Les Salons de la Cour

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« Répondre #450 le: 20Octobre, 2009, 22:31:26 »

Merci !
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« Répondre #451 le: 21Octobre, 2009, 13:37:45 »

J'ai lu les 5 tomes principaux de Fondation de Asimov.
Les 3 premiers méritent leur réputation de monstre de la SF, car ils posent quand même certaines bases sur lesquelles la majorité des auteurs travailleront par la suite. En plus ça a plutôt bien vieilli.
Par contre les 2 suivants sont moins bien, sans être totalement mauvais. En soit ils sont bon ... Juste décevant par rapport à ce qui avait été fait avant. Mais je conseille ce cycle tout de même à toute personne aimant la SF :-)

Maintenant je me lance dans :

http://www.amazon.de/Gewitter-%C3%BCber-Pluto-Heinrich-Steinfest/dp/3492053106/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1256117831&sr=8-1

c'est sur que peu d'entre vous l'ont lu   Grin
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« Répondre #452 le: 21Octobre, 2009, 21:49:33 »

Je pense qu'il faudrait dire "c'est un livre qui m'a plu", plutôt que "c'est bien". Je comprends qu'on puisse le laisser porter par un roman de ce genre (je me suis laissé porter, moi-même, quand je l'ai lu). Tous les goûts sont dans la nature, même les moins bons.

Oh mais je ne reproche pas à Cuchu de l'avoir aimé, je me demande juste comment c'est possible d'aimer ce livre et j'aimerais qu'il développe, par pure curiosité.
(ma formulation initiale était peut-être maladroite)

Je ne suis pas offensé du tout : je t'attends juste demain devant la tour des comtes de genève avec deux témoins pour un duel à mort. Etant l'offensé je choisis les armes : la gae-bolga. 

Pourquoi j'ai aimé ce cycle ? Hmm je ne suis pas très doué pour les critiques littéraires mais je vais faire de mon mieux. Tout d'abord je trouve le concept totalement original... On rassemble l'humanité toute entière depuis les temps préhistoriques jusqu'en 1999 sur une planète gigantesque avec de quoi se nourrir facilement... J'adore : les réactions sont totalement vraisemblables, fonder des royaumes, des territoires, se battre : bref refaire la même chose... J'aime ensuite le côté "mélange des genres" : le fait que Francis Burton collabore avec Mark Twain, Cyrano de Bergerac ou encore le prince Jean c'est pour moi un pur bonheur... Les différentes intrigues ne m'ont pas perturbé (dans le genre digressions de 50 pages : je connais bien des auteurs classiques qui nous l'on fait !), c'est de l'Aventure, de la vraie : pas de fausse excuse du genre : oui mais en fait c'est une réflexion sur la condition humaine tout ça... Non pas avec PJFarmer : ses héros sont attachants (mention spéciale à Joe Miller qui est un de mes préférés) et vivent des aventures palpitantes qui m'ont tenu accroché à chaque lecture ! Le dernier tome est peut être moins bien car c'est plus une réflexion sur quoi faire quand on a un pouvoir quasi divin ? J'aime le ton des personnages, le fait qu'il ne soit pas des parangons de vertus mais des héros à part entière : ils dépassent leur limites pour arriver au but !

Un des concepts qui m'a toujours fait rêver dans ces livres c'est de pouvoir visionner sa vie en entier : revoir certains moments et quasi les revivre. Ou le fait de pouvoir visionner la vie de n'importe quel être humain ! C'est quasiment une machine à remonter le temps et j'adore ce genre d'histoires (et je fantasme de pouvoir l'utiliser pour regarder certains moments intimes de starlettes bien connues euh je veux dire de voir les périodes historiques qui m'ont toujours passionnée !

Bref : je suis totalement fan de ce livre et de la série des hommes dieux. Je conseille également de lire l'intro du bouquin de Thoan faite par PJ Farmer en personne qui donne des détails troublants sur sa vision...
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« Répondre #453 le: 21Octobre, 2009, 23:24:03 »

Là, je comprends mieux : tu aimes le concept du bouquin.

De mon côté, je reconnais que l'idée de base est géniale... mais le traitement est en bois. Le tome 2 s'attarde sur la construction interminable d'un bateau qui ne part jamais... et le tome 3 reprend la même chose avec un zeppelin... (600 pages comme ça, fois deux). En plus, l'intrigue est centrée sur le mystère censé être révélé plutôt que sur les personnages, et cette révélation n'avance jamais.
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« Répondre #454 le: 21Octobre, 2009, 23:57:43 »

Là, je comprends mieux : tu aimes le concept du bouquin.

De mon côté, je reconnais que l'idée de base est géniale... mais le traitement est en bois. Le tome 2 s'attarde sur la construction interminable d'un bateau qui ne part jamais... et le tome 3 reprend la même chose avec un zeppelin... (600 pages comme ça, fois deux). En plus, l'intrigue est centrée sur le mystère censé être révélé plutôt que sur les personnages, et cette révélation n'avance jamais.

