Les Salons de la Cour

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cavaillon
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« Répondre #330 le: 14Avril, 2009, 22:45:50 »

Bonsoir.

Retour de vacances, où j'ai pris le temps de lire un autre Harlan Coben (désolé, Usher, je gère ma bibliothèque en "F.I.F.O." (premier entré, premier sorti) : "Janua Vera" et "Gagner la Guerre" sont encore loin sous le lit) : "Innocent".

Harlan Coben est vraiment à mes yeux un grand du suspense. Il est difficile de se décrocher d'un de ses livres. Il n'y a pas trop de personnages, mais il passe de l'un à l'autre au moment des révélations et/ou des basculements (ficelle usée jusqu'à la corde mais qui marche toujours) et il enchaîne les rebondissements sans entamer la plausibilité de l'histoire (sérieusement embrouillée, d'ailleurs, mais c'est ce qui fait son intérêt).

Seule ombre au tableau, à la fin, tout n'est pas résolu, quelques points restent dans l'ombre (j'ai un esprit carré, et j'aime quand tous les fils sont ramenés à la fin), et les personnages comme la police se contentent d'un "ils ne le sauront jamais".

Mais sinon, j'ai beaucoup aimé, et le conseille aux amateurs de thriller.
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Usher
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« Répondre #331 le: 23Avril, 2009, 13:13:41 »

Il y a quelque temps déjà, j'ai lu Bastard Battle, de Céline Minard (Editions Léo Scheer), et je recommande vivement cet ovni littéraire aux amateurs de fantasy décalée et de pastiches.

L'action a lieu à Chaumont, au XIVème siècle, à la frontière entre le duché de Bourgogne et le duché de Lorraine. A la tête de son armée d'écorcheurs, le Bastard de Bourbon met la région à feu et à sang ; il s'empare de Chaumont au cours d'un assaut brutal, met la ville à sac en commettant les pires atrocités, puis décide d'en faire son repaire à partir duquel il lancera des rapines meurtrières sur les deux duchés voisins. Le narrateur, Denysot-le-clerc, épargné par le Bastard parce que celui-ci lui commande un livre, survit en intégrant la bande d'affreux. Mais il n'attend qu'une occasion pour se retourner contre le boucher… Et cette occasion va lui être donnée par Vipère-d'une-toise, une guerrière "chaoline", et Akira No Suké, un rônin "fils du Soleil Levant".

Car  Bastard Battle, c'est un court roman complètement foutraque, les sept samouraïs en pleine guerre de cent ans. Qu'est-ce que deux guerriers asiatiques trafiquent à Chaumont en 1437 ? A la limite, on n'en a rien à faire, car là n'est pas la richesse du roman. Ce que j'ai trouvé absolument extraordinaire, c'est que cette fatrasie fonctionne admirablement. Céline Minard prête à son narrateur une langue imitée du moyen français, pastichant Villon et Rabelais, conférant au texte une délicieuse saveur médiévale : or cette langue vieillotte, goûteuse et forte en gueule se marie parfaitement avec l'imaginaire des films de sabre. C'est la rencontre improbable, et parfaitement réussie, entre deux cultures populaires que tout semblait éloigner.

Jugez vous-mêmes :

