Les Salons de la Cour

22Janvier, 2019, 18:31:33
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Auteur Fil de discussion: Revenir dans le monde [Sidiu]  (Lu 1739 fois)
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Cuchulain
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« le: 17Octobre, 2017, 22:53:13 »

Pour le jeune barde, son séjour au sein de la cour sidhe de la Grande Forêt est un enchantement... Enfin on reconnait son talent et il ne sent plus peser sur lui les regards méfiants des habitants de Volsung. Il est bon d'être parmi le peuple de sa mère... Le jeune prince des Bedwyr qu'il avait accompagné ici a été éduqué à la cour du roi, son grand père et il l'a vu grandir parmi les siens et devenir fort et sage. Il l'aurait bien suivi après son départ pour reprendre possession de son tuath, mais d'autres impératifs l'ont retenu ici...*

Toutefois, bien que le sidhe soit un lieu enchanteur, au bout de quelques temps, il finit par se languir du monde du Milieu, les humains sont pusillanimes et belliqueux mais leur compagnie est fort distrayante il faut l'avouer. Sa partie humaine, qui vient de son père l'appelle à repartir...  Mais il ne peut "juste" quitter la cour, il lui faut demander la permission au souverain des lieux...



[*A toi de me dire si Sidiu a lié des amours, des amitiés... ]
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« Répondre #1 le: 18Octobre, 2017, 15:25:01 »

Autant le séjour est un plaisir que le barde ne pourrait nier, autant... L’imprécision, la gaucherie hasardeuse et la vitalité brève des Humains lui manque. Même son Art s'en ressent, devenant trop complet, trop délicat pour être maniée avec une langue autre que Sidhe. Il lui manque d'entendre quelques grivoiseries, voire même une insulte ou deux.

Alors, le cœur lourd et l'esprit étrillé d'une note nostalgique, tant pour ce monde qu'il va de nouveau quitter que pour celui des Humains qu'il lui tarde de retrouver, Sidiu se dirige vers le cœur de la Cour, là où il espère trouver le souverain, ou au moins un héraut pour demander audience.

Et tandis qu'il avance, ses yeux se promènent sur tout ce qu'il peut voire, son nez frémit aux parfums qu'il peut sentir et ses oreilles sont à l’affût du moindre son, d'un chant d'oiseau, du bruissement d'une étoffe dans le vent.
Il sait très bien que comme toujours, ces souvenirs se mélangeront quand il sera parti depuis trop longtemps, et que ne restera que l'impression d'un rêve fuyant.
Du bout des lèvres, il tente de composer une ritournelle, un petit poème, quoique-ce-soit pour garder vivant l'image de ces lieux, ne laissant audible qu'un mot ou deux.

"... vent léger...
Légèreté... ... Dormant
hum
Sous ... ... léger"
« Dernière édition: 19Octobre, 2017, 12:13:07 par Cuchulain » Journalisée
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« Répondre #2 le: 19Octobre, 2017, 12:33:01 »

Sidu se renseigne et apprend que le souverain donne une audience dans la grande halle royale. Cliodhna Une membre de sa garde avec laquelle Sidiu a eu des rapports divers plus d'une fois lui indique même

"Nous avons reçu des ambassadeurs qui viennent d'au delà des mers disent-ils, mais il y a deux groupes. L'un vient de la Rigantona* et l'autre... Aussi ! Mais pas la même. L'un des groupes me donne froid dans le dos..."

-----------------------
Rigantona : titre qui signifie "Grande Reine". C'est le titre que se donne la souveraine de l'Archipel d'Anwynn qui serait l'équivalent du Haut Roi d'Ynn Pryddein pour les sidhes.
Sidiu sait aussi que d'après les légendes les Fomoire viennent d'au delà des mers. C'est contre eux que furent construites à l'origine les multiples tours de pierre sèche qui parsèment encore les rivages du Haut Royaume. De nos jours elles préviennent les attaques des barbares du Nord, mais dans les temps anciens, elle avaient la charge d'alerter quand les voiles noires des fomoire paraissaient à l'horizon.
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« Répondre #3 le: 20Octobre, 2017, 00:07:03 »

Le barde hausse la tête à l'explication que lui donne Cliodhna, lui adressant un sourire en coin, presque charmeur comme à son habitude, accompagné d'un "hum" de réflexion.