Ah oui je comprends mieux... Curieusement ça ne m'a pas gêné, je trouve que PJF arrive à faire passer ça très bien contrairement à Robin Hobb par exemple...
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« Répondre #455 le: 22Octobre, 2009, 20:45:35 »



Bref : je suis totalement fan de ce livre et de la série des hommes dieux. Je conseille également de lire l'intro du bouquin de Thoan faite par PJ Farmer en personne qui donne des détails troublants sur sa vision...

J’ai eu, à propos de cette intro, un échange de MP avec Xaramis pour savoir si, oui ou non, PJ Farmer était vraiment illuminé ou si ce paragraphe n’avait de but que de permettre au lecteur de s’immerger dans son univers.
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« Répondre #456 le: 28Octobre, 2009, 14:10:44 »

j'ai lu aussi balade choréïale. Je vois ce livre plus comme un appel à l'ouverture interculturelle, et comme dans bien des livres d'Ayerdhal, c'est l'obstination qui est mis à l'honneur.
Personnellement j'en serai presque à y lire un message politique, que je mettrais en résonance avec son demain une oasis qui montrerait un peu la position space-écologiste et liberté des peuples qui égrenne son œuvre.  

Son livre est à mon avis, un vrai appel à la réflexion et à l'engagement contre les dominations impérialistes...
Perso, j'ai bien aimé le message, je trouve que c'est plutôt pas mal écrit, mais ce n'est pas son meilleur titre.

Je n'avais pas eu la politesse de répondre à Nazareth : ce que je reproche à Balade Choreïale, c'est justement cet appel lourdingue à l'écologie et au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Bien sur, j'adhère à ce message, mais d'une part, je n'avais pas attendu Ayerdhal pour m'éveiller à la politique, et d'autre part, je trouve que le roman est noyé par toutes ces bonnes intentions de l'auteur. Le propos finit par tuer la littérature. Je l'avais moins ressenti avec Mytale, curieusement. Peut-être parce que l'univers est plus dépaysant.
« Dernière édition: 28Octobre, 2009, 14:59:03 par Macbesse » Journalisée

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« Répondre #457 le: 28Octobre, 2009, 14:55:11 »

Je termine Avec les moines soldats de Lutz Bassman, hétéronyme de Volodine. Au-delà de la fin du monde, dans un temps cyclique agité de soubresauts, après l'avenir, entre les rêves, le roman est à la fois familier et étranger. Il entraîne inexorablement le lecteur dans sa noirceur, au bord de l'abîme, devant le rien. Et je dois dire que j'aime.   (je suis acquis corps et âme à l'oeuvre de Volodine depuis que le Toucan l'a chroniqué en ces pages, et je n'ai pas encore été déçu une seule fois)

Juste avant, j'ai comblé une lacune de ma culture avec Ubik. Avec les forces de l'entropie qui régissent l'univers onirique des semi-vivants, il est à rapprocher du précédent. Ce que je regrette (l'oeuvre reste excellente), c'est d'avoir (quasiment) tout compris. J'ai été un temps délicieusement dérouté, mais Dick donne finalement les clés du mystère et malgré la paranoïa intrinsèque de l'oeuvre, il reste une ancre, celle du récit de SF. Du coup, je suis déçu, car je n'ai pas eu l'ultime chef-d'oeuvre promis, juste un très bon roman.

Toujours dans le rêve, Entrefer de Iain Banks, plus connu pour son cycle de la Culture, a été une lecture agréable. Un homme dans le coma rêve d'un pont interminable et massif, régenté par une bureaucratie kafkaïenne. La comparaison avec Kafka s'arrête malheureusement là : tout ou presque est expliqué, disséqué et rationnalisable, et jamais je n'ai éprouvé le choc ressenti à la lecture du Procès, du Chateau ou d'Amerika. Dommage ! C'est donc un roman honnête, bien écrit et inventif, mais il ne passe pas la barre.
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« Répondre #458 le: 28Octobre, 2009, 15:42:21 »

Je sais qu'il traine quelques profs de lettres en ces lieux  , alors je vais fayoter un peu, bien que n'ayant rien à y gagner.
Je relis régulièrement des oeuvres classiques, vous savez celles qui nous ont fait souffrir jusqu'en 1° au bac français et qu'on s'est empressé d'oublier. Eh bien aujourd'hui, j'y trouve une saveur toute particulière, loin de tout plaisir masochiste.
Il y a quelques mois, c'était "la faute de l'Abbé Mouret" : magnifique de poésie, des descriptions d'une finesse rare, au service d'une histoire bouleversante, dramatique et à mon avis, profondément érotique aussi (je deviens pervers avec l'âge ? )
Aujourd'hui, c'est "Lourdes" de Zola. Roman peu connu, ce grand anticlérical y décrit avec la précision d'un orfèvre LE miracle de Lourdes : la venue de millions de personnes malades ou valides depuis plus de 120 ans (pas à son époque évidemment) au pied d'une grotte pyrénéenne, à travers le destin croisé de quelques pèlerins. Ce livre est remarquable pour l'émotion qu'il laisse en permanence suinter, presque malgré son auteur et à rebours de son intention de critique négative. Il a fait du beau et de l'émouvant alors qu'il voulait faire un pamphlet.

