Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Votre livre de chevet  (Lu 311051 fois)
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Usher
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« Répondre #180 le: 21Novembre, 2008, 19:34:16 »

Il y a quelques semaines, j'ai lu un bon bouquin, mais j'avais alors trop de travail pour en parler… Je me rattrape un peu.

Si vous aimez les romans d'aventure arctique, les romans historiques et, dans une moindre mesure, les romans fantastiques, procurez-vous Terreur, de Dan Simmons (Robert Laffont).

Le titre du roman vient du nom bien réel d'un navire, le HMS Terror, qui participa à plusieurs expéditions d'exploration dans la première moitié du XIX° siècle. En effet, le sujet choisi par Dan Simmons est historique (et assez remarquablement documenté, comme en atteste la bibliographie qu'il donne en fin d'ouvrage). En 1845, sir John Franklin, vétéran d'explorations antarctiques, tente de trouver le fameux Passage du Nord-Ouest, entre le Canada et le Pôle Nord. Il dirige une expédition composée de deux navires, le HMS Erebus et le HMS Terror, forte de 129 hommes, avec des réserves pour survivre entre 3 et 5 ans en milieu arctique. Les deux navires de l'expédition Franklin sont vus pour la dernière fois par les équipages de baleiniers dans la baie de Baffin en juillet 1845 ; puis, ils disparaissent à jamais.

Dan Simmons s'empare du mystère de cette disparition pour nous raconter le lent naufrage arctique de l'expédition Franklin, cernée par les glaces, par la nuit arctique et… par une créature féroce, peut-être un ours polaire, peut-être autre chose, qui prend un malin plaisir à décimer les équipages et à jouer avec les nerfs des survivants.

Le roman de Dan Simmons est remarquable par de nombreux aspects. Extrêmement documenté, il met en scène des personnages réels, puisés dans les rôles d'équipage, même si le romancier se les approprie. Il entrelace l'histoire et la fiction avec un certain bonheur ; ainsi, au début du journal qu'il attribue au Dr Harry Goodsir, aide-chirurgien du HMS Erebus, il reprend quelques phrases de la dernière lettre que le médecin a adressée à son frère. Le capitaine du HMS Terror, Francis Crozier, avait accompagné Darwin au cours de son fameux voyage et le roman tisse des liens entre les deux expéditions. Car c'est une autre qualité de Dan Simmons : il joue à tisser des relations intertextuelles avec les œuvres et la culture du XIX° siècle, et rend un hommage appuyé à Poe, par exemple.

Le cœur du livre, toutefois, c'est la lente destruction de l'expédition par la sauvagerie arctique. Ce roman est un cauchemar brutal et lent, où les navires pris dans les glaces se disloquent, où le scorbut pourrit les hommes, où le bel ordre de la Navy se corrompt peu à peu et où la menace de la mutinerie plane, plus inquiétante et plus sauvage que la bête qui rôde autour des navires dans la nuit polaire. C'est un roman qui donne froid, puis qui donne froid dans le dos, en particulier quand le cannibalisme finit par devenir une alternative concrète à la mort par la faim et par le scorbut.

Il y a aussi des passages très savoureux ; par exemple quand le capitaine Crozier, libre penseur, organise un office à la demande des équipages où il remplace la lecture de la Bible par celle du Leviathan de Thomas Hobbes, que ses matelots gobent comme s'il s'agissait d'une sainte écriture.

A lire.


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Usher
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« Répondre #181 le: 21Novembre, 2008, 20:15:56 »

Un autre livre, beaucoup plus polémique que Terreur, mais bigrement intéressant : Après la démocratie, d'Emmanuel Todd (Gallimard)

Historien, démographe et sociologue, Emmanuel Todd est clairement un intellectuel de gauche, indépendant de toute inféodation politique et assez critique vis à vis du PS. Je l'avais découvert il y a quelques années grace à son essai Après l'Empire ; en 2002, Todd y analysait les errements diplomatiques, militaires et économiques des USA bushistes et prédisait la crise économique qui vient de nous frapper.

Après la démocratie pose la question de l'évolution de la démocratie en Europe, et tout particulièrement en France. Todd adopte une attitude très critique vis-à-vis de la classe politique actuelle. ("Les politiciens professionnels doivent faire preuve d'un degré exceptionnel d'attention : l'électeur reste, comme dans une démocratie normale, leur souci constant, mais pour être manipulé plutôt que servi. Contrôler les médias audiovisuels, séduire les journalistes, analyser inlassablement les sondages : la démocratie non pas d'opinion comme on la qualifie parfois, mais de manipulation de l'opinion, définit un métier, avec ses virtuoses et ses tâcherons. Devenir chef de l'exécutif, en démocratie de manipulation implique que le candidat se concentre sur les moyens d'obtenir le pouvoir au détriment des fins, c'est-à-dire du programme et de l'action.") Il attaque avec une virulence très polémique aussi bien Nicolas Sarkozy ("Fébrile, agressif, narcissique, admirateur des riches et de l'Amérique bushiste, incompétent en économie comme en diplomatie") que Ségolène Royal ("Comment Ségolène Royal a-t-elle pu exister ?") L'élection présidentielle de 2007, qui oppose à ses yeux deux candidats également nuls, représente pour lui un symptôme de la détresse démocratique du pays. C'est ce qu'il se propose d'analyser dans son livre qui, hormis les premières et les dernières pages, abandonne le registre polémique pour proposer une analyse de la situation démocratique en France, mais aussi dans les autres grandes démocraties.

En résumant, Emmanuel Todd dégage plusieurs formes de démocraties, assez différentes en fonction des substrats anthropologiques de leurs pays d'origine. Il opère en particulier une distinction nette entre la démocratie anglo-saxonne, fondée sur le culte de la liberté et l'acceptation des inégalités, et la démocratie française, qui repose sur une conception égalitaire de la citoyenneté. Pour expliquer ces divergences, il se fonde en particulier sur l'analyse anthropologique des systèmes familiaux dans les sociétés traditionnelles, qui permettent d'éclairer les différences de mentalité. Or il constate que le sarkozysme a été porté au pouvoir par une évolution des mentalités françaises, qui, au cours des 40 dernières années, se sont déchristianisées, ont perdu leurs idéologies (de droite comme de gauche) et ont évolué vers un narcissisme individualiste qui sape toute dynamique collective (politique, syndicale…) Il montre aussi comment les clivages ont évolué en quarante ans ; avant mai 68, malgré les clivages violents qui pouvaient opposer, par exemple, la France laïque à la France catholique, chaque camp possédait une distribution transversale de ses membres : chez les cathos comme à gauche, on trouvait des membres du peuple, des classes moyennes et des élites intellectuelles et sociales. De nos jours, la stratification tend à devenir horizontale, et se prêterait presque à la réapparition d'une lutte des classes ; mais Todd n'y croit pas car l'individualisation de la société, y compris au sein des classes pauvres ou des classes moyennes en voie de paupérisation, annule toute dynamique révolutionnaire. Il observe donc que l'égalitarisme français est menacé, d'autant plus menacé que le modèle anglo-saxon, cher à nos élites, n'a que faire de l'égalité. C'est la raison pour laquelle Todd redoute une dérive oligarchique de nos démocraties. Il pense en particulier que le suffrage universel peut se retrouver menacé dans les dix à trente ans à venir ; il envisage la possibilité du maintien de ce type de suffrage pour les élections locales, et un système de cooptation au sein des élites pour les instances nationales. Il observe d'ailleurs que ce système à deux vitesses existe déjà en Europe, même s'il ne porte pas de jugement à ce sujet.

Un bouquin à discuter, mais à lire.
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« Répondre #182 le: 22Novembre, 2008, 12:51:14 »

Ah tiens, justement j'ai vu Terreur l'autre jour sur un présentoir quand je passais faire le plein de livres, et je me suis demandé ce que ça valait. Je ne l'ai pas pris puisque j'avais un peu été déçu par les autres bouquins de Simmons que je venais de lire.
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« Répondre #183 le: 22Novembre, 2008, 14:51:32 »

Je viens de terminer la lecture de La danse des illusions, de Brigitte Aubert.



Un roman policier se déroulant à la fin du XIXe siècle, commençant à Paris et se poursuivant à Venise, et incluant des aspects sur la naissance du cinématographe, ça pouvait être intéressant, m'étais-je dit en l'achetant. Eh bien, autant le dire sans détour, ce livre est un grand ratage.

L'intrigue est à pleurer, grand-guignolesque avec son salmigondis de tueur en série et de rites ésotérico-vampiresques. Ses personnages sont caricaturaux au point qu'aucun d'entre eux ne m'a donné envie de m'y attacher. J'ai profondément détesté le côté Bottin mondain (le héros croise tout ce qui se fait de journalistes, d'acteurs, d'artistes, etc., de l'époque), le côté histoire des inventions artificiellement plaqué sur le récit.

Bref, un roman à éviter. Non. Pire. Un roman à fuir.


J'avais déjà trouvé que la collection Grands détectives chez 10-18 commençait à offrir plus de mauvais que de bon. Ce roman-ci me confirme, malheureusement, dans cette perception.
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« Répondre #184 le: 24Novembre, 2008, 17:30:37 »

Bon, j'ai donc lu "La guerre des classes" de François Ruffin, sur lequel Loris n'arrête pas de radoter^Wrevenir.

Comme mentionné, c'est un livre qui revient sur le fait que la notion de "guerre des classes" a complètement été évacuée du discours politique mondial en général et français en particulier, alors qu'il est plus que jamais d'actualité.

À sa lecture, j'ai ressenti un double sentiment de malaise. Le premier est évident pour quelqu'un qui prétend, comme moi, avoir une susceptibilité de gauche: une grande partie de la classe politique française qui s'affirme de gauche a complètement perdu pied avec la réalité et navigue à vue dans une bouillie faite de termes creux ressassés jusqu'à la nausée (des auditeurs) et d'une doctrine socio-économique de centre-droit quasiment assumée.

Le second est plus subtil et peut se résumer en une phrase: je n'aime pas les pamphlétaires. Même s'il s'en défend, une grande partie du propos de l'auteur peut être lu comme un gros ad hominem envers un personnage particulier du PS et, non, ce n'est pas Ségolène Royal. Plus crûment: je lis une sérieuse dose de mauvaise foi dans son livre. Trop, à mon goût.

Je ne dis pas que tout est à jeter, mais je ne conseillerais la lecture de cet ouvrage qu'à des gens avec l'esprit critique bien affuté. Ou alors, lisez l'autre ouvrage favori de notre Pied de Chaise de la Vérité préféré: le "Petit cours d'autodéfense intellectuelle" de Normand Baillargeon, auparavant.
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« Répondre #185 le: 24Novembre, 2008, 17:37:32 »

Bon, j'ai donc lu "La guerre des classes" de François Ruffin, sur lequel Loris n'arrête pas de radoter^Wrevenir.

Comme mentionné, c'est un livre qui revient sur le fait que la notion de "guerre des classes" a complètement été évacuée du discours politique mondial en général et français en particulier, alors qu'il est plus que jamais d'actualité.

À sa lecture, j'ai ressenti un double sentiment de malaise. Le premier est évident pour quelqu'un qui prétend, comme moi, avoir une susceptibilité de gauche: une grande partie de la classe politique française qui s'affirme de gauche a complètement perdu pied avec la réalité et navigue à vue dans une bouillie faite de termes creux ressassés jusqu'à la nausée (des auditeurs) et d'une doctrine socio-économique de centre-droit quasiment assumée.

Le second est plus subtil et peut se résumer en une phrase: je n'aime pas les pamphlétaires. Même s'il s'en défend, une grande partie du propos de l'auteur peut être lu comme un gros ad hominem envers un personnage particulier du PS et, non, ce n'est pas Ségolène Royal. Plus crûment: je lis une sérieuse dose de mauvaise foi dans son livre. Trop, à mon goût.

Je ne dis pas que tout est à jeter, mais je ne conseillerais la lecture de cet ouvrage qu'à des gens avec l'esprit critique bien affuté. Ou alors, lisez l'autre ouvrage favori de notre Pied de Chaise de la Vérité préféré: le "Petit cours d'autodéfense intellectuelle" de Normand Baillargeon, auparavant.

Critique que j'approuve y compris dans ses aspects négatifs. Pamphlétaire, mais fournissant des armes argumentaires, tout comme le "Les Nouveaux Chiens de Garde" de Halimi, les bouquins de Lordon, etc.

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"Bref, moi qui ait été élevé avec la fausse croyance que Tolkien avait écrit la bible de la fantasy, je découvre une fois de plus que c'est faux. Howard, Lovecraft et Lieber sont les vrais apôtres du genre. Ceux qui prétendent le contraire sont des hérétiques." ~ Cédric, de Hugin & Munin
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« Répondre #186 le: 24Novembre, 2008, 17:48:52 »

Je dois être trop suisse, mais les pamphlétaires, j'ai vraiment du mal. J'ai mis plusieurs mois à me remettre du Traité d'athéologie d'Onfray (probablement aggravé par le fait que je l'ai lu à Rome, quelques jours avant une conférence sur l'Internet chrétien...).
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« Répondre #187 le: 24Novembre, 2008, 19:09:46 »

une grande partie du propos de l'auteur peut être lu comme un gros ad hominem envers un personnage particulier du PS et, non, ce n'est pas Ségolène Royal.
Tu pourrais préciser l'identité du personnage en question (par MP, si tu préfères) ?
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« Répondre #188 le: 24Novembre, 2008, 20:28:20 »

Messagifié.
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« Répondre #189 le: 05Décembre, 2008, 20:57:58 »

On est d'accord, c 'est la honte pour une prof de Français de faire l'éloge de bouquins venus d'outre Manche mais quand ça en vaut tout simplement la peine, il n'y a pas à hésiter:
A lire absolument: Neil Gaiman, Tout, mais en particulier The Sandman, Comic Book de la mort qui tue (avec la mort dedans d'ailleurs) unanimement acclamé mais aussi Neverwhere et American Gods: Deux purs chefs d'oeuvre.

