Les Salons de la Cour

28Mai, 2020, 17:56:15
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Auteur Fil de discussion: Glanage sur la plage des rejets de mer  (Lu 157 fois)
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Cuchulain
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« le: 15Mai, 2020, 18:34:54 »

J'aurais besoin de la culture des gens de ce lieu, avec un ami nous cherchons un terme précis qui désigne le fait de glaner/récolter sur la page les objets rejetés par la mer ? Bois flotté bien sûr mais aussi les objets issus des naufrages par exemple (sans les avoir soi-même provoqués).

Quelqu'un sait-il s'il existe un terme officiel pour cela ? (je pense notamment à un certain mousquetaire.  )
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« Répondre #1 le: 15Mai, 2020, 19:44:33 »

Je crois qu'on utiliser le terme de glanage pour ce qui est de ramasser la laisse de mer.
Ou alors, je me trompe depuis des années.
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pitche
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« Répondre #2 le: 15Mai, 2020, 21:28:41 »

Citation
Sources : Les Mari Morgans et autres légendes de la mer (p. 60) paru en 2001 aux éditions « Au Bord des Continents » - ISBN : 2-911684-04-4. Texte de Patrick Denieul et Patrick Jézéquiel avec des illustrations et historiettes de Pascal Moguérou.
Ce serait des "pilleurs d'épaves".  Ils profitent des circonstance atténuantes de la tempête pour accaparer cette manne providentielle (la cargaison). Les naufrageurs suscitent les embuches pour piéger les navires sur les récifs.
Citation de: wikipedia
Un naufrageur est celui qui provoque volontairement le naufrage d'un navire, à la différence du pilleur d'épave qui se contente de piller un navire déjà échoué (une épave).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Naufrageur#Les_pillages_de_navires

Ainsi :
Pour une épave en particulier (sa cargaison, etc) ce serait du "pillage".
Voire Exercer le "droit de bris" : http://www.wiki-brest.net/index.php/Naufrageurs_et_pilleurs_d%27%C3%A9paves#Le_droit_de_bris
« Dernière édition: 15Mai, 2020, 21:37:54 par pitche » Journalisée

Xaramis
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« Répondre #3 le: 16Mai, 2020, 13:31:04 »

J'aurais besoin de la culture des gens de ce lieu, avec un ami nous cherchons un terme précis qui désigne le fait de glaner/récolter sur la page les objets rejetés par la mer ? Bois flotté bien sûr mais aussi les objets issus des naufrages par exemple (sans les avoir soi-même provoqués).

Quelqu'un sait-il s'il existe un terme officiel pour cela ? (je pense notamment à un certain mousquetaire.   )
Propos liminaire : je ne suis pas un juriste du droit maritime, que ce soit pour l'aspect "transport" ou pour l'aspect "pêche", même si mon métier m'amène à mettre le nez dans des textes qui y sont relatifs.

Pour ce qui est des usages actuels, je dirais que c'est cadré par deux corpus différents, selon la nature de ce que l'on "récolte" :
- pour les engins, objets, etc., devenus "épaves" c'est plutôt dans le code des transports. On parle alors de "découverte" (on trouve l'épave), "sauvetage" (on la met en sûreté) et "enlèvement" (on la retire de là où elle est) ;
- pour les goémons (algues, etc.), c'est plutôt dans le code rural et de la pêche maritime. On parle de "la pêche" (goémons attrapés en mer à partir d'un navire), de "récolte" (on pratique à pied, en cueillant les goémons qui tiennent au sol sur la rive), et de "ramassage" (pour les goémons épaves échoués sur le rivage).


Pour ce qui est des engins et objets, les références juridiques sont, actuellement, dans le code des transports, et notamment les articles L5142-1 et suivants (Code des transports > Partie législative > 5e partie : transport et navigation maritimes > Livre Ier : le navire > Titre IV : navires abandonnés et épaves). La notion d'"épave" y est portée dans une acception large :
"les dispositions du présent chapitre s'appliquent aux épaves de navires ou autres engins flottants, aux marchandises et cargaisons, aux épaves d'aéronefs et généralement à tout objet trouvés en mer ou sur le littoral maritime, à l'exclusion des épaves soumises au régime des biens culturels maritimes fixé par les dispositions du chapitre II du titre III du livre V du code du patrimoine.
L'état d'épave résulte de la non-flottabilité, de l'absence d'équipage à bord et de l'inexistence de mesures de garde et de manœuvre, sauf si cet état résulte d'un abandon volontaire en vue de soustraire frauduleusement le navire, l'engin flottant, les marchandises et cargaisons, l'aéronef ou l'objet à la réglementation douanière
."

