Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Les femmes dans la SF  (Lu 4715 fois)
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Macbesse
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« Répondre #15 le: 30Juin, 2015, 00:02:54 »

Au fait Caracalla, tu cherches des personnages féminins affirmés ou une vue plus large ? Est-ce que tu prends en compte toute la production ?

Genre, je peux te parler de trucs comme Galaxina ?



"She cooks, she cleans, and she makes love". Tout un programme. Ca se veut du 2nd degré, mais ça n'en est pas.

Pour revenir aux écrivains, dans la production française récente, j'en profite pour te signaler Catherine Dufour et à son Accroissement mathématique du plaisir, un recueil de nouvelles bien rugueuses, à Justine Niogret et à son style âpre (en fantasy, elle traite du parricide, mais ses oeuvres de SF ne sont pas en reste), à Jeanne-A Debats et ses rêves mourants (voir notamment ses Stratégies du Réanchantement).

Et puisque je fais dans le post à la va-comme-je-te-pousse, une petite étude de la femme chez Ayerdahl.

Chez Ayerdahl, il y a souvent des héroïnes ou au moins des protagonistes féminins au tempérament bien trempé. Elles baisent (beaucoup), avec des partenaires très variés (il y a comme une sorte d'idéal du bonobo chez l'auteur), se font parfois "mener par le bout de la queue" (je cite Mytale, où l'héroïne se rend compte qu'elle est dans une situation d'emprise), prennent des décisions lourdes, et sauvent le monde avant une bonne partie à trois.

Et un lien vers un billet d'humeur pas inintéressant : http://www.cafardcosmique.com/Le-sexe-de-ta-plume-de-Joelle
« Dernière édition: 30Juin, 2015, 00:06:16 par Macbesse » Journalisée

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Caracalla
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« Répondre #16 le: 30Juin, 2015, 00:45:28 »

Une vue large, autant que possible. Montrer que la SF est le reflet (en décalé ou pas) de la société de son époque.
Autrement dit, oui, j'ai besoin d'exemples tels que Galaxina voire Barbarella.
La limite c'est que je m'adresse à des adolescents (pardon, indirectement à des parents d'adolescents et à une administration) ce qui m'oblige malgré tout à une certaine ... retenue. Pour Galaxina le pitch que tu m'en fais + l'affiche ... c'est parfait ;-)

Rien n'est encore arrêté, mais j'imagine pour l'instant faire classer les personnages en trois groupes :
1. la femme-objet prétexte-à-être-sauvée
2. la femme héroïne parce qu'en fait c'est (comme) un homme
3. la femme héroïne parce qu'elle développe des qualités propres aux femmes
histoire de rattacher derrière une présentation des féminismes essentialiste / universalistes.

J'aimerai donc brasser deux types d'exemples :
- les exemples archétypes qui entrent facilement dans mes groupes, même s'ils sont issus d'œuvres pas très connues
- les exemples célèbres (princesse Leia ...) pour apporter de la culture SF de base.

Si vous avez d'autres idées à me soumettre, en particulier pour les groupes mentionnés ci-dessus, je suis tout ouïe ! 
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cavaillon
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« Répondre #17 le: 30Juin, 2015, 00:49:26 »

En B.D., il y a aussi toute la série "Sillage". Nävis y tient en même temps le rôle :
- de fantasme de mec ;
- d'une jeune femme très forte, autant au physique que dans son caractère et qui prend à coeur son rôle de libératrice de la condition des ''femmes'' soumises dans les autres races/civilisations qu'elle rencontre.

Ensuite, je n'ai jamais lu la B.D., mais je pense que là, c'est purement du fantasme, "Le Geste des Chevaliers-Dragons", avec ses femmes chevaliers qui ont toutes une silhouette de déesse, qui se battent en pagne avec des épées à deux mains... C'en est risible, mais ça montre en creux à quel point le mâle est facile à satisfaire...
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« Répondre #18 le: 30Juin, 2015, 01:27:04 »

La limite c'est que je m'adresse à des adolescents (pardon, indirectement à des parents d'adolescents et à une administration)

Je m'abstiendrai donc de puiser mes exemples dans la SF érotique. 

Citation
Rien n'est encore arrêté, mais j'imagine pour l'instant faire classer les personnages en trois groupes :
1. la femme-objet prétexte-à-être-sauvée
2. la femme héroïne parce qu'en fait c'est (comme) un homme
3. la femme héroïne parce qu'elle développe des qualités propres aux femmes
histoire de rattacher derrière une présentation des féminismes essentialiste / universalistes.

Et la femme héroïne parce que c'est un individu ? Et l'antagoniste (manipulatice / machiavélique / équivalent féminin du héros) ?

