Les Salons de la Cour

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Marcellus Lesendar
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« Répondre #465 le: 15Décembre, 2009, 00:02:35 »

J'ai DÉVORÉ Max et les Maximonstres, le roman qui est sorti récemment. En partie tiré du film, lui-même tiré de l'album jeunesse. C'est une véritable merveille je trouve!
Ok je suis un sale fan des éditions du Diable vauvert, mais quand j'n'aime pas j'leur dis aussi

Bref, l'histoire a été carrément "améliorée" pour tenir dans un roman et ceci pas en tirant à la ligne comme on dit. Les chapitres sont montés de façon claire et souvent il s'écoule du temps entre deux. Je dis ça parce que je l'ai remarqué et que je pense que pour des gosses ça peut être sympa ce petit temps entre deux chapitres s'ils ne font pas comme moi et dévorent le livre en quelques heures:)

Bref, pour l'histoire, Max est un gosse assez fatiguant et malheureusement pour sa maman et sa sœur, infatigable et têtu. Il a une imagination débordante, mais contrairement à l'album jeunesse, il va VIVRE son aventure. Elle ne se déroule pas dans sa chambre!
L'enfant pour diverses raisons part de chez lui et ose pénétrer dans la forêt et s'aventurer même jusque sur un lac qui va se révéler être un océan à traverser, jusqu'à l'île des maximonstres où Max sera le Roi...
Même si le schéma est classique, la narration efficace, j'ai été un peu gêné par une chose principale... J'ai pas compris du tout la "morale" de l'histoire... Alors je me dis que si ça me donne cette impression, est-ce que l'enfant la verra? Est-ce que le livre lui aura appris quelque chose ou fait réfléchir sur un sujet final?
En tout cas, tout au long de l'histoire, on voit un gamin se défouler, se faire plaisir, se faire peur, réagir au quart de tour. C'est l'aspect psychologique de Max que j'ai aimé, pas tant pour le côté "crédible ou pas", mais pour la façon dont l'auteur racontait ses pensées...
Bref, je pense que ce livre, pour des gosses de 10-12 ans il est excellent. Des monstres super balèzes prêts à tout pour leur Roi, mais surtout pour avoir la vie qu'ils veulent mener. On est dans une sorte de conte de fées, puis finalement on retombe dans du concret tout au long de l'histoire. C'est assez génial je pense pour que des gosses plus âgés puissent aimer, mais seulement s'ils ont connu l'album jeunesse et en gardent un souvenir. Sinon j'ai peur que le livre leur semble un peu "simple". Il est pas "jeunesse jeunesse", mais pas vraiment ado non plus... Mais entre deux, il est parfait :p
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Marcellus Lesendar
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« Répondre #466 le: 15Décembre, 2009, 00:08:01 »

Tiens, comme un idiot, ça me fait penser que depuis deux semaines je lis (non sans difficulté, mais non pas non plus sans plaisir), Coalescence de Baxter.
C'est du bon ce livre je trouve!
La couverture du livre est clairement SF, la suite sans doute aussi, mais pour le moment je suis plongé dans les aventures d'une jeune fille à l'époque où l'empire romain est en difficulté. Elle survit face aux difficultés des gens abandonnés par l'empereur et face aux divers adversaires que la vie lui propose. En parallèle, on suit la vie d'un de ses lointains descendants.
C'est génial (voix de P. Sébastien) d'avoir rédigé le livre de cette façon, même si ça fait traîner affreusement l'histoire je trouve. J'ai atteint difficilement le moment où on se rend compte que la jeune fille de l'époque lointaine a bâti quelque chose de "dingue" qui a tenu jusqu'à aujourd'hui et je lis encore juste pour savoir si oui ou non j'suis dans un livre de SF
Bref, c'est loin d'être mauvais, mais je trouve ça lent et lent et lent... L'histoire n'avance pas, la narration est pas jouissive, les personnages ne sont pas vraiment vivants... Bref, il manque quelque chose pour que je sois ultime fan de ce livre, mais pourtant je n'arrive pas à décrocher vraiment totalement
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Ohtar Celebrin
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« Répondre #467 le: 15Décembre, 2009, 22:01:10 »

Suivant le conseil d’Usher, je me suis procuré les romans de Stéphane Beauverger*.

