Les Salons de la Cour

17Septembre, 2019, 09:13:40
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Pages: [1]   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Caer Volsung : la demeure des rois de la marche du Nord  (Lu 955 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
Cuchulain
Dispensateur officiel de bonheur à la cour
Modérateur
Dizainier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 11 179


Grand maître du Djyhad rouge tolkiennien


WWW
« le: 06Mars, 2013, 10:36:39 »

La forteresse des Volsungar1  se situe au sommet d’une colline entouré par un mur de pierre sèche d’une dizaine de pieds de haut, rehaussé par des poteaux de bois taillé en pointe. Depuis l’entrée jusqu’aux principaux bâtiments, tous construits en bois, coure un chemin pavée de pierre taillées dans la roche sombre des cruacha fionnan. La forme et la taille des bâtiments sont, si l’on en croit les voyageurs s’étant risqués dans les terres boréales, typique des maisons boréides.
              Les toits et les murs sont bombés, similaires à la forme d'un bateau retourné. Les principaux bâtiments sont l’étable pour les troupeaux royaux, une écurie, une demeure pour les invités, la maison du druide attaché au caer (qui dispose d’une grande pièce pour soigner les blessés et malades), une vingtaine de demeures pour loger les huskarl attachés au roi et leur famille (sans compter leurs serviteurs). On trouve à plusieurs extrémités du caer des puits assurant la distribution d’eau.
            A noter aussi une concession aux mœurs de Pryddein, un grand frêne pousse juste à côté de la maison royale. C’est l’arbre sacré du clan, planté par Volsung Premier lors de son couronnement. Au centre du cercle formé par l’ensemble du caer, la demeure du roi est la plus grande maison. Faisant environ cent pieds de long pour trente pieds de large, elle est composée d'un long hall d'environ quatre-vingt pieds de long, et d'une série de petites pièces. Pour entrer, il faut d’abord franchir le barrage formé par deux guerriers qui montent la garde devant la porte. Une fois obtenue la permission de franchir la porte, celle-ci est poussée par un des hommes et le visiteur passe sous la stokkr, la poutre symbolisant le foyer autour de laquelle est construite chaque maison du caer. A l’intérieur une longue pièce dont les murs sont ornés de tapisseries rappelant les exploits des rois de Volsung. Sur chaque mur coure un banc qui ne s'interrompt que pour laisser la place aux portes décorés d'entrelacs rappelant divers animaux et monstres : loups, aigles, chevaux, ours et dragons. Au centre de la pièce, une longue fosse où brule continuellement un feu de bois qui sert aussi bien pour le chauffage, pour la cuisine lors des grandes occasions (sinon une pièce à part est utilisée) et pour l’éclairage. Une ouverture dans le toit fait de tuiles en bois permet de laisser échapper la fumée. Au fond de la pièce, une estrade et sur cette estrade, le trône des souverains du bouclier du Nord. Un grand siège aux montants ornementés. Les extrémités sont sculptées en forme de tête de dragon, rappel des exploits d’un des ancêtres du clan. Les portes sur les côtés permettent d’accéder aux chambres du roi et de sa famille ainsi qu’à des pièces utilitaires.




1.La terminaison « Ar » marque le pluriel chez les Boréides. C’est ainsi qu’on nomme les Mac Voslung.
Journalisée

Cuchulain l'homme qui a du chien.

Les pensées de Cuchu
Cuchulain
Dispensateur officiel de bonheur à la cour
Modérateur
Dizainier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 11 179


Grand maître du Djyhad rouge tolkiennien


WWW
« Répondre #1 le: 06Mars, 2013, 10:42:52 »

Friedrich Leifson 1  un homme chargé d’ans, règne depuis plus de trente ans sur la Marche du Nord. Une crinière de cheveux blancs entoure son visage buriné, où une large balafre court de sa mâchoire carrée jusqu’à ses yeux bleus, surmonté de sourcils broussailleux. Physiquement, le souverain de Volsung, malgré un début d’embonpoint et une tendance à se vouter, garde une large carrure et il lui arrive de participer à l’entrainement de ses huskarlar2  afin de garder le bras ferme et l’œil vif. Il faut toutefois noter que le roi n’est plus le guerrier intrépide qu’il fut dans sa jeunesse et que l’âge est venu affecter ses capacités physiques. Néanmoins, les nombreux hivers de Friedrich ne l’empêche pas de diriger son royaume d’une main de fer. Le roi n’a pas d’héritier direct, en effet son fils unique Eimhear est mort voilà une vingtaine d’années dans des circonstances mal connues. C’était le fondateur et le chef d’une compagnie de héros venus de tout Pryddein que l’on appelait « Les treize » 3. Avec la mort de leur leader, les treize se sont dispersés et nul ne sait ce qu’ils sont devenus exactement.  

