Les Salons de la Cour

19Septembre, 2020, 10:23:18
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Auteur Fil de discussion: Le 37ème concours de scénarios est lancé !  (Lu 12497 fois)
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FaenyX
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« Répondre #30 le: 24Août, 2017, 22:33:24 »

Voilà une bonne nouvelle ! 
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« Répondre #31 le: 25Août, 2017, 13:24:21 »

Merci infiniment, Outsider c'est super sympa de ta part de m'avoir lancé une telle bouée ! 
Si tu bloques ou désires un avis extérieur sur un développement de l'histoire, n'hésites pas.
Je manque de temps pour écrire à mon compte, mais il est toujours facile de poser des idées.
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Apprenez à penser par vous même. Si vous ne le faites pas, d'autres le feront pour vous.
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« Répondre #32 le: 29Août, 2017, 09:01:51 »

Plus qu'une semaine avant la date butoir de cette édition du concours (sauf report, évidemment  ). Où en êtes-vous, camarades ?
Pour l'heure, nous n'avons qu'un texte rendu (celui de Pitche), mais pas mal de promesses diverses et variées...
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cccp
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« Répondre #33 le: 29Août, 2017, 09:18:46 »

j'étais en vacances et donc je n'ai pas avancé
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« Répondre #34 le: 29Août, 2017, 16:59:35 »

Mon scénario pour Tiamat est bien avancé, il devrait être prêt à temps (un miracle  )
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« Répondre #35 le: 29Août, 2017, 17:44:19 »

Je n'ai pas avancé pourbma part.

EDIT :
Je commence à me débloquer... ce n'est pas gagné mais les notes s'accumulent.
ça s'est sensiblement éloigné de l'idée de départ... les PJ devront sauver l'honneur (et la peau par la même occasion) d'une Dame.
« Dernière édition: 01Septembre, 2017, 15:44:07 par Ohtar Celebrin » Journalisée

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« Répondre #36 le: 04Septembre, 2017, 11:16:14 »

Je fais un nouveau tour d'horizon des contributions à venir et vous propose un report de la date limite de rendu des textes.
Si je vous octroie deux semaines de plus, cela vous suffira-t-il ? Mortlock ? Cuchulain ? Ohtar ? D'autres participants ?
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« Répondre #37 le: 04Septembre, 2017, 11:26:30 »

Mezigue.
Mais j'avance pas
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« Répondre #38 le: 04Septembre, 2017, 12:21:37 »

Je fais un nouveau tour d'horizon des contributions à venir et vous propose un report de la date limite de rendu des textes.
Si je vous octroie deux semaines de plus, cela vous suffira-t-il ? Mortlock ? Cuchulain ? Ohtar ? D'autres participants ?

Une semaine ou deux de plus c'est large pour moi. 
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« Répondre #39 le: 04Septembre, 2017, 14:02:22 »

Oui une semaine au moins, deux seraient mieux pour moi        
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Il n'était pas ailier, il n'était pas pilier, il nétait pas talonneur, il n'était pas entraineur... Mais alors qui était-il ?
Il était un petit navireuh ! il était un petit navireuh ! qui n'avait ja ! ja !  jamais navigué ohé ohé !!!!
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« Répondre #40 le: 04Septembre, 2017, 19:10:59 »

Alors, va pour une rallonge de deux semaines : la date limite est donc reportée au 19 septembre, minuit.
Je modifie le message initial de ce fil de discussion....et ai hâte de lire vos textes.
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« Répondre #41 le: 05Septembre, 2017, 19:10:10 »

Je pense pouvoir y contribuer pour cette date reportée.
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Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
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« Répondre #42 le: 08Septembre, 2017, 09:40:37 »

J'ai écrit le premier jet... c'est tellement long que je vais passer une grosse partie en annexe (le contexte et la description complête des PJ)
Une semaine pour relire et retravailler, nous le testerons peut-être vendredi prochain.