"Je vais attendre un peu alors, histoire de ne pas importuner ce monde de ma présence. Pour le moment."

Bien entendu, la présence d'un barde pourrait toujours servir, et de plus, il aurait probablement plusieurs histoire à raconter là dessus, mais la description faite par la Sidhe suffit à lui insuffler mesure et sagesse, du moins dans l'immédiat. Son regard s'attarde un peu sur ce qu'il peut voir de la salle, avant de glisser à nouveau vers la garde.

"Surtout si toi tu en frissonne, je risque d'être bien glacé rien que d'y mettre le pied. Oh, tant que j'y pense, j'ai quelque chose pour toi !"

Et le voila qu'il sort une pomme de ses poches, gardée bien spécialement pour cette occasion.
Dire qu'il n'essaye pas de tendre l'oreille serait mentir, mais visible il accueil ce contre-temps avec une sorte d'honteux soulagement.
« Dernière édition: 20Octobre, 2017, 12:14:23 par Cuchulain » Journalisée
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« Répondre #4 le: 24Octobre, 2017, 16:44:56 »

Cliodhna sourit et prend la pomme que Sidiu lui tend. L'oreille exercé de ce dernier perçoit un éclat de voix qui perce les murs de la demeure royale :

"Il suffit ! Aucune loyauté n'est due à l'une ou à l'autre. Et les menaces comme les flatteries ne mèneront à rien !!"

C'est le souverain qui vient de s'exprimer, et le jeune barde ressent la force de son pouvoir et de son autorité. Instinctivement la garde vient de rectifier sa position et Sidiu quant à lui, a rentré la tête dans les épaules.

A peine une minute plus tard, deux sidhes visiblement nobles, sortent de la grande halle royale escortés chacun par un combattant. Le visage d'une des nobles est familier au barde, il lui rappelle la partie humaine du fomoire qui a torturé son frère dans les montagnes de Volsung puis que lui et ses amis ont affronté dans les couloirs du grand Tertre d'Ynis Mona. Son ambacte, est un colosse roux qui ne jette pas un regard à Sidiu. Dépassant de l'armure qui le ceint,  il semble au jeune hanner-sidhe remarquer des écailles vertes.

L'ambassadrice une femme vêtue de riches atours, tourne son magnifique visage aux cheveux blonds doré vers le barde :
"Ah, il m'avait bien semblé sentir le sang délétère des sidhes revigoré par le bouillonnant sang des mortels. Dis-moi ô barde, viendras-tu chanter pour moi dans la demeure que nous offre ton roi durant notre séjour ? Tu sssserais richement récompensssé..."
Une sorte de sifflement vient ponctuer ses dernières paroles, et Sidiu a l'impression (mais peut être a-t-il rêvé ?) qu'une langue bifide s'était agité entre les lèvres purpurines de la noble dame.

Il ressent une curieuse impression de forte attirance mêlée de dégout quand la main blanche de la dame vient le frôler.
« Dernière édition: 24Octobre, 2017, 16:51:14 par Cuchulain » Journalisée

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« Répondre #5 le: 27Octobre, 2017, 10:58:48 »

La réplique, cinglante, avait eu l'effet d'une douche froide sur le Hanner-Sidhe qui se retrouve d'un coup presque en position militaire, position qu'il à juste le temps de transformer en une "noble rigueurs" avant que ne sortent les émissaires.

Émissaire qui lui glace le sang une nouvelle-fois, lui laissant un étrange gout ferreux dans la bouche pour le premier, avant que le Destin ne lui joue un autre tour.

