Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Je déclare la XXXIXème édition du Concours de scénarios ouverte !  (Lu 13390 fois)
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« Répondre #90 le: 30Avril, 2018, 18:20:33 »

J'espère seulement que le compère n'en bave pas trop dans la tempête.

J'espère aussi...
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« Répondre #91 le: 30Avril, 2018, 19:48:45 »

J'espère seulement que le compère n'en bave pas trop dans la tempête.

J'espère aussi...

Nous l'espérons tous !
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« Répondre #92 le: 30Avril, 2018, 19:57:07 »

Scénario envoyé à l'instant à MC Kérosène...

Qu'elle n'hésite pas à se manifester si mon envoi est parti dans les limbes de la Cour ! 

La livraison est arrivée à bon port
Pour pouvoir l'insérer proprement dans le fil des votes, je la reproduis ici :



         Un boa dans la grosse pomme

Un scénario classique et sans prétentions (j’assume...), adaptable aux jeux de gangsters et d’ambiance pulp des années 20-30 (Daredevils, Gangsters, Cthulhu...).
Pour 1-3 joueurs, membres de la pègre, flics corrompus et/ou « privés » chers à Chandler.
                     
L’intrigue en quelques mots...
Le chef d’un gang de Brooklyn meurt d’un empoisonnement le jour de son anniversaire. Les PJ, membres du gang, sont chargés de trouver le coupable pour l’expédier vers un monde meilleur. Ils devront faire appel à leurs relations (détective privé, flic corrompu…, autant de PJ possibles) pour faire le job.

Prologue
13 juin 1927. Michele Chioppo, boss d’un gang de bootleggers de Brooklyn, fête son anniversaire entouré de ses plus proches conseillers et associés, de quelques porte-flingues et de plusieurs jeunes femmes peu farouches. Une vingtaine de personnes en tout, dont les PJ. Ceux-ci, membres relativement récents de l’organisation, ne sont plus des seconds couteaux qui trainent dans la rue mais pas encore des hommes de confiance du boss.
Après quelques coupes de champagne, les félicitations d’usage et la remise des cadeaux, le boss demande le silence. Il fait un discours de remerciements puis déplie avec gourmandise le papier emballant un superbe gâteau au citron, son péché mignon. Ceux qui travaillent avec lui depuis assez longtemps connaissent la tradition : chaque année, la mère du boss lui confectionne son gâteau préféré pour son anniversaire. Celui-ci, d’excellente humeur, fait le service puis déguste sa part, ravi, remerciant le ciel de lui avoir donné une mamma aussi douée pour la pâtisserie. La petite fête se poursuit dans la bonne humeur, au son du phonographe.
Vers 23 h, quand le boss tousse pour la première fois, tout le monde sourit, pensant qu’il a avalé de travers. Quand il se met à vomir, ces dames choquées croient qu’il a trop bu mais néanmoins ses gardes du corps se précipitent aux nouvelles. Un étonnement qui se transforme en panique quand Michele suffoque inexorablement, avant de rendre l’âme sur le tapis du salon.

Le corps à peine emporté et ces dames renvoyées, Georgio Colzetti, lieutenant de Chioppo, réunit les PJ en urgence pour une discussion à huis clos. Colzetti, c’est le mentor des PJ, celui qui leur a donné leur chance et permis d’intégrer le gang. Son message est clair : primo, la mort du boss doit rester secrète; secundo, il faut savoir qui a fait le coup. Sur ce, Colzetti sort : il doit à la fois organiser les obsèques, prévenir personnellement les associés de Chioppo avant que la rumeur ne le fasse et réaffirmer les alliances pour éviter toute tentation « séparatiste ». Il ne sera donc pas disponible ; aux PJ de se débrouiller !

                   * * *








Les événements et rencontres ci-dessous sont classés dans un ordre moins chronologique que  correspondant à la probabilité des actions des PJ. Il peut être évidemment chamboulé, à l’exception des obsèques (le 16 juin) et de la rencontre avec Masseria, le 18 : une brève échéance afin de faire courir les PJ .

