Alatriste depuis une demi-douzaine d'années, et le dernier tome publié (El puente de los asesinos) m'avait bien déçu.
Et Pérez-Reverte présente, à mes yeux, un défaut important comme auteur : il ne sait pas donner, à la plupart de ses romans, une fin qui se tienne.
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« Répondre #91 le: 09Décembre, 2017, 01:59:55 »

Aïe ! Vous me coupez en plein élan !
J'en suis à une centaine de pages assez prenantes, mais il est vrai que j'attends toujours d'entrer dans le vif du sujet... qui à vous lire ne viendra pas vraiment. Pourtant, Ken Follett est habitué à rédiger selon une mécanique bien huilée qui sait ménager les suspens et relancer le rythme habitullement. Peut-être que "qui trop embrasse mal étreint" : il ne me reste plus que 800 pages pour couvrir 40 ans - là où Tim Willocks a fait 12h (la nuit de la Saint-Barthélémy) dans un nombre équivalent de pages.
Bon, je vais persévérer cependant et reviendrai donner mon verdict en temps opportun. Grin
Je prépare le bûcher, au cas où tu voudras te faire l'avocat du diable sur ce roman.
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« Répondre #92 le: 25Janvier, 2018, 18:29:24 »

Toujours au rayon BD:

- le dernier tome (n° 3) de la série "St Barthélémy" est sortie deuxième semestre 2017 (et dire que cela m'avait échappé  ...). Acheté et lu. Belle conclusion.
- le prochain tome des "Guerriers de dieu " est annoncé pour mars;
- Vu mais pas lu: le tome 1 de la série "Valois", qui narre les guerres d'Italie de Charles VIII au travers du regard d'un français et celui d'un espagnol. Je ne sais si la série s'étendra chronologiquement jusqu'aux guerres de religion mais pour un amateur de scénarios début XVIe s, cela n'a pas l'air mal.
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« Répondre #93 le: 04Avril, 2018, 08:06:09 »

Je poursuis ma chronique BD...
Le tome 3 des "Guerriers de Dieu" est sorti le 28 mars. Il s'arrête à la mort de François de Guise, le premier balafré de la famille. Le tome 4 est annoncé et je pense que les auteurs sont partis pour une longue série. A suivre donc...
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« Répondre #94 le: 13Octobre, 2018, 21:26:18 »



https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-diables-de-cardona/9782355846663

Matthew Carr est un journaliste, qui a couvert divers conflits en Europe et au Moyen-Orient. Pour son premier roman Les diables de Cardona (The Devils of Cardona), il a choisi un cadre qui a retenu mon attention, à la lecture de la 4e de couverture : une intrigue politico-policiaco-religieuse dans l’Espagne de la fin du XVIe siècle, avec ses oppositions entre « vieux chrétiens » et « morisques », et l’ombre de l’Inquisition, implacable machine à broyer les gens et les âmes.
Il y a avait donc là de quoi m’attirer, un parfum de Villa y Corte, la déclinaison « Renaissance – XVIIe siècle » du JdR démoniaco-médiéval Aquelarre. Ou d’une sorte de Te Deum pour un massacre d’outre-Pyrénées.

Je n’avais pas cru sur paroles les mots dithyrambiques du bandeau ceignant le livre, qui promettaient au lecteur de gravir un sommet de la littérature historico-policière. Bien m’en a pris. Je suis en effet très loin d’avoir été aussi emballé par ma lecture que certains personnes qui ont encensé ce roman sur le net (celle-ci, par exemple ; ou celle-là).

L’intrigue en elle-même est assez plaisante. Derrière ces meurtres de façade religieuse se cachent, comme souvent, des intérêts beaucoup plus terrestres que spirituels. Ce qui évite les intrigues mystico-fumeuses qui encombrent les rayons des librairies.
Mais très vite, j’ai tiqué sur la manière dont l’auteur ancre son intrigue dans cet Aragon et dans ce XVIe siècle.
Certes, un auteur de fiction peut donner à un endroit le nom de son choix. Mais baptiser le village aragonais centre de l’intrigue « Carona » alors que Cardona est, en fait, le nom d’une localité « réelle » catalane, voilà qui m’a vite fait tiquer. D’autres noms de localités m’ont également chagriné, tout comme des noms de famille de personnages. Tout comme m’ont fait grincer des dents les expressions comme « chef de la police » ou « juge principal » ou « directeur de la prison », totalement anachronique tant pour les institutions espagnoles que pour les institutions du Béarn où l’intrigue fait un détour. J’ignore si c’est un crime du traducteur ou un forfait de l’auteur lui-même, mais ça me faisait décrocher de ma lecture.

Et la distribution des personnages sent à la fois le réchauffé (l’enquêteur principal est flanqué d’un novice, formant un couple tellement vu et lu depuis Umberto Eco que c’en est lassant) et le panel représentatif de toutes les minorités (gentils, méchants, gros, maigres, hétéros, LGBT, traditionnalistes, progressistes, etc.) dans un dosage pesé à la plus fine des balances.

Mais, comme j’ai souvent écrit qu’un roman tiède pouvait être une bonne source d’inspiration pour du JDR, une fois débarrassé de ses boursouflures, je signale ces Diables de Cardona comme une inspiration pour un univers de jeu où des tensions entre « communautés culturelles / religieuses » peuvent être utilisées comme paravents pour des appétits bien plus terre-à-terre, querelles foncières et machinations matrimoniales.
« Dernière édition: 13Octobre, 2018, 21:28:11 par Xaramis » Journalisée

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« Répondre #95 le: 07Juillet, 2019, 21:54:01 »

Toujours en BD: le tome 5 des "Guerriers de Dieu" chez Glénat est annoncé pour le 21 août prochain. Il semblerait (mais sait-on jamais ?) que ce soit le dernier volet. Ce tome 5 traitera vraisemblablement - je ne suis pas devin mais la chronologie des tomes précédents le laisse penser - des ultimes années avant la saint Barthélémy et peut-être de celle-ci, point de rupture commode pour finir la série.
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