Faites comme moi, avec Zola ou tant d'autres : oublié le traumatisme des épreuves du bac , les premiers cheveux blancs pointant sur les tempes, replongez-vous en confiance dans les "monuments" trop sacralisés de la littérature française, vous y trouverez des plaisirs rares et simples.  
« Dernière édition: 28Octobre, 2009, 15:44:38 par Yodram » Journalisée

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« Répondre #459 le: 29Octobre, 2009, 12:16:47 »

Ca y est, j'ai fini Avec les moines soldats et j'ai pris ma grande claque dans la figure avec le dernier chapitre, pardon, la dernière entrevoûte, récit au-delà de la mort, récit d'un anéantissement, d'un glissement vers l'absence de mémoire, de volonté, vers le non-être.
Si vous n'avez pas d'irritation sous-cutanée devant une écriture fragmentaire qui se contrefiche du narrateur, de l'intrigue et de la temporalité, n'hésitez plus. En plus, vous aurez une inspi pour jouer le scénario de Jibé avec plus de nuances, de mélancolie, de désespoir et de désespérance.  

Neige, d'Orhan Pamuk, que je viens de commencer, me paraît bien primesautier, alors qu'il traite de thèmes lourds, comme l'avancée de l'islamisme en Turquie, les réponses inadaptées de l'état, et en sourdine moque la posture facile de l'intellectuel contemplatif, adulé, pur... et inactif. L'écriture se déploie en volutes, comme de longs plans séquences, du moins pour l'instant. Certains trouveront peut-être ça lent, mais cette lenteur donne paradoxalement beaucoup d'intensité au roman.
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« Répondre #460 le: 29Octobre, 2009, 15:10:54 »

Dans la littérature médiévale, il y a une certaine idéalisation de l'image de la femme.
Ben pas dans la dame escouillée qui est un fabliau phallocrate, misogyne et brutal.

Dans la scène finale, qui donne son nom au fabliau, est grandiose.
Le comte envoie tout le château à la chasse. Il prétend avoir une migraine pour ne pas y participer.

Il est donc seul dans sa demeure avec sa sa femme, quatre brutes et belle-mère.
Il explique à cette dernière que si elle si orgueilleuse c'est parce qu'elle a des couilles qu'il décide de lui couper.
Celle-ci se retrouve donc maintenue sur le sol, pendant qu'il lui tranche la fesse droite, il trifouille la chaire pour en sortir un testicule de taureau, qu'il avait déjà préparée.
Une fois cette opération finie, au tour de la fesse gauche.

édifiant, non ?
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« Répondre #461 le: 01Décembre, 2009, 23:10:03 »

Après avoir lu les quatres premiers romans de la série « La Saga des Hommes Dieux » de Philip José Farmer je me suis plongé dans un petit roman comme on en fait peu :

« Demain les Chiens » de Clifford D Simak…

Un livre exceptionnel, vraiment.

C’est de la science-fiction d’un genre peu commun.
Difficile à définir… c’est plus proche de Fahrenheit 451 que de Star-Wars.
Mais cela ne vous donne pas une grande indication…


Ce roman est présenté comme un recueil de huit contes que les Chiens se racontent le soir à la veillé autours du feu…
Ces contes parlent des Hommes, des Robots et évidemment… des Chiens.
Cependant, les savant qui parmi les Chiens ont étudié ces contes n’arrivent pas à se mettre d’accord :
Les Hommes ont-ils vraiment existés ou sont-ils uniquement des créatures mythiques ?

Ha ! Oui, un détail d’importance :
Dans n’importe quel livre, le lecteur s’empresse de sauter la fastidieuse « note de l’éditeur » au début du volume… ce serait une terrible erreur pour celui-ci.

Voila cela vous donne peut-être une meilleur idée de ce qu’est ce livre, ce grand classique.

A lire sans tarder !
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« Répondre #462 le: 03Décembre, 2009, 00:54:28 »

"Nos Vaches Sacrées Guérir la France sans elles" de Ghislaine Ottenheimer.

Pour les allergiques aux bouquins politiques, à éviter !

Sans écrire un pamphlet contre la droite ou un brûlot contre la gauche, G.O. critique en fait tous les présidents et gouvernements qui se sont succédés en France depuis les trente glorieuses...