Le début de l’enquête (14 et 15 juin)
En cette année 1927, la situation est tendue dans la « grosse pomme ». La pègre New-Yorkaise est sous la coupe de Giuseppe Masseria dit « Joe le boss », qui contrôle la plus grande partie du trafic d’alcool en ces temps de prohibition. Masseria est le n°1 indiscutable en termes de moyens financiers et d’hommes, et sa puissance est d’autant plus grande qu’il est allié à deux des quatre autres « familles »  qui se partagent New York : celle d’Alfredo « Al Mineo » Manfredi, qui opère surtout à Manhattan, et celle de Gaetano « Tom » Reina, maître du Bronx. Brooklyn est alors le territoire de deux autres familles, celle de Giuseppe « Joe » Profaci, qui joue la carte de la neutralité dans la tempête qu’il sent venir ; et celle des Siciliens de Nicola « Cola «  Schiro.
Au milieu de ses requins, quelques petites organisations – dont celle de Charlie Luciano ou de feu Michele Chioppo – surnagent encore. Mais les temps deviennent durs : au cours des trois derniers mois, Chioppo a perdu deux livraisons d’alcool, volatilisées dans la nature. « Quelqu’un » s’attaque au portefeuille du gang et à ce rythme là, le portefeuille sera bientôt vide...

Passons rapidement sur la déposition des témoins présents, autant de fausses pistes destinées à faire perdre du temps aux PJ:
- trois serveurs étaient présents, deux d’entre eux sont au service du boss, le dernier a été recruté pour faire un extra d’un soir contre un bon salaire. Une enquête rapide sur son compte ne révèle rien de suspect. Le trio a vu que Chioppo a beaucoup bu et mangé mais tout le monde est dans le même cas. Et puis personne d’autre n’a été malade, pour l’instant…
- les membres du gang présents à la soirée: rien à signaler ;l’un deux a cependant noté qu’Anna a monopolisé longuement les toilettes (c’est ce qu’elle a dit, cela n’a pas été vérifié…) ;
- Anna, dernière conquête en date de Michele Chioppo. Une fleur de pavé promue danseuse dans un cabaret du gang, qui joue les outragées si on insinue quoi que ce soit. De fait, quel intérêt aurait-elle à tuer son protecteur ? Bon, si Anna n’a en effet tué personne, elle n’en demeure pas moins un indic du gang Profaci, qui garde un œil sur la concurrence à Brooklyn. Elle rencontre dans un parc chaque vendredi Luca Buochone, un premier couteau de chez Profaci, pour lui donner les tuyaux récoltés.
- les alliés de Chioppo, présents lors de la soirée, sont au nombre de trois : Flinn « Butcher » O’Gertry, Gianni della Torre, Dennis « Den » Blacano. Ils sont rentrés chez eux et les PJ n’ont peut-être pas l’envergure suffisante pour aller les interroger frontalement, en pleine nuit. S’ils s’y risquent, une accusation brutale de meurtre peut les conduire dans le fleuve, truffés de plomb ; au mieux, cela risque d’inquiéter le trio et et de les pousser dans la voie de la rébellion (voir plus bas). Les PJ peuvent toutefois essayer de soutirer des tuyaux au « petit personnel »  (gardes du corps, chauffeurs, domestiques). C’est payant, sans garantie d’authenticité mais en apparence, tout semble normal… sauf que ça s’agite un peu chez della Torre.
L’ informateur indique que Gianni, dès son retour, a ordonné une réunion dans un entrepôt du port qui dissimule une brasserie. Si les PJ se rendent sur place, della Torre discute affaires avec ses lieutenants et Stefano Aïasso, bras droit de Joey « Mad J » Schweimberg (voit ci-dessous). A cette distance, on ne sait pas ce qui se dit mais les caisses de Thompson et de munitions livrés par Aïasso ne sont pas là pour faire joli...

Et puis il ne faut pas oublier les rivalités internes. Colzetti a-t-il voulu prendre la place du boss ? Son petit tour des alliés et associés du patron n’a-t-il pas pour but de se faire reconnaître comme légitime « héritier » ?
Et l’autre bras droit de Chioppo, Joey « Mad J » Schweimberg, il en pense quoi, lui ? Eh bien, il n’aime pas Colzetti, qui le lui rend bien. Tant que le boss était là, les deux hommes travaillaient ensemble dans l’intérêt commun mais maintenant ? Joe est également rentré chez lui, non pour pleurer le défunt mais pour préparer son putsch. Deux coups de téléphone pour rameuter du muscle et le voici qui part de son côté rencontrer les associés de Chioppo avant le passage de Colzetti. La phase b de son plan est de tendre une embuscade à son rival le lendemain 15 juin, chez Gianni della Torre, qui a déjà retourné sa veste. Le traquenard a lieu sur les docks, à la nuit tombée…
Si les PJ veulent le rencontrer, « Mad J » fait dans l’insinuation : Colzetti, le maigrichon qui joue au patron ? Colzetti, qui a fait rentrer les PJ dans le gang ; mais au fait, ils sortent d’où, les PJ ? Voici nos héros affublés de la casquette de fusible...