L'ambassadrice elle possède le dangereux charme enjôleur de l'autre Peuple, et bien qu'il ce soit un peu habitué à leurs présences, il y a certains individus bien plus marquant que d'autres. Nul doute que cette Dame tient en partie son pouvoir de sa beauté.

Ça n'est que grâce à un regard en coin à Cliodhna et à sa mine déconfite qu'il se ressaisit parfaitement, en moins d'une seconde. Son attitude passe alors à celle du barde qui va entrer en scène, son discret sourire charmeur revenant au galop.

"Ma Dame fait trop d'honneur à ma lignée, mais la vérité ne peut compter comme compliment. Et je crains de ne pouvoir venir vous chanter de louages assez sincère, mais soyez rassurées, cela n'a rien à voir avec votre promesse de richesse !"

Là, il est conscient de jouer un jeu dangereux. Rester polit avec les formes, flatter l'intelligence et la beauté tout en refusant une offre et en se moquant de la promesse de cadeau... La suite suis après un silence de rythme, pour appuyer son propos.

"Et veuillez pardonner les facéties bouillonnantes de ma personne, insuffisamment tempérées par ma sage autre moitié. Si l'occasion se présente , mon chant vous sera porté."

Voila, un compliment indirect pour les Sidhes, et une promesse n'engageant finalement à rien. Sidiu se doute bien que l'ambassadrice n'y sera pas dupe, mais aux vue des formes, elle pourrait difficilement lui en exiger plus sans paraître impolie.
Et si jamais il venait à aller la voir, la surprise n'en serait que plus belle.
« Dernière édition: 28Octobre, 2017, 04:32:28 par Pilgrim » Journalisée
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« Répondre #6 le: 09Novembre, 2017, 12:56:36 »

L'ambassadrice tend la main et vient caresser délicatement une boucle des cheveux du hanner-sidhe, elle semble jouer avec, comme on jouerait avec  les cheveux d'un petit enfant ou la fourrure d'un animal mignon.

"Si plein d'esprit et de répartie, comme c'est adorable. Tu devrais me suivre quand je repartirais jeune barde. Je suis sur que ta mère serait ravie que je lui ramène son fils."

Sidu sent comme une main venir lui enserrer le cœur, c'est à la fois froid et délicat, c'est apaisant, un peu comme un vent froid venant rafraichir une nuit d'été auparavant étouffante, comme la neige qui couvre les corps et cache les défauts, comme...

"Assez ! Laisse le hanner-sidhe tranquille... Marusa* !

Une voix douce et agréable mais pourtant pleine de fermeté vient interrompre sa rêverie. C'est la deuxième ambassadrice qui vient de hausser le ton. Ses sourcils noirs sont froncés et son beau visage encadré de cheveux noirs de jais, exprime la colère.

"J'aurais du te laisser l'enchanter pour que le souverain de ces lieux déchaine sa colère contre toi et les tiens. Toi qui profane les lois de l'hospitalité et les lois anciennes en t'attaquant au filid de la cour.

Celle qui vient de se faire appeler "Marusa" n'apprécie visiblement pas ce qualificatif et se retourne vers sa "concurrente".
"Eh bien, 'Martalia**' tu t'intéresses aux petits chiots maintenant ? Tu veux me disputer ce mets de choix ?"

Le barde sent deux pouvoirs enfler de part et d'autre de lui et si la brune rayonne d'une lumière dorée qui commence à entourer sa garde personnelle et lui-même, la blonde dont le visage laisse apparaitre des traits ophidiens à présent, est nimbé d'un halo de ténèbres qui se répand et ne va pas tarder à entrer en collision avec la lumière... Il rentre la tête dans les épaules en prévision du choc, quand soudain, le souverain des lieux apparait à la porte.

"N'ais-je pas été CLAIR ? PAS DE CONFLITS EN MON ROYAUME !"