On continue la balade avec dans la BD avec la compagne de Valérian, Laureline. Dans cette BD de Mézières et Christin, Laureline n'est pas un faire-valoir et c'est plutôt un duo héroïque qu'on voit à l'oeuvre.
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« Répondre #19 le: 01Juillet, 2015, 11:12:20 »

Quelques suggestions

Janet E Morris avec le cycle des fornicatrices, où les femmes ont un rôle prépondérant (passages érotiques inclus. Surprenant pour une édition J'ai lu à l'époque).
Carolyn J Cherry, avec son cycle de chanur pose les base d'une société (féline) matriarcale avec un statut particulier pour les mâles.

J'ose suggérer le cycle de gor, de John Norman, comme base de départ. De mes souvenirs, mis à part esclaves et objet de décoration qu'il faut sauver, elles ont un rôle de figuration. La vision de la femme y est très réducteur.

Pour l'époque Abraham Merrit ose des seconds rôles féminins. Je pense à la nef d'Ishtar ou les habitants du mirage. On est quand même plus proche de la fantasy que de la SF mais cela mérite d'être cité. C'est relativement rare dans la vieille SF/Fantasy.
Même chose pour le guerrier de mars et les autres cycles de de Edgard Rice Burraughs. Les femmes sont souvent des princesses sachant se battre aussi bien qu'un homme.

Pour SW,  Leïa, Amindala ne passent pas inaperçues. Dans la saga écrite, d'autres personnages féminin ont un rôle primordial, que ce soit la main de l'empereur ou le sabre de la République (je ne veux pas spoiler).
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« Répondre #20 le: 01Juillet, 2015, 11:43:41 »

@Cavaillon

pour la série de la geste des chevaliers dragons, tu tapes dans de l'heroic fantasy... le vocabulaire SF y est totalement absent (sauf sur un tome... Et sachant qu'il y en a 20 dans cette série, il n'impose pas sa règle d'unité de temps, et sachant que dans ce tome, la "SF" est juste un prétexte, et non pas un background narratif). Reste que avant de te prononcer dessus, il serait sage que tu le lises. Certes, le propos est "pulp" et "comics" dans le sens que la femme est un objet tant de fantasme que porteuse d'une image de super-héroïne pur-jus, mais si tu poses la base du paradigme qui régit le monde de la geste, ben l'image de la femme est très magnifié, et va TRES au delà de la pépée en slip qui manie la claymore. Le rôle de la femme y prend ici une orientation très politique... parce que ce sont des femmes, justement. Bref, je pourrai en parler pendant des heures.

Pour le reste, je reviens sur Mad Max 4, déjà parce que 'on est plus dans la SF, même si le code est post apo, mais surtout parce que la femme y est traitée globalement dans sa condition, et un personnage féminin va à l'encontre de la condition imposée aux femmes.

Sinon, un point très intéressant, et très en "creux", dans le sens qu'aucun rôle majeur n'est donné à une femme, je vous invite à revoir "Soleil vert", dans lequel la femme est qualifiée qu'avec un seul mot : "mobilier"

Bon, pour en revenir à Barbarella et Galaxina, l'oeuvre BD qui s'en est le plus inspirée dernièrement, ça reste "Skydoll"... mais je l'ai déjà cité. une curiosité de la SF prend totalement à contre-courant cette image de la femme dans "Metal Hurlant: F.A.K.K.²". Le film vaut ce qu'il vaut, et le comics a été dessiné par Simon Bisley, qui a une approche très bodybuildée de la féminité.   
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« Répondre #21 le: 01Juillet, 2015, 11:44:06 »

GOR c'est vraiment l'anti-féminisme absolu... Les femmes sont soit voilées et libres, soit esclaves et vêtue de quelques carrés de tissus (mais elle sont plus libres en même temps que les femmes libres tu comprends...) et toujours d'une beauté époustouflante et tombant souvent amoureuses de leur maître (quant c'est un beau guerrier viril sinon ça marche pas).

Comme autre cycle avec des femmes en personnage principaux, il y a  "la Trilogie de Gaïa" de John Varley.

Et je rejoins Le Pixx sur le cycle des Chevaliers Dragons, tu dois confondre Cavaillon car c'est à des années lumières de ta description ? Et plusieurs femmes y ont des rôles très importants. Par contre il y a des éléments de SF dans 2 bouquins : "Tout les Weyrs de Pern" et "L'aube des dragons".
« Dernière édition: 01Juillet, 2015, 11:47:50 par Cuchulain » Journalisée

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« Répondre #22 le: 01Juillet, 2015, 19:37:01 »

Je rebondis sur le propos des derniers intervenants de cet excellent fil pour suggérer l'utilisation du test de Bechdel, afin de déterminer si une oeuvre est ou non centré sur les personnages masculins.