Pour remettre le livre dans son contexte, ça a été écrit en "fin de règne" de Chirac, avec Villepin en premier ministre et Sarkozy en ministre d'état.

Je vous fais un rapide résumé. Les idées énumérées ci-dessous sont celles de l'auteur, merci de ne pas sortit le lance-flammes tout de suite.

 L'auteur part de ce constat que beaucoup de gens considèrent la France comme foutue, et impossible à remettre en ordre. Pourtant, c'est encore un pays riche. Alors pourquoi cet abattement, cette impression que l'on ne peut rien faire  ? Le titre s'explique par cette métaphore avec les vaches sacrées de l'Inde, qui se trouvent sur le tracé de la route, mais que l'on n'ose pas déranger, et qui donc en empêchent la construction.

Pour Ottenheimer, nos vaches sacrées, ce sont nos services publics. Nous sommes ("nous", ce sont nos politiques) incapables de réformer en profondeur le service public, basé sur une structure d'ancien régime, qui n'a pas su se moderniser avec l'évolution technologique. Pour deux raisons : 1/ nous restons persuadés d'avoir le meilleur système au monde (la meilleure Education Nationale, alors que le niveau scolaire de la France diminue d'année en année en comparaison de celui des autres pays de l'O.C.D.E., la meilleure pression fiscale, alors que nos entreprises délocalisent et que les entreprises étrangères s'implantent moins chez nous que chez nos voisins, le meilleur fournisseur d'électricité, E.D.F., alors que nous sommes en retard par rapport aux pays développés en ce qui concerne l'enfouissement des lignes (d'où les coupures prolongées dès qu'un ouragan frappe une région), notre système de retraite, qui bat de l'aile, notre sécrurité sociale dont le déficit ne cesse d'augmenter d'année en année... et j'en passe) et 2/ nous dénigrons les autres exemples (les U.S.A. surendettés,  les trains anglais qui déraillent,...)
Elle dénonce également la tiédeur des divers gouvernements qui, devant l'ampleur de la tâche, la peur de la réaction de l'opinion, et la peur de bousculer nos "vaches sacrées" se contentent de mesures, lois qui viennent s'ajouter, amendent, ou modifient les lois existantes, ne faisant au final qu'augmenter la complexité de la lecture, sans rien arranger.

Dans un seconde partie, G.O. donne des exemples d'endroits où "ça a marché" : en France (le Havre), ou dans des pays limitrophes (Suède, Irlande,...)

Partant de ces exemples, elle donne des pistes pour "guérir la France" : du dialogue dès le départ ("être intransigeant sur les objectifs, mais dialoguer pour savoir comment les atteindre"), notamment en transversalisant les compétences dans la fonction publique, et en diminuant le nombre de couches du millefeuille. C'est pour ça que je précisais le contexte en début de ce message : elle parle de réformes en profondeur et de rupture avant l'avènement de Sarkozy, ainsi que de l'éventuelle suppression de régions, département, communes, débat qui a eu lieu il y a quelques mois...


J'ai personnellement bien aimé ce livre, qui m'a ouvert les yeux sur certains points, mais ça ne doit pas trop étonner les anciens de ce forum qui me connaissent...
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« Répondre #463 le: 04Décembre, 2009, 00:14:46 »

Lu en moins d'une semaine (c'est très léger), "Tolérance Zéro" de Patricia Cornwell.

Le titre, déjà, est déplacé. Il semblerait que le traducteur du titre n'est pas le même que celui du roman.         En effet, le titre original est "At risk", ce qui est traduit dans le roman à plusieurs reprises comme "En danger", et il n'est nulle part fait mention d'une "tolérance zéro"...

L'histoire ? Le procureur adjoint (une femme) dépêche un de ses gars enquêter sur un meurtre de plus de 20 ans jamais élucidé. Le soir même, le gars en question (le héros du roman) reçoit une lettre de menace et se rend chez sa supérieure et la sauve in extremis après qu'elle se soit faite violer par un voyou.

Les deux enquêtes progressent en parallèle, et semblent n'avoir rien en commun, on attend de savoir par quel rebondissement elles vont être liées... et on arrive à la fin du bouquin. Il s'agissait vraiment de deux histoires différentes ! Sans vraiment d'intérêt, d'ailleurs...

Ajoutez à ça un style assez... dépouillé de style, l'utilisation d'un présent brut (je dois être formaté au passé ; j'arrive difficilement à me plonger dans un récit au présent), quelques scènes inutiles d'un érotisme aseptisé... En fait, le livre lui-même est inutile.
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« Répondre #464 le: 15Décembre, 2009, 00:49:58 »

J'ai terminé Janua Vera ; j'en parle là :http://couroberon.com/Salon/index.php/topic,80.msg49743.html#msg49743
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