Les Salons de la Cour

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Usher
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« Répondre #600 le: 02Septembre, 2010, 22:22:20 »

Ca fait un moment que Philippe Walter publie : j'ai sa Mythologie chrétienne qui remonte au début des années 1990…
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Glorfindel
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« Répondre #601 le: 02Septembre, 2010, 22:31:08 »

Oui, je sais bien. En fait, j'étais passé du maître au jeune padawan et c'est  de ce dernier, Guillaume Issartel, donc, que je disais qu'il commençait juste à publier. Comme quoi, l'abus de pronoms personnels tue la communication. Désolé.
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Usher
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« Répondre #602 le: 03Septembre, 2010, 08:55:48 »

Au temps pour moi : j'avais mal lu ! C'est pourtant assez clair… 
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Rom1
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« Répondre #603 le: 03Septembre, 2010, 09:03:19 »

Citation
Par exemple La Pérégrination vers l'Ouest dont j'ai déjà parlé dans ce fil.

Ouvert vers les autres cultures en plus, bravo.
C'est tjs cool d'avoir un professeur qui vous marque dans la vie. AMHA, ça se perd bcp actuellement, cette figure de l'enseignant passionné capable de motiver par sa seule passion, son sérieux, son érudition.
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Glorfindel
Invité
« Répondre #604 le: 03Septembre, 2010, 11:04:54 »

Citation
Ouvert vers les autres cultures en plus, bravo.


Ouaip. Si tu vas jeter un oeil à l'article d'Issartel vers lequel j'ai mis un lieu, tu verras qu'en étudiant un modeste conte de fée, Boucle d'Or et les trois ours, il arrive à établir des rapprochements très pertinents avec la  matière arthurienne, des sagas islandaises, et les traditions orales de peuplades sibériennes. C'est ce qui fait l'intérêt des études de mythologie comparée, et c'est un peu la marque de fabrique de ce qu'on pourrait appeler pompeusement "la petite école walterienne".

Pour la petite histoire, lorsque je faisais mon mémoire sur les traits solaires du personnage de Gauvain (le neveu d'Arthur, un chevalier dont la force croît et décroît suivant le cours du soleil ; elle est à son paroxysme lorsque l'astre est à son zénith), je m'employai à confronter les textes romans avec la matière celtique, et particulièrement irlandaise. C'est alors que Walter m'avait conseillé de faire un tour par le Mahabharata, et de me pencher sur Karna, le fils du soleil, et sur la roue de son char qui s'enfonce dans la terre au moment de sa mort. C'est comme ça que j'ai découvert le Mahabharata, et à l'époque j'étais loin de me douter qu'un JdR comme Devâstra en serait un jour inspiré. Chose que je trouve géniale, d'ailleurs. ça montre que le JdR peut avoir une dimension culturelle, et qu'il peut faire découvrir des oeuvres qui le méritent.

Citation
C'est tjs cool d'avoir un professeur qui vous marque dans la vie. AMHA, ça se perd bcp actuellement, cette figure de l'enseignant passionné capable de motiver par sa seule passion, son sérieux, son érudition.


Il est bien possible que ce soit la tendance générale, mais personnellement, je ne l'ai pas trop constaté, ayant eu beaucoup de très bons profs pendant mes études.
« Dernière édition: 03Septembre, 2010, 11:06:26 par Glorfindel » Journalisée
Cuchulain
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« Répondre #605 le: 03Septembre, 2010, 18:05:25 »

Je viens de finir "Beau comme un aéroport" de Douglas "Guide du routard Galactique" Adams. C'est loufoque, absurde, rempli de personnages haut en couleurs parfois totalement délirants et de cette touche d'humour british que j'aime tant. Il y a plusieurs passages ou j'ai du m'empêcher d'exploser de rire dans les transports en commun et pendant les 3/4 de l'ouvrage je me suis bidonné. Vraiment je conseille ce petit bouquin de poche pour ceux qui ont aimé son guide du routard galactique.

Au chapitre des défauts... Eh bien disons qu'on retrouve cette tendance à l'essoufflement dans l'humour et le délire, comme si l'auteur avait du mal à conclure et se lassait progressivement de son histoire. Ça reste amusant mais on ne s'esclaffe plus toutes les deux pages...    Une bonne inspiration pour Conspirations dans le genre enquête décalé et absurde en tout cas.
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« Répondre #606 le: 10Septembre, 2010, 00:52:08 »

Je suis en pleine période "Andersonienne"... Je me délecte actuellement du cycle de  "La Patrouille du temps" de Poul Anderson.
Ca comble à la fois mon  goût pour les histoires de voyages dans le temps, mais aussi pour les romans historiques (car à première vue c'est plutôt bien documenté) et les uchronies (notamment celle ou l'Empire Romain n'a jamais pu se développer ayant perdu contre Carthage !).