Content d'avoir sorti quelque chose !!.
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« Répondre #43 le: 11Septembre, 2017, 09:11:09 »

Elles ne meurent pas toutes, mais toutes sont frappées

Avant-propos
Ce scénario est écrit pour le jeu Gelui Kwilgan mais peut être adapté à d’autres contextes avec ou sans fantasy. L’ambiance médiéval-urbaine de Wastburg se prêterait particulièrement à ce scénario.
Il est prévu pour quatre joueurs avec des personnages prés-tirés pour une prise en main facilitée mais là encore, il sera aisé de l’adapter à un autre groupe.

L’histoire en quelque mots
Daïline Tourin de Ridor, dame de petite noblesse, s’est compromise avec un sergent d’arme.
Pour cet adultère elle risque l’emprisonnement à vie ou la peine capitale et, dans tous les cas, la bastonnade.
Mais plus grave, son père n’ayant pas eu d’autre enfant, elle seule pourrait lui donner une descendance.
Ce dernier va donc demander aux PJ de récupérer les preuves de l’adultère et, pour éviter tous scandale, ils devront de plus trouver le moyen de s’assurer de la discrétion de l’amant.
En réalité, amante et amant ont volés des documents incriminant le père et le mari afin d'obliger ceux-ci à la répudier pour qu’ils puisse se marier.

PJ & PnJ
(Une présentation plus détaillée des PJ est proposée en annexe, ces PJ apparaissent également dans Valhermes, écrit pour le 33ème concours de scénario de la Cour d’Oberon se déroulant quelques années plus tard)

Marchet de Provas, Viguier de la ville de Merisas dans le duché d’Org fait appel à son neveu Corbanock de Fontois pour résoudre un problème épineux :
Il doit l’aider à sauver l’honneur et probablement la vie de sa fille.
Pour cela Corbanock sera aidé par trois étrangers récemment arrêtés pour des délits mineurs.
Il devra bien évidemment leur dire le moins possible de l’affaire pour éviter toute indiscrétion et les étrangers pourront facilement être écartés à la fin de l’affaire si nécessaire.
Puis lui dit quelques mots sur ces personnes qu’il a sélectionnées pour accomplir sa mission. Cela peut être l’occasion pour les joueurs de choisir leur personnage

   Lyria (PJ)
Cette femme a été arrêtée pour port d’arme et tenue indécente. Elle portait des vêtements d’homme et un bec de corbin. Visiblement aussi à son aise avec l’un que l’autre.
Le rapport n’indique pas qu’elle ait résistée à l’arrestation mais trois gardes ont fait des chutes dans les escaliers ce jour là et s’y sont brisé divers membres.
Malgré cela elle a un langage aristocratique et on aurait pu la croire issue de notre noblesse si elle n’avait pas prétendu venir de Rumbar (pays non limitrophe de Studer).
Si c’est vrai, elle a fait du chemin… en tout cas elle n’a pas d’époux connu.

   Aëmelle (PJ)
Une femme encore, et étrangère également vu son accent. Prise en flagrant délit d’intrusion dans la bibliothèque de monsieur le conte.
Selon ses dires, elle aurait eu l’intention de remettre les livres en place après les avoir consultés… Les gardes ont eu beaucoup de difficulté à l’attraper car elle semble pratiquer la magie.
Certains gardes ont été aveuglés tandis que d’autre ont soudainement suffoqués. Elle a une main coupée, mais ce n’est pas de notre fait… elle ne doit pas être à son coup d’essai.
Elle aussi déclare ne pas être mariée.

   Elékin (PJ)
Ce bouseux doit être un voleur, enfin probablement…
Il porte des vêtements usés et a déposé un arc à l’armurerie de la poterne lorsqu’il est rentré en ville mais cherchait apparemment à revendre de petits objets elfiques (le viguier en manipule un tout en parlant et il est difficile d’en détacher le regard.)
Il n’a pas voulu nous dire d’où il est originaire ni où il a trouvé ces objets d’une valeur faramineuse.

   Corbanock de Fontois, huissier (PJ)
Corbanock est le neveu du viguier.
Huissier spécialisé dans le recouvrement, son rôle est généralement d’aller secouer les locataires récalcitrants à payer leur loyer à leur seigneur.
Il manie le bâton ferré mais ses qualités de persuasions sont bien plus imputables à une voix posés et un sens commun à toute épreuve.

