Les Salons de la Cour

28Février, 2021, 13:27:09
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Pages: 1 ... 32 33 [34]   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Une bonne série pour la soirée...  (Lu 106829 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
A.Fontbonne
Double solde
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 85


« Répondre #495 le: 20Décembre, 2020, 21:52:37 »

Je suis pas convaincu d'un lien entre qualité filmique et réalisme technique, après tout Excalibur est un chef d'oeuvre avec des armures en aluminium.

Et l'une des plus célèbres vidéos qui montre toute la liberté de mouvement donnée par les armures utilise une documentation des XVe et XVIe siècles, un peu tard pour la chevalerie...

Désolé, c'est hors du sujet du fil, donc un conseil de série : regardez Babylon 5 ! Et pour faire plus original, si vous avez aimé narcos, je conseille Tropa de elite, un double film (pensé en différentes étapes, c'est presque une série), même réalisateur, même acteur principal et excellent !
« Dernière édition: 20Décembre, 2020, 21:57:16 par A.Fontbonne » Journalisée
Xaramis
Chambellan
Pétardier
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 7 673



WWW
« Répondre #496 le: 21Décembre, 2020, 19:45:13 »



J'avais été plutôt déçu par le premier roman que j'avais lu dans la série Bosch, de Michael Connelly (Nine Dragons), roman que j'avais trouvé poussif, prévisible et tiré par les cheveux.

C'est donc avec un préjugé plutôt négatif que j'ai abordé la série télé Bosch, inspirée de certains romans de la série.
Dès les premiers épisodes, mon préjugé s'est envolé, et j'ai dévoré les 6 saisons que j'ai vues pour l'instant. Intrigues riches, personnages intéressants, belle photographie, il me suffisait de me laisser porter.

Je comprends, toutefois, que les fans des romans - et de leurs personnages - aient grincé des dents devant cette adaptation télévisuelle ; si j'ai bien compris leurs reproches, le personnage central des romans et le personnage central de la série ne se ressemblent ni physiquement ni sur le plan psychologique. La série télé "Bosch" est donc éloignée, à leurs yeux, de la série de romans "Bosch".

Comme je suis un chemin inverse (j'ai découvert et apprécié la série télé, et je pars à la découverte des romans), je n'ai pas de déception envers la série télé, bien au contraire.
Journalisée

Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
Xaramis
Chambellan
Pétardier
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 7 673



WWW
« Répondre #497 le: 03Janvier, 2021, 11:07:53 »



Merci au site d'Arte (arte.tv) de mettre à disposition les 2 saisons (2018 et 2020) de la série télé Mystery Road, dont le cadre est inspiré de celui du film de même nom, sorti en 2013.

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-020333/mystery-road/

https://www.imdb.com/title/tt7298596/

Une série policière dépaysante (au moins pour moi), tant sur le plan géographique - direction le nord-ouest de l'Australie - que sur le plan humain, notamment avec un regard "social" sur le fossé (pour ne pas dire "la ségrégation") entre gens des villes et gens de l'outback, entre descendants de colons et peuples premiers, etc.
Journalisée

Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
Usher
Chambellan
Colonel Général
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 3 757



« Répondre #498 le: 25Janvier, 2021, 08:52:02 »

On a passé de très bons moments en regardant la mini-série The good Lord bird.

Adaptée du roman de James Mc Bride, elle est consacrée à la (calamiteuse) tentative d'insurrection de John Brown en 1859. Personnage historique, Brown était un abolitionniste persuadé qu'il avait été investi de la mission divine de libérer les esclaves noirs d'Amérique. En conséquence il prit les armes à la tête d'une "armée" ressemblant plutôt à une bande de bras cassés et écuma le Kansas et la Virginie où il fit le coup de feu contre les chemises rouges et où il assassina des fermiers esclavagistes. Il termina sa sanglante trajectoire dans la bataille de Harpers Ferry, où sa bande se fit décimer après s'être emparé d'un arsenal militaire. Condamné à mort, il sensibilisa l'opinion à son combat en attendant sa pendaison : des écrivains comme Henry David Thoreau (brièvement cité dans la série) et Victor Hugo prirent en vain sa défense. La chanson John Brown's Body, renommée The Battle Hymn of the Republic, devint un hymne nordiste pendant la guerre de Sécession.

La mini-série reprend une invention du romancier James Mc Bride : le narrateur qui nous raconte l'histoire de John Brown est un adolescent noir, Henry, dont le père a été tué au cours d'une fusillade entre Brown et des fermiers esclavagistes. A la suite d'une méprise dans la confusion de l'escarmouche, Brown prend Henry pour une fille, Henrietta ; il l'affranchit et la prend dans sa bande pour réparer son erreur. Henry/Henrietta, qui n'ose pas contredire Brown, est donc travesti pendant toute l'équipée du "vieux Brown".

Il en résulte une série qui oscille sans cesse entre le burlesque et le tragique. Son contenu politique est très net – ce serait la seule série regardée et admirée par Barack Obama en 2020. Outre la question sans doute anachronique du genre posée par le personnage d'Henrietta, elle soulève de multiples problématiques : celle du rapport entre opprimés et libérateurs quand ceux-ci appartiennent à la classe des oppresseurs ; celle de la fin et des moyens, Brown, au nom de la justice, ne reculant devant aucun crime pour défendre la cause des noirs. Mais n'allez pas imaginer une série qui se prend au sérieux. The good Lord Bird est tout le contraire. Brown est un illuminé qui prêche avec une bible dans une main et un colt dans l'autre : il est à moitié fou, aussi idéaliste que naïf, et encore plus logorrhéique que pistolero. (Ethan Hawke, qui le joue, est extraordinaire, à mille lieues des rôles de beau ténébreux dans lesquels on l'a souvent vu.) La plupart de ses plans sont foireux et tournent court – il le paie cher, voyant ses fils mourir les uns après les autres au fil des fusillades qui égrènent son équipée. Les rôlistes que nous sommes se retrouvent immanquablement dans ses mésaventures picaresques et sanglantes. Méprises imbéciles, plans tirés sur la comète, assassinat du PNJ allié, aveuglement stupide, à peu près tous les ratages y passent et ne peuvent donc déboucher, au terme d'aventures héroï-comiques, que sur un finale catastrophique. Il y a parfois quelques longueurs, mais la reconstitution de l'Amérique des années 1850 est assez magistrale. Le tour de force de la série est vraiment l'équilibre entre la drôlerie et le tragique.

« Dernière édition: 25Janvier, 2021, 08:57:18 par Usher » Journalisée
Pages: 1 ... 32 33 [34]   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à: