Les Salons de la Cour

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Cuchulain
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« Répondre #1215 le: 18Décembre, 2019, 03:26:05 »

Vu Jumanji 2 hier soir avec Issia. Sympa, fun et divertissant : rien de plus et rien de moins. Un petit renouvellement avec l'arrivée de De Vito de Glover. Amusant de voir les acteurs cabotiner en imitant les mimiques célèbres de Dany de Vito.
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« Répondre #1216 le: 22Décembre, 2019, 18:16:31 »

Jeudi dernier, nous avons vu Sunset de László Nemes. Il y a quelques années, j'avais noté combien j'avais été impressionné par son précédent film, Le Fils de Saül ; avec ce nouveau long-métrage, je suis à nouveau fasciné.





Quand nous avions vu Le Fils de Saül, il y a trois ans, j'étais malade comme un chien ; pourtant, la puissance du film m'avait complètement anesthésié. Jeudi dernier, je sortais d'une journée de cours et de presque cinq heures de réunion parents/profs : autant dire que j'étais K.O. et pas du tout en état de regarder un film d'auteur. Et pourtant, malgré son caractère exigeant, j'ai été scotché par le deuxième film de László Nemes.

Sunset a pour personnage principal Irisz Leiter, une modiste orpheline, élevée en pension puis formée à Trieste, loin de Budapest où ses parents sont morts dans sa petite enfance. Devenue jeune femme, elle retourne à Budapest pour se faire embaucher dans la chapellerie de luxe qui a jadis appartenu à ses parents. L'action se passe en 1913, dans les fastes crépusculaires de l'empire austro-hongrois. Le retour d'Irisz Leiter provoque le trouble et agite différents milieux de la ville, de la haute société jusqu'aux bas-quartiers, et partout on essaie de décourager la jeune femme d'en savoir plus. Mais, obstinément, Irisz cherche des informations et se met en danger.

Bien que l'histoire, le cadre et l'esprit des deux films soient complètement différents, le cinéaste adopte le même dispositif que dans Le Fils de Saül : une grande partie des séquences sont focalisées en plan serré sur Irisz Leiter, que l'on suit au cours de ses déambulations dans le magasin de luxe, les boulevards, les bals populaires, les quais, les quartiers miteux ou les salons des palais. Ce n'est qu'en arrière-plan qu'on aperçoit la vie foisonnante de la ville, sa foule, ses fiacres, ses affiches, ses devantures, tandis que la bande-son résonne de conversations, de voix, de flonflons, d'appels, du fracas des fiacres. L'impression produite est extraordinaire : on n'assiste pas à un spectacle, on suit Irisz pas à pas, en immersion dans la Mittel-Europa de l'empire Austro-Hongrois. Personnellement, je me suis senti transporté, comme si ces images venaient tout naturellement d'une expérience que j'aurais pu vivre il y a un siècle. Mais ce dispositif hyper-réaliste est en fait au service d'une errance kafkaïenne. Irisz se heurte partout à des refus, des rebuffades, des avertissements, découvre de loin en loin des indices toujours partiels sur son passé, s'obstine envers et contre tout dans sa recherche, et sombre peu à peu dans un mauvais rêve qui vire parfois au cauchemar.
László Nemes a rapporté qu'il avait voulu  faire vivre l'esprit de la Mittel-Europa dans ce film, avec des influences de Dostoïevski, de Kafka, de Sacher-Masoch et de la psychanalyse. Le résultat est extraordinaire. Au milieu du film, j'avais l'impression de découvrir la sœur oubliée de K. (Irisz suit d'ailleurs la trace d'un frère inconnu et monstrueux.) Paradoxalement, la caméra à l'épaule donne une telle impression de naturel que le dérapage de certaines séquences dans la violence délivre un véritable souffle fantastique au film.

La dernière séquence, d'une splendeur ténébreuse, est une pure merveille.

Cela reste un film exigeant et long (plus de deux heures), mais il vaut vraiment l'effort de concentration qu'il demande parfois. On en ressort marqué.
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« Répondre #1217 le: 10Juillet, 2020, 19:40:54 »

Je viens d'apprendre avec beaucoup de retard que le prochain film de Ridley Scott (réalisateur des Duellistes, un petit bijou assez méconnu dans sa filmographie) se nommera The Last Duel (Le Dernier Duel) et racontera l'histoire qui s'est jouée autour du dernier duel judiciaire tenu dans le royaume de France en 1386. 
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« Répondre #1218 le: 10Juillet, 2020, 20:46:55 »

Voilà qui a de quoi faire saliver ! Les Duellistes était un vrai petit chef d'œuvre ; que Ridley Scott s'attaque au duel judiciaire, c'est vraiment alléchant.