   Marchet de Provas, viguier (PnJ)
(Le viguier juge les affaires concernant les roturiers.)
Marchet est un homme ferme, déterminé et pragmatique. Il est pleinement conscient des avantages que lui procurent son statut de noble et de juge mais aussi la précarité de toute situation.
Il a donc entrepris d’amasser une petite fortune pour s’assurer contre l’adversité. Sa fille Daïline a fait un mariage de raison avec un homme de confiance, Tourin de Ridor.
Leur lien ainsi établi, il monta avec lui une affaire très lucrative : importer des feuilles-songes sans payer de taxes pour les vendre au chantier d’excavation.
Outre le problème des taxes, Marchet et Tourin s’abaissent à faire du commerce et peuvent pour cela être déchu de leur condition noble.
(Juge professionnel, négociant confirmé, combattant débutant)

   Tourin de Ridor, Préleveur du centième denier (PnJ)
(Prélève les taxes sur les marchés)
Si Marchet est l’instigateur, le cerveau de l’affaire, Tourin en est le maitre d’œuvre.
C’est lui qui recrute les hommes de main dans les prisons ou les bas quartiers lorsqu’il faut convaincre un marchand de transporter une cargaison, rappeler à l’ordre tel intermédiaire ou réduire au silence tel autre.
Et, s’il préfère généralement garder ses distances afin de n’être pas reconnu, il n’hésite pas à se salir les mains lorsqu’il faut montrer l’exemple.
C’est un homme méticuleux dans sa gestion mais violant dans ses rapport envers autrui.
Afin de garder de bons rapports avec son beau-père et éviter tout malentendu entre eux, il tient avec lui un registre précis de leur commerce.
C’est ce registre qui est tombé entre les mains de l’amant de sa femme
(Caïd professionnel, préleveur confirmé, marchand débutant)

   Daïline Tourin de Ridor (PnJ)
Fille de Marchet de Provas et femme de Tourin de Ridor, Daïline aurait pu être une parfaite épouse Studeroise si elle avait été marié à un homme lui montrant un peu de considération.
Mais Tourin étant brutal et autoritaire envers elle, elle décida bien vite de se trouver une échappatoire pour ne pas dépérir et, si possible de le mener à sa perte.
Quitte à prendre de gros risque pour cela ; de toute façon elle se doute que les activités de son mari ne passeront pas éternellement inaperçue et préfère en précipiter la chute en ayant une voie de repli plutôt que d’en subir passivement les conséquences.
C’est elle, insinuant que son père pourrait lui demander des comptes, qui incita son mari de tenir une comptabilité précise de ses activités.
Elle aussi qui prit l’initiative de séduire Gorland d’Aiguemont, un homme qui sut lui plaire par sa prévenance et sa douceur naturelle et qu’elle juge de taille à affronter son époux la lame à la main si nécessaire.
Elle enfin qui transmit le registre à son amant quand elle jugea le temps venu d’abattre ses cartes.
(Manipulatrice professionnelle, noble confirmée, artiste débutante)

   Gorland d’Aiguemont, sergent au guet (PnJ)
Amant de Daïline. Gorland sert depuis son adolescence parmi les hommes d’arme du conte de Merisas. Etant le benjamin d’une famille de petite noblesse il entra à son service en tant que simple messager-monté.
Il gravit assez aisément les échelons grâce à un esprit alerte, une détermination tranquille et un don pour diriger ses semblables.
Il manie toute arme mise à sa disposition mais affiche une prédisposition redoutable pour l’épée.
Gorland pense avoir rencontré Daïrine par hasard et a longtemps résisté à son attrait par galanterie.
Il en est désormais profondément épris et souscrit totalement à son plan pour la soustraire des griffes de son mari.
Il est tout à fait conscient que si Daïline n’avait pas trouvé ce moyen, il aurait probablement fini par songer à éliminer purement et simplement le mari gênant.
Les deux amants ont décidés de s’adresser à Marchet plutôt qu’à Tourin pour éviter la réaction violente de ce dernier et permettre au père de Daïline de le convaincre d’accéder à leur exigence.
(Officier expert, cavalier confirmé, poète débutant)