Les deux ambassadrices vacillent et Sidiu sent comme un vent venir souffler la flamme et disperser l'obscurité.
"Isara*** ! Sulevia**** a dit vrai. Tu m'offenses en usant de tes pouvoirs nauséabonds dans mon royaume et aux portes de ma demeure. Pire encore, tu t'en prends à un barde, sous ma protection. Toi et ton ambacte, allez quittez ma forêt. Immédiatement ! "

D'un geste, il congédie l’ambassadrice et son garde qui disparaissent purement et simplement à la vue de Sidiu. D'un ton plus apaisé il s'adresse au jeune filid :
"Tu voulais me voir, barde ? Je vais te recevoir, suis-moi."

D'un pas digne il rentre dans sa halle...

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*Marusa : dans l'ancien langage cela signifie "la morte" ou la "gelée".
**Martalia : encore un mot ancien qui signifie "Martre, hermine" ou "animal de boucherie"
*Isara : "La rapide", sans doute un surnom dans la langue ancienne, car les sidhes ne donnent que rarement leur vrai nom.
*Sulevia : "la bonne conductrice", idem. Sidiu se rappelle avoir vu certaines inscriptions dans le tertre des druides qui dédicace une course à Sulevia. Surnom de déesse ? Ou amante Sidhe ? Qui sait...
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Les mots que j'ai employés viennent du gaulois. "Dictionnaire de la langue gauloise "X. Delamarre 

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« Répondre #7 le: 11Novembre, 2017, 14:55:17 »

Il n'en mène pas large, pauvre petit être qu'il est, prit dans la tourmente de choses qui le dépasse.

Et la situation lui coupe suffisamment la chique pour qu'il reste interdit quelques secondes, son cœur manquant même un battement lorsque la Marusa se joue de lui avec magie. Plus encore, l'allusion à sa mère suffit à le perdre dans les brumes d'une hésitation sincère, tintées d'une triste mélancolie.

Seule l'intervention de Martalia, puis celle du Haut roi ne le sauve d'une lutte mental perdue d'avance, à la fois contre le charme et contre la terreur et d'un coup il se souvient qu'il doit encore respirer.

Dieux...

Il s'incline quand le Roi s'adresse à lui, ne lançant à Cliodhna qu'un regard hésitant et désolé, accompagné d'un sourire un peu forcé.
Dire qu'il l'a échappé belle n'est qu'un doux euphémisme et plus que jamais, le barde est conscient qu'il ne sera jamais vraiment à sa place ici, pas plus qu'il ne l'est chez les Mortels.
Et comme pour appuyer ce constat, il glisse un dernier regard à la seconde ambassadrice avant de se ressaisir tant bien que mal et de suivre le maître des lieux.

Dans la salle du trône, il se place face au roi et non à sa position habituelle, respectant ainsi le protocole et appuyant l'aspect solennel de sa requête.

"Ô Ard-ri, je venais avec une simple demande et me voila une nouvelle fois votre obligé. Je prie que ma maladresse n'aura pas portée préjudice à votre honneur ou à votre cour."

Cidui, prend alors quelques instant pour retrouver ses esprits, relève la tête et cette fois parle d'une voix posée, presque mélancolique, sans aucune once d'espièglerie pourtant habituelle. Si les excuses sont officielles, sa demande est personnelle.

"Ô Ard-ri, je ne peux qu'être comblé par votre accueil, et jamais nul ne pourra y trouver à redire. Je suis, vous le savez, charmé par vos dons et vos sujets..."

Il laisse un mince sourire poindre à l'occasion. Il n'est de secret pour personne qu'il à apprécié la compagnie des Sidhes, certains plus que d'autres, mais toujours de la façon la plus courtoise possible.