 Avec ses concubines, le roi a eu trois filles: Morann, Demné et Ragnhild. Les deux premières sont mariées à des jarls important et ne viennent qu’occasionnellement à Caer Volsung. La dernière est la fille de la concubine préférée de Friedrich, morte en lui donnant le jour. Aussi le roi a-t-il une affection particulière pour sa benjamine et lui passe beaucoup de choses. La princesse est une jeune fille de dix-sept ans, et sa beauté est chantée par les bardes au-delà des frontières de Volsung. On oublie généralement de préciser que si la silhouette fine, les longs cheveux noirs et le doux visage pâle orné de lèvres rouges, de « la rose de Volsung » font rêver les hommes de Volsung, ils déchantent rapidement quand ils font sa connaissance  !4 Ragnhild a en effet une langue acérée et un caractère bien trempé. Élevée comme un garçon elle sait se battre aussi bien que la plupart des gardes de Friedrich, ne supporte pas qu’on lui tienne tête et ne semble avoir peur de rien ni de personne, même pas de son père ! Leurs disputes sont généralement comparées à la fureur de Thunor ou à une éruption volcanique. Toutefois, cette louve voit sa  fureur s’apaiser devant le malheur des autres et son cœur de fer sait faire preuve de compassion et de douceur. Les serviteurs et les thralls5  du caer l’adorent et la considère comme leur protectrice. Elle est également en bon terme avec Cathual, le druide rattaché au Caer, mais semble par contre avoir une dent contre ses deux cousins Sigvar et Einion.

Parlons maintenant des deux héritiers présomptifs du vieux roi de la marche du nord.
* L’ainé est Sigvar, fils d’Osgeir, frère cadet de Friedrich, mort dans une bataille contre des pillards Peithani il y a onze ans. C’est un jeune homme de dix-huit ans, grand, élancé et à la silhouette athlétique. Ses longs cheveux blonds-roux, son sourire charmeur et les traits fins de son visage en cœur où brillent deux yeux bleus-verts, font des ravages parmi les femmes du caer et des alentours. Beau parleur, il passa l’hiver dernier en Rhuadan à la cour de la reine Nuala pour négocier un droit de passage des huskarlar sur le territoire quand ils patrouillent dans les Cruacha Fionnan. On murmure que la reine ne fut pas insensible au charme du prince, et que l’accord fut plus négocié dans la couche royale qu’en compagnie des druides. Tout semblerait donc désigner ce jeune prince comme futur roi de Volsung, ne serait-ce qu’un obstacle majeur. En effet, malgré toutes ses qualités, Sigvar ne mérite pas vraiment son nom. En effet, le « grand vainqueur » 6 n’a jamais vraiment fait ses preuves au combat. Il a participé à quelques escarmouches, mais ne s’est pas imposé comme un chef, un meneur d’hommes, quelqu’un que les guerriers suivraient jusque dans l’enfer glacé de Hel. On ne l’a pas non plus remarqué pour des actes de bravoure, et sans aller jusqu’à le traiter de lâche, les hirdmen 7 du caer n’ont pas de franche admiration pour lui et ne recherche pas particulièrement sa compagnie.
*Le cadet des princes héritiers est le fils de Matghen, la sœur cadette du roi. Mariée au jarl Endae Einarson et vivant dans l’ouest de Volsung, non loin de la frontière avec Rhuadan, elle ne s’est jamais montré une mère attentive. Le jour de ses sept ans Einion apprit qu’il partait vivre avec son oncle. Dix jours plus tard il faisait son entrée à Caer Volsung, et n’a guère revu ses parents depuis. Le prince, qui vit depuis dix ans dans la forteresse royale, ne ressemble guère à son cousin : large d’épaules, le visage carré et une tignasse de cheveux noirs surmontant un cou de taureau et un corps puissamment charpenté, on le qualifierait de colosse ne serait-ce sa petite taille. Il est fort apprécié par les guerriers du roi, affectionne les défis physiques et à déjà participé plusieurs fois à des batailles contre les boréides, dans la passe de Volsung où lors de patrouilles dans les montagnes avec les huskarlar. Si les guerriers devaient désigner un futur roi, le jeune prince remporterait sans doute le suffrage. Son oncle semble l’apprécier, mais deux raisons l’empêchent de l’associer au trône de Volsung. La première est son impulsivité qui l’a plusieurs fois conduite au cœur de la bataille et aurait pu lui couter la vie mais qui l’a aussi empêché de suivre une stratégie préétablie. La deuxième est que, contrairement à son cousin, Einion mérite bien son nom8  . Sans être stupide, il n’est pas toujours d’une grande finesse et se laisse facilement manipuler que ce soit en jouant sur sa soif de gloire ou tout simplement sa tendance à foncer tête baissée.