Citation
Mais pour l'heure, on s'amusait dans la cour. Chantez paniers, vendanges sont faictes. L'église était évidée, toutes les âmes rôtissaient dans la cour.
(…) J'allais pour y voir quand un drille du bastard nommé Pochon Laumières sortit tout courbé de dedans l'église, la gorge dans les mains d'où coulait un sang abondant, gargouillant au lieu de crier, révulsé. Il arrosait les alentours en battant du pied, en fureur. Et voulant montrer derrière lui l'église noire qui l'avait rejeté comme un succube, il ôta une main de sa gorge. Le sang lui sortit du cou en un jet, il s'effondra à genoux, puis tout du long. Et lors on vit que sa teste ne tenait à son reste que par un gros bout de peau.
(…)
Par en bas, les compaignons s'estoient groupés autour de Laumières étalé, puis très vitement, dispersés en demi-cercle au pourtour du porche de l'église qui l'avait craché.
Ils criaient de sortir. C'étaient cinq des plus braves en formation de combat qui insultaient Iesus dieu la trinité et lui ordonnaient de sortir au jour les affronter. Avec force blasphèmes, et ils crachaient par terre. La brute du Hainaut, amy de Pochon Laumières, les heurta par derrière en les disant couards et gueux trouilleux de dieu, que lui ferait sortir ce vieillard et par la barbe, le trancherait à faux, lui mangerait le cüeur. Il entra avec ses armes au clair, le pas si lourd que les dalles du seuil en crissèrent. Il n'avait pas à peine passé le porche Sainct Jehan qu'il ressortait en déboulant les marches, la panse marquée d'une profonde croix rouge de l'ombilic au menton et flanc à flanc.
Sa roulade fit voir la taille nette sur les côtes découvertes puis il se recroquevilla en criant, tel un poussin dans son œuf sanglant. Il tressaillait du bide quand les cinq s'en approchèrent pour entendre ce qu'il hurla au sol gelé : bourdel de bran, une fu… une fumelle ! C'est une fumelle !Ce qui, plus que tout apparemment, le fit trépasser dans l'instant.
Le bastard accourt au cri et d'un geste ordonne ses hommes. Il se place au milieu, aile gauche couverte, aile droite couverte, main devant, main derrière, la dague au poing, la rondache au chef. Les aultres en demi-cercle plus larges, les archers puis les cavaliers.
Certains bourgeois point tout à fait écharpés profitent de la diversion pour se carapater. Ainsi soit-il.
« Dernière édition: 23Avril, 2009, 15:35:56 par Usher » Journalisée
Rom1
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« Répondre #332 le: 23Avril, 2009, 14:25:45 »

Ca a l'air assez (d)étonnant, faudra que je jette un oeil.

Citation
Vipère-d'une-toise

Personne du roman Au Bord de l'Eau par ailleurs.
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FaenyX
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« Répondre #333 le: 27Avril, 2009, 10:54:32 »

Là j'suis lancé dans Millenium, qu'est-ce que ça me lourde pour le moment... Vivement qu'j'arrive à la fin pour pouvoir dire si ça vaut tant le coup que ça...

Les 250 premières pages sont un peu fadasses. Puis, le récit se met à ronronner, un peu comme dans les grands romans américains, avec ce ventre mou où il ne se passe rien, semble-t-il. Enfin, c'est le crescendo et on se le prend sur le coin de la tête.
A mon avis, l'attente en vaut la peine.

Je suis en train de venir à bout du troisième tome de la trilogie de Larsson. Et je dois dire que, si j'ai apprécié les deux premiers volumes (et surtout le deuxième, extrêmement intense), le dernier ("La reine dans le palais des courants d'air") me fait l'effet d'un récit qui s'étire, s'allonge, s'embourbe, à force de multiplier les sous-intrigues, les intervenants. Dommage....

Pour en revenir aux réserves émises par Marcellus (et Loris aussi, je crois) sur les premiers tomes, il faut reconnaître que Millenium n'est pas facile à apprécier (même pour les deux premiers tomes). Prenant le temps de planter son décor, de faire entrer ses personnages en scène (et la prise de notes peut s'avérer utile, surtout dans le premier livre), Stieg Larsson donne un coup d'accélérateur après quelques centaines de pages (à la moitié du bouquin, grosso merdo)... trop tard, diront certains.

Enfin, pour les amateurs, l'adaptation cinématographique du premier tome ne saurait tarder à débouler sur nos écrans.
 
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cavaillon
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« Répondre #334 le: 04Mai, 2009, 22:26:40 »

J'avais écrit ici même qu'on ne m'y reprendrait plus... mais un autre lecteur de Robin Cook m'a expliqué que le seul que j'avais lu était son plus mauvais. J'ai donc lu "Cure Fatale" ces derniers jours.