La notion d'épave n'est pas limitée au navire lui-même, puisque le texte désigne aussi tout ce qui est trouvé en mer ou sur le littoral maritime.

L'article L5242-18 de ce même code parle d'"opérations de sauvetage, de récupération, d'enlèvement, de destruction ou à celles destinées à supprimer les dangers que présente cette épave".

La partie réglementaire de ce même code des transports (articles R5142-1 à R5142-9 notamment) apporte un éclairage sur les aspects de "découverte, sauvetage, enlèvement et destruction des épaves".
Le "sauvetage" d'une épave, c'est le fait de la mettre en sûreté, en particulier hors des atteintes de la mer.

Pour ce qui est de la propriété de l'épave, elle n'est pas "transférée" simplement de son premier propriétaire à celui qui l'a découverte, sauvée ou enlevée : si le propriétaire n'est pas connu, l'autorité administrative procède à une information publique, par affichage ou voie de presse. Et le propriétaire dispose de 3 mois pour se faire connaître et revendiquer son bien ; sinon, l'autorité administrative peut prononcer la déchéance des droits du propriétaire (article L5142-2).


Pour ce qui est des matières vivantes comme les goémons (terme générique), le code rural et de la pêche maritime (notamment les articles D922-30 et R922-31 à R922-35) distingue:
- "la pêche", à partir d'un navire, pour les goémons qui poussent en mer ou qui dérivent au gré des flots ;
- "l'arrachage" (qui est interdit) ;
- la "récolte", qui se fait à pied, pour les goémons dits "de rive" qui tiennent au sol ;
- le "ramassage" pour les goémons épaves (échoués sur le rivage).
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Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
Cuchulain
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« Répondre #4 le: 16Mai, 2020, 14:33:03 »

Merci pour cette réponse plus que complète ! 

Je me posais la question aussi voire surtout au niveau historique, savoir s'il y avait une appellation précise de cette pratique. Visiblement il y a plusieurs noms, j'ai donc de quoi faire. 

Encore une fois la cour a réponse à tout ! 
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« Répondre #5 le: 16Mai, 2020, 18:40:37 »

Si tu cherches une expression "ancienne" (et plutôt des littoraux septentrionaux de la France), tu peux évoquer le lagan, ou même laganum maris si tu veux la jouer romanisante. Cela désigne les débris rejetés sur la côte par la mer.
Mais, là encore, ça désigne les objets, et non l'action de les ramasser.
On trouve ce terme surtout dans les expressions relatives au "droit de lagan", qui vise à déterminer la propriété de ces débris échoués : est-elle conservée par le propriétaire du navire qui a fait naufrage, ou le propriétaire de la cargaison elle-même ? Revient-elle à celui qui possède la portion de littoral où les objets se sont échoués ? Ou revient-elle à celui qui met la main sur les objets et les emporte chez lui ?
En la matière, le droit a varié entre les régions et entre les époques.
Souvent, le droit établissait que cela revenait au propriétaire de la portion de littoral. Ce qui est assez attendu, quand le droit est écrit par les "puissants", qui se trouvent être des propriétaires fonciers (roi, seigneurs locaux, etc.).
Le propriétaire du navire et/ou de la cargaison état parfois reconnu dans le droit, lui aussi. Encore fallait-il qu'il soit informé de l'endroit de l'échouage, qu'il puisse démontrer sa propriété sur les biens rejetés par la mer à la côte, etc. Dans les temps où les nouvelles circulaient largement moins vite qu'aujourd'hui, le délai pour se faire connaître pouvait être long (un an, par exemple).
Et il était plutôt rare que le droit reconnaisse que cela appartenait à celui qui trouvait et emportait les débris. Donc, en l'absence d'autorisation de le faire, récupérer les objets rejetés à la côte par la mer était considéré comme du vol, du pillage. Mais, en faisant vite et en déguerpissant avant l'arrivée des "représentants de la loi"...

Pour vous dire les finesses dans lesquelles ont entrait à propos de ce "droit de lagan", le Dictionnaire universel du commerce de Jacques Savary des Bruslons, paru au début du 18e siècle, rapporte qu'on différenciait le "grand lagan" (ou "gros lagan"), dont la valeur était au-dessus de 60 sous, et le "petit lagan", en-dessous.
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« Répondre #6 le: 17Mai, 2020, 09:08:17 »

Pour les goémons, visiblement le terme Goémonier existe :
Goémonier, subst. masc.Homme, bateau qui fait la récolte du goémon à des fins agricoles (engrais) ou industrielles (produits chimiques).
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