J’ai entamé la lecture du «Déchronologue »… je n’en suis qu’au début -chapitre 6- mais je suis d’ors et déjà conquit.

Si je spécifie que j’en suis au chapitre 6 c’est qu’il n’est pas précédé du 5 mais du chapitre 17 !!

C’est un concept tout à fait particulier, ce roman ne suit pas du tout l’ordre chronologique de l’histoire, les chapitre ne sont donc pas dans l’ordre.

Mais qu’est-ce donc que ce roman ?

C’est de la science-fiction ayant pour cadre les Caraïbes dans les années 1640-1650.
Il s’agit des chroniques d’Henri Villon capitaine du Déchronologue navire flibustier.

Des aventures au temps de la grande marine rehaussé de science-fiction.

Je ne sais si Xaramis l’a lu mais je gage que cela lui plairai.

Mais où est donc la SF dans ma description précédente ?
Dans le fait que les chapitres ne se suivent pas suivant l’ordre attendu… la trame du temps n’a rien d’immuable et lisse.
Une seconde n’est plus un intervalle défini entre deux instants donnés mais devient un élément dangereusement fluctuant :
Une arme.

Une petite citation pour la route :
Citation de: Stéphane Beauverger - Le Déchronologue.
« Fugit irreparababile tempus », écrivait Virgil… Come il avait tort !
 Je sais, moi, que les voiles du temps se son déchiré, pour porter jusqu’à mon siècle des choses qui n’auraient pas dû s’y échouer
A  mes yeux, les calendriers n’ont plus aucun sens, et les dates come les anniversaires ont pris des airs de garces mal maquillées.

Et voici la couv'



*
@ Usher : Le sieur Beauverger m’a fait éloge de ta façon « princière et très courtoise » de l’avoir salué après la remise de médaille.
« Dernière édition: 15Décembre, 2009, 22:04:37 par Ohtar Celebrin » Journalisée

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« Répondre #468 le: 15Décembre, 2009, 23:18:08 »


@ Usher : Le sieur Beauverger m’a fait éloge de ta façon « princière et très courtoise » de l’avoir salué après la remise de médaille.


Il devrait se méfier. Si j'affecte une manière "princière et très courtoise", c'est que je suis dans la période Ducatore de mes troubles bipolaires.
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« Répondre #469 le: 20Décembre, 2009, 11:10:05 »

Après moult tergiversations, je me décide à parler d'un roman qui a eu sur moi un effet paradoxal. Il m'a captivé (dans un premier temps), puis il m'a beaucoup énervé (dans un deuxième temps). Il s'agit d' Alexandre le Grand et les Aigles de Rome, de Javier Negrete, publié chez l'Atalante.

Alexandre le Grand et les Aigles de Rome est une uchronie. Le premier chapitre se déroule en 323 av. JC, à Babylone ; un complot fomenté parmi les familiers d'Alexandre (Roxane, une de ses épouses, et Perdiccas, un de ses Compagnons) conspire la mort du roi. Alexandre boit un plein cratère de vin empoisonné, et, selon notre histoire, doit périr dans les jours à venir… Mais voici que débarque un médecin étrange, du nom de Nestor, envoyé par l'Oracle de Delphes, qui accourt au secours du conquérant et le fait vomir à temps. Alexandre est sauvé. Début de l'uchronie.