Autres éléments
   Feuille-songe
La feuille-songe est une plante dont la feuille, placé sur la langue procure un sommeil immédiat et réparateur peuplé de rêves enchanteurs.
Cette plante est extrêmement prisée dans les bas quartiers où le sommeil est une denrée rare. Fréquemment Les logeurs louent une feuille-songe avec une nuit en couchette ou en lit-debout.
Les feuille-songes peuvent être utilisées à plusieurs reprises avant de perdre leur effet.
Le commerce très lucratif de cette plante n’est pas interdit mais comme tout commerce, il génère des taxes et est inaccessible aux nobles.

   Chantier d’excavation
Un chantier d’envergure s’est développé près de la ville de Merisas, il s’agit de relier le duché d’Org à celui de la Marche par un tunnel passant en dessous de la forêt.
Ce chantier titanesque rassemble une main d’œuvre nombreuse dont une foultitude de miséreux. La ville en est grandement changée car le chantier fourmille d’activité nuit et jour.

   La Viguerie
Située en plein cœur de Merisas, la viguerie est, avec la tour de haute justice au château, un des sièges du pouvoir judiciaire de la ville.
Il s’agit d’une maison forte bâti en pierre et en brique sur six étages, présentant des barreaux à toutes les fenêtres du ré-de chaussé et du premier étage.
Marchet y a toute autorité et y est assisté par une ribambelle de magistrats de diverses fonctions. Corbanock y occupe un bureau et y a son logis.
En effet, le logement étant un tel luxe en Studer, la viguerie comme la plus part des institutions, loge tous ceux qui y ont une charge officielle.
Le viguier y occupe tout le second étage.
Outre les parties réservées aux offices judiciaires et aux logements, le bâtiment abrite en sous-sol des cellules pour les prisonniers une citerne et des celliers bien approvisionnés, vestige du temps où la maison forte devait pouvoir supporter des sièges plutôt que des émeutes populaires.

   Le domicile de Daïline et Tourin
Preuve de leur richesse, le couple réside dans un appartement spacieux situé à deux pas de la place centrale de Merisas, du marcher et de la viguerie.
Trois domestiques y travaillent dont une jeune servante habitant sur place.

   La garnison de la Porte Sud
Gorland réside à la garnison de la Porte Sud. Il s’agit d’un grand bâtiment en brique adossé à la muraille de la ville. Une trentaine de soldats y résident.
Le sergent y bénéficie tout de même du privilège d’un logis particulier constitué de deux pièce que son prédécesseur occupait avec sa femme et sept enfants.

   Les lettres d’amour
Gorland a effectivement conservé des lettres compromettantes chez lui. Il s’agit pour l’essentiel de billets doux proposant une rencontre, parfois dans au domicile de la dame, parfois dans un lieu public.
Daïline, elle, plus pragmatique n’a jamais conservé ses missives mis à part un poème, aussi malhabile qu’attendrissant, ne comportant pas de signature.

   Le livre d’enregistrement
Il s’agit d’un volume dans lequel Tourin prends en note les dates et montants des achats et des ventes. Autant la nature du commerce est facile à établir, autant il n’y a pas de nom.
Il est donc possible de croire que Gorland en est l’auteur. C’est là l’idée de Marchet, retourner la pièce compromettante contre l’amant de sa fille.
Il est possible d’éviter la confusion par divers moyens, comparaison des écritures, de l’ancre et des plumes utilisées, enquête au chantier où sont vendus les feuilles-songes…