"Quand à votre hospitalité, trois fois trois chansons n'y ferrais pas encore assez d'honneur. Pourtant...
Pourtant mon âme est triste, ma fougue se ternit et ma langue s'émousse. Ici je deviens plus Sidhe qu'Humain, et je ne puis être complet ou moi-même sans cet équilibre que je sais pourtant impossible. Même les dangers de ce Monde ont plus de fantastique que les merveilles de l'autre."


Le barde prend une longue inspiration, conscient d'avoir parlé plus que de raison et d'avoir dévoilé des pensées profondes. Comme si la rencontre préalable l'avait plus affectée qu'il ne l'avait imaginé.

"Je vous demande alors humblement la permission de me retirer de votre cour et de pouvoir me rendre à nouveau dans le monde des Mortels."


Voila, c'était dit, et il prenait soudain conscience de la disparition d'un poids sur son cœur, poids dont il ignorait même l'existence quelques instants auparavant.
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« Répondre #8 le: 27Novembre, 2017, 15:56:05 »

Le souverain incline la tête aux compliments du barde et sourit à la mention de son hospitalité.

"Ô Filid toi qui recueille en ton corps et ton âme deux mondes, toi que l'on nomme Trestan, les membres de ton ordre sont libres d'aller et venir. Nul ne saurait te retenir, mais sache que tu seras regretté en ces lieux. Ta musique et ton chant résonneront encore longtemps au sein de mon royaume. J'ai le pressentiment que tu nous reviendras, quand ta part humaine aura su être contentée."

Il prend un splendide bijou en or sur son bras et le tend à Sidiu :
"Voici un gage de mon amitié et de mon estime."

Après que le barde ait saisi son cadeau, le roi reprend :
"Je suppose que tu souhaites rejoindre tes compagnons ? Ceux qui sont venus avec toi. Ils sont dans le royaume que vous nommez Rhuadan."
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« Répondre #9 le: 28Novembre, 2017, 00:21:13 »

Le présent du Haut roi le touche, c'est évident, et il recueil le bijoux avec un silence et une gravité à la mesure du cadeau. Les compliments du Roi achève de le faire rougir, et cette fois il ne se prive pas de le montrer, de laisser la preuve que ce n'est pas une simple flatterie mais bien un remercient sincère, et qu'il le prend comme tel.

Reprendre la parole lui semble alors bien difficile, comme si tous les mots du monde le fuyaient en cet instant et le jeune barde doit se faire violence pour ne pas laisser le silence rester maître de sa gorge.

"Je vous remercie seigneur, du fond de mes deux cœurs. Et c'est avec honneur et une grande joie que je reviendrai chanter ici pour vous et pour vos gens, ma langue chargée de nouvelles des mondes et mon esprit plein de facétieuses pensées !"

Son regard passe une nouvelle fois sur la salle, en observant les lignes de forces, les points de tensions et la sublime architecture des Sidhes alors qu'il termine de déclamer.

"Et en effet, vous avez une nouvelle fois vu juste. Ce sont mes amis et compagnons que je vais rejoindre, merci de m'avoir indiquer le chemin. J'aimerai avoir le temps de préparer mes affaires et de dire au-revoir à certaines personnes avant de partir. *

Il s'incline cérémonieusement, le bijoux encore bien au chaud au creux de sa main. Avec son instrument et ses vêtements, ainsi que l'or précieux, il passera sans nul doute pour exotique aux yeux des Humains. Avec un peu de chance ils le prendront même pour un Sidhe justement. La situation serait ironique.

Son regard se porte involontairement vers la porte où Cliodhna monte la garde, un étrange sentiment lui assaillant le cœur. A présent qu'il sait le départ proche le souvenir d'Ermionne semble reprendre vie. Il imagine sans problème la jeune femme toiser la garde d'un regard hautain. Enfin, si elle-même ne succombait pas aux charmes de l'autre-monde.
Dieux, il allait avoir fort à faire pour dompter à nouveau sa conscience.
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« Répondre #10 le: 17Décembre, 2017, 19:05:11 »

[Bon désolé je fut un peu sur les dents ces derniers temps]

Le souverain de la Grande Forêt acquiesce.