Le roman raconte la façon dont Alexandre, après avoir conquis l'Asie, se tourne vers la Méditerranée. Il s'impose facilement, et en douceur, comme "protecteur" de la ligue hellénistique des villes de Grande Grèce, dans tout le sud de l'Italie, mais il trouve sur son chemin en Afrique une grande puissance, Carthage, qu'il ménage dans un premier temps, et en Italie centrale la belliqueuse république romaine, qu'il décide de conquérir. Par souci logistique, il ne se lance pas à la conquête de l'Italie avec sa gigantesque armée asiatique (qu'il a laissée dans son empire pour stabiliser ses conquêtes), mais à la tête d'une armée de 40.000 hommes, formée de troupes macédoniennes, de mercenaires grecs et de quelques escadrons de cataphractaires persans. Les forces en présence s'équilibrent donc avec les légions romaines, grossies par les troupes des cités soumises du nord de l'Italie.

La narration du roman, très classique, ne comporte pas d'audaces stylistiques mais se lit agréablement. L'univers antique, en revanche, est restitué avec un mélange d'érudition et de vivacité qui lui prête un remarquable effet de réel. Javier Negrete est professeur de lettres classiques, et il maîtrise parfaitement l'histoire grecque et l'histoire romaine : cela donne une reconstitution si soignée qu'on croit sans aucune peine à cette offensive macédonienne sur la Campanie. En fonction que l'on se trouve du côté macédonien ou romain, il emploie les calendriers grec ou latin ; les distances (stades ou miles), les mesures sont celles des deux civilisations. La reconstitution des armées, qu'il s'agisse des phalanges ou de la cavalerie macédonienne ou des vieilles légions républicaines (encore semi-tribales et éloignées des légions impériales), est passionnante. Le personnel est également captivant : d'un côté, on a l'entourage d'Alexandre, ses généraux survivants qui ne sont pas devenus les diadoques, mais qui sont bel et bien partagés par les jalousies, les rivalités, et guettent la chute du monarque pour se déchirer son empire ; dans l'autre camp, on a tout le personnel vieux romain de la République, des vieillards terribles comme Papirius ou l'effrayant Torquatus, des patriciens hellénisés comme Scipion, et un des ancêtres de César qui a déjà les dents longues. (Le parallèle m'a d'ailleurs paru un peu forcé, mais le personnage reste intéressant.)

Ajoutez à cela des éléments fort bien amenés sur Aristote vieillissant, sur l'importance des mathématiques dans le monde grec, sur les rituels religieux à Rome (roi de la Forêt, livres sibyllins, survivances haruspicines), et l'on obtient une Italie antique assez saisissante.

Alexandre m'a paru un peu trop parfait : non seulement le médecin Nestor l'a sauvé, mais il l'a aussi désintoxiqué, et il est redevenu sobre. Du coup, sans avoir rien perdu de son intelligence, il n'est plus porté à la démesure et aux coups de folie éthyliques, ce que j'ai regretté, car cela rend le personnage historique beaucoup plus complexe que le personnage uchronique. Pour rééquilibrer un peu la situation (qu'est-ce que Rome pourrait faire face au conquérant au sommet de sa forme ?…   ), Negrete a imaginé qu'Alexandre commence à souffrir d'un mal mystérieux, dont on devine assez vite qu'il s'agit d'une tumeur au cerveau. Maux de tête incessants, pertes momentanées de la vue, autant de symptômes inquiétants qu'il doit absolument dissimuler pour éviter un effondrement du moral des troupes et un coup de force de ses généraux.

Sur tout ceci, Negrete vient greffer des fils narratifs secondaires : qui est Nestor, le médecin qui a sauvé Alexandre ? C'est un homme amnésique, qui parle grec mais qui a le physique blond d'un celte, et qui possède des principes médicaux manifestement actuels. Quelle est cette comète qui passe tous les sept jours dans le ciel de l'hémisphère nord, et qui inquiète un mathématicien de l'armée d'Alexandre ? Quelle est la nature du marché que le Roi de la forêt a passé avec Alexandre, au point d'abandonner son sanctuaire et de devenir son ombre ? On pressent là toute une série de clefs à l'élucidation de l'uchronie… Et cela crée un effet d'attente très efficace.