Bon. C'est effectivement bien meilleur que le précédent, mais ça reste bien fade. On croule sous les clichés et les non-sens.

Clichés : au début, dans leur nouvelle clinique, tout est génial : les deux héros ont une augmentation de plus de 100%, la plus belle maison du coin (qui doit faire plus de 500m² et 8 pièces, pour un couple avec un enfant) et leur fille, atteinte de mucoviscidose, respire bien mieux. Ensuite, la situation se dégrade : madame est harcelée sexuellement, monsieur se fait vertement réprimander pour dépenses excessives quand il veut soigner ses patients, qui tombent comme des mouches, ils finissent par être tous deux licenciés, et leur fille fait une rechute...

C'est trop, ce n'est pas crédible !


Non-sens : madame a acheté un fusil pour se défendre, idée à laquelle monsieur était opposé : les statistiques montrent que les enfants jouent avec des armes chargées et meurent. Monsieur appelle à la maison, tombe sur sa fille (d'une dizaine d'années) et lui dit "il y a un fusil chargé appuyé contre la rampe de l'escalier. N'y touche surtout pas."         Après ça, madame montre à la fille comment charger, armer, enlever le cran de sécurité et tirer, puis lui explique le plus sérieusement du monde "ne le fais pas, c'est dangereux".     re-


A part ces débilités, l'histoire n'est pas mal, et on peut se laisser prendre au jeu. Mais ça ne casse pas des briques.
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« Répondre #335 le: 06Mai, 2009, 14:24:21 »

Dans la série des auteurs qui ont des idées qui sentent la morgue en grève, j'ai fini Les Racines du Mal de Dantec. Mouaif... Je suis a moitié convaincu. C'est bien écrit, ça ne manque pas de qualité littéraires, mais... peut-être est-ce que je découvre cette oeuvre trop tard. En tout cas la sensation de lire de la "rétro-SF" que l'on peut avoir en lisant ce livre aujourd'hui affadi le tout. C'est un bouquin trop marqué milieu des années 90 à mon humble avis. Voilà sinon c'est pas mal.
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« Répondre #336 le: 06Mai, 2009, 18:16:28 »

Citation de: Faenix
Enfin, pour les amateurs, l'adaptation cinématographique du premier tome ne saurait tarder à débouler sur nos écrans.
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« Répondre #337 le: 07Mai, 2009, 16:30:03 »

Dans la série des auteurs qui ont des idées qui sentent la morgue en grève, j'ai fini Les Racines du Mal de Dantec. Mouaif... Je suis a moitié convaincu. C'est bien écrit, ça ne manque pas de qualité littéraires, mais... peut-être est-ce que je découvre cette oeuvre trop tard. En tout cas la sensation de lire de la "rétro-SF" que l'on peut avoir en lisant ce livre aujourd'hui affadi le tout. C'est un bouquin trop marqué milieu des années 90 à mon humble avis. Voilà sinon c'est pas mal.


Moi j'ai lu récemment Babylon Babies de Dantec que j'ai énormément apprécié. Bien plus que le film Babylon AD qui est censé être son adaptation.
Alors si tu veux te faire plaisir avec le style de Dantec et une oeuvre actuelle et transhumaine, jete toi sur Babylon Babies, c'est très bon (et oublie Vin diesel  )
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« Répondre #338 le: 17Mai, 2009, 14:42:32 »

Des anges mineurs, d'Antoine Volodine.

Citation de: Antoine Volodine
J’appelle narrats des textes post-exotiques à cent pour cent, j’appelle narrats des instantanés romanesques qui fixent une situation, des émotions, un conflit vibrant entre mémoire et réalité, entre imaginaire et souvenir. (...) J’appelle ici narrats quarante-neuf images organisées sur quoi dans leur errance s’arrêtent mes gueux et mes animaux préférés, ainsi que quelques vieilles immortelles. (...) J’appelle narrats de brèves pièces musicales dont la musique est la principale raison d’être, mais aussi où ceux que j’aime peuvent se reposer un instant, avant de reprendre leur progression vers le rien.

"Des anges mineurs" annonce la disparition de l'homme de la surface de la planète. Mais que l'on ne s'égare pas. Il n'est pas question ici de millénarisme, de prophéties, encore moins de comète ou d'éclipse. Cette disparition n'est pas l'Apocalypse avec ses effets spécieux théologiques et son cortège de cavaliers, d'Antéchrist et de bêtes aux sept têtes. Chez Antoine Volodine, l'humanité s'éteint sans tragédie et fait une sortie en beauté ... "Des anges mineurs" est un livre magique dont la force est d'envoûter au vrai sens du mot le lecteur, de l'amener lui aussi par des opérations chamaniques à vivre ses derniers jours, à plonger dans ce monde en apnée, jusqu'à détenir le mot de la fin en demandant à l'auteur... "Et de nous deux, vous êtes lequel ?" (France Inter)

49 narrats, 49 images, certaines sont liées à d'autres par le rêve, la mémoire, un moment de vie partagé, une émotion, tous les narrats rencontrent forcément un autre narrat mais il n'y a pas de résolution, pas d'échappatoire transcendantale, pas de réunion ou d'égrégore. C'est un lent crépuscule, le récit décousu entre plusieurs époques de la fin de l'humanité, en silence.

A déconseiller aux amateurs d'ordre.
A recommander aux lecteurs qui aiment être égarés en douceur dans l'entre-deux.

Il faut toujours suivre les conseils de lecture du Toucan.

J'allais écrire "c'est un livre magique", mais je m'aperçois que c'est déjà fait. Cette écriture n'a aucune pareille, elle ne vous saisit pas, elle vous entraîne doucement, sans violence, dans un univers radicalement autre qui semble familier. Les narrateurs se mêlent, les auteurs se confondent, la fragmentation de l'écriture est transcendée par une magnifique étrangeté à laquelle finit par participer le lecteur.

Comme le dit Will Sheidmann, et quand je dis Will Sheidmann, je pense, cela va sans dire, à moi et à nul autre : "J'avais envie de lui répondre, de hurler à travers la nuit chaude que l'étrange est la forme que prend le beau quand le beau est sans espérance, mais je restais bouche close, et j'attendais".
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« Répondre #339 le: 19Mai, 2009, 14:26:34 »

La Guerre Eternelle de Joe Haldeman. ISBN 978-2-290-30825-7
C'est en relisant la liste des ouvrages proposés par le Cafard cosmique dans sa bibliothèque idéale de l'imaginaire que l'envie de relire ce grand classique de la SF m'a pris.
Bien que roman de SF "militaire" l'histoire est, elle, foncièrement pacifiste et illustre parfaitement ce que disait Vian des militaires : "Pour faire un soldat il faut défaire un civil". Ici on sacrifie de jeunes gens sur l'autel d'un combat idiot, on les drogue on les lance dans des massacres sanglants on ne leur laisse aucun espoir pas même celui de rentrer chez eux (toute ressemblance avec la réalité n'est bien sûr pas fortuite du tout) ou de revoir la Terre telle qu'ils l'ont connue. L'amour même semble être un rêve utopique. Petit à petit l'histoire que l'on vit à travers les yeux du soldat William Mandella devient  sordide.
La Guerre Eternelle est un roman magnifique, à part sans doute, donné au lecteur sur le mode de la confidence. De cette simplicité de style très marquante, au vu de la dureté voire de la brutalité du propos, l'auteur (et le traducteur ? Je ne connais malheureusement pas l'oeuvre en VO)) parvient à nous donner à lire une ouvre non dénué d'une certaine poésie.
Ce Roman à reçu le prix Hugo de 76, le prix Locus (je ne le connait pas celui -là) de 76 et le prix Nebula de 75.

Pour conclure je citerai Stephen King :

"S'il existait un Fort Knox pour les écrivains de S.F qui comptent, il faudrait y enfermer Joe Haldeman."

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« Répondre #340 le: 19Mai, 2009, 17:20:33 »

La BD tirée de ce roman n'est pas mal du tout aussi  Il faut dire que le scénariste c'est Haldeman lui même. Ca aide... 
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« Répondre #341 le: 19Mai, 2009, 20:37:05 »

Ah ben tiens, je l'ai commencé il y a peu, ce livre. Je lis en parallèle Good Omens, de Pratchett et Gaiman, et j'ai l'impression de lire un mélange entre INS et Discworld. Ce n'est pas déplaisant, d'ailleurs.
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« Répondre #342 le: 20Mai, 2009, 09:50:56 »

Ha oui, j'en ai lu la version française : "De bon présage". Ce fut ma première expérience de Pratchett et j'ai beaucoup apprécié l'humour vitriolé de cette fin du monde annoncée par ces cavaliers de l'apocalypse cachés derrière tous les maux de notre société moderne. Cette dernière phrase est fort longue.

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« Répondre #343 le: 20Mai, 2009, 10:34:30 »

Avant de m'égarer dans Des Anges Mineurs, j'étais pris dans le tourbillon de La Magnificence des Oiseaux de Barry Hughart.

Citation
Quatrième de couv' : "Pour lutter contre une épidémie pour le moins singulière - puisqu'elle sait compter et ne touche que les enfants de son village - Boeuf Numéro Dix se rend à Pékin le jour de son dix-neuvième anniversaire. Là, il rencontre un vieil alcoolique, un sage qui bien des années auparavant fut célèbre sous le nom de Maître Li. De retour au village de Kou-Fou, tous deux découvrent sans mal que Fang le prêteur sur gages et Ma le Grigou ont empoisonné les enfants par erreur. Les deux coupables ont pris la fuite, mais il reste à guérir les enfants... Ainsi commence la première enquête de Boeuf Numéro Dix et Maître Li, dans une Chine qui ne fut jamais, où la recherche de la Grande Racine de Pouvoir les conduira à briser la terrible malédiction qui pèse sur la princesse aux oiseaux... Narrée avec beaucoup d'humour, récompensée par le World Fantasy Award 1985 [nb : ex-eaquo avec la forête des Mythagos], cette aventure délirante - où les personnages principaux échappent à la mort à chaque chapitre - ravira autant les amateurs des enquêtes du juge Ti que les lecteurs assidus de Terry Pratchett."

Qu'est ce que c'est bon ! Le récit n'a de cesse de virevolter, le rythme semble ne jamais vouloir faiblir et l'effet d'accumulation fonctionne à merveille. Li Kao, vieux sage retors et vicieux, forme un tandem explosif avec Boeuf, qui est aussi candide que lui est alcoolique. Les amateurs de culture chinoise apprécieront le détournement des références (l'expédition de Procope, le roi de Qin...) et de la structure du conte, tout cela revu et corrigé à l'humour acide - il irrigue de ce roman une... profonde charité. 
Et c'est sans compter les morceaux de bravoure burlesques... ah, la chasse au ginseng... j'en ai encore les larmes aux yeux tellement j'ai ri.
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« Répondre #344 le: 21Mai, 2009, 08:19:31 »

Une collègue ayant entendu que j'aimais la littérature fantastique (car je parlais de  Gagner la guerre) a cru me faire plaisir en me prêtant TWILIGHT.....
Le problème, c'est que je parlais de LITTERATURE fantastique. Or, ce bouquin est aussi plat qu'une fan de Tokyo hotel et son style est aussi agréable que de se faire arracher une dent sans anesthésie par un dentiste stagiaire qui a mis comme fonds musical le dernier CD d'Arielle Dombasle....Bref, à éviter comme la peste...
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Marre d'entendre parler de Michael Jackson. Vivement qu'il meurt.
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