Le  vif du sujet
Alors, ce scénario se résumerait-il à une mission simple : trouver les lettres et le registre, comprendre ou non qui est l’auteur du second et faire tomber l’un ou les autre ?
Pas vraiment, tous les éléments devrait être en place pour un sac de nœud explosif. En effet, personne n’a intérêt à ce que le registre et les lettres soient exposés sur la place publique.
C’est une affaire éminemment privée dans laquelle les enjeux sont énormes pour les différentes parties.
Tourin a pour habitude de recruter dans les geôles de la viguerie, il ne tardera pas à apprendre la libération des PJ et finira par en apprendre la raison.
Alors par rage et jalousie il battra sa femme pour connaître le nom de l’amant et cherchera à le tuer. Il tentera également de nuire au PJ s’il les soupçonne d’avoir pris le parti de son épouse.
De leur côté Daïline et Gorland s’attendent à ce que la partie ne soit pas aisé avec Marchet et se préparent à toute éventualité.
Gorland ne peut cependant se permettre de faire garder son domicile en permanence ou de faire surveiller la viguerie.
Si les PJ manquent de discrétion dans leurs investigations, Gorland tentera de les écarter tandis que Daïline cherchera à les gagner à sa cause.
Si elle y parvient, Marchet et Tourin useront de tout leur pouvoir, officiel ou non pour éliminer les PJ ce qui risque de faire couler le sang dans les rue de Merisas
Enfin, si Tourin est compromis, Marchet le sacrifiera au sens propre comme au figuré pour éviter que l’affaire remonte jusqu’à lui. S’il juge que la démarche peut aboutir, il cherchera un compromis avec les PJ.
Dans le cas contraire il les fera tomber par tous les moyens.

ANNEXES
Eléments techniques
   Cambriolages
Viguerie, appartement du viguier, prison : Expert
Viguerie, autres parties : confirmé.
Logis de Daïline et Tourin : Confirmé
Logement de Gorland : Professionnel
Plus un niveau si la personne est présente.

   Garnison et hommes de main[/b]
Garnison de la poterne : trente soldats : par patrouille de cinq : un novice, deux confirmés, trois professionnels.
Gardes de la viguerie : douze gardes : par groupe de quatre : deux confirmés et deux professionnels. Plus n sergent expert.
Hommes de main : Un professionnel avec quatre confirmés.

Les PJ
Avec les quelques éléments du corps du scénario les joueurs auront pu choisir leur personnage, les paragraphes suivants donneront à chacun une idée plus précise et personnelle de son alter-ego.

   Corbanock de Fontois, huissier
Je suis huissier, au service de la viguerie. Mon père m’a acheté cet office auprès de mon oncle en espérant que je puisse reprendre sa charge lorsqu’il se retirera.
Vu la pauvreté du peuple et le poids des taxes, ce n’est pas pour demain… En fait, au départ je faisais rentrer l’argent, beaucoup, mais plus cela va, moins le cœur y est.
Hier j’ai dû jeter dehors une famille entière, les guenilles qu’ils portaient ne valaient même pas la peine que je les leurs confisque. Ils finiront au chantier d’excavation mais n’y feront pas de vieux os.
Une fois encore j’ai dû noyer mes idées noires dans une bouteille d’eau de vie. De vie tu parles, c’est pas une vie ça.
Je n’ai pas toujours été si aigri et je pourrais encore m’enorgueillir d’être doué dans mon domaine.
Pas un objet ne me passe sous le nez sans que j’en saisisse la valeur, pas un menteur ne me baratine sans que j’en soupçonne la duperie… Pas un sans-sommeil ne me regarde de ses yeux glauques sans que j’en perçoive toute la misère. Les choses de la vie vous usent que voulez-vous, et dans tous les domaines.
Tenez, il y a peu encore, j’étais jeune et aimais une femme.
Une demoiselle de haute noblesse. Trop haute. Il m’arrive de l’apercevoir de temps en temps, elle dépérit auprès de son châtelain d’époux et me toise avec hauteur oubliant nos vielles promesses.
Il me faudrait changer d’air, l’atmosphère de la ville me pèse de plus en plus, mais que faire à par ce que me dicte ma condition ?
Peut-être n’est-ce que le fait de sortir de la routine mais il me semble que cette requête inhabituelle de mon oncle va profondément changer mon existence.
(Huissier professionnel, combattant confirmé, ivrogne débutant)

