Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Recueil de créatures du 4ème défi  (Lu 2645 fois)
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Lous
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« le: 12Février, 2013, 14:57:26 »

Pour participer au concours numéro 4, comme d'hab, laissez vos créatures ici!
« Dernière édition: 12Février, 2013, 18:05:00 par Lous » Journalisée
pitche
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« Répondre #1 le: 19Février, 2013, 19:45:58 »

BOURRASQUE DE VENT

une Créature pour Exil dans le cadre de la 4e édition du concours « Les 4 000 signes de la Bête » du forum de la Cour d’Obéron


Ne dit-on pas que le vent peut nous jouer des tours ? Qu’on peut être comme un courant d’air, à peine rentré, déjà reparti ? En Exil, on peut parfois penser que le vent (p. 78, LdB) se joue de nous, qu’il est animé d’intention malicieuse voire carrément mauvaise… Certains y voient l’existence d’une entité à part entière qui vit, chasse… et tue au sein de la Cité d’Acier !

Le vent est par nature fugace, imperceptible. Son souffle peut se confondre avec une caresse, un murmure susurré à l’oreille ou sifflement plus strident qui vrille les tympans…

Ce vent peut parfois tenter de vous projeter à terre (Bagarreur), vous ébranler. Pire vous pourriez basculer dans le vide sans fin des bas-fonds exiléens, sinistres. Vous y finirez désarticulé comme un pantin, transpercé par une poutrelle… ou éclaté au sol comme un glork1 qu’on écrase du pied. Sur un promontoire, il peut aussi dans un « innocent » courant d’air vous glacer le sang, vous faire frissonner (morsure glaciale).

L’Administrateur (MJ) a tout le loisir d’user de ces caractéristiques pour donner plus de corps, de possible existence à ses bourrasques et rafales… Il peut ainsi les personnifier et faire naitre le doute au sein de l’esprit des personnages des joueurs. Au plus mauvais moment, au cœur d’une scène dramatique ou tendue, il pourrait venir jouer les trouble-fêtes, souffler le chaud et le froid. Placées à quelques moments opportuns, les joueurs pourraient très vite penser que cet élément se ligue contre eux… Allez savoir ?


PHY   Bon à Excellent
Talents :
Bagarreur 14
Attaque : morsure glaciale (dommages +2)




1 Glork [glaurque] est une sorte de tique au corps mou contenant un miela sucré qui produit un son caractéristique lorsque l’écrase, dans un bruit éponyme.
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Lous
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« Répondre #2 le: 24Février, 2013, 21:54:58 »

Et hop, pour raviver un peu ce fil je pose ma propre contribution.

Hors-concours bien sûr, et donc je me suis autorisé à ne pas trop compter les caractères.


L'Animalerie du Professeur Phlogmo

“Le professeur Phlogmo...” L'inspecteur caresse sa moustache avec soin alors qu'il cherche une formulation diplomatique pour “ramassis de foutaises” qui, bien que très tentante, serait une formule maladroite en face du lieutenant.
“De son vrai nom Eugène Emmanuel Bienvenu mais vous savez comme les médiums aiment les noms de scène ronflants. Je crois que celui de Phlogmo est en rapport avec le feu.”
“Si ma mémoire est bonne,” précise l'inspecteur avec autant d'ironie dans la voix que le protocole le permet, “il peut allumer une lampe à huile par la seule force de sa pensée. C'est, comme qui dirait, sa petite touche personnelle.”
Le ton n'a pas échappé au supérieur qui agite la main avec agacement. “Oh, je sais exactement ce que vous pensez Milas, n'allez pas vous imaginer que je crois une seule seconde à ces sornettes! Laissez moi donc finir, vous comprendrez pourquoi l'affaire est importante.”
“Bien monsieur.”
“Mais d'abord, comment se fait-il qu'un homme aussi cartésien que vous connaisse la petite touche personnelle du professeur?”
“Mi décembre dernier, l'affaire du duel rue du Port, monsieur.”
“Ah oui, bien sûr. C'est vous qui aviez enquêté sur celle là. Phlogmo contre Hypno qui l'avait traité publiquement de charlatan, c'est bien cela? Un non-lieu finalement?”
“Hypnum, monsieur. Un non lieu en effet: aucune trace n'a pu être trouvée de Hypnum, y compris dans les hôpitaux des environs malgré qu'il ai pris feu. Et son soit-disant véritable nom était inconnu de l'état civil: j'ai conclus à une mise en scène mais vous m'aviez dissuadé de poursuivre le professeur pour trouble à l'ordre public suite à un entretiens avec le maire, dont la femme raffole des tables tournantes.”
“Ce qui vous est resté en travers de la gorge à ce que je vois, vous n'allez donc pas aimer la suite: la politique, encore une fois, nous demande de faire preuve de bienveillance envers le professeur.”

