Les Salons de la Cour

19Septembre, 2020, 10:53:48
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Auteur Fil de discussion: [Convention] Croc'n'Rôle les 23 et 24 avril à Epinal  (Lu 3735 fois)
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Doji Satori
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« le: 19Février, 2016, 10:54:14 »

Les Forge-Mondes vous invitent à leur premier évènement où l'on joue et l'on mange : Croc'n'Rôle !



La formule comprend :
- 3 parties de rôle et/ou des tournois de jeux de plateaux dans les créneaux suivants: Samedi après midi, la nuit de samedi à dimanche, et le dimanche après-midi,
- Les repas de Samedi soir, Dimanche matin et Dimanche midi, ainsi que boissons et des gâteaux pendant tout la durée de l’événement.

Le tout pour un tarif de 25€ en prévente et 30€ sur place.

Les menus :
http://croc-n-role.jimdo.com/menus-et-autres-informations-pratiques/
On mange tous ensemble à une grande table façon dernière page des aventures d'un petit Gaulois (le barde en moins). Y'a pas à sortir le porte monnaie.

Et nous avons le grand plaisir de recevoir Vincent "Tlön Uqbar" Mathieu qui viendra nous présenter son nouveau JdR D-Day (voir sujet sur CasusNo : http://www.pandapirate.net/casus/viewtopic.php?f=26&t=20469&hilit=D+Day) samedi après midi et samedi soir et Cats dimanche après midi !

Toutes les infos sur les jeux proposés, les modalités d'inscription, etc. sur le site : http://croc-n-role.jimdo.com/
La pré-inscription est vivement conseillée, premier arrivé, premier servi.

Sinon, je propose un grand format "Gagner la guerre" ou Tenga samedi après midi et soir sur des modalités un peu particulières. J'y reviendrai prochainement.

DS, Croc'n'Rôle baby
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Doji Satori
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« Répondre #1 le: 23Février, 2016, 11:11:08 »

J'aime bien jouer avec de nouvelles personnes mais le format Convention en général ne me convient généralement pas.

Quand je suis joueur, à froid, j'ai du mal à entrer dans le personnage, à prendre contact avec les autres joueurs, à prendre les infos tout en assimilant éventuellement les règles.
Bien souvent, je suis "chaud" quand la partie se termine.

C'est le même problème quand je suis MJ, il me faut du temps pour mettre du rythme, pour sentir les joueurs, leurs attentes (parfois contradictoires) et parfois on passe à travers.

Généralement, faute de temps car il faut commencer rapidement, les personnages sont "neutres" il y a peu de construction autour d'eux, le contexte est léger pour éviter 1/2 heure d'exposé du "monde" et les règles sont résumées en faisant confiance à ceux qui connaissent le jeu.

Je pense qu'en préparant en amont avec les joueurs, il y a moyen de rendre plus riche ces parties et qu'on peut faire une partie de convention dans un laps de temps court dans des conditions de confort d'une campagne. 

Concrètement, cela passe :
- Par l'envoi d'un questionnaire sur vos attentes de jeu, que ce soit au niveau du personnage , des enjeux ou de vos envies et goûts.
- Par le choix et l'envoi d'un personnage prédéfini avec possibilité partielle de modification de ses capacités, des liens avec les autres PJ / PNJ. Bref, discuter du perso pour d'une part bien vous l'appropriez et d'autre part pour que j'identifie les aspects importants à restituer en jeu.
- Par l'envoi d'un contexte de jeu proportionnel aux attentes moyennes du groupe.
- Par l'envoi d'un résumé du système de jeu. Si le joueur veut s'y investir davantage, ils pourra en avoir davantage.
- Par la possibilité d'échanger entre joueurs pour faire connaissance et discuter de leur personnage respectif.

Je prendrais 4 joueurs pour une partie commençant samedi en début d'après midi pour se terminer dans la nuit (créneaux du samedi après midi ET soir) avec une bonne coupure pour le repas du soir (préinscription de rigueur ).

Je propose deux contextes de jeu différents :

* Jouer un groupe de malfrats dans la ville de Ciudalia.
Le contexte est celui du livre de Jean-Philippe Jaworski, "Gagner la guerre" (je crois qu'il est un peu connu par ici  ) au moment des funérailles nationales de Regalio Cladestini.
Il n'est pas nécessaire, ni interdit d'avoir lu le roman (pas de spoiler). Mais de l'avoir lu vous permettra d'avoir une meilleure immersion dans le monde de jeu que ce soit la ville en elle même et le contexte politique.
Le coté "bad boy" ou "enflure" des PJ et du jeu sont à discuter préalablement dans les attentes.
Un PJ féminin est prévu. Il est possible d'en faire éventuellement un deuxième.
Le système de jeu est perso (sur une base L5A).

Le pitch (je ne sais pas si on peut cacher pour gagner de la lisibilité)  :
Quatro compari

Les quatre compères, voilà comment on s’est mis à vous appeler via Tamborini dans le quartier Benjuini.
« Les compari sont de sortie ». Et petit à petit, c’est presque devenu pour vous un nom de famille, Compari. « Bonne journée, don Compari » on vous lance dans la via Tamborini.
C’est même peut être ainsi que vous vous présentez aujourd’hui, oubliant l’ancien nom de naissance d’un passé désormais révolu pour porter celui-ci.

En vous installant via Tamborini il y a deux ans de cela, vous vous êtes rapidement mis à dos les caïds locaux du clan Di Santi. Vous avez fait place nette et votre autorité semble désormais bien installée, tant au niveau de la rue, que des autres clans alentours qui respectent votre territoire.
Vous assurez la protection d’une dizaine de commerces dont notamment deux estaminets et  trois ateliers de confection ou de tissage, l’activité principale de la rue, qui vous versent le pizzo.
Deux tapineuses, Azzura et Renata, sont également sous votre coupe.
Sinon, la majeure partie de vos revenus provient des coups que vous pouvez faire, souvent liées à des demandes discrètes de services par des séides de sénateur qui ne veulent pas se salir eux même les mains ou qui ne veulent pas que cela puisse remonter à eux. Intimidation, corruption, colportage de rumeur, campagne de diffamation, recherche d’information entre autre.

La rencontre entre Ettore Stoccata, Lupo Tramonte, Speranza Monbello et Pidocchi (les quatre PJ) était le fruit du hasard mais sans les liens qui se sont tissés entre vous, sans doute votre destin aurait été néfaste.
Car ce qui vous a uni à l’origine, c’est votre solitude, le besoin d’être plusieurs dans une ville où être seul signifie souvent être en situation de danger.

Chacun d’entre vous possède sa propre histoire, sa propre identité mais a sa place dans votre bande.
Ettore est la lame, le spadassin toujours présent quand il faut montrer les crocs.
Lupo est le charmeur, le joli cœur qui subordonnera une jolie fille rencontrée à la fontaine pour la mettre sur le trottoir ou qui discutera théâtre avec un jeune patrice sur la piazza Smaradina.
Speranza est la monte-en-l’air, la cambrioleuse qui s’introduira dans n’importe quelle demeure discrètement ou qui filochera un bourgeois dans les rues de Ciudalia.
Pidocchi est la tête pensante, le cerveau qui sait tout ce qui se passe à Ciudalia ou qui rencontre les clilles qui vous fournissent la fraîche et du turbin.

Au fil du temps, vous avez appris les uns des autres. Ainsi, Ettore a fait de chacun de vous un bon bretteur, Speranza n’est plus la fille des bas quartiers de Purpurezza s’exprimant en Jar mais est capable de camper une servante de bonne famille grâce aux bons offices de Lupo.
Et qui sait, Pidocchi a même peut être appris à aimer l’humanité à travers vous …

La personnalité de votre personnage est laissée à votre totale appréciation à travers votre ressenti de l’historique de celui-ci.
Idem pour les relations entre vos persos. Le degré de leur intimité est à définir entre vous. Juste qu’a minima ils sentent le besoin de collaborer ensemble et que la disparition d’un seul d’entre eux serait ressenti comme une perte pour le groupe et un risque supplémentaire pour chacun.

* Jouer des samuraï conseillers d'un seigneur
Le contexte est le Japon médiéval (Tenga) ou Rokugan (L5A) avec une préférence personnelle pour Tenga. L5A peut éventuellement s'envisager si la tablée est vraiment pro-L5A.
Il n'est pas nécessaire de bien connaître le Japon mais là aussi cela facilitera une meilleure immersion. Mais si vous aimez Shogun (si si) ou les films de Kurosawa, ça devrait être dans le tempo.
C'est à peaufiner avec les attentes de jeu mais le ton est plutôt celui d'une tragédie que de l'héroïque.
Pas de perso féminin à Tenga, possible à L5A.

L'intro :
Toutes les personnes importantes du clan avaient été réunies dans la salle d’audience à la demande du daimyô Haruyoshi. Chacun attendait silencieusement, la tête respectueusement baissée. Quand le paravent cérémoniel fut écarté, c’est un seigneur physiquement diminué que découvrit l’assemblée. Il se tenait droit malgré la fatigue et la douleur qui déformait ses traits. C’est avec une voix ferme mais faible qu’il prit la parole :
« Fidèles vassaux, fiers serviteurs, dévoués conseillers, famille aimée, c’est la dernière fois que je m’adresse à vous. Que ce soit face à l’importance de ses blessures ou à la gravité de la maladie, un samuraï se doit d’être lucide sur son état de santé et affronter sereinement la mort. Ma fin est proche et je tenais à vous réunir une dernière fois devant l’autel des ancêtres pour désigner comme héritier mon fils Daisuke. Je veux que l’ensemble des anciens du clan l’assiste dans cette tâche. Aussi, je refuse que l’on me suive dans la mort en effectuant le suicide d’accompagnement, le junshi. »
Avec un sourire aux lèvres, Haruyoshi embrassa d’un regard l’assemblée, s’arrêtant sur certains visages il fit des signes de tête comme un adieu silencieux. D’un claquement sec de son éventail, il signifia la fin de son discours et au signal, les serviteurs redéployèrent le paravent. Dans un froissement de soie, l’assemblée s’inclina le front au sol le temps que le seigneur se retire.
Haruyoshi poussa  son dernier soupir le lendemain même.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser ici.

Si vous êtes intéressé par cette formule, envoyez-moi un message privé.
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« Répondre #2 le: 24Février, 2016, 08:07:00 »

Ça bouge bien à Epinal ! 
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« Répondre #3 le: 24Février, 2016, 11:29:21 »

Je vois que l'évènement est placé sous l'égide d'un centre social. Je suis moi-même administrateur d'un C.S ça me donne des idées ça tient  Tu es dans l'organisation et en lien avec le C.S ? Forge-Mondes est une assoc accueillie ou une activité à part entière dans le C.S ?
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Il n'était pas ailier, il n'était pas pilier, il nétait pas talonneur, il n'était pas entraineur... Mais alors qui était-il ?
Il était un petit navireuh ! il était un petit navireuh ! qui n'avait ja ! ja !  jamais navigué ohé ohé !!!!
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« Répondre #4 le: 24Février, 2016, 13:42:24 »

Epinal est le phare de l'occident rôliste !  Cool

Je suis juste un membre. Ma fille est présidente du club de JdR.

Je crois que c'est une activité du Centre Social mais je demanderai confirmation.
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« Répondre #5 le: 15Mars, 2016, 10:36:06 »

Plus qu'une place à ma tablée et ce sera dans Ciudalia (choix de la majorité). 

Y'a plein de Lorrains ici non ? Allez, venez escornifler les aubergistes de la via Tamborini et visiter les cales des Barlus !

Faut que je lance maintenant histoire de pouvoir bien mettre en place cela.


DS, racoleur

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« Répondre #6 le: 22Mars, 2016, 10:07:18 »

Plus de place à ma tablée, mais il y a de la place ailleurs encore !

Notamment, Vincent "Tlön Uqbar" Mathieu pour son futur JdR D-Day samedi après midi et samedi soir ainsi qu'un scénario Cats inédit dimanche après midi.

Viendez !

DS, sergent recruteur
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« Répondre #7 le: 22Mars, 2016, 18:03:23 »

Plus qu'une place à ma tablée et ce sera dans Ciudalia (choix de la majorité). 

Y'a plein de Lorrains ici non ? Allez, venez escornifler les aubergistes de la via Tamborini et visiter les cales des Barlus !

Je serais TRES TRES amateur d'un CR de la partie... S'il vous plait !
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PbF TdM : Tobias Branda (Hobbit)
PbF Space Frontiers : Monfried Fonricht
PbF Ynn Prydden : Bors Njarlsson
PbF TdF : Ser Rickard

ex : Tiamat, Elfirie, Trinités, M+C, EG
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« Répondre #8 le: 24Mars, 2016, 14:53:23 »

Ca me plairait bien. J'essaierai de motiver les joueurs mais je ne promets rien.
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« Répondre #9 le: 18Avril, 2016, 15:15:56 »

C'est samedi prochain !

Y'a des personnes de la Cour d'Obéron (Obéronistes ?) qui viennent ?
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« Répondre #10 le: 10Mai, 2016, 12:28:39 »

Comme j'ai une belle tendance à procrastiner, je mets les PJ  histoire de me faire violence avant de m'attaquer au compte rendu de partie.

Cela peut être déplacé ailleurs éventuellement au bon vouloir de la modération.

Pidocchi (le poux)
Ce n’est pas facile-facile d’être orphelin à Ciudalia. Et autant que tu t’en souviennes, tu l’as toujours été, un enfant des rues parmi tant d’autres.
Tu étais petit et moche, on t’a appelé le pou, Pidocchi. Ca t’aura au moins évité de finir comme mignon ou enlevé pour être vendu comme esclave sur un marché ressinien.
Tu n’étais pas le plus costaud ou le plus habile mais tu étais loin d’être con. Et comme les autres enfants perdus étaient eux plutôt bas de plafond, t’arrivait bien à te débrouiller quand même.
Mais c’était tous des tocards, qui finiraient portefaix ou pute sur le port et crèverait avant trente ans. Si tu ne faisais rien, tu finirais comme ça toi aussi.
Et là, plutôt que de glander comme les autres en attendant de pouvoir faire les poubelles, tu t’es mis à écouter et à observer. Les conversations des marchands de la piazza Pescadilla, ceux des clercs curiaux quand tu arrivais à squatter la piazza Palatina, ceux des prêtres, ceux des malfrats en cherchant progressivement à apprendre des mots, leur sens, à mémoriser des informations, à faire des liens entre elles et  des déductions.
Tu as commencé à monnayer ces informations, prudemment et confidentiellement afin de ne pas perdre tes sources et plus particulièrement à un jeune clerc curial du nom de Coccio Blattari.     
Ses paiements réguliers t’ont permis d’améliorer ta situation. Un jour que tu lui avais rendu un fier service et qu’il te demandait quelle récompense te ferait plaisir, tu lui avais répondu du tac au tac d’apprendre à lire. Et il a pris le temps de t’apprendre à lire en te prenant à son service comme apprenti. La voie semblait tracée pour toi, devenir clerc curial, quel réussite ! Et puis l’accident bête est arrivé. Tu étais amoureux d’un garçon ou d’une fille, tu as volé un objet précieux d’un autre clerc curial pour lui offrir et bien sûr tu t’es fait pincer. Coccio n’a rien pu faire que de te renvoyer sur le champ.
Tu avais peut être une vingtaine d’année et il te fallait repartir de rien mais toutes les informations que tu avais accumulé depuis ces années  étaient ton pécule.
Les gamins des rues sont une source importante de nouvelles informations pour toi. Tu en as formé quelques uns parmi les plus dégourdis à tes méthodes. Ils sont devenus plus grands et d’autres ont pris leur place. Tu disposes ainsi d’un réseau d’informateur discret et fiable.
Mais plutôt que de monnayer de l’information, tu t’es mis toi-même à l’exploiter. Spéculant sur telle montée des prix de la toile de Bromael, te faisant payer par un sénateur pour diffuser une rumeur dans la ville ou montant un coup avec quelques malandrins recrutés pour l’occasion.
Parmi eux, se trouvaient Ettore et Luppo et Speranza et de fil en aiguille vous avez fini par œuvrer uniquement tous les quatre, à construire en commun un petit pré carré, à vivre ensemble, à être une famille peut être … Cela fait trois ans maintenant que ça dure.