Sur les conseils de Cuchu, je viens de lire moi aussi le premier recueil de nouvelles de "La Patrouille du temps" (bon certes en anglais pour ma part)
J'avais une certaine appréhension, puisque les nouvelles ont été écrites entre 1954 et 1959 ... Mais ca n'a pas pris de coup de vieux. L'auteur évitant savammment de parler trop du futur proche, tout en délirant des XXIVemes siècles et leur technologie.
Le style est pas littéraire, peu de longues description : ca va à l'essentiel. Mais à coté de ca, ca bouge bien et les scénarios sont très bien ficelés.
Je me range derrière Cuchu (du coup on me voit plus  ) et conseille moi aussi "guardians of time". Pour ma part je vais surement commander le tome suivant.
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« Répondre #607 le: 15Septembre, 2010, 17:29:45 »

J'ai terminé hier le premier tome de Mathias Sandorf, de Jules Verne.

C'est du Jules Verne, hein. Ca coule de bons sentiments.  Les "gentils" sont vraiment gentils, pleins de noblesse d'âme, de générosité, de patriotisme, de sens du sacrifice, d'amour pour leurs proches... Comme la nature est bien faite, ils sont souvent bien faits aussi, de noble prestance, de haute taille, le corps vigoureux et agile. Les "méchants", eux sont... ben très méchants. Ils ne voient que leurs intérêts, sont attirés uniquement par l'argent, n'hésitent pas à trahir, vendre des innocents pour s'emparer de leurs richesses, ne reculent devant aucune bassesse et n'aiment pas leur famille.

Si l'on accepte ces postulats, cette première partie de roman (je devrais récupérer la suite en août) est plutôt bien, et rachète le mauvais souvenir que j'ai de "L'Etoile du Sud" (dont j'ai parlé plus haut, ici même).

En quelques mots, trois Hongrois patriotes complotent pour délivrer leur pays du joug autrichien. Leur complot est découvert par un banquier et son complice aventurier. Ces derniers décident d'infiltrer les comploteurs, puis les dénoncent (pour pouvoir récupérer leurs richesses). Emprisonnés, condamnés à mort, l'un d'eux Mathias Sandorf, parvient à s'échapper. Ayant appris durant sa captivité la trahison des deux affreux, il prend sur lui le devoir de "faire justice". Après une semaine de cavale, il est rattrapé, tombe à la mer sous une grêle de balles, et son corps n'est jamais retrouvé.

15ans plus tard, un mystérieux "Docteur Antékirtt", aux connaissances (scientifiques et psychiques) et à la richesse apparemment sans limite arrive à Raguse, la ville où le banquier s'est retiré pour vivre confortablement...

J'ai terminé le second tome hier. C'est égal au premier, donc plutôt bien, même si la tension dramatique est moindre, car c'est une happy end. Le "retournement de situation totalement inattendu" de la fin est en fait éculé depuis au moins Molière, quand même (avec la fille de la personne haïe dont le jeune homme s'était épris, qui est en fait l'enfant enlevée très jeune au héros). On s'y attend depuis un bon moment quand ça arrive...

C'est plaisant, mais ça ne vaut pas un Michel Strogoff.
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« Répondre #608 le: 15Septembre, 2010, 19:56:21 »

Je suis en plein dans Gallica de Henri Loevenbruck. C'est très plaisant, voire même captivant.  Le résumé de l'éditeur :
1154 : imaginez une France de légende, nommée Gallica... Dans le comté de Tolsanne, on raconte que, pendant la nuit de la Saint-Jean, un jeune homme marcha dans les flammes pour sauver un loup du bûcher. Son nom était Bohem, le fils du louvetier
Quatre ans plus tard, sa vie bascule : son village et sa famille sont massacrés par de mystérieux guerriers. Terrorisé, il s'enfuit, traqué par des forces sanguinaires dont il ne sait rien. Sur les routes de Gallica, Bohem rencontre alors les Compagnons du Devoir, jeunes artisans qui parcourent le pays et dont l'étonnante fraternité lui vient en aide. En chemin, il apprend qu'il est devenu l'objet de toutes les convoitises politiques et religieuses du royaume. Il doit échapper au roi de Gallica, à la Milice du Christ et à un ennemi inconnu qui semble tout savoir de ses origines : le Sauvage. Face au danger, Bohem s'efforce de comprendre pourquoi on le pourchasse et découvre sa surprenante affinité avec les Brumes, ces créatures légendaires, ces licornes, ces loups que les hommes exterminent. Or Bohem le devine : son destin est caché dans le secret des loups