Ensuite Terry Pratchett: L'ensemble des Chroniques du disque monde Inévitable.

Et aussi Iain Pears: Il a écrit quelques romans policiers qui se déroulent dans le monde de l'art comme L'Affaire Giotto mais surtout ces livres géniaux : Le cercle de la Croix un polar historique au temps de Boyle à travers 4 témoignages différents, tout simplement génial, à lire également : Le Songe de Scipion peut être encore mieux que le précédent, il se déroule sur trois époques en France (oui l'auteur est britannique, et alors?) tout simplement grandiose et Le Portrait qui se passe dans le milieu de la peinture au 19° siècle.

En Français, j'aime beaucoup les bouquins de Fred Vargas, en particulier le dernier: Un Lieu incertain, bien construit, bien foutu, et bien écrit, quoi de plus?

Et aussi, parce que les classiques ont du bon, en ce moment je lis Germinal de Zola, c'est beaucoup moins chiant que ça en a l'air, ce n'est absolument pas vide et pénible à lire, il y a une vraie tension narrative, un vrai suspens.

Bonne lecture.
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« Répondre #190 le: 06Décembre, 2008, 14:57:19 »

Iain Pears [...] Le cercle de la Croix un polar historique au temps de Boyle à travers 4 témoignages différents, tout simplement génial
Un roman vraiment très prenant, en effet, très bien construit.
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« Répondre #191 le: 06Décembre, 2008, 15:45:10 »

Ben personnellement je n'ai pas tant accroché que ça à la lecture de ce roman Le Cercle de la Croix.. Je reste assez partagé sur ce roman. Par contre il est vrai que la structure même du roman en (de mémoire) quatre parties (avec différents narrateurs exposant leur point de vue sur un même fait) et l'immersion totale et érudite dans l'Angleterre du milieu du XVIIe sont une réussite. On plonge littéralement dans l'esprit d'un siècle.

Et aussi, parce que les classiques ont du bon, en ce moment je lis Germinal de Zola, c'est beaucoup moins chiant que ça en a l'air, ce n'est absolument pas vide et pénible à lire, il y a une vraie tension narrative, un vrai suspens.
Je suis complètement d'accord.

Mortlock qui lui aussi à fait quelques années de Lettres.

   
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Il n'était pas ailier, il n'était pas pilier, il nétait pas talonneur, il n'était pas entraineur... Mais alors qui était-il ?
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« Répondre #192 le: 06Décembre, 2008, 17:03:51 »

On est d'accord, c 'est la honte pour une prof de Français de faire l'éloge de bouquins venus d'outre Manche
Pourquoi donc ? N'est-on pas censés avoir du goût ?
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Marcellus Lesendar
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« Répondre #193 le: 07Décembre, 2008, 20:20:05 »

Je suis content, j'ai lu "le travail du furet" d'Andrevon, un auteur que j'avais découvert par le biais d' "un horizon de Cendres".
Deux livres que j'ai vraiment apprécié pour le style d'écriture de l'auteur ainsi que les histoires qu'il raconte!
Pour le travail du furet, c'est vraiment jouissif cette histoire à mi chemin entre 1984 et Equilibrium. Des fonctionnaires sont chargés de tuer des personnes à cause de la surpopulation, le tirage au sort des victimes se fait par une machine qui est très contrôlée pour éviter tout problème. Évidemment, on peut se demander ce qui se passerait si un jour quelqu'un émettait l'hypothèse que le tirage au sort est truqué... Le livre est un poil court, l'histoire est un bouclée un peu trop vite je trouve vers la fin, mais j'ai vraiment apprécié cette lecture et les images qu'elles m'a donné!

Du même auteur, je conseillerais mille fois plus l'horizon de Cendres car c'est un livre vraiment concept. Les morts se relèvent, mais ne cherchent pas à nuire aux gens au tout début... Les gens commencent à s'y faire et l'histoire continue et évolue vers une histoire vraiment sympa!
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« Répondre #194 le: 09Décembre, 2008, 00:19:32 »

Pour les amateurs de romans de chevalerie, une très belle édition d'Amadis de Gaule, un roman du début du XVIe siècle. Éclipsé, dans l'esprit du grand public, par le Don Quichotte de Cervantes, ce roman mérite d'être (re)découvert.



Voir sur cette page-là, par exemple.
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