Ettore Stoccata
Ton père, Luca, aimait à dire que les Stoccata ne sont pas au service d’une famille de Ciudalia mais qu’ils sont au service des familles de Ciudalia.
Foutaise …
Depuis plusieurs générations en effet, votre famille se flatte de posséder une salle d’arme Via Degli Ducati où les jeunes aristocrates ciudaliens viennent apprendre l’escrime.
Mais le lustre de celle-ci est passé …
Certes, la mode aujourd’hui est pour les grandes maisons à avoir leur propre maître d’arme à demeure mais ton frère ainé, Teobaldo, n’a pas la carrure suffisante. Il n’a pas ton talent ni celui de ton père. La clientèle s’est étiolée petit à petit. Seuls sont restés les plus inexpérimentés, les plus pauvres ou ceux que les appâts de ta belle sœur Demestilla mettaient en appétit.

Ah Demestilla … C’est à cause ou c’est grâce à elle que ta vie a basculée. Mais il n’a pas fallu qu’elle te pousse de trop non plus. Ton père t’a chassé de la maison et t’a renié le jour où celui-ci t’a surpris dans ses bras. La belle en larme a eu beau jeu de camper l’épouse violentée par le beau frère indigne, joueur impénitent et coureur de jupon patenté.
Et tu l’as laissé dire. Tu as préféré qu’il n’y ai qu’un salaud dans cette histoire sordide et que ton père ne perde qu’un seul fils, qu’il n’appréciait guère. Teobaldo amoureux fou aurait été brisé d’apprendre que sa femme chérie le trompait.
Car ce n’était pas la première fois que le cellier abritait vos ébats. Tu penses que tu n’étais pas le premier et que tu ne serais pas le dernier …

En noyant ton vague à l'âme, tu as signé un bout de papier dans une taverne qui t'as envoyé servir quatre ans dans le régiment Testanegra.
Tu conserves quelques souvenirs amers d'une vie de soudard à battre le pays avec son lot d'exactions. Ton centenier, Renzo Cortina t'a joué un sale tour que nous aviez pas pu réglé alors. Une rancune tenace envers lui t'anime encore.
L'affaire de Kaellsbruck a définitivement mis un terme à tes ambitions militaires et tu es revenu à la vie civile.

Désœuvré, tu as servi un temps comme mercenaire, escortant les marchands de Ciudalia à Bourg-Preux ou sur les mers mais tu as fini par avoir le mal du pays.
De retour à Ciudalia, en fréquentant d’anciennes connaissances de salle d’arme devenues spadassin auprès de maisons nobles,  tu as un temps été tenté d’en être une aussi. Mais les nuits à jouer et à fréquenter les femmes faciles ne s’accordaient pas vraiment avec les nécessités d’un service proche du casernement, rythmé entre l’entrainement martial et l’attente servile des besoins du sénateur et de sa parentèle. Tu as mis ton épée au service d’activités plus ou moins louches. En risquant parfois de marcher sur les plates bandes de la guilde des Chuchoteurs, tu risquais gros.

Et puis tu as rencontré Pidocchi. Quelques affaires partagées, des soirées à boire et à discuter avec Luppo et Speranza et de fil en aiguille vous avez fini par œuvrer uniquement tous les quatre, à construire en commun un petit pré carré, à vivre ensemble, à être une famille peut être …

Cela fait trois ans maintenant que ça dure.


Luppo Tramonte
Ton grand père Tulio était pécheur sur une modeste barque. Ton père, Julio, à force de travail acharné avait bâti une petite flottille de pêche. Et toi, tu as tout dilapidé.
A la mort de ton père, tu es devenu le chef de famille alors que tu n’avais pas 17 ans.
Tout s’est passé trop vite. Les commerces de luxe de la piazza Smaradina, y rencontrer de jeunes bourgeois et patrices, les belles tenues, les cadeaux, les beaux objets, les fêtes, les femmes, l’alcool, le jeu …
Ta sœur Lucrezia a été ta compagne de débauche et a bien dépensé sa part dans cette folie qui n’a pas duré un an. Vous vous êtes bien amusés à vrai dire. Et pour elle, cela dure même encore. Aux dernières nouvelles, elle était à la colle avec Andreo Borghese, un acteur en vue.
La redescente fut dure autant que brutale, plus d’amis, plus de visite, des dettes, des saisies, la misère et ta mère mourant de honte et de chagrin.
Certains auraient été brisés, seraient sombrés dans la déchéance et la dépression, d’autres encore se seraient révoltés, auraient cherché la rédemption dans le travail pour remonter la pente.
Toi non. La leçon que tu avais apprise, tu l’as resservie. Non sans un certain cynisme, tu sais comment dire et comment faire pour arriver à tes fins, à lire sur les visages les émotions, à deviner les désirs secrets. Tu connais les deux facettes de la manipulation, à la foi victime et bourreau. Petits ou grands de ce monde obéissent aux mêmes pulsions et aux mêmes instincts.
A toi le rôle du flatteur, du bon ami, du séducteur, du pique assiette, de l’amant capricieux réclamant des babioles, du partenaire de jeu jouant avec les limites, du compagnon de beuverie.
De temps en temps, un mari cocu, un maquereau dont tu avais détourné la pouliche à ton profit ou un usurier détenant une créance de jeu t’envoyait quelques gros bras te demander des comptes. Et tôt ou tard, tu aurais fini flottant dans le port.
 