Si les PJ ont découvert les magouilles de « Mad J », Colzetti déboule en force, della Torre se fait refroidir et (peut-être) aussi « Mad J » (Jouez la scène façon Hollywood ou « les Incorruptibles »). Cette victoire impose Colzetti comme chef du gang et les PJ progressent dans son estime.
Dans le cas contraire, c’est lui qui nourrit les poissons, et ses fidèles – dont les PJ - sont les prochains sur la liste de « Mad J » s’ils ne se soumettent pas. Troisième hypothèse : personne ne tue personne mais l’enquête des PJ va désormais se faire avec un crépitement régulier de Thompson en guise de fond sonore (Liberté laissée au MJ de rajouter des péripéties liées à cette guerre mafieuse).

Plus périlleuse s’annonce l’enquête auprès de la concurrence… qui commence à Brooklyn même.
- Si Anna est encore en course, Profaci est déjà au courant de la mort de Chioppo – la nouvelle étant d’importance, Anna a téléphoné en urgence le jour de l’assassinat - ce qui mettra peut-être la puce à l’oreille des PJ d’ailleurs… Il dit apprécier Colzetti et se déclare prêt à le rencontrer prochainement. Il laisse entendre poliment qu’il ne dira rien de plus à des « sous-fifres ».
- Les Castellamarais de Schiro assurent la famille Chioppo de leur soutien : Michele avait en effet pu développer certaines de ses affaires avec leur accord ; en échange, les bateaux de Chioppo servaient de transport aux marchandises de Schiro.

Les autres familles ne donneront pas de leurs nouvelles avant...

...le 16 Juin : Les obsèques de Chioppo
Toutes les familles viennent pleurer leur « bon ami » dont le cercueil croule sous les fleurs. Joe « Le boss » Masseria est là, au premier rang. A la fin des obsèques, il s’entretient dans sa voiture avec Colzetti ou « Mad J » (Colzetti si les deux sont encore vivants) pour l’inviter à venir parler affaires à l’hôtel Manger d’ici à la fin de la semaine, soit le 18 à midi. Si Masseria veut profiter de la guerre pour mettre un pied à Brooklyn, il n’y a qu’une chose à faire : se dépêcher de trouver l’assassin pour montrer que le nouveau patron « tient » son gang. Et c’est le message que les PJ entendent sans douceur…
De leur côté, ni Profaci ni Schiro n’ont envie de voir Masseria grignoter leur territoire : il est de leur intérêt que des indépendants choisissent leur alliance plutôt que celle de Masseria. C’est le message que feront passer les Castellamarais de Schiro aux PJ lors des obsèques. Les PJ peuvent éventuellement en obtenir un coup de main sous forme de tuyaux, voire une protection contre un « Mad J »  en rogne. A eux de négocier finement mais rien n’est gratuit en ce bas monde…
Quant à Masseria, s’il est bien responsable des attaques des convois d’alcools, il n’est pour rien dans la mort de Chioppo, même si ce décès arrange ses affaires.
Le 17 Juin...
Par leurs contacts ou par corruption, les PJ mettent la main sur le rapport du légiste. Diagnostic : choc anaphylactique. Le boss a été empoisonné par un allergène, vraisemblablement ingéré. La liste des aliments retrouvés dans son estomac fait état de tout ce que les PJ ont eux-mêmes mangé durant la soirée, à l’exception... de cacahuètes ?! Et de mémoire, l’arachide n’était pas présente au buffet. Cela suppose que le tueur connaissait bien le boss ; voire même qu’il fait partie de ses intimes. La paranoïa devrait s’installer...

Marc « Doc » Salomon, le médecin du boss, se déplaçait à l’appartement à la moindre alerte. Il confirme que Michele était parfois souffrant mais il était interdit d’ébruiter la nouvelle (question de réputation). Ensuite, les crises n’avaient jamais été graves : Michele avait des quintes de toux, des éruptions cutanées et des démangeaisons, cela n’avait jamais été au-delà et à chaque fois, un peu de repos et d’alcool réglaient le problème. Le « Doc » eut l’occasion par le passé de venir à plusieurs reprises en consultation à l’appartement à ce sujet. Il peut énumérer les personnes du gang alors présentes (autant de fausses pistes, juste pour renforcer la paranoïa ambiante).