Or c'est là que tout se gâte.

Parce que le roman se clôt sur l'affrontement final entre Rome et Alexandre, mais n'élucide rien d'autre. Il y a certes un épilogue plaisant sur les livres sibyllins, mais trois fils narratifs sur quatre restent en suspens ! A propos de l'un d'eux, on a bien une piste, en forme d'accroche pour un récit à venir… Mais pour les deux autres, rien ! Queue de poisson !

L'effet est tel que certains critiques ont présenté ce roman comme un "volume I". A ceci près que je n'ai trouvé nulle part sur le net la trace d'un volume II, pas même en préparation… Depuis la composition de ce roman, Negrete semble avoir écrit un roman historique sur la bataille de Salamine, mais rien sur Alexandre.

Du coup, le lecteur (ou du moins moi), affriolé par plusieurs effets d'attente savamment construits, se retrouve complètement frustré en refermant le livre. L'impression de s'être fait avoir par un reconstituteur de talent qui n'a pas su boucler l'enjeu uchronique du roman. D'où le paradoxe : c'est d'abord captivant, c'est ensuite très énervant. Très déroutant, en tout cas.

« Dernière édition: 20Décembre, 2009, 11:15:13 par Usher » Journalisée
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« Répondre #470 le: 03Janvier, 2010, 16:00:59 »

Je lis actuellement dans le cadre d'un séminaire :
"Die Wahlverwandtschaften" de Goethe. Les Affinités électives s'appelle-t-il en français.
Évidemment je le lis dans le texte et ne suis pas en mesure de vous dire si la traduction en français est bonne, n'y ayant pas jeté un œil, mais je peux vous dire:
"Que c'est joliment écrit !"
Ca me fait du bien aux nœils de lire un allemand aussi pur et poétique. Maintenant je sais pourquoi j'ai appris tant de trucs (comme du voc) paraissant si inutiles. Pour pouvoir apprécier Goethe dans tout son génie textuel. La classe.
Je sens que ça va me donner envie de me (re)plonger dans les classiques français ...
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« Répondre #471 le: 03Janvier, 2010, 16:36:23 »

La prise de Rome par les Gaulois : lecture mythique d'un événement historique.
Par Dominique Bricquel.

D'aucuns résument les bouquins mieux que moi. Aussi je reprends une description de l'éditeur :

"Entre 390 et 386 av. J.-C., les troupes gauloises menées par Brennus écrasent l'armée romaine près de la rivère Allia, à quelques kilomètres au nord de la ville de Rome, puis investissent cette cité, qui était à l'époque l'une des principales puissances d'Italie centrale. Obtenant une rançon très importante pour libérer la ville, les Gaulois repartent vers le Nord ; les historiens romains racontent qu'alors Camille, chargé de poursuivre les ennemis, aurait récupéré le trésor après une victoire rédemptrice, dans les environs de Pisaurum.Certains d'entre ces Gaulois s'établiront néanmoins définitivement en Italie du Nord et du Centre, comme les Sénons, dans les Marches actuelles, après une probable phase de mercenariat au service des principaux Etats de l'Italie, notamment auprès de Denys, tyran de Syracuse.Cette épopée a donné lieu sous la plume des Romains à toute sorte de légendes et de mythes, dont l'objet était de donner une interprétation intelligible et acceptable de cet événement désastreux. D. Briquel, professeur de latin à la Sorbonne, se propose de décrypter la structure et le sens de ces constructions historiographiques et mythiques."

Voilà, ce livre m'avait été conseillé par un de mes meilleurs amis (Gonz' pour LS et d'autres qui le connaissent) qui a un goût très sur en matière de lecture historique. Il m'avait dit que ça lui avait paru un éclaire intéressant sur la bataille des champs de Pelnnor . Je me suis donc fait offrir ce livre par Issia et l'ai lu par petit bout puis m'y suis sérieusement attaqué.