Les policiers explorent le magasin avec circonspection: pleine de draperies et de mobilier luxueux et exotique, la salle ressemble à un salon et ils se sentent mal à l'aise à fouler les magnifiques tapis de leurs chaussures sales.
“Je me serais attendu à plus d'animaux, dans une animalerie...”
“C'est une animalerie exclusive, messieurs, pas votre vulgaire vendeur de chiens et de chats du quartier. Aucun stock, je travaille sur commande uniquement et mes créatures ne passent que rarement par cet endroit.” Tous se retournent pour voir l'homme arrivé silencieusement par une porte du fond. Très grand, mince et délié, très pâle mais aux cheveux et yeux d'un noir profond, le regard intense et le port droit, arborant un costume parfaitement taillé mais comprenant une audacieuse proportion de pourpre: Phlogmo. “Je ne vois pas monsieur l'inspecteur Milas?”
“Bonjour professeur. C'est nous qui allons mener l'enquête mais je vous pris de croire que l'inspecteur supervise personnellement notre travail avec toute l'attention que...”
“...que mérite blablabla homme de votre qualité blabla. Vous lui direz bien tout ça, notez le si vous avez peur d'oublier, et surtout n'écoutez pas le ramassis de foutaises qu'il va essayer de vous faire gober.”
Les policiers restent muets de surprise. D'une part ils s'attendaient à un personnage très sérieux et l'imitation comiquement surjouée de l'inspecteur les prends de cours, d'autre part: “ce sont ses mots, presque exactement! Alors vous êtes vraiment...”
“Indubitablement, mon garçon! Mais pour cette fois, mes extraordinaires capacités ne m'ont pas été nécessaires: j'ai déjà eu, par le passé, le plaisir de rencontrer monsieur Milas en personne. Un homme d'un intellect étonnement brillant pour un policier, je crains hélas de ne pas lui avoir fait aussi bonne impression. Quoi qu'il en soit je ne me formaliserais pas qu'il n'ai pas souhaité me revoir et suis persuadé qu'il ne m'aura envoyé que des gens de qualité. Et qu'il supervise personnellement. Puis-je vous offrir un thé?”