Une visite à la mère éplorée s’impose. Après avoir raconté en long et en large l’enfance de son chérubin, de santé fragile (ses problèmes respiratoires – il est asthmatique - , ses éruptions de boutons quand il était contrarié...), Luciana Chioppo dame se raidit dès qu’on parle gâteau. Elle finit par avouer, entre deux sanglots, qu’elle avait renoncé à faire de la pâtisserie pour son « petit » : comme elle n’arrivait plus à travailler correctement sa pâte, elle commandait un gâteau chez un pâtissier, Benson & Gardner, puis remplaçait l’emballage par un emballage « maison » et le tour était joué !

La pâtisserie Benson & Gardner ne propose que du haut de gamme pour une clientèle fortunée. Le personnel se souvient très bien de cette dame qui, tous les ans, à date fixe, vient acheter un gâteau d’anniversaire, avec une carte en guise de décoration. Elle est venue cette année encore. Sauf que l’habituelle petite carte d’anniversaire n’a pas été retrouvée, et ne le sera pas même si les personnages passent au peigne fin pendant huit jours la pièce où se tenait la réception !

La société Valenti est une société de transports et livraison de colis. Madame Chioppo fait bien partie de leurs clients ; un colis à bien été livré en date du 13 juin, le registre de commandes fait foi. Les PJ retrouvent par ce biais le chauffeur-livreur, Andy, qui raconte son trajet et affirme que le paquet a été pris en charge par un homme (et il donne la description d’un membre du gang).  Notre homme n’a pourtant pas l’air bien à l’aise : en réalité, il croit être pris dans une  histoire d’adultère et avoir affaire à des brutes engagées par le mari trompé. Si la réalité arrivait jusqu’aux oreilles de son patron, il perdrait peut-être même son travail. Un peu d’intimidation – voire plus - peut aider à le faire parler...

L’interrogatoire des résidents de l’immeuble de Chioppo, peureux ou suspicieux, ne donne rien sauf qu’ « Il y a un peu de bruit de temps en temps au 6e (l’étage de feu Chioppo ) car la voisine gueule parfois » … Ce que confirme la police, qui a enregistré plusieurs plaintes pour tapage nocturne au fil des quatre dernières années.
La voisine irascible, c’est Elizabeth Greaves qui a porté plainte pour tapage nocturne, la dernière fois le 03 juin dernier. Les coupables ? Michele Chioppo et sa bande, particulièrement bruyants lors de réjouissances alcoolisés. Les cops, à la botte du gang, n’ont pas donné suite. C’est mince, et pourtant…

Coincer « Miss Nancy » ?
« Miss Nancy » n’est pas tombée de la dernière pluie. Elle a bien calculé son affaire, préparé ses réponses et fait le ménage : il n’y a rien de suspect dans ses poubelles. Au besoin, elle est prête à user de ses charmes (réels) pour distraire les « enquêteurs ».
Un gâteau ? Oui, bien sûr, elle a vu un livreur porter un gâteau à l’étage ;
Une carte ? Elle ne se souvient plus, oui, peut être...
Elle attendait le livreur ? Non, c’est un hasard, elle venait de rentrer du bureau de poste et ouvrait la porte de l’immeuble quand le jeune livreur s’est présenté ;
Elle lui a donné de l’argent ? Avec un air gêné, elle avoue avoir un faible pour les jeunes hommes séduisants. Elle l’a un peu retardé dans sa tournée en fait, « si vous voyez ce que je veux dire »…

La visite de son appartement est plus concluante :
- Le mur mitoyen avec l’appartement de Chioppo est garni de deux trous, dissimulés par des souvenirs de carrière, entre autre des affiches de ses anciens spectacles, la représentant invariablement peu vêtue, à part son boa fétiche de plumes roses. Les deux orifices sont repérables avec une fouille appliquée ;
- un dictionnaire médical récent, faisant l’inventaire de maladies diverses et variées, entre autres les allergies alimentaires et leurs symptômes, mis en évidence en 1913 ;
- la carte d’anniversaire livrée avec le gâteau a glissé dans un coin peu accessible de la cuisine, où elle se trouve encore, preuve du passage du livreur : on peut la récupérer en déplaçant un ou deux meubles ;
- Enfin, Elizabeth conserve des notes de tout ce qu’elle a récolté: des petits carnets bien remplis sur les activités et les habitudes de sa cible (adresse de son tailleur, de son chausseur, de ses restaurants, ses plats préférés, renseignements médicaux recueillis lors des passages de « doc » Salomon…). Tout cela est dans un coffre bancaire dont la clef est dans l’appartement. C’est la preuve ultime mais il faut du temps pour retrouver la banque, et le temps des PJ est justement compté.
A plus forte raison si un hold-up perpétré par un gang adverse a lieu dans l’établissement au moment où les PJ sont présents (J’avoue, ce n’est pas très fair-play mais l’idée que les PJ soient pris dans un hold-up et défendent une banque pour éviter que le contenu du coffre convoité s’envole m’amuse beaucoup…).