"Lorsque tu sera prêt, reviens me voir et je te ferais escorter hors de mes terres. La forêt est dangereuse même pour toi qui porte notre sang."

Puis il se replonge dans ses pensées alors que le barde repasse la porte de la Grande Halle.
Une fois sorti, Cliodhna le toise :
"Alors tu nous quittes ô filid ?"
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« Répondre #11 le: 22Décembre, 2017, 09:01:36 »

[Pas de soucis ]

Il s'incline une nouvelle fois en sortant, les épaules haute et le torse gonflé d'un sentiment de liberté absolue. Ils est Sidiu, il est homme et il est Sidhe, il peut librement voyager d'un royaume à l'autre, et étonnement, cette simple suite de constatation l'emplit d'une énergie sauvage.
Une fois dehors, laissant le monarque à sa réflexion, il retrouve la présence acidulée de la garde tandis qu'elle l'interpelle.

"Ma parole, tu dois connaitre tout les secret de cette salle à la fin de chaque journée qui l'honore par ta vigilance !"

Son sourire est sincère, bien plus vivant que quand il était entré et il y a au fond de lui une étincelle de vie qui semble prête à s'embraser à nouveau, comme lors des débuts de son séjour où il faisait feu de tout bois, cajolant les oreilles tout en titillant cerveaux et cœurs trop tendres. Dans ses mains reste encore le bijoux offert par le Roi, lourd et chaud comme seul l'or peut l'être. Réconfortant également.
 
"J'ai l'occasion de pouvoir dire au-revoir à mes amis avant de vous quitter. Mais aucune présence ne sera plus absente à mon âme que la tienne Cliodhna. Je ne sais même pas si il serait sage de ma part de m'attarder à tes côtés plus longtemps encore !"

La dernière remarque est lâchée dans un sourire de canaille, le ton joueur et vif, les yeux brûlant d'une espièglerie sincère teintée d'une adoration véritable.
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« Répondre #12 le: 22Janvier, 2018, 14:43:08 »

La guerrière sidhe fait un demi-sourire :

"Je ne pense pas non plus, notre roi n'apprécierait guère que nous fassions des cabrioles pendant que je protège sa porte.

Son sourire s'agrandit :

"En revanche, si tu ne pars pas tout de suite, nous pourrons célébrer ton départ comme il se doit... A toi de voir ô filid !"
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« Répondre #13 le: 05Février, 2018, 10:30:34 »

"Comme je l'ai dis, j'ai encore plusieurs choses à faire, mes bagages à rameter et mes idées à ferrer. Sans compter quelques personnes à saluer et il se trouve que cela pourrait m'amener à être ici pour toi quand tu aura finis ta garde. Et je pourrais donc te révérer  !"

Le dernier point est amusé, laissant la voix du Filid vibrer de mystère, comme lorsque il conte quelques mythes aux enfants, le récit plein de promesses et de merveilles. Il s'incline poliment devant la Sidhe, lui laissant au final le choix du rendez-vous avant de filer moitié joyeux, moitié dévoré par le stress préparer ses affaires. Oh, il n'a que peu de chose, mais sortir les vêtement de voyages, vérifier que les bijoux se glissent bien sous les vêtement, emballer avec précaution sa lyre, avant de finir par en pincer les cordes dans un soupir coupable...

Oh oui, Sidiu semble bien plus vivant à cet instant qu'il y a à peine une heure, alors qu'il marchait avec hésitation vers la salle du trône.

Enfin, il se met en quête de prévenir les gens proches de son dépars. Probablement quelques gardes avec qui il a échangé des chansons polissonnes, un archiviste qu'il a probablement du agonir de demandes et les quelques amis proches qu'il a du se faire.

Et une fois tout cela fait, il retourne se préparer pour rejoindre Cliodhna, pire qu'un jeune paradant pour la première fois aux côtés d'un héros.
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