(En revanche, le titre qu'il emprunte au livre d'Eric Jager dont il tire son sujet est erroné. Le dernier duel judiciaire en France a lieu deux siècles plus tard, le 10 juillet 1547 : c'est le fameux combat du baron de Jarnac contre le seigneur de La Châtaigneraie.)
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« Répondre #1219 le: 15Juillet, 2020, 13:22:05 »

Je crains un peu car le Scott des Duellistes n'est pas le même que le Scott actuel...
Mais bon. Ça donne envie quand même.
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« Répondre #1220 le: 15Juillet, 2020, 17:27:23 »

J'ai remarqué un truc étrange, avec les films de Ridley Scott - c'est, bien sûr, 100% subjectif mais ça sa confirme à chaque fois : soit ses films me font l'effet de chefs d'oeuvre (Blade Runner, Alien, Gladiator...) soit je les trouve catastrophiques (Robin des Bois, Prometheus, Hannibal...). Je ne me dis jamais "oui, pas mal" ou "bof, pas terrible"... et je dirais que c'est le seul réalisateur qui provoque cette réaction chez moi.

Bon, cela dit, il y a parfois des cas inclassables, comme Kingdom of Heaven, qui m'avait révolté en version cinéma et dont j'ai, en revanche, beaucoup aimé la director's cut, plus longue de 45 minutes qui n'auraient JAMAIS dû être amputées (incidemment, le visionnage des deux versions constitue une occasion assez passionnante de voir à quel point le montage d'un film peut être crucial...)

Wait and see, donc...  
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« Répondre #1221 le: 30Juillet, 2020, 20:31:35 »

Robin de Bois, j'ai failli sortir. J'aurais dû. La scène finale, avec les barges de débarquement et les soldats anglais qui acclament Robin parce qu'il a conçu le plan de défense alors qu'ils ne peuvent pas le savoir, m'a tuer.
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« Répondre #1222 le: 31Juillet, 2020, 12:11:58 »

C'est amusant, je suis allez sur sa filmographie et me suis aperçu d'une évolution chronologique (je n'ai vu qu'une grosse dizaine de ses films)
- de 1977 à 1995 : 6 films aimés sur 6 films vus.
- de 1997 à 2007 : 2 films aimés sur 6 films vus (mais aucun détesté).
- de 2010 à 2017 : 0 film aimé sur 5 films vus (dont 3 détestés).
Statistiquement, je devrai détester les duellistes.
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« Répondre #1223 le: 31Juillet, 2020, 14:12:32 »

Merde, je vais être obligé d'avouer que j'ai bien aimé Robin des bois de Ridley Scott.
De trouver qu'il avait bien réussi à s'approprier l'univers de Robin des bois pour brancher sur des événements contemporains (siège de Châlus, première guerre de cent ans, magna carta).
Je ne suis pas spécialement fan, mais j'ai plutôt bien aimé.
La bataille finale ne m'a pas enchanté, mais bon, les batailles au cinéma, je ne suis pas fan
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« Répondre #1224 le: 31Juillet, 2020, 15:36:45 »

La Magna Carta, je reconnais que c'était bien trouvé, vu que c'est le fait majeur du règne.
Par contre, je n'arrive pas une seconde à adhérer aux personnages, surtout aux antagonistes.
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« Répondre #1225 le: 31Juillet, 2020, 18:37:33 »

