Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Commune ! (Le jeu des insurrections bourgeoises dans la ville médiévale)  (Lu 5099 fois)
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Usher
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« Répondre #15 le: 09Septembre, 2017, 12:02:07 »

Très bien ,
j'ai quelques petites questions :

Négociations entre joueurs
Est-ce que tout est autorisé entre joueur :
vente des propriétés, prêts à intérêt, rétro commissions, vente de voies...

Dans ce cas est-ce qu'il peut y avoir un système de notariat ? (Tiers de confiance pour vérifier qu'un accord est respecté)
Je pense qu'il vaudrait mieux que la compensation pour une fille forcée soit encadré.

A priori, tout est autorisé entre les joueurs. Il n'y a pas de système de notariat prévu par les règles, mais les joueurs peuvent faire appel à un tiers de confiance pour obtenir des garanties. La possibilité de duper un autre joueur en affaires reste une option à peser, car elle peut ensuite avoir des répercussions au conseil des Echevins. (Des joueurs retors peuvent faire payer politiquement une entourloupe commerciale.)

Il n'y a pas de compensation prévue pour une fille déshonorée. L'esprit du jeu est de pousser les joueurs à marier les filles : les veuves et célibataires doivent être entretenues par le joueur dont elles dépendent, ce qui coûte de l'argent à chaque tour, tandis que les femmes mariées bénéficient du train de vie de leur mari et ne coûtent rien. D'autre part, seules les familles comportant des couples mariés peuvent avoir de nouveaux enfants (qui sont des cartes "famille" tirées aléatoirement dans la pioche des cartes événements) ; une famille qui ne comporte que des veufs ou des célibataires provoque la défausse immédiate d'une carte ainsi tirée dans la pioche.
Les seules circonstances prévues par le jeu où une fille de famille peut être déshonorée est l'exercice du droit de cuissage du comte (carte événement) ou une émeute qui tourne mal pour le joueur qui y participe. Dans ce cas, la dot à verser par l'échevin pour caser ses filles est doublée afin de compenser le déshonneur. (Les cartes familles spécifient le coût de l'entretien d'une fille célibataire, le montant de sa dot et le montant doublé de cette dot si elle est déshonorée.)

Ventes aux enchères
Quelle méthode d'enchère utilise-t-on ?
enchères classique, enchère à la bougie, enchère dégressive.
Dans le cas d'un jeu par forum, je pense que le plus simple est l'enchère unique cachée ;
chaque enquéreur envoie un MP avec le prix auquel il désire acquérir le bien. Le plus haut remporte le prix au prix choisit.
Cela pose le problème de doublons (deux enquéreur misent la même somme) :  facile à faire soit c'est la première enchère arrivée qui est choisie, soit c'est le commissaire-priseur qui choisit.

Dans la version jeu de plateau, les enchères sont l'équivalent de l'enchère à la bougie vu que la phase de négociations dure cinq minutes au maximum.
On peut respecter cet esprit en fixant une date et une heure butoir pour la fin des négociations par jeu sur forum.

Fin de partie

Est-ce qu'un échevin ayant perdu ses fils peut revenir dans la partie ?

Est-ce que le heu permet de converger vers une victoire ?

Y a t'il des possibilités de pertes collectives ? => tous les joueurs perdent parce que la cité est envaie, ravagée par la peste ...

La réponse à ces trois question passe probablement par les cartes évènements.


Un échevin peut rester dans la partie (et même commencer la partie s'il obtient trois filles lors de la distribution initiale) sans avoir de fils, même si sa situation est effectivement plus délicate que celle de ses confrères qui ont des fils. Sur le plan familial, un échevin peut se marier comme l'un de ses fils : à partir du moment où il est lui-même marié, il peut avoir des enfants (si le tirage d'une carte "famille" dans la pioche lui donne cette chance). Un échevin qui a perdu toute sa famille peut donc en refonder une.  C'est préférable car compte tenu des épidémies, des assassinats, des prises de voile des filles et des émeutes ratées, les familles sont menacées régulièrement par des pertes…

Le jeu permet de converger vers une victoire collective contre le comte et l'évêque (ce qui est déjà une gageure) ; en revanche, il ne permet que la victoire personnelle d'un échevin, le bourgmestre. C'est le volet essentiellement politique du jeu : soit le joueur qui parvient à cumuler le plus de popularité s'impose devant les autres, soit des coalitions se forment afin d'élire un échevin qui contrera celui qu'on ne veut surtout pas voir accéder au siège du bourgmestre…

Il n'existe pas de possibilités de pertes collectives aussi nettes que dans Res Publica Romana, où la victoire militaire d'un ennemi de Rome ou une émeute de la plèbe pouvait renverser collectivement le Sénat. En revanche, l'absence d'un minimum de solidarité entre les échevins  les empêchera certainement d'obtenir leurs franchises ce qui finira par les ruiner. (En jeu, mes premiers testeurs avaient réalisé très vite que le comte et l'évêque sont d'insupportables exploiteurs si on les laisse jouir trop longtemps de leurs privilèges.)
« Dernière édition: 09Septembre, 2017, 12:12:16 par Usher » Journalisée
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