Attention cependant, « Miss Nancy » a de la ressource ! Si elle surprend les PJ à fouiller son appartement, elle s’éclipse discrètement ; repérée, elle hurle « Au feu ! » quand les PJ tentent de l’arrêter. Si les PJ sont entrés poliment mais que le ton monte, la dame possède un calibre 22 dans un tiroir. Et elle sait s’en servir. Autre possibilité « amusante » : soupçonnée – après avoir reçu une première visite des PJ sans qu’ils n’aient rien découvert par exemple – elle peut fort bien tenter de séduire « Mad J » Schweimberg si celui-ci est encore en course : après tout, c’est grâce à elle qu’il risque de devenir le boss, non ?

Epilogue
Le 18 juin, Masseria rencontre le nouveau patron du gang. Si les PJ ont accompli leur mission, leur patron peut montrer qu’il est capable de faire la police sur son territoire ; dans le cas contraire, Masseria lui laisse le choix entre céder sa place « pour le remplacer par quelqu’un de plus efficace »  ou sortir les pieds devant. « Choix » réduit et le boss déchu risque de vouloir passer sa rage sur quelqu’un...


                                                                                                                 
La chronologie des événements

Nuit du 13 au 14 juin: Mort de Michele Chioppo.

14 et 15 juin : Début de l’enquête.

15 juin : Embuscade et début de la guerre, si les deux requins survivent...

16 juin : Obsèques de Chioppo . Masséria invite Colzetti ou « Mad J » à venir parler affaires  chez lui le 18. Les PJ « sont priés » de se remuer pour avoir un résultat avant cette date.

17 juin : les PJ mettent la main sur le rapport du légiste : Chioppo a succombé à une réaction allergique violente.

18 juin : Entrevue du nouveau boss avec Masseria à midi.

L’intrigue
Elizabeth Greaves est la voisine du boss Michele Chioppo. Cette ancienne danseuse de music-hall, à la beauté ténébreuse, a quitté la scène il y a quelques années déjà. Sa plastique de rêve lui permit après-guerre de devenir l’attraction principale de plusieurs spectacles de music-hall à succès, sous le nom de scène de « Miss Nancy ». Son caractère détestable mit un terme prématuré à sa carrière et à un beau mariage, l’appartement qu’elle occupe étant un reliquat de sa fortune passée. Depuis, lorsqu’elle n’est pas en train de « chasser » un éventuel époux, ruminer son amertume est devenue son activité favorite et elle n’aime pas être dérangée pendant celle-ci. Or, don Chioppo n’est pas précisément un homme discret : s’il reçoit dans l’appartement mitoyen ses collaborateurs pour parler affaires, il y reçoit aussi ses conquêtes d’un soir, y préside des parties de poker jusqu’au matin, sans parler de fêtes bruyantes et arrosées sur fond de jazz. Et cela dure depuis cinq ans….
« Miss Nancy » avait dès le début signalé le tapage à la police mais celle-ci, payée par la pègre, n’a rien fait. Alors « Miss Nancy » s’est mise à écouter aux portes, aux murs en l’occurrence. Et elle a écrit, beaucoup écrit… car Michele était bavard quand il avait bu. « Miss Nancy » a donc emmagasiné depuis cinq années toutes sortes d’informations sur ses habitudes: adresses de ses tailleur, chausseur, barbier, de ses restaurants préférés, problèmes de santé aussi, épiés lors de chaque venue de « doc » Salomon. Au début, elle pensait tout déballer à la police mais elle n’en fit rien, remettant à plus tard une vengeance qu’elle voulait glacée.
Jusqu’à ce jour du 3 juin 1927 où, excédée, « Miss Nancy » voit rouge et décide d’en finir une bonne fois pour toute. L’idée est simple: elle sait d’après ses notes que, tous les 13 juin, date anniversaire de Michele, ce dernier reçoit un gâteau confectionné par sa mère déposé par un coursier. Elle sait aussi que Michele souffre d’un mal récurrent, quoique les crises soient espacées dans le temps. Le dictionnaire médical, acheté pour l’occasion, lui fournit l’ « arme » du crime.
Ce sera donc un gâteau au citron, péché mignon du boss dans lequel elle introduit plusieurs seringues de poudre de cacahuète, arachide auquel Chioppo est allergique depuis l’enfance. « Miss Nancy » a donc attendu près de la porte d’entrée de l’immeuble pour intercepter le coursier et copieusement « seringuer » le dessert au terme de leurs ébats. Avec le résultat que l’on sait…