Bon déjà c'est un livre érudit, pas le genre de trucs qu'on lit dans le métro (même pour un furieux comme moi) l'auteur est érudit et utilise le Mahrabata indien et le ragnarok scandinave pour faire des comparaisons avec les récits d'auteur classiques comme Tite Live. Il démontre que les auteurs ont utilisé des schémas typiques des Indo-Européens pour décrire cet événement traumatisant. La prise de Rome est amené par trois fautes qui font appel aux 3 fonctions dégagées par Dumezil, et ces trois fonctions sont ensuite séparées lors de la prise de Rome, puis rassemblé par la figure héroïque de Camille. Je schématise grossièrement mais le livre montre que cette bataille "apocalyptique"' permet la renaissance d'une cité meilleure, grandie et parfaite.

La référence à Tolkien est légère même si certains éléments de la prise de Rome font effectivement penser à la chute de Minas Tirith. Un défaut est que la fin tire en longueur et qu'on sent que l'auteur voudrait traiter d'un autre sujet relié à la prise de Rome par les gaulois certes mais par un fil léger et j'aurais mieux vu sa fin au début. Toutefois il ne faut pas bouder son plaisir et ce livre est à conseiller aux amateurs d'histoire et de mythologie un peu au courant des théses dumziliennes.
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« Répondre #472 le: 03Janvier, 2010, 16:51:13 »

Autre livre, autre message :

Le seigneur de Samarcande : par R.E Howard aux éditions Bragelonne.

Ce recueil de textes de l'auteur Texan sont des nouvelles historiques avec parfois quelques touches de fantastique liées à l'Orient qu'il soit proche ou extrême. On retrouve plusieurs nouvelles inédites en français.

Première constatation : quand R.E Howard écrit des nouvelles inspirées par l'histoire, ça dépote ! On retrouve le style nerveux et les personnages "brut de pomme" habituels de l'écrivain. Ses héros sont entiers et ne font pas dans la demi-mesure.  Deuxième constatation : quand on lit les nouvelles on s'agrippe à son bouquin et on oublie le reste du monde ! C'est vraiment un conteur exceptionnel et ses aventures pleines d'exotisme font voyager et vibrer. Les personnages principaux ne sont pas des modèles de psychologie torturée mais agissent et vivent pleinement et on reste rarement indifférent à leurs actions héroïques. Troisième constatation :  le Texan bourrin que certains aiment à décrire est plutôt érudit  et habile dans l'art de s'immiscer dans les trous de l'histoire! J'ai écumé le net pour mieux comprendre les références et j'ai trouvé plusieurs références aux personnages historiques utilisés par Howard. Certains empires éphémères d'orient largement inconnus du grand public lui était familier et il utilise des interrogations, des trous, des plis de l'Histoire pour y caser ses récits. Un exemple à suivre pour les rôlistes amateurs de jeux historiques.

Bref je conseille et recommande cet ouvrage chaudement. 
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« Répondre #473 le: 07Janvier, 2010, 00:09:23 »

J'ai lu récemment "La Guerre d'Algérie"  de Guy Pervillé (qui avait été recommandé en ces lieux).

Ca se lit vite, et c'est du condensé (forcément, en 130 pages...)

A la page des regrets, Guy Pervillé jette un voile pudique sur les exactions du F.L.N., en nommant celles des Français, et ne parle absolument pas des réalisations de la France en Algérie (à croire que les colonisateurs n'ont fait que voler/profiter des richesses locales). Il ne parle pas non plus du lâchage des harkis par la France (une des pages les plus sombres de notre histoire), ou du massacre de la rue d'Isly...

Mais d'un autre côté, contrairement aux livres écrits il y a quelques années, il explique très clairement les raisons du mécontentement, son lent mûrissement, qui est devenu colère, jusqu'à l'explosion de la "Toussaint Sanglante" de 1954.
L'enchaînement des événements est très compréhensible. Le climat dans la métropole, le double-jeu de Gaulle, dont le ratage volontaire de la "paix des braves", tous ces événement qui me paraissaient obscurs sont bien mis en lumière...

