Les Salons de la Cour

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Loris
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« Répondre #660 le: 21Janvier, 2011, 14:47:18 »

Salut,
juste un très rapide passage pour dire tout le bien que je pense du livre Les Jardins Statuaires de Jacques Abeille.
Un carnet d'explorateur au milieu d'une société de jardiniers qui font pousser des statues. L'histoire est bien, les personnages chouettes mais surtout... La langue et le style... MAZETTE !
On dirait du Gracq. C'est pas peu dire.

Lisez le.
Loris
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"Bref, moi qui ait été élevé avec la fausse croyance que Tolkien avait écrit la bible de la fantasy, je découvre une fois de plus que c'est faux. Howard, Lovecraft et Lieber sont les vrais apôtres du genre. Ceux qui prétendent le contraire sont des hérétiques." ~ Cédric, de Hugin & Munin
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« Répondre #661 le: 21Janvier, 2011, 15:12:55 »

Je viens de lire « L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet » de Reif Larsen.

C’est un roman étrange ne serait-ce que dans sa forme.
Un livre pratiquement carré avec de grandes marges truffées de cartes, plans, schémas et même de textes.

Pour vous expliquer en quelques mot, il s’agit du récit d’un jeune (12ans) surdoué, T.S. Spivet, habitant dans un ranch de l’ouest des US.
Il envoie des contributions graphiques à de grandes revues scientifiques qui ignorent bien entendu son âge.
Un jour il remporte un prix organisé par le prestigieux Smithsonian Muséum de Washington qui l’invite à séjourner un an dans leur institution…
Les parent de TS ne sont pas au courent de ses travaux, le musé n’est pas au courant de son âge et pense qu’il enseigne dans une fac… TS décide donc fuguer et de faire le voyage en train de marchandise et de voire comment il sera reçu.

C’est une histoire très sympa puisqu’elle est  raconté par cet enfant qui a donc un regard très décalé sur le monde qui l’entour et les gens qu’il fréquente.
Il fait des cartes de tout, de sa chambre aux relations entre les habitants de telle grande ville qu’il découvre ce qui explique que son récit soit semé de croquis en tout genre.

A noter qu'il y a un élément SF dans le bouquin mais cela reste un détail.

(par contre je pense bien avoir vu deux coquilles temporelles assez énormes bien que ne portant pas vraiment à conséquence)


Le web-site: http://tsspivet.com/
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« Répondre #662 le: 21Janvier, 2011, 15:30:14 »

Un roman génial sur la forme : La Maison des Feuilles, de Mark Z. Danielewski (à lire en VO dans l'édition couleurs).

On en revient changé.
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« Répondre #663 le: 07Février, 2011, 20:04:42 »

Pas lu mais j'aimerais bien un avis : quelqu'un a-t-il lu ou vu une critique pour "Victoria reine et tueuse de démons" ?  J'arrive pas à trouver autre chose que le résumé de l'éditeur...
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« Répondre #664 le: 07Février, 2011, 20:07:30 »

Pas lu, mais j'ai vu le bouquin en librairie et je suis également intrigué.
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« Répondre #665 le: 09Mars, 2011, 21:20:50 »

Pour accroître quelque peu ma culture et ma compréhension de l'époque Te-Deumiste je me suis plongé dans la lecture de « Henri IV et la France réconciliée » écrit par Gonzague Saint Bris...

Je ne sais pas ce qu'en pensent les historiens mais certaines choses m'interpellent me faisant douter du sérieux de cet auteur. Je ne parle même pas d'objectivité tant il est évident qu'il voue une admiration débordante pour son sujet.

Je n'en suis qu'au début et ce que je relève ne sont sans doute que des détails mais bon...

Il y a des problèmes de cohérence dans la narration, on commence un paragraphe en nous parlant de la mère de Henri IV on poursuit avec lui et on revient sur sa mère. Ou on nous parle de son enfance puis une aparté sur sa vie future, une digression sur son éminent aïeul François 1er et on en revient sur son enfance.

Il y a des contradictions comme de nous présenter « belle Rouet » tantôt comme l'amante d'Henri IV tantôt comme celle de son père veillant sur lui à l'heur du trépas...