Ce qui me frappe surtout, dans les dernières "variations" filmiques sur la légende de Robin des Bois (mais on a aussi ça avec les légendes arthuriennes - cf. des séries comme Camelot ou Cursed ou l'objet commis par Guy Ritchie...), c'est la façon dont les scénaristes tiennent absolument à réinventer / dépoussiérer une matière jugée trop classique mais en en faisant juste n'importe quoi. Le Robin des Bois incarné par Crowe n'a juste RIEN A VOIR avec le personnage et ce qu'il est censé incarner... alors après, bien sûr, on a le droit de vouloir détourner / ré-imaginer etc... mais ça demande du talent, du flair ou une meilleure connaissance et compréhension du matériau source. La Rose et la Flèche avec Connery et Hepburn en est un très bel exemple. Et pour ceux qui voudraient voir le meilleur Robin des Bois jamais filmé, à mon avis 200% subjectif   , il s'agit de celui avec Patrick Bergin (pourtant censé être un téléfilm, à l'origine !), sorti à peu près à la même période que le nanar avec Costner qui l'éclipsa complètement...  Il y a aussi l'excellente série télé britannique Robin of Sherwood, des années 80, qui fut la principale source d'inspiration officieuse du remarquable supplément de jdr ROBIN HOOD écrit par Graham Staplehurst et publié par ICE à la fin des eighties - sans doute un des meilleurs suppléments de jdr pseudo-historiques qu'il m'ait été donné de lire.
« Dernière édition: 31Juillet, 2020, 18:40:40 par olivier legrand » Journalisée
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« Répondre #1226 le: 31Juillet, 2020, 23:30:07 »

Bon, évidemment, à Hollywood, reprendre une image telle que Robin des Bois ou le roi Arthur, ce n'est pas un choix artistique mais un moyen de faire tourner l'industrie du cinéma dans prendre de risques (et de façon plus accessoire, de ne pas s'encombrer de droit d'auteur..)

Bien sûr, on pourrait souhaiter qu'ils aient le courag, l'exigeance artistiqueet l'inventivité de nous proposer une matière neuve capable de faire émerger de nouveaux mythes...
Mais c'est illusoire, c'est une industrie qui se comporte comme telle.

Alors, qu'ils essaient quand même de faire quelque chose qui ne soit pas une simple redite du meilleur film de Robi ou de Arthur, ça peut être pas mal finalement.


J'avais bien aimé cette version* de Robin des Bois qui commence en pleine opération militaire en Terre-Sainte... Robin et ses amis, bien que maniant des arcs, ont exactement les mêmes attitudes que des soldats américains dans le Golfe ou autre investissant des maisons le fusil d'assaut en joue...
Et ce décalage est filé tout au long du film.

Ok, le reste est passable, au mieux, mais cet aspect vaut le détour.



Quant à Kamelott, dont je ne suis pas particulièrement fan, c'est précisément le contre-exemple.
Son parti-pris, expliqué par Astier est vraiment intéressant et pas simplement de faire n'importe quoi avec le mythe.
Il remet de l'humanité dans un truc plus grand que nature.

Il en a sans doute souvent parlé, mais je suis récemment tombé sur cette interview  (où on apprend entre autres qu'il est rôliste).




*Ne me demandez pas de noms d'acteurs ou de réalisateurs, je ne les retiens pas.
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« Répondre #1227 le: 01Août, 2020, 11:27:19 »

  Précision : j'aime beaucoup Kaamelott, dont le créateur connaît manifestement très bien le matériau-source (tout comme les Monty Pyhton, du reste). Je faisais allusion à l'épouvantable série canado-irlandaise Camelot , avec Eva Green en Morgane (par ailleurs tout à fait honnête dans le rôle)...  

http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=8409.html

Pour préciser ma pensée, je suis bien conscient des défis et des difficultés que présentent de tels projets d'adaptation pour les scénaristes - mais ce n'est pas une excuse pour faire n'importe quoi.

Il ne s'agit pas, de ma part, de jugements à la légère. Je pense avoir vu à peu près toutes les adaptations à l'écran du mythe arthurien - dont la série "The Legend of King Arthur", récemment ressortie en DVD et qui n'avait pas été rediffusée ou commercialisée depuis sa première diffusion, en 1979 sur la BBC... et qui (si on ferme les yeux sur le budget très modeste) présente un excellent exemple d'adaptation à la fois fidèle et inventive (notamment par son traitement de Morgane - mais bon, je ne rentrerai dans les détails que si ça intéresse qqu'un - sachant que nous sommes ici sur un fil "cinéma").
« Dernière édition: 01Août, 2020, 13:09:38 par olivier legrand » Journalisée
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« Répondre #1228 le: 03Août, 2020, 10:49:51 »

Ah !
Désolé Olivier, j'ai amalgamé Camelot et Kamelott !
 
Je n'ais jamais eu le déplaisir de visionner la première.
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