J'avais longtemps hésité à l'acheter, puis je l'ai vu chez un ami et ça m'a titillé. Du coup quand je l'ai vu en bibliothèque 3 tomes rassemblé en un gros volume je me suis rué dessus. 
Donc comme je le disais c'est bien écrit et se lit bien. L'intrigue vous tient en haleine et donne envie de tourner les pages pour en savoir plus. Ça me fait penser aux ouvrages de Guy Gavriel Kay (et c'est un point positif pour moi) qui sont quasi-historiques, l'auteur fait un pays qui a "presque le goût de.." histoire de pouvoir développer son intrigue en dehors des contraintes de l'histoire. Malgré le décalage : on reconnait aisément , entres autres : les templiers, Alienor d'Aquitaine, Constance de Castille et autres personnages historiques.
Quoi d'autre ? Le personnage de Bohem se complexifie au fur et à mesure des pages et malgré le côté "je suis l'élu" parfois redondant en fantasy, l'auteur tire son épingle du jeu grâce aux tourments intérieurs et aux hésitations du héros.

Quelques reproches : la langue d'Oc ressemble assez au français pour que j'en comprenne quelques bribes, mais retranscrire des poèmes entiers sans traduction ça va une fois mais au bout du Xe ça lasse un peu... Si la France et l'Angleterre sont crédibles, l'Irlande l'est assez peu et l'auteur ne semble pas vraiment renseigné sur la civilisation celtique. Les druides sont assez kitch ; les tuathan (on peut imaginer que ça viens des Tuatha de Dana, mais "tuath" ça veut dire peuple et le mot tout seul fait joli mais ne veut rien dire) des guerriers peints comme aux premiers temps des celtes qui se ballade au 12e siècle ça fait curieux, de même que la survivance des druides (pas de St Patrick dans le monde de Gallica ?).
C'est visiblement la suite de "La Moïra" il faudra que je le lise.

En conclusion : c'est un bon bouquin et je le conseille.
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« Répondre #609 le: 15Septembre, 2010, 22:53:15 »

je relis Nemesis d'Asimov.
c'est une espèce d'ovni dans l'oeuvre du maître... totalement pas dans le ton habituel du bonhomme... avec même, shoking! un E.T. (chose qu'Asimov avait toujours refusé d'inclure dans ses livres précédents...). Et curieusement, j'aime bien. alors que les Robots et Trantor  beuh.... 
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« Répondre #610 le: 17Septembre, 2010, 15:16:24 »

En train de lire un livre au propos très intéressant : Guns, Germs and Steel, de Jared Diamond (je ne sais pas s'il existe une traduction française).
Il fait partie du "courant" de la global history / word history qui met en question la vision européanocentrée de l'Histoire. Fait intéressant, le Diamond en question n'est pas du tout historien de formation, mais biologiste (c'est quoi le nom des spécialistes des oiseaux  Huh?)

Pour résumer la question de recherche : pourquoi ce sont les Européens qui ont "découvert" les Amériques, conquis les empires Aztèques et Incas en si peu de temps, et imposé leur supériorité technologique dans le reste du monde, et non l'inverse? En d'autres termes : pourquoi la supériorité de l'Occident en gros à partir de la Renaissance.
Pour dévoiler un peu l'idée générale : ce ne sont pas les différences entres les hommes et les peuples, mais les différences entre les milieux dans lesquels les hommes et les peuples évoluent, qui sont à l'origine des fortunes diverses de ces sociétés humaines.

Il y a des parti-pris très clairs (idéologiques et méthodologiques), dont certains pourraient sans-doute être constructivement critiqués. Cela n'empêche pas le livre d'être extrèmement stimulant intellectuellement.

Je rajoute que c'est à la limite de l'étude historique. Il se penche sur des généralités et des paradigmes an-historiques, qui ont un impact capital sur l'histoire. Mais il y a assez peu de détails sur le passé des civilisations concernées.

Pour terminer, c'est extrèmement simple à lire, écrit avec humour et esprit, et orienté vers la recherche pratique de réponses, très à l'anglo-saxonne.