Alors comme je l'écrivais, ce n'est pas exhaustif (cela ne prétend pas l'être), c'est du condensé, mais c'est d'une grande clarté...
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« Répondre #474 le: 07Janvier, 2010, 00:21:26 »

J'ai également terminé avant-hier "De Bons Présages" de T. Pratchett et N. Gaiman.

Je ne connaissais pas ces deux auteurs (j'avais entendu parler de sir T. Pratchett, et de son disque-monde) sans jamais l'aborder.

Au final, je suis un peu déçu... J'aime beaucoup, même énormément, la première moitié du livre. Il y a de l'humour à chaque page (le traducteur est clairement très bon), généralement dans le détournement des détails de la vie quotidienne, l'histoire est bien déjantée, on a l'impression de lire un scénario INS/MV sans mauvais goût. C'est vraiment un plaisir à lire...

Mais ensuite, ça se gâte un peu. Je trouve que ça part en vrille, pour finir un peu en n'importe quoi... L'humour est toujours présent, mais l'histoire part dans les excès. La deuxième partie n'est pas mauvaise, entendons-nous bien, mais elle est moins bonne que la première et la différence fait que je suis resté un peu sur ma faim...
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« Répondre #475 le: 07Janvier, 2010, 12:41:23 »

Puisque je suis dans une phase Michel Rouche, en ce moment, je viens de finir la lecture de son essai Les Racines de l'Europe, Les sociétés du haut Moyen Âge (568-888) (Fayard).

J'en suis aux 3/4 mais j'ai envie de crier : enfin, enfin ! ENFIN !! Enfin un bouquin sur le Haut Moyen Age qui s'intéresse à autre chose qu'à l'Europe continentale !!!  Sacré nom d'un chien !! Un topo rapide mais clair sur les sociétés celtiques pendant la période du haut M-A plus un topo sur les sociétés anglo-saxonnes !! C'est le premier bouquin en français que je trouve qui parle de l'Angleterre avant l'arrivée des Normands, ou de l'Irlande par exemple (même les livres sur l'histoire du pays passaient rapidement sur la période !) Ce livre est une mine d'or pour Ynn Pryddein, notamment sur l'organisation de la société celtique. 

Bon le seul reproche que je peux lui faire c'est de reprendre une thèse combattue par des spécialistes comme R. Boyer sur les épées des vikings de mauvaise qualité à cause des épées tordues retrouvées dans des tombes.

Mais bon sang ce que c'est agréable d'avoir des informations sur un sujet qui vous passionne et une foultitude de détails tous plus intéressants les uns que les autres. Merci à Usher de m'avoir aiguillé la dessus.  3drespect

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« Répondre #476 le: 07Janvier, 2010, 13:52:23 »

Mais ensuite, ça se gâte un peu. Je trouve que ça part en vrille, pour finir un peu en n'importe quoi... L'humour est toujours présent, mais l'histoire part dans les excès. La deuxième partie n'est pas mauvaise, entendons-nous bien, mais elle est moins bonne que la première et la différence fait que je suis resté un peu sur ma faim...

C'est problème de Pratchett : il ne sait pas finir une histoire. Dans les annales du disque monde, il y a comme ça pas mal de bouquin qui finissent un peu n'importe comment
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« Répondre #477 le: 07Janvier, 2010, 20:41:43 »

Puisque je suis dans une phase Michel Rouche, en ce moment, je viens de finir la lecture de son essai Les Racines de l'Europe, Les sociétés du haut Moyen Âge (568-888) (Fayard).