   Lyria
Je suis chevaleresse de l’Ordre de Port Amon en Rumbar. Bien sûr, ici où la chevalerie et le paladinat sont proscrit, je ne suis qu’une femme ne se conformant pas aux règles.
S’ils savaient, cela me vaudrait d’être pendue ou expulsée… autant faire profile bas. Mais depuis qu’il est évident que ma quête a échouée, je dois bien trouver à m’employer. Il y a tant à faire ici !
Je ne me berce pas d’illusion, je sais bien qu’il me sera impossible, seule, de faire bouger leurs vieilles idées sclérosées… Mais il y a tant de gens à aider, tant à faire pour que les choses n’empirent pas.
Je devrais bien trouver un moyen de me faire une place pour pouvoir agir. Etre utile.
Je suis chevaleresse et en cela je sais aussi bien me servir d’une arme que tenir une conversation, établir une stratégie, la faire appliquer… Mais eux ne veulent rien entendre qui vienne d’une femme !
J’ai été arrêté pour avoir porté un pantalon, c’est dire ! Ils pensais que le bec de corbin était à mon mari… bien sûr je n’ai pas résisté quand ils m’ont enlevé le second, mais quand ils ont voulu me retirer le premier, ils ont compris que ça leur coûterait plus cher que d’aller au bordel ! J’ai récolté quelques bleus mais ils n’y reviendront plus.
On m’a promis de me relâcher et même de me rendre mon bec de corbin si je rendait un service à la justice.
Ce Corbanock de Fontois me semble droit mais, il n’y a pas d’erreur possible, on ne sort pas quelqu’un de geôle pour lui confier un travail honnête. Nous verrons bien de quoi il s’agit et s’ils s’imaginent pouvoir me faire déroger à mon code de conduite, ils apprendront à le regretter.
(Chevaleresse experte, voyageuse confirmée)

   Aëmelle
Ils m’on prise pour une magicienne… vous le croyez ça ? Il faut dire que je leur en ai mis plein la vue à ces gardoches à la manque.
Bon, ils ont tout de même fini par me prendre mais au moins il me laisse relativement pénarde dans ma cellule… Ceci dit, je ne vois pas bien l’issue là.
Soit ils me coupent la seconde main pour vol, soit ils me brûlent en place publique pour sorcellerie. Ils disent qu’ils hésitent… je ne suis pas sûr de les croire, à priori la magie n’est pas interdites. Si ?
Quoi que je ne sois pas certaine qu’ils aient pensé un jour pouvoir rencontrer UNE magicienne… Ignares ! En réalité je ne suis qu’artificière…
A vrai dire, s’ils me laissent une bougie et du charbon, avec le salpêtre du mur je pourrais me faire la belle mais ce ne serait pas particulièrement discret. Sur qu’au Conglomérat ils n’ont pas eu la sottise de me laisser dans une vieille cellule comme celle-ci sans quoi j’aurais encore mes deux mains.
Oui ce n’est pas la première fois que je suis en prison, la précédente c’était pour corruption… oui je plaide coupable… même s’ils m’ont sans doute collé cette accusation au hasard pour couvrir quelqu’un de plus important que moi.
Sans quoi ils se seraient rendu compte que je ne suis pas mauvaise pour embobiner les gens, faire des faux, que je n’ai aucun scrupule à modifier les comptes ou les proportions des poudres que je confectionne et qu’il m’arrive assez fréquemment de faire des expériences n’entrant pas franchement dans mes attributions.
Quant à faire sauter des portes et des coffres ? On s’occupe comme on peut…
Quoi qu’il en soit, si un quidam me laisse sortir de prison à condition que je fasse un coup pour lui, je ne vais pas dire non… Si je m’en fais un allier, cela m’aidera peut être à trouver le pigeon dont j’ai besoin.
Un type qui veuille bien m’épouser pour la forme, qu’on me laisse enfin travailler et faire mes affaires tranquille.
(Artificière professionnelle, faussaire confirmée, cambrioleuse confirmée, manchote)