Enfin il y a des phrases purement absurdes comme celle-ci :
« Est-ce à ses précepteurs qu'il doit sa maîtrise virtuose du français ou est elle naturelle chez ce futur souverain dans lequel coule le sang, si spirituel, des Valois, enrichi de la tradition érasmienne de Marguerite d'Angoulême ? »


Pourtant je vais poursuivre ma lecture en essayant d'en retirer ce qu'il y a de bon.
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« Répondre #666 le: 15Mars, 2011, 22:56:59 »

Qqu'un saurait me dire si le diptyque de Fejtaine sur les Mérovingiens vaut le coup ?  (les Reines pourpres)
(sachant que je me suis pas mal emmerdé sur sa trilogie des elfes)
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« Répondre #667 le: 16Mars, 2011, 17:05:44 »

Je viens de terminer la lecture de Lavinia, d'Ursula K. Le Guin, et il s'agit vraiment d'un beau roman.

A l'origine, Lavinia est un personnage tout à fait secondaire de l'Enéide. Il s'agit de la princesse latine qu'Enée épouse en Italie, après avoir vaincu la coalition de Rutules et de Latins qui voulaient repousser les Troyens à la mer. Virgile ne lui consacre que quelques vers. Ursula K. Le Guin a décidé de reprendre ce personnage, et d'en faire le narrateur-personnage de son roman.

Par le point de vue de Lavinia, on découvre l'Enéide sous une perspective différente. Il s'agit de l'épopée vue par les femmes, ou vue par les personnages secondaires, ceux qui occupent les marges du récit. En soi, cet angle est déjà très intéressant. Il faut y ajouter la peinture d'une Italie archaïque, et pourtant déjà terriblement familière : une Italie de petits royaumes champêtres, semée de petites villes, de colonies grecques, de tribus montagnardes, de séduisantes cités étrusques… Les Sept Collines ne sont encore qu'une région insalubre, négligée par les Latins, où s'est installée une fragile colonie grecque. Les colons étrusques qui s'y installent lui donnent le nom étrusque du Tibre, Ruma, mais l'Urbs n'est encore qu'un vague fantôme d'un incommensurable futur. Le royaume de Lavinia est d'ailleurs voisin des Sept Collines, mais ne l'englobe pas.

Le milieu du roman est bien sûr traversé par la guerre, mais on est assez loin de l'épopée. Lavinia n'assiste qu'à quelques combats autour de Laurentium, sa ville natale ; la plupart des affrontements ne lui sont rapportés que par ouï dire, par prophétie ou par témoignage des blessés, des mourants ou des vainqueurs. Le cœur du roman est consacré à la vie d'une femme dans une société archaïque, toute pétrie de rites, de pragmatisme et de familiarité.

Bref, si vous cherchez de la sword & sorcery, passez votre chemin. En revanche, si vous cherchez une fantasy subtile (car il s'agit de fantasy, la postface est éloquente sur ce point, attestant que le lieu romanesque est une Italie rêvée entre le monde héroïque de Virgile et l'âge du bronze), si vous cherchez une œuvre littéraire dont la narration fait parfois preuve d'une virtuosité raffinée, si vous cherchez l'immersion dans un monde à la fois très lointain et très familier, il faut lire Lavinia. C'est un récit plein d'ombres et de lumières, où la mort et le mythe se marient de façon subtile pour nous ouvrir des perspectives troublantes sur le sacré.
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« Répondre #668 le: 16Mars, 2011, 17:28:41 »

Qqu'un saurait me dire si le diptyque de Fejtaine sur les Mérovingiens vaut le coup ?  (les Reines pourpres)
(sachant que je me suis pas mal emmerdé sur sa trilogie des elfes)

Il me semble t'avoir répondu déjà sur le sujet  non ?
*recherche intensive*

Ah-ah ! Je redis ce que j'avais dit :

Citation
L'histoire romancée de Frédégonde par l'auteur de la trilogie des Elfes. Pas de fantasy dans cet ouvrage : mais un un roman historique assez palpitant et qu'on sent documenté lors de l'apparition de petits détails de la vie quotidienne. Ce qui est assez plaisant c'est qu'a part une vague trace de fantastique (mais alors vraiment une goutte dans l'océan) on se régale à suivre les machinations et les frasques de la futur épouse de Chilpéric ainsi que son entourage. C'est bien écrit, il y a du suspens, des détails historiques intéressants et on se laisse prendre au jeu. On retrouve le fameux évêque Prétextat assassiné sur son ordre en 586 et l'auteur donne une autre justification à son meurtre.

Un bon ouvrage qui donnera envie de se refaire du "Avant Charlemagne".
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« Répondre #669 le: 16Mars, 2011, 18:12:18 »

Je viens de terminer la lecture de Lavinia, d'Ursula K. Le Guin, et il s'agit vraiment d'un beau roman.