Et puis tu as rencontré Pidocchi. Quelques affaires partagées, des soirées à boire et à discuter avec Ettore et Speranza et de fil en aiguille vous avez fini par œuvrer uniquement tous les quatre, à construire en commun un petit pré carré, à vivre ensemble, à être une famille peut être …

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Speranza Monbello
Esperance, quelle mouche a piqué tes parents pour te fourguer un tel blase ?
Quel espoir pouvait animer un savetier pouilleux et une misérable couturière à façon de la via Strettina ?
Et ils ont continué à donner la vie, dans cette absurde confiance dans l’avenir ou plutôt dans cette insouciance du lendemain.
Ainée d’une famille de sept enfants, il t’a fallu très tôt assister les parents pour nourrir toutes ces bouches. D’abord à aider ta mère à coudre mais très rapidement à battre le pavé avec les vauriens du quartier, maraudant et chapardant tout ce qui passait à portée.
Tu aurais pu très bien être enlevée par quelque trafiquant de chair humaine pour être revendue sur les marchés aux esclaves de Ressine comme tes deux petits frères l’an dernier.
Tu aurais pu très rapidement devenir une gagneuse comme tant de greluches qui s’amourachaient d’un gars trop gouailleur et laubé comme Luppo,
Toi, à 14 ans t’es tombée dans les pattes de Paolo, un atrimeur de 4 ans ton ainé qui était le chef d’une petite bande de malfrat pratiquant la petite et la grande cambriole.
Ca a été la belle vie, t’étais pas seulement la souris du dabe, t’es devenue un membre de l’équipe pour faire les coups. D’abord en faisant le chouf, puis en participant activement. Mais ça a été l’escalade. Visiter les entrepôts et les cales des barlus ça n’a plus suffi à Paolo. L’y fallait aller au fade, les casses des crèches des bourges. Là, c’était plus la même, les Alguazils du coup se sont intéressés à votre turf et vous vous êtes fait arquepincer. 
Tu ne sais pas comment t’es passée à travers. Finalement, être une gerce t’a peut être rendu service pour une fois, t’était juste une poule pour eux.
Ca a été duraille pour toi, surtout que le Paolo t'avait laissé un polichinelle dans le tiroir. Tu t'es planqué un temps chez les péquenots histoire qu'on oublie un brin et puis t'as gambergé un max. Fallait que personne soit au parfum que t'allait avoir un chiard. T'as caché ça à tout le monde et quand le môme est arrivé, tu l'as appelé Sognado. Ben ouais, l'espérance vent du rêve ... 
T'as juré qu'il n'aurait pas ta vie de merde et tu l'as mis en nourrice chez un couple de bouseux en le faisant passer pour le bâtard d'un bourge de Ciudalia. Tu as du reprendre la cambriole pour financer son éducation. Ca chiffre de plus en plus, maintenant que Sognando a dix ans, faut payer le collège et la pension. Et puis ça devient de plus en plus dar de lui bourrer le mou sur ses origines ...

A force de turbiner seulâbre, t’as failli te faire mataver.
Heureusement, t’es tombé sur le gonze Pidocchi au bon moment. Quelques affaires partagées, des soirées à écluser et à bavacher avec Ettore et Luppo et de fil en aiguille vous avez fini par œuvrer uniquement tous les quatre, à construire en commun un petit pré carré, à vivre ensemble, à être une famille peut être …

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« Répondre #11 le: 10Mai, 2016, 15:42:42 »

Ca fait plaisir de retrouver ces aigrefins. 
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« Répondre #12 le: 06Juillet, 2016, 18:05:22 »

Deux mois de passé quand même ...
Je mets ici ce que j'ai déjà écrit histoire de me motiver un peu pour continuer. Ca me prend pas mal de temps car j'essaie d'en mettre le plus possible en dépassant le factuel (par contre au risque d'être verbeux, mais bon ... ).

Comme dit précédemment, ça peut être déplacé dans un autre sujet.

Tout Ciudalia bruisse de tension pour les funérailles de Regalio Cladestini, comme aux jours de grande fête quand on prépare la procession du Bain de la Déesse ou les farandoles des jeux floraux.
Les demeures, les boutiques et les temples sont pavoisés avec une ostentation somptueuse. Des tentures noires sont suspendues aux fenêtres, aux encorbellements, aux balcons, habillent de deuil l’enfilade capricieuse des rues. Les hôtels les plus riches sont décorés d’immenses bannières de brocart violet, car à travers Regalio, c’est au podestat Cassio Cladestini que la patrie rend hommage. La physionomie de la ville en est métamorphosée : Ciudalia, déjà si portée à l’arrogance, s’est muée en une immense chapelle funéraire, outrancière et baroque. La populace, d’ordinaire bigarrée et criarde, a adopté des costumes sombres, qui jurent avec son naturel exubérant.