   
1.  Comme en Reinhald, « son » derrière un nom propre signifie « fils de ». C’est donc Friedrich fils de Leif.
2. Au singulier : huskarl, ce qui signifie littéralement : homme de maison. Les huskarl sont les meilleurs combattants de Volsung, une garde d’élite. Voire le paragraphe « coutumes ».
3.Certains Scaldes prétendent qu’ils sont actuellement en faërie et qu’ils n’en sortiront que pour sauver la Terre des Forts d’un grave danger.
4. Le barde Naoisi, très apprécié à la cour, la surnomme affectueusement « le chardon de Volsung ».
5.Terme boréide pour désigner un esclave.
6.  Terme boréide pour désigner les guerriers d’un jarl ou d’un roi.
7. C'est la signification de son nom
8. Einion en Combrox signifie « Enclume ».
« Dernière édition: 06Mars, 2013, 10:56:32 par Cuchulain » Journalisée

Cuchulain l'homme qui a du chien.

Les pensées de Cuchu
Cuchulain
Dispensateur officiel de bonheur à la cour
Modérateur
Dizainier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 11 179


Grand maître du Djyhad rouge tolkiennien


WWW
« Répondre #2 le: 06Mars, 2013, 10:45:47 »

Cathual, le druide rattaché à Caer Volsung est un acteur discret mais essentiel des décisions prises par le pouvoir royal. Cet homme d’âge mur ne correspond pas vraiment à l’image des druides rempli de la puissance divine qu’ont les combroges. Le « très savant » est de taille moyenne, affiche un embonpoint plus que marqué avec un visage rond, un menton fuyant, les oreilles décollées et affiche le plus souvent une expression débonnaire. Ses cheveux ainsi que sa longue barbe blonde parsemées de gris sont peu entretenus et donne une image de négligence. Si l’on excepte la fonction religieuse proprement dite,  Cathual a divers rôles. Le premier est celui d’un intendant : gérer le trésor royal et les rentrées de nourriture. Il exerce aussi des responsabilités médicales En effet, outre les soins qu’il prodigue aux habitants du caer, chaque blessé grave et malade qui ne guérit pas naturellement du Tuath lui est amené. Enfin on attend de lui qu’il donne une éducation sommaire aux fils de nobles qui séjournent dans la forteresse royale. Quand il ne s’occupe pas des taches énumérées précédemment, le druide conseille le roi, essentiellement sur les relations avec les pays voisins mais Friedrich le consulte également sur des décisions importantes, comme le montant du tribut demandé aux jarl par exemple. Toutefois leur harmonie se brise parfois et le ton vient à monter. La pierre d’achoppement entre les deux hommes porte un nom : Peithan ! Le roi souhaite comme ses ancêtres arriver à conquérir une partie du territoire des hommes peints et le druide est attaché au respect de la promesse faite par Bran le béni à Mak Morn.

Le scalde attaché à Volsungard se nomme Fionntan Waldharson. Il est arrivé voici dix ans au caer, petit homme aux cheveux blonds lui tombant sur les épaules, vêtu d’orange et de blanc et portant un curieux bijou au front. Il s’est présenté spontanément pour reprendre la charge de scalde de la cour alors que son prédécesseur sentait l’âge peser de plus en plus lourdement sur ses épaules, se déclarant son fils. Bien que Waldhar n’ait jamais parlé d’avoir eu le moindre enfant, il reconnut immédiatement le jeune homme et le remercia d’être venu lui succéder. Peu après, il fit ses adieux à la cour et quitta la forteresse royale en direction de l’Ouest. Nul le revit jamais, mais on raconte que la veille de son départ, il eu un curieux dialogue avec Fionntan. Le vieil homme demanda à son fils des nouvelles de sa mère. Celui-ci lui répondit en souriant : « Elle n’a pas changée. Et à présent,  elle vous attend. » Cet échange sibyllin fut le départ de la réputation du barde. Certains disent qu’il a du sang faë, d’autres que c’est un être faë à part entière. Il est vrai que ses chants et ses poèmes sont connus dans tout le royaume et que les invités du roi sont souvent impatients de vérifier si la réputation de son scalde est méritée. Et elle l’est ! Lorsque Fionntan chante et raconte les légendes d’autrefois, ses auditeurs sont transportés par sa voix dans d’autres lieux et d’autres temps. Devant eux se dévoile paysages merveilleux, héros vaillants, fées lumineuses et monstres ténébreux. Mais l’homme ne se contente pas d’être conteur, sa satire est redoutée : gare à celui ou celle pris pour cible, il ressent réellement  la « pointe qui blesse ». A contrario, ses louanges encensent et magnifient leur sujet, celui qui est loué par Fionntan voit son prestige grandement augmenter. La musique et le chant ne sont pas les seuls talents du scalde. Une fois tous les trois ans, pendant la belle saison il parcoure Pryddein pour établir des cartes des sept royaumes sur des tablettes de cire. A son retour, il trace sur du vélin à l’aide de plumes d’oie avec de l’encre acheté en Caspiaris, des cartes dont la qualité et la beauté sont remontées jusqu’aux oreilles du Haut Roi. Fionntan est marié depuis plusieurs années à une druidesse nommée Solveig Radulfdottir, spécialisée dans l’art de la guérison. Le couple a eu trois enfants.
Journalisée

Cuchulain l'homme qui a du chien.

Les pensées de Cuchu
Pages: [1]   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à: