Les Salons de la Cour

16Septembre, 2019, 23:10:53
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Auteur Fil de discussion: Cinéma  (Lu 177112 fois)
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Rom1
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« Répondre #1185 le: 12Février, 2019, 09:46:50 »

Je suis allé voir l'Intervention hier et pour moi, ce film français est un petit bijou.



Ça raconte un des événements à l'origine de la création du GIGN - de façon romancée.
Et c'est un film de guerre, un film d'otages, un film de commando et - durant son climax de taré -, un western. Le tout quasi en huis-clos, qui plus est !
Les personnages sont attachants, brossés à gros traits (ce qui est au final une convention du genre) mais incarnés par des acteurs qui ont la classe.
Surtout, la réalisation est aux petits oignons, avec des gimmicks très "ciné des années 70" (l'action se passant en 1976) et des plans d'une grande précision, grâce auxquels on n'est jamais perdu. Il y a des côté très 'américain' tant dans le scénario que dans la mise en scène, qui permet d'iconiser les héros.
Et ce final purée... D'autant qu'il arrive en catharsis au terme d'un film tendu du string dès la première scène (la prise d'otage du bus scolaire) et dont le suspens ne faiblit jamais.
 
Je suis assez dégoûté de voir qu'il va forcément se planter (dans mon cinéma, il va dégager dès mercredi), tandis que la merde raciste de Clavier monopolise deux salles à flux tendu et que la dernière merde de Dubosc vient s'y ajouter.
Si vous en avez l'occasion, allez le voir. Sérieux.

https://www.youtube.com/watch?v=75T_Pw_uY6Q&fbclid=IwAR0OI4VJti_q8SI9PjFXZ-ergXI_0Vq7Xz38ihPtPfkalv4AyhyzqHZqlss
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FaenyX
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« Répondre #1186 le: 07Avril, 2019, 18:42:41 »

Je me lamente régulièrement sur le cinéma français et en particulier sur la comédie hexagonale, devenue en quelques années un territoire sinistré. Rares sont les films qui arrivent à me faire rire (voire sourire) tout en gardant du fond et réussissant à marquer ma mémoire. Souvent, je cite à titre d'exception "Le nom des gens", petite pépite qui, sous couvert de comédie romantique, réussissait à offrir une jolie vue en coupe de notre société.
Son réalisateur, Michel Leclerc, et sa coscénariste, Baya Kasmi, nous offrent aujourd'hui "La lutte des classes", qui traite à la fois de l'intégration, de la mixité, de la carte scolaire et j'en passe. Porté par un duo épatant (Edouard Baer, en vieux punk fidèle à ses convictions et Leïla Bekhti, en avocate issue de l'immigration), épaulé par des seconds rôles géniaux (Ramzy Bédia, en directeur d'école "cash", Baya Kasmi, en institutrice adepte de la novlangue imposée par l'Education Nationale, et surtout les enfants, d'un naturel désarmant), "La lutte des classes" réussit presque son pari : évoquer les errements des "bobos" confrontés à leurs contradictions dans une société qui bouge trop vite pour eux. Presque, parce que les dernières minutes, usant d'un mécanisme artificiel sentant bon le bouclage vite-fait-mal-fait d'un scénario trop ambitieux, viennent tout gâcher.
C'est dommage parce qu'il y a de chouettes moments, des instants vraiment drôles et des scènes très touchantes (notamment celle où Edouard Baer discute avec ses parents, interprétés, justement, par les acteurs incarnant ceux de Jacques Gamblin dans "Le nom des gens"...oui, cette phrase est tarabiscotée, je sais ).
Une demi-réussite (ou un demi-échec), selon qu'on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein, donc.
« Dernière édition: 08Avril, 2019, 15:56:29 par FaenyX » Journalisée

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