Quand à l’issue de son discours d’éloge funèbre prononcé piazza Palatina, le podestat Léonide annonce la fin de ses pouvoirs exceptionnels et promet des élections pour la magistrature d’ici trois mois, la populace manifeste sa joie car c’est le signe que tout va revenir à la normale. La guerre est gagnée.
La fin d’après midi venue, le corps est confié aux soins des prêtres du Desséché.

Alors, les rues de Ciudalia s’emplissent de phalangistes et de marins en permission qui ne demandent qu’à dépenser leur solde et le fruit de leurs pillages pour fêter la victoire sur les basanés mais surtout pour fêter que eux, ils sont revenus vivant !
Pour les quatro compari, c’est le jour où les affaires reprennent. Leurs filles ne manquent pas d’ouvrage, les estaminets ne désemplissent pas.
Attablés au bœuf rouge, la taverne où les quatro compari ont leurs habitudes, Ettore et Lupo tapent la scopa avec les soldats et les plument gentiment en leur offrant à boire pendant que Speranza et Pidocchi devisent tranquillement avec Tonio, le tenancier.

Trois personnes rentrent alors dans l’estaminet, Pidocchi reconnait Benito Carpone, un cagou reconverti qui fait l’intermédiaire entre l’élite de Ciudalia et le milieu, accompagné de ses deux gardes du corps. C’est une personne proche des grandes familles de Ciudalia qui lui demandent régulièrement de régler des affaires délicates où elles ne veulent pas voir leurs hommes impliqués directement.

Après avoir exprimé son plaisir de les rencontrer et échangé les banalités d’usage, tout le monde rejoint la table privée des quatro compari.
Carpone leur propose une mission simple, faire comprendre à l’acteur Andreo Borghese que Donna Aspasina Monatore n’est pas de son monde et qu’il ferait bien de ne pas trop s’en approcher. Mais le commanditaire souhaite que ça soit fait avec doigté, sans que le sang coule. C’est pour ça qu’il fait appel aux Compari plutôt qu’à quelques frappes recrutées sur le port qui saloperaient le travail. Le client est pressé, le plus tôt sera le mieux.
C’est payé 90 florins. C’est peu mais les affaires reprennent seulement pour tout le monde.
Les Compari acceptent en ayant le bon goût de ne pas négocier le prix, ce qu’apprécie Carpone. En les quittant, il leur dit qu’il ne manquera pas de les faire à nouveau travailler sur des choses plus lucratives quand l’occasion s’en présentera.

N’ayant pas d’autre affaire en cours, les Compari décident de s’atteler à cette tâche dès ce soir.
Lupo décide d’aller faire un brin de causette avec sa sœur afin d’en savoir un peu plus. Il monte au quartier Purpurezza où se trouve la petite maison de l’acteur. Mais la vieille servante qui lui ouvre l’informe que Donna Tramonte et Don Borghese sont déjà parti ensemble au théâtre, il joue ce soir.

Les quatro compari décident de s’y rendre. Pour quelques florins, ils soudoient une ouvreuse afin d’occuper une des loges réservées par les notables à l’année et qui se trouve parfois inoccupée.
Speranza s’est habillée pour l’occasion de façon fort simple, pouvant ainsi passer pour une servante accompagnant sa maîtresse ou l’une des nombreuses employées du théâtre. Alors que le spectacle va commencer, elle décide de profiter de ce moment où beaucoup de personnes circulent pour visiter discrètement les coulisses et les communs, notamment les loges des artistes désertées mais elle ne trouve rien de notable.
Elle revient alors auprès des autres et ils discutent d’un plan d’action alors que la pièce commence, un ancien drame familial dont l’élite ciudalienne est très friande. Mais Pidocchi et Lupo ont du mal à se concentrer sur la discussion tant ils sont pris par le jeu de l’acteur principal, Borghese, qu’ils trouvent habité par son rôle.
Pidocchi fait un effort sur lui-même pour se reprendre alors que Lupo se laisse sans vergogne au plaisir de suivre la pièce. Les trois autres compagnons évoquent la possibilité d’un accident au théâtre sur un autre acteur pour faire comprendre à Borghese qu’il faut qu’il soit prudent mais ceci est finalement jugé trop compliqué à mettre en place …
La Monatore est présente quelques loges plus loin avec sa nuée de courtisans et suit le spectacle de manière distraite.
Alors que la pièce se termine et que le public quitte les lieux, la Monatore et ses flatteurs se dirigent vers les loges pour voir les artistes. Speranza les suit, non sans avoir auparavant fait un crochet par les cuisines prendre un plateau et des boissons.
La loge de Borghese est petite et il s’y presse une dizaine de personnes qui discutent interprétation théâtrale. La discussion est assommante pour Speranza et elle n’y prête guère attention, préférant se concentrer sur les attitudes des personnes présentes. Elle remarque que Lucrezia Tramonte fait bonne figure aux jeunes nobles mais semble quelque peu tendue. La chaleur ne tarde pas à devenir etouffante dans la loge bondée et Monatore finit par partir avec son cortège. Lucrezia fait une moue partagée entre l’agacement et le contentement à son départ et la discussion continue de plus belle entre l’acteur, sa belle et un couple d’amis.

Speranza rejoint alors ses compagnons qui l’attendent dehors. Ils optent pour une solution simple :  se rendre dans la demeure de l’acteur afin de l’attendre et lui mettre alors les chocottes en lui disant que la Monatore ne fait pas partie de son monde et qu’il ferait bien de s’en écarter. Sinon, une autre visite nocturne pourrait être bien moins amicale …
Speranza crochète sans difficulté la serrure relativement simple et pénètre dans les lieux.
La vieille servante qui dort dans la cuisine est proprement assommée, ligotée et bâillonnée.
Alors qu’une pluie fine tombe, Lupo qui n’a sans doute pas envie d’être confronté à sa sœur préfère attendre dehors sous un porche en se faisant passer pour un ivrogne qui cuve son vin.  Les trois autres compari préfèrent attendre dans la pièce principale bien au chaud et au sec. Ils reverrouillent la serrure et se tiennent prêts à mettre des masques quand les deux tourtereaux seront de retour au bercail.

Plusieurs heures se passent et ils commencent à trouver le temps long quand Lupo sort de la torpeur qui l’a envahit en entendant des bruits de pas et de conversation.
Quatre silhouettes remontent la rue. Il reconnait la voix de sa sœur et en déduit qu’il s’agit d’elle et de Borghese bras dessus – bras dessous accompagnés de leur couple d’amis faisant de même. Il distingue qu’ils portent des masques, ce qui est monnaie courante à Ciudalia tant par volonté de discrétion que par mode.
Les quatre jeunes gens sont à une dizaine de pas de la maison quand surgissent trois individus d’une ruelle transversale, l’un d’eux demande d’une voix forte « Andreo Borghese ? » ;
« Qui le demande » répond un des deux jeunes hommes lâchant le bras de sa cavalière et s’avançant d’un pas.
Celui qui est au milieu des trois, sort une lame de sous son manteau et dague l’infortuné en lui criant : « tu n’as pas à t’approcher de la Monatore, elle n’est pas de ton monde ! Tiens le toi pour dit ! »
Et les trois hommes de décamper en descendant la rue alors que les deux filles se mettent à hurler de frayeur alors que le second jeune homme se penche sur le blessé.
Remis de sa surprise, Lupo se lève et court à la poursuite des assassins. Les jeunes femmes  hurlent de plus belle quand il passe auprès de leur groupe.

Speranza, Ettore et Pidocchi qui ont tout entendus depuis l’intérieur, ouvrent la fenêtre et sautent avec plus ou moins de grâce dans la rue, provoquant des cris encore plus hystériques, et remontent la rue en courant. Ils passent quelques temps à rechercher la piste des trois spadassins dans le dédale des ruelles de Purpurezza, sans succès.

Après un bref conciliabule, ils décident de se rendre dans la demeure bourgeoise de Benito Carpone via Degli Ducati. Ils préfèrent en effet qu’il apprenne que Borghese s’est fait poinçonner – mais pas par eux – afin que cela ne parte pas en bisbille.
Un des deux sbires de Carpone leur ouvre et devant leur ton d’urgence les fait entrer.
Carpone a passé une chemise à la hâte et il est encore mal réveillé quand Pidocchi l’entreprend d’un ton sec en l’accusant d’avoir doublé les quatro compari en confiant également la mission à d’autres. En effet, trois sbires ont poinçonné l’acteur en proférant exactement le même avertissement qu’ils étaient sensé lui faire passer.
Le vieux cagou visiblement tombe des nues et proteste de son innocence. Devant l’insistance de Pidocchi qui cherche à savoir s’il est sincère, il jure ses grands dieux que cela ne se fait pas. Après réflexion, il se porte même garant du commanditaire. Il ne peut pas avoir confié cela à quelqu’un d’autre. Il ne peut s’agir que d’une coïncidence. Troublante mais une coïncidence quand même. Si l’attitude de Borghese a déplu à son commanditaire, elle peut avoir déplu à quelqu’un d’autre.
Satisfait de sa réponse et de son attitude, Pidocchi baisse le ton. Non seulement il est parvenu à désamorcer la situation mais il s’est également fort habilement mis en position d’offensé par rapport à Carpone.
Les trois compari l’informent que Lupo s’est élancé à la poursuite des sbires et que peut être il pourra en dire davantage.
Carpone décide de se rendre auprès du commanditaire pour l’informer de la situation. Il part accompagné de ses deux traine rapières, visiblement peu enchanté de partir pour une promenade nocturne.
Speranza, Ettore et Pidocchi retournent à leur quartier général dans l’attente de nouvelles de Lupo.

Ce dernier a dévalé la rue à la suite des spadassins, se fiant davantage à son ouïe qu’à sa vue pour les suivre dans la nuit alors qu’une pluie fine ne cesse de tomber.
N’entendant plus les bruits de course, il s’arrête et marche prudemment jusqu’à un coin de rue pour découvrir les trois personnes reprenant leur souffle en riant comme des vauriens venant d’accomplir une mauvaise blague et se donnent des tapes sur l’épaule. Lupo devine à leurs manières qu’ils sont passablement ivres.
Ils reprennent leur chemin tranquillement en redescendant les ruelles pentues de Purpurezza. L’un d’eux, sans doute moins saoul que ses compagnons,  se retourne parfois mais Lupo n’a aucun mal à les suivre en gardant une bonne distance.
Arrivés dans le quartier populaire de Benjuini où l’animation est plus importante, Lupo se rapproche d’eux et parvient à mieux les voir à la lumière des rares lanternes situés aux carrefours. Il s’agit visiblement de trois gentilshommes portant des grotesques de carnaval et habillés de capes courtes de cavalier sous lesquelles apparaissent dagues et épées.
Arrivés via Maculata, ceux-ci pénètrent chez Diamantina, une maison de débauche réputée où s’encanaillent certains membres de la bonne société de Ciudalia aussi bien qu’une population interlope.
Lupo avise alors un de ces gamins qui traine dans les rues et l’envoie porter un message au bœuf rouge pour informer ses compagnons de là où il se trouve.
Il patiente quelques minutes avant de rentrer dans l’établissement à son tour.
L’entrée de Lupo dans ce lieu bondé de clients avinés et paillards qui attendent qu’une dame soit disponible passe inaperçue. Il n’a aucun mal à identifier les trois spadassins qui ont tombé les masques et qui se sont assis à une table. Il s’agit du patrice Dilettino Schernittore accompagné de ses deux mignons, Ronzino et Tignola.
Ils sont en compagnie d’une quatrième personne que Lupo reconnait également sans peine, Benvenuto Gesufal, l’homme du Podestat Leonide Ducatore.
Visiblement leur conversation s’envenime et le ton monte. Profitant de l’affluence, Lupo s’approche de leur tablée pour entendre le patrice lâcher à Benvenuto Gesufal :
« Mais finalement, peut être que vous n’avez jamais été un caïd. Bucefale Mastiggia, c’est bien lui que vous deviez protéger non ? »
« Et toi, mon mignon, t’étais où pendant cette putain de guerre ? Tu tenais l’urinal de papa ? »  
Dilettino devient blanc comme la craie alors que ses deux gardes du corps repoussent leur chaise, prêts à en découdre.
Il gronde : « sac à merde ! Je pourrais te faire cracher les dents une deuxième fois ! »
« Ah oui ? Tu crois ça Dilettina ? Ou tu espères juste te faire trouer le cul ? »
S’ensuit un combat bref et violent où à mains nues Benvenuto met hors de combat Dilettino et ses hommes qui ont tiré leurs armes.
Tirant sa dague Benvenuto s’excuse alors auprès du patrice de lui avoir manqué de respect. La lame sous la gorge, Dilettino les accepte en tremblant.
L’homme du Podestat quitte alors le bordel sous les invectives de la tenancière Diamantina qui rapidement fait prévenir la maison Schernittore et demande un médecin. Le patrice ne semble que choqué mais les deux mignons sont blessé, Tignola l’est même gravement.

Lupo ne s’attarde pas davantage et rentre au bœuf rouge pour finalement attendre ses compagnons qui ne sont toujours pas rentrés de chez Carpone.
A leur arrivée, Lupo les informe de tout ce qu’il a vu.
Personne ne sait pourquoi Dilettino Schernittore en veut à Andreo Borghese. Diverses possibilités sont évoquées mais devant l’heure tardive, les quatro compari décident d’aller se coucher. Demain il faut se lever tôt pour investiguer et informer Carpone.
« Dernière édition: 06Juillet, 2016, 18:07:07 par Doji Satori » Journalisée

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« Répondre #13 le: 06Juillet, 2016, 18:23:25 »

Citation
Il s’agit du patrice Dilettino Schernittore accompagné de ses deux mignons, Ronzino et Tignola.
Ils sont en compagnie d’une quatrième personne que Lupo reconnait également sans peine, Benvenuto Gesufal, l’homme du Podestat Leonide Ducatore.
Visiblement leur conversation s’envenime et le ton monte. Profitant de l’affluence, Lupo s’approche de leur tablée pour entendre le patrice lâcher à Benvenuto Gesufal :
« Mais finalement, peut être que vous n’avez jamais été un caïd. Bucefale Mastiggia, c’est bien lui que vous deviez protéger non ? »
« Et toi, mon mignon, t’étais où pendant cette putain de guerre ? Tu tenais l’urinal de papa ? » 
Dilettino devient blanc comme la craie alors que ses deux gardes du corps repoussent leur chaise, prêts à en découdre.
Il gronde : « sac à merde ! Je pourrais te faire cracher les dents une deuxième fois ! »
« Ah oui ? Tu crois ça Dilettina ? Ou tu espères juste te faire trouer le cul ? »
S’ensuit un combat bref et violent où à mains nues Benvenuto met hors de combat Dilettino et ses hommes qui ont tiré leurs armes.
Tirant sa dague Benvenuto s’excuse alors auprès du patrice de lui avoir manqué de respect. La lame sous la gorge, Dilettino les accepte en tremblant.
L’homme du Podestat quitte alors le bordel sous les invectives de la tenancière Diamantina qui rapidement fait prévenir la maison Schernittore et demande un médecin. Le patrice ne semble que choqué mais les deux mignons sont blessé, Tignola l’est même gravement.

Je préfère la version originale, mais j'adorerais jouer et croiser des scènes du livre comme ça

Surtout les gars... PERSONNE ne se met en travers du chemin de ce Benvenuto. Je pense que ça ne serait pas une bonne idée. Et ne regardez pas ses dents !
Journalisée

PbF TdM : Tobias Branda (Hobbit)
PbF Space Frontiers : Monfried Fonricht
PbF Ynn Prydden : Bors Njarlsson
PbF TdF : Ser Rickard

ex : Tiamat, Elfirie, Trinités, M+C, EG
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