Si l'oeuvre (le test est souvent utilisé sur des films, mais peut être décliné sur d'autres supports) répond positivement (au moins une fois) aux trois questions ci-dessous, il peut être qualifié de féministe.
1- Y a-t-il dans le film au moins deux personnages de sexe féminin ? (Qui sont nommés, il ne s’agit pas de compter les figurantes)
2- Ces deux femmes ont-elles une conversation entre elles ?
3- Si oui, parlent-elle d’autre chose que d’un homme ?

Ca vaut ce que ça vaut, comme disait l'autre, mais ça peut peut-être apporter de l'eau au moulin de Caracalla. 

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« Répondre #23 le: 01Juillet, 2015, 23:30:08 »

3. la femme héroïne parce qu'elle développe des qualités propres aux femmes
histoire de rattacher derrière une présentation des féminismes essentialiste / universalistes.

Dans Contact, le personnage principal dirige une équipe de chercheur. Elle est confrontée à un signal qu'elle peine à comprendre, finit par conclure qu'il s'agit d'une tentative de contact extra-terrestre, et risque sa carrière.
Ce personnage est une femme, il est joué par Joddie Foster.
Une femme représente donc l'universel, ce qui est rare au cinéma, encore plus en SF. Il ne s'agit pas de lui prêter des qualités supposées masculines ou féminines.
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« Répondre #24 le: 02Juillet, 2015, 00:17:48 »

Je ne suis pas fin connaisseur de SF, et je suis plus à l'aise chez Homère que chez Miyazaki, mais comme le second a consacré plusieurs livres et un long métrage à une héroïne qui porte le même nom qu'un personne de l'Odyssée du premier, j'ose me mêler à la discussion, pour citer Nausicaä de la vallée du vent.
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« Répondre #25 le: 02Juillet, 2015, 00:40:17 »

Dans le film Blade Runner de Ridley Scott, il y a quelques personnages féminins intéressants, dont celui de Rachael (incarnée par Sean Young). Elle est un androïde particulièrement évolué, qui amène, dans une sorte de jeu de miroir psychologique, le "chasseur de répliquants" (le blade runner) à s'interroger sur sa propre nature (humain ou androïde ?).
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« Répondre #26 le: 02Juillet, 2015, 00:41:59 »

Re-merci à tous. Voilà plein de bonnes idées.     
Effectivement, le test de bechdel est sanglant ... 

@ Le PiXX
Pour contre-balancer Barbarella, à peu près de la même époque & sur le même registre (mais avec un propos finalement différent), j'ai pensé à  Pravda la survireuse de Guy Peellaert. Ça m'a l'air assez chouette ...  Grin



@ Macbesse
Tout à fait d'accord avec toi sur la futilité à vouloir définir des qualités "masculines" ou "féminines" : il arrive très vite un moment où l'on ne sait plus très bien comment classer les valeurs ... Mais justement, je pense que ce serait une bonne idée de faire réfléchir les élèves là-dessus, voilà pourquoi çà me semble un assez bon point de départ. Merci en tous cas pour la référence à Contact. Je ne connais pas le film, il faut que je me renseigne !
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« Répondre #27 le: 02Juillet, 2015, 09:51:18 »

Au sujet du caractère humain, et pas seulement sexué, des qualités et des valeurs, le cycle de la Culture de Iain Banks fournit un corpus intéressant. La transition d'un sexe vers l'autre fait partie des pratiques courantes de la Culture, en particulier pour donner à chaque individu la possibilité de porter un enfant, et on a quelques personnages du cycle que l'on voit tour à tour hommes ou femmes, ou pendant leur période de transition. Sinon, Banks met en scène un certain nombre d'héroïnes, rarement érotisées d'ailleurs. (Même s'il ne se prive pas de la possibilité de quelques scènes d'un grand sadisme.) Il faudrait que je prenne le temps de reparcourir les romans pour retrouver des exemples précis.
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« Répondre #28 le: 02Juillet, 2015, 11:17:48 »

"Ghost in the Shell"

bon le film est bien, hein, mais le questionement du "genre" de l'héroïne (qui est un androïde) est très intéressant, surtout dans le Manga

@caracalla
arf ! merci ! oui, je connaissais, mais j'avais, comme pour alien, complèment occulté !
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« Dernière édition: 02Juillet, 2015, 21:05:49 par Le Pixx » Journalisée

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« Répondre #29 le: 02Juillet, 2015, 20:29:12 »

Sarah Connor, dans Terminator (et suites) ? Elle commence certes comme une victime mais prend rapidement un rôle de leader. Pas très éloignée de Ripley.
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