   Elékin
Je suis originaire de Valhermes, un petit village perdu dans les monts Rocarrets mais il leur faudra m’écorcher vif s’ils veulent que je leur lâche l’information…
Je suis archer, chasseur… et je n’ai pas peur d’arpenter le sous-bois. Il faut croire que ce n’est pas assez ici. Même chasser est réservé à la noblesse, mis à part dans l’armée, pas moyen de gagner sa croute un arc à la main…
Je n’ai pas quitté mon village pour m’enferrer dans un régiment qui part au casse-pipe contre je ne sais quel ennemi.
Ma mère m’avait prévenue que le monde extérieur était sacrément moche… Anegh, l’épicier, m’avait lui aussi dit de me méfier. Mais les histoires des Anciens m’ont poussé à aller voir par moi-même.
Et puis il me faut bien prouver que je ne suis pas simplement un fils à maman… je peux être aussi aventureux que mes aînés. Et pourquoi pas me trouver une belle Studeroise ?
Ça fait un bail que je cherche un marchand ou un noble qui veuille bien m’employer pour ce que je sais faire. Les gens ont naturellement confiance en moi et j’ai fait quelques petits boulots mais ça ne m’a presque rien rapporté.
Séduire la fille d’un marchand n’a sans doute pas aidé... A force j’ai mangé mon argent et maintenant je suis à court. J’ai vite dégringolé l’échelle des hostelleries de plus en plus minable et ma cellule actuelle est à peu près au niveau de mon dernier gourbi.
Par contre il m’a coûté bien plus cher… Ces sagouins ont fait main basse sur les babioles elfiques que j’avais gardé pour me remettre à flot en dernier recours.
Ce ne sont que des bricoles décoratives mais j’aurais pu en obtenir un bon prix… de quoi voir venir…
Bon, ce Corbanock va me faire sortir de prison pour faire un travail, je ne sais trop qu’en penser, si seulement il était venu me voir plus tôt, j’aurai préféré éviter le séjour à l’ombre.
Il me promet d’éviter tout châtiment mais n’a pas dit si on me rendrait mes affaires. Enfin, pas le choix, il me faut faire mes preuves ou rentrer à la maison, c’est l’instant décisif.
(Chasseur professionnel,  séducteur confirmé, voyageur débutant)

Contexte
   Studer
(un premier aperçu de Studer se trouve dans le scénario « L’Île du Puit aux Hommes » présenté lors du 34ème concours de scénario de la Cour d’Obéron.)
Studer est un royaume s’étant développé sur les rives de deux fleuves, le Rutil au nord, le Rovel au sud, et sur la côte entre leurs embouchures.
Une grande forêt impénétrable encombre la majeure partie des terres entre les deux fleuves. Les terres disponibles sont donc très limitées et suffisent à peine à subvenir aux besoins de la population.
Le Rovel étant le théâtre d’incessants combats avec le voisin méridional, Samyr, les berges du Rutil et la côte font l’objet d’une très forte urbanisation où des citées surpeuplées se succèdent en une chaine quasi ininterrompue.

   La noblesse.
Studer est un royaume féodal dans lequel une distinction nette est établie entre la noblesse et les roturiers.
La noblesse possède toutes les terres, ce qui y pousse et tout l’immobilier et prélève l’impôt.
En retour, elle a le devoir de gouverner et de protéger le peuple, en cela seuls les nobles ont le droit de porter les armes hors de l’armée.
L’armée est d’ailleurs le seul moyen d’anoblissement.
Il existe deux niveaux dans la noblesse.
- La noblesse titrée ou haute noblesse. Elle ne concerne que les nobles possédant une terre ou un bien immobilier, tour, maison forte, moulin...
On adjoint à leur prénom leur titre suivi du nom de leur terre, par exemple Armond duc d’Orua ou  Korinien gentilhomme du pont fort de Pageot
Les titres sont héréditaires et transmis à l’aîné des successeurs mâles, les biens peuvent être légués aux autres héritiers associés à un titre mineur, châtelain, gentilhomme...
- La noblesse chargée ou basse noblesse. Elle concerne tous les autres descendants de nobles n’ayant pas hérité de titre et de bien.
Ces nobles sont nommés à des charges officielles, conseiller, bailli, officier militaire...
Ces charges sont acquises à vie, avec droit de vétérance si le noble décide de prendre sa retraite mais  ne sont pas héréditaires.
On adjoint à leur prénom le nom de leur père à l’aide d’une particule suivi par leur charge. Par exemple Barlot d’Ysvan, intendant.