Micro-histoire de l’allergie
Le mot apparaît pour la première fois en 1903 chez le pédiatre autrichien von Pirquet mais d’une part il y a un profond décalage entre les observations cliniques réalisées depuis l’Antiquité et l’identification du problème, et d’autre part, il y a un même décalage entre les découvertes scientifiques sur l’allergie et les traitements médicaux donnés au patient. C’est ainsi qu’au début du XXe s, on sait que les pollens de multiples plantes provoquent des allergies, l’asthme a même été identifié mais son traitement selon le « Merck’s manual » de 1899 demande de recourir à l’aconit, arsenic, atropine, belladone, cannabis ou tabac… soit une bonne part de produits toxiques, voire mortels avec un mauvais dosage. L’anaphylaxie quant à elle est identifiée en 1902 suite à des tests sur animaux, C. Richet obtenant pour cela le prix Nobel en 1913. Pour les allergies alimentaires en revanche, rien avant 1905-1908 avec la description par Hutinel de cas mortels suite à la consommation de lait de vache par des nourrissons. Des tests cutanés sont proposés par Schloss en 1912 mais le chapitre allergie n’apparaitra vraiment dans les traits de médecine qu’au milieu du XXe s. En bref, entre son allergie et les remèdes proposés à l’époque, Chioppo ne peut pas survivre !

               Contrepointe – Avril 2018
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« Répondre #93 le: 01Mai, 2018, 14:06:35 »

Finalement, je n'ai pas réussi à embarquer pour ce 39e concours. Principalement parce qu'au moment de porter la dernière touche à mon texte, je me suis rendu compte que j'avais abouti à écrire... quelque chose que j'avais déjà écrit précédemment. Ou, à tout le moins, une intrigue trèèèès similaire à celle d'un scénario que j'avais écrit précédemment. Il faut croire que j'aime (me) raconter un peu toujours les mêmes histoires.
J'ai raté la 39e marche.
Ou je perds la boule. Grin

Dans le fil du vote sur les scénarios, j'ai porté le lien de téléchargement du recueil de l'ensemble des textes de ce 39e concours.
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« Répondre #94 le: 01Mai, 2018, 21:23:09 »

Finalement, je n'ai pas réussi à embarquer pour ce 39e concours. Principalement parce qu'au moment de porter la dernière touche à mon texte, je me suis rendu compte que j'avais abouti à écrire... quelque chose que j'avais déjà écrit précédemment. Ou, à tout le moins, une intrigue trèèèès similaire à celle d'un scénario que j'avais écrit précédemment. Il faut croire que j'aime (me) raconter un peu toujours les mêmes histoires.
J'ai raté la 39e marche.
Ou je perds la boule. Grin

Dans le fil du vote sur les scénarios, j'ai porté le lien de téléchargement du recueil de l'ensemble des textes de ce 39e concours.

Je suis convaincue que ce louper de marche n'est rien qu'un incident isolé, mais on déplorera tout de même une édition sans notre mousquetaire. 
Au nom de tous les lecteurs, je te remercie pour le recueil !
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« Répondre #95 le: 01Mai, 2018, 21:27:57 »

Je suis contente de voir notre mousquetaire réapparaître : c’est que je m’inquiétais un peu, moi aussi !
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« Répondre #96 le: 01Mai, 2018, 21:30:59 »

Ah, les contingences des opérations sur le front et celles de l'intendance dans les lignes arrières m'ont éloigné de ces parages-ci, dont vous savez pourtant qu'ils me sont chers, comme ceux qui les hantent !
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« Répondre #97 le: 02Mai, 2018, 08:37:19 »

Je suis également bien content de te revoir dans ce fil, compère, même si nous serons privés de ta participation pour cette fois (ce qui, d'un autre côté, donne plus de chances aux autres participants  ).
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