Je le recommande chaudement, ne serait-ce que pour pouvoir en discuter ici!
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« Répondre #611 le: 17Septembre, 2010, 19:16:55 »

ornithologue je pense...


moi j'aime beaucoup la théorie (mais je sais plus de qui elle est) selon laquelle l'Europe a eu sa chance en Amérique uniquement à cause de la peur panique de coup d'état de l'empereur chinois qui a rappelé sa flotte devenue trop puissante et surtout de son amiral, Zheng He. Il existe des indices faisant penser que cette flotte serait aller au moins jusqu'à Hawaï, voire même peut-être l'Ile de Pâques... 50 ans avant Colomb.
Si l'empereur n'avait pas eu cette soudaine envie de "repli géographique"  ou si l'amiral avait décidé de continuer ses explorations et de se tailler un royaume maritime (ce qu'il aurait tout à fait pu faire) l'Amérique aurait bénéficié du sens du commerce des chinois plutôt que de la barbarie des européens... entendons-nous bien les chinois ne sont pas moins barbares que les européens mais force est de reconnaître que leur technique est quand même plus subtile à cette époque là: on installe des comptoirs, on prends des épouses locales et on attend que la "civilisation" fasse "envie" aux barbares locaux... et là les conquistadores se seraient cassé les dents.

mais nous sommes à la limite du hors-sujet.

cependant il me semble bien que cette théorie fait partie d'un livre mais impossible de remettre la main dessus, si quelqu'un voit du quel je parle, je suis intéressée!
« Dernière édition: 17Septembre, 2010, 19:25:50 par Riddle » Journalisée
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« Répondre #612 le: 18Septembre, 2010, 15:16:20 »


cependant il me semble bien que cette théorie fait partie d'un livre mais impossible de remettre la main dessus, si quelqu'un voit du quel je parle, je suis intéressée!

Je pense qu'il s'agit de 1421, l'année où la Chine a découvert l'Amérique, de Gavin Menzies, éditions Intervalles, 2007 (pour la traduction française). Ca reste à conforter, mais il semble qu'il y ait des indices archéologiques troublants qui confirment cette hypothèse, comme la découverte d'épaves de jonques sur les côtes californiennes, si mes souvenirs sont bons…

Pour ma part, il me semble assez évident que l'atout principal des Européens en Amérique, ce fut la vérole. C'est très net dans la conquête de l'empire Inca, par exemple, où l'épidémie superposée à la guerre civile ont permis à Pizarro de cueillir cet immense territoire comme un fruit mûr.

Pour mesurer l'immensité des génocides accomplis dans le Nouveau Monde, lisez 1491 de Charles C. Mann (Albin Michel).
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« Répondre #613 le: 18Septembre, 2010, 15:20:49 »

Je pense qu'il s'agit de 1421, l'année où la Chine a découvert l'Amérique, de Gavin Menzies, éditions Intervalles, 2007 (pour la traduction française). Ca reste à conforter, mais il semble qu'il y ait des indices archéologiques troublants qui confirment cette hypothèse, comme la découverte d'épaves de jonques sur les côtes californiennes, si mes souvenirs sont bons…
Le site (anglophone) de Gavin Menzies apporte des informations et des illustrations sur le sujet.
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Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
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« Répondre #614 le: 18Septembre, 2010, 18:26:31 »


cependant il me semble bien que cette théorie fait partie d'un livre mais impossible de remettre la main dessus, si quelqu'un voit du quel je parle, je suis intéressée!

Je pense qu'il s'agit de 1421, l'année où la Chine a découvert l'Amérique, de Gavin Menzies, éditions Intervalles, 2007 (pour la traduction française). Ca reste à conforter, mais il semble qu'il y ait des indices archéologiques troublants qui confirment cette hypothèse, comme la découverte d'épaves de jonques sur les côtes californiennes, si mes souvenirs sont bons…

Pour ma part, il me semble assez évident que l'atout principal des Européens en Amérique, ce fut la vérole. C'est très net dans la conquête de l'empire Inca, par exemple, où l'épidémie superposée à la guerre civile ont permis à Pizarro de cueillir cet immense territoire comme un fruit mûr.

Pour mesurer l'immensité des génocides accomplis dans le Nouveau Monde, lisez 1491 de Charles C. Mann (Albin Michel).

D'où le "Germs du titre", oui. A titre indicatif, la population de "l'Empire Aztèque" est passée en un siècle de 20 millions à moins de 2 millions. Bel effort quand même.

Quant au livre de Menzies, il est tout de même très discuté dans la communauté historienne. Le fait qu'ils aient pu le faire n'implique pas forcément qu'ils l'aient fait. Les évidences archéologiques sont toujours intérprétables (il y a par exemple des épaves romaines au large du Brésil, sans doute naufragées et portées par des tempêtes). Mais le bouquin est intéressant, surtout à considérer l'immensité de la flotte (et des vaisseaux!) de Huen-Ze...
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