Tiens, ça a l'air intéressant. Je note dans ma "To read" list, qui est déjà bien longue en ce moment >< !
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Marcellus Lesendar
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« Répondre #478 le: 14Janvier, 2010, 14:35:37 »

Il m'a fallu presqu'un mois pour finir le Baxter, et ouais, c'est sympa, mais dur dur d'aller au bout tant c'est lent...
Par contre en trois jours, j'ai dévoré littéralement "Les chronolites" de Robert Charles Wilson.
Une narration efficace à la première personne, par un personnage principal assez peu motivé par l'histoire (presque un anti-héros), on est avec le personnage, on ressent avec lui ce qu'il se passe, et j'trouve ça hyper bon!
L'histoire est toute simple, des gigantesques monuments du futur apparaissent dans le présent des personnages (vers 2020). Ces monuments annoncent des victoires de Kuin pour dans une vingtaine d'années. Le problème, c'est que personne ne connaît ce type, personne ne sait comment sont arrivés ces monuments.
Personne? Si une personne (au moins), une ancienne prof de fac du personnage principal. C'est une prof qui s'est spécialisée dans les phénomènes liés à la causalité. Elle a une façon de penser qui lui permet d'aborder les "Chronolithes" intelligemment.
En effet, est-ce que c'est notre destinée que de se faire vaincre par ce Kuin? Peut-on y faire quelque chose? Peut-on contrer cette avancée inexorable? L'avenir est-il écrit? Le passé est-il réellement figé? Est-ce que le hasard est si hasardeux?
Bref, des questions sans réelle réponses, mais des pistes de réflexions intéressantes, stimulantes. Des pistes amenées par des personnages auxquels on s'attache, avec qui on est "à fond".
L'histoire en elle-même est rondement bien menée, avec tout ce qu'il faut pour que ça tourne sans nous perdre.
Le narrateur profite de son statut pour passer sous silence les années "creuses" ou les moments peu intéressants selon lui, ce qui laisse le lecteur vraiment tout le temps motivé.
Les seuls points noirs sont quelques passages où l'auteur maîtrise mal sa narration (à mon goût). En gros, il raconte quelque chose, coupe pour raconter quelque chose de simultané mais se passant plus loin, pour couper net et revenir à ce qu'il racontait. Sauf que ça ripe, on voit la mécanique et c'est dommage. On sent le "faux". Bon, c'est détail mais ça m'a fait tiquer.
La fin est peut-être un poil abrupte je trouve, mais d'un autre côté, j'aurais sans doute aimer qu'il ne finisse jamais.
Comme pour Rollback, le sujet me plaisait et la narration m'a gardé prisonnier. Sans répit, je suis arrivé à la fin, en regrettant de n'être pas sûr d'avoir un si bon livre à lire ensuite

Bref, je vous conseille Chronolithes, un bon livre de SF!
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« Répondre #479 le: 14Janvier, 2010, 15:20:09 »

C'est problème de Pratchett : il ne sait pas finir une histoire. Dans les annales du disque monde, il y a comme ça pas mal de bouquin qui finissent un peu n'importe comment

Un autre problème est l'inégale qualité de l'oeuvre : dans le Disque-Monde, à côté de petites merveilles comme Trois soeurcières ou Les Petits Dieux (jubilatoire pour le mécréant que je suis et éprouvant pour le chrétien sincère qui en plus de croire en Dieu croit en l'Eglise), Au gué, le Cinquième Eléphant et Guet des Orfèvres (chefs-d'oeuvre d'ironie, avec un improbable mélange entre merveilleux et basse politique en prime), on trouve des immondices comme Sourcellerie (poussif autant que grobill), et Faust Eric (rien que le nom du dieu Quetzduffelcoat est affligeant, on dirait du Lanfeust).

Il ne faut surtout pas lire le cycle dans l'ordre, en fait.
« Dernière édition: 14Janvier, 2010, 15:21:42 par Macbesse » Journalisée

Le monde ne veut pas de politique. Il lui faut le vaudeville français et la soumission russe à l'ordre établi. Lermontov
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