Les nobles ont interdictions d’exercer un métier ou de pratiquer le commerce.
Un noble n’ayant reçu aucun titre ou charge, contraint de travailler pour vivre est déchût de sa dignité, aussi de nombreux nobles s’engagent-ils dans l’armée pour éviter cette disgrâce.

   La place de la femme en Studer :
Studer est un royaume extrêmement inégalitaire que ce soit entre noble et manants, riches et pauvres ou hommes et femmes.
Une femme mariée associe toujours le nom de son mari au sien. La jeune Mara se fera appeler Mara Férol à partir du jour de son mariage ou même fréquemment La Férol dans le peuple.
Une femme du peuple n’a pas le droit d’exercer de métier mais peut assister son époux dans ses activités s’il le souhaite.
Elle ne peut recevoir de salaire mais celui de son mari est majoré si elle l’assiste, de même que s’il est assisté par ses enfants.
Lorsque le salaire est évalué à la tâche, le travail de l’épouse ou des enfants compte pour le mari.
Dans la noblesse, une épouse ne peut exercer la moindre activité autre qu’artistique. Elle porte le nom de son mari associé à son prénom et l’on y  ajoute par politesse son titre pour les femmes de haute noblesse.
Par exemple Palarine Armond duchesse d’Orua est la femme d’Armond duc d’Orua.
D’un autre côté, toute femme fait l’objet d’une attention particulière par la gente masculine et la galanterie est de mise. Il est très mal perçu d’être vulgaire en présence d’une femme, de la voler ou l’agresser.
Une femme, comme un enfant, est considérée comme irresponsable, elle ne sera soupçonnée d’un crime qu’en dernier recours. Si elle est prise en flagrant délit, on supposera qu’elle agissait sous influence de son époux.
Sauf évidement pour tous les crimes sexuels, viols ou adultère, elle est alors considérée comme responsable de ce qui lui arrive.

   L’adultère
En Studer, l’adultère est un crime grave, en particulier dans la noblesse où la question du lignage et de la légitimité des enfants est primordiale.
Les femmes qui s’en rendent coupables sont sévèrement punies et la sentence capitale est fréquemment prononcée.
En cas d’adultère avéré une femme sera condamnée :
- Pour atteinte à l’honneur de son mari, à la bastonnade et à la tonsure. C’est la peine minimale en cas de relations non charnelle.
A cela s’ajoute :
- Pour luxure, les travaux forcés à vie, cette peine est remplacée par une peine d’emprisonnement à vie pour une dame de la noblesse afin de ne pas la déchoir de sa qualité noble.
- Pour circonstance aggravante, la pendaison pour une femme du peuple, à la noyade pour une femme noble.
Tout préjudice peut être invoqué comme une circonstance aggravante depuis la souillure du domicile conjugale jusqu’à la tentative de meurtre de l’amant sur le mari

L’amant de la femme adultère condamnée à mort, risque une amande représentant une fraction de la dote à verser au père de la femme incriminée.
En cas de peine de prison ou de travaux forcés, il est passible d’une amande annuelle à verser au mari, tant que dure la vie de son amante ou jusqu’à répudiation de celle-ci par son mari.

L’homme se rendant coupable d’adultère envers sa femme ne risque rien. Au pire, le père de son épouse peut négocier une répudiation à l’amiable.

Il faut noter que si la dame est noble, père, mari et amant devront se mettre d’accord sur lequel d’entre eux appliquera la sentence.
 
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« Répondre #44 le: 11Septembre, 2017, 09:40:30 »

Voilà qui est posté...

Comme c'était très long, je met une grosse partie en annexes et ne me suis pas limité sur cette partie.
Le scénario devrait être compréhensible sans les annexes si ça fait trop long pour le recueil que Xaramis à l'amabilité de nous confectionner.
A ce propos, j'ai une version Word mis en page si ça t'arrange)
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