Est-ce que tu as lu Guenièvre, de Nancy McKenzie ? Sinon, ça te plairait peut-être. C'est une version du cycle arthurien narrée par Guenièvre.
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« Répondre #670 le: 16Mars, 2011, 18:17:09 »

Je viens de terminer la lecture de Lavinia, d'Ursula K. Le Guin, et il s'agit vraiment d'un beau roman.

Est-ce que tu as lu Guenièvre, de Nancy McKenzie ? Sinon, ça te plairait peut-être. C'est une version du cycle arthurien narrée par Guenièvre.

C'est comme les Brumes d'Avalon en somme ? 
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« Répondre #671 le: 16Mars, 2011, 18:18:33 »

Sache que le Djihad rouge arthurien est sur tes traces. 
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« Répondre #672 le: 16Mars, 2011, 18:53:54 »

Je viens de terminer la lecture de Lavinia, d'Ursula K. Le Guin, et il s'agit vraiment d'un beau roman.

Est-ce que tu as lu Guenièvre, de Nancy McKenzie ? Sinon, ça te plairait peut-être. C'est une version du cycle arthurien narrée par Guenièvre.

Je dois avouer que depuis que j'ai été victime de (la traduction française de) Marion Zimmer Bradley, je me méfie des réécritures arthuriennes comme de la peste !  Mais à l'occasion, il faudrait que j'y jette un œil…

Pour revenir à Lavinia, l'intérêt du roman ne réside pas seulement dans l'adoption du point de vue d'un personnage féminin - même si, bien sûr, c'est un axe capital chez Le Guin. Il y a un autre volet dans ce roman, dont je n'ai pas trop voulu parler pour éviter de le déflorer, mais qui donne quelques pages absolument magiques : c'est le rapport à la mort et à l'immortalité. Ursula Le Guin est une vieille dame qui réfléchit à la mort et qui dispose d'une vaste culture classique (elle a fait une thèse sur la poésie de Ronsard, après tout !) ; cela se ressent profondément dans Lavinia. Certaines pages véhiculent un enchantement très sombre, dans une région indécise entre vie et mort, oubli et tradition, effacement et mythe. C'est superbement trouvé, et parce que c'est très élégant, c'est écrit avec naturel, sans affectation, au point qu'un lecteur étourdi pourrait très bien passer à côté. Mais chut ! Je n'en dis pas plus.
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« Répondre #673 le: 16Mars, 2011, 19:00:58 »

Je dois avouer que depuis que j'ai été victime de (la traduction française de) Marion Zimmer Bradley, je me méfie des réécritures arthuriennes comme de la peste !  

D'une manière générale, j'aurais tendance à te donner raison, hélas.

Mais au fait, tu n'as jamais pensé à commettre une réécriture de mythe historique toi-même ? ça pourrait avoir de la gueule. 
« Dernière édition: 16Mars, 2011, 19:24:32 par Glorfindel » Journalisée
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« Répondre #674 le: 17Mars, 2011, 09:26:38 »


Mais au fait, tu n'as jamais pensé à commettre une réécriture de mythe historique toi-même ? ça pourrait avoir de la gueule. 

Merci pour le commentaire.

Et oui, j'y ai pensé et j'ai même commencé.

Les quelques nouvelles que j'ai publiées ici ou là et qui n'appartiennent pas au cycle du Vieux Royaume touchent à un matériau plus ou moins mythique et plus ou moins historique. Celles qui marchent dans l'ombre est une modeste variation autour de l'Orestie et de la famille royale de Thèbes ; Kenningar a pour sujet Egill Skallagrimsson, personnage semi-historique méconnu mais que je considère comme mythique ; Préquelle est une rêverie pré-hunnique sur le mythe de l'épée du dieu de la guerre des peuples scythiques, qu'Attila a récupéré dans sa propagande.

Quant au roman sur lequel je travaille, il s'inscrit en plein dans cette démarche, puisque mes personnages principaux (Ambigat, Bellovèse et Ségovèse) viennent tous trois d'une page controversée d'Ab Urbe Condita de Tite Live. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles Lavinia m'a attiré : bien que l'action ait un cadre géographique et des personnages différents, le principe du sujet est un peu identique, puisqu'il s'agissait de broder autour d'un personnage ébauché par un auteur augustéen traitant d'une époque archaïque.
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