Phlogmo est un hôte généreux et c'est encore les mains chargées de grandes assiettes couvertes de délicieux gâteaux que les policiers le suivent en bas de l'escalier de pierre. “Faites attention ici, le plafond est bas.” Comme il se doit, le policier averti lève la tête pour vérifier juste à temps pour se prendre l'arche en pleine face. Le médium secoue la tête. “Le monde est tellement prévisible pour qui se donne la peine de le regarder... en vérité je ne cesse d'être étonné que prétendre voir l'avenir impressionne les gens aussi facilement.”
C'est la seconde surprise pour les visiteurs, sitôt à l'écart dans une salle bien fermée leur hôte n'a fait aucun secret du fait qu'il soit un charlatan, se définissant même spontanément et sans honte par des termes explicites. Interrogé sur cette franchise il leur a tout simplement expliqué que, venant d'hommes de Milas, il s'attend à ce qu'ils racontent qu'il est un escroc de toutes façons, qu'ils ne seront pas crus par ses clients et que ce sera plus commode pour leur affaire.
Arrivé à la cave remplie d'étagères aux articles étranges, les policiers ne peuvent s'empêcher de visiter et de toucher à tout. Phlogmo les laisse faire et leur donne en plus des explications de bon cœur. “Ah, mon premier bébé dragon, un souvenir qui me remplis de nostalgie. L'incision que vous voyez sur le côté de son cou est la marque de l'entaille par où on lui a retiré ses glandes à feu. Il n'a hélas pas survécu à notre climat, vous auriez du le voir bien en vie avant qu'il ne finisse dans ce bocal de formol!”
“C'est incroyable comme il a l'air vrai!”
“C'est parce qu'il est vrai. Du moins c'est un authentique Moloch Horridus, un lézard exotique que personne ne reconnaît ici. Entre vous et moi, ce spécimen est adulte et il n'aurait jamais atteint la taille d'un monstre même s'il avait vécu. Ni n'aurait craché du feu même sans son opération. Opération qui fut post-mortem, j'aime trop les bêtes pour leur faire du mal.”
“Et ça?”
“Une fiole de sable d'alchimiste, ou en termes plus savants de sel or-Soleil purifié.”
“Ça ressemble comme deux goûtes d'eau au sable normal.”
“Et pourtant ça n'a rien à voir: celui-ci a une étiquette et vaut à peu près deux fois son poids en or.”
“Vous avez donc plusieurs activités en plus de la vente d'animaux qui n'existent pas?”
“Tout à fait, un bon médium a plusieurs cordes à son arc et de nombreuses sources de revenus: en fait le magasin me coûte plus qu'il ne me rapporte car il est très difficile de vendre des créatures mythologiques sans que la supercherie ne soit découverte... un tours de passe-passe dans un salon ne laisse pas de traces matérielles qu'on puisse décortiquer en détail plus tard, alors qu'une licorne...”
“Du coup pourquoi vous donner tout ce mal si c'est si compliqué?”
“Mais parce que c'est si compliqué justement! Depuis que le spiritisme est à la mode dans la haute société, les mystificateurs habiles peuvent gagner argent et pouvoir en manipulant les puissants. Vous pensez bien qu'il y a de la compétition pour y arriver et savoir faire quelque-chose que les autres ne savent pas est un atout maître. Mon secret est que plutôt que de vendre du faux en essayant de convaincre que c'est du vrai, je ne vends presque rien en convainquant que j'en vie. Le prestige, ensuite, m'ouvre des portes pour faire fructifier mes efforts.”
“Et si j'ai bien compris, c'est ce qui fait qu'on a forcé la main de l'inspecteur pour vous aider avec votre dernière vente: qui dit pouvoir et manipulation dit politique. Des gens hauts placés veulent que votre réputation continue à s'améliorer car... vous êtes une sorte d'espion influant auprès de je ne sais quel puissant étranger?”
Phlogmo applaudit avec un grand sourire. “Brillant, brillant. Je savais que je pouvais compter sur les hommes de Milos. Vous m'excuserez d'éluder votre question, ce genre d'affaires exige une certaine discrétion, et de détourner votre attention avec... ceci!” D'un geste théâtral, il arrache une couverture qui masquait une caisse pour dévoiler l'objet, tout en bois précieux et en dorures.
“C'est votre bo... bou...”
“Boojum, une race de snarks particulièrement dangereuse. Sa capture a coûté la vie de plusieurs hommes vaillants.” Il pose la main sur sa poitrine et soupire dans une imitation parfaite de la tristesse. “C'est pourquoi il est aussi bien enfermé et je ne puis vous le laisser voir mieux, pour votre sécurité.”
“Du coup, on dirait beaucoup une boite vide.”
“De vous à moi, c'est exactement ce que c'est.”
“Et le client ne risque pas de s'en apercevoir à la livraison?”
“Le client sait déjà. Lui aussi travaille occasionnellement avec les services de notre pays et il sait parfaitement ce qu'il achète. Ou du moins fait semblant d'acheter, je ne retirerais pas un centime de cette transaction: je travaille ici par pur amour de ma patrie. Ça et l'excitation. Et aussi un peu pour que le nombre énorme de zéros du chèque imaginaire que je vais recevoir finisse de convaincre une certaine personne de ma supériorité sur les autres médiums.”
“...et il serait alors embarrassant que les personnes qui ont tenté de vous cambrioler hier réussissent demain et que cette boite vide finisse dans la nature. D'où notre présence ici.”
“Très précisément. Bien, maintenant que vous avez saisi l'importance de votre mission et que toute question parasite à mon sujet qui aurait pu occuper inutilement votre esprit est éclaircie, j'ai une lettre incompréhensible et une porte abîmée à vous présenter puis je vous laisserais à votre enquête. Si vous avez besoin de quoi que ce soit où la moindre autre question, n'hésitez pas à me le faire savoir: ma collaboration sera totale.”

Milos retourne la lettre encore et encore, à la recherche du moindre indice. Le papier à l'air très ancien et la calligraphie est excellente. Les policiers qu'il a envoyé enquêter retiennent leur souffle en espérant que son instinct lui soufflera, comme souvent, une piste. Hélas pour le moment, l'instinct ne donne aucun signe de vie. “Et vous dites que ce sont des quoi déjà?”
“Des runes proto-germaniques, monsieur. Ça n'a pas été une partie de plaisir de trouver quelqu'un qui puisse nous les traduire dans les grandes lignes.”
L'inspecteur caresse sa moustache pour se donner le temps de se préparer, puis: “Et pourtant vous ne m'avez pas fièrement lu la traduction aussitôt entrés dans mon bureau. Je sens que ça va être mémorable. Je vous écoute.”
“Euh... oui monsieur...” Très mal à l'aise, le policier s'éclaircit la gorge avant de se jeter à l'eau. “Nous n'avons pas une traduction exacte, juste les grandes lignes. C'est une langue très ancienne. Ehem... Bref... En gros, les auteurs prétendent être... mghhmmm...” Sa voix s'étrangle et devient inaudible sur la fin.
“Être quoi?”
“Être... des trolls et une sorcière gnome.” Il poursuit aussi vite qu'il peut en ne quittant plus sa feuille des yeux. “Ils disent avoir entendu parler de l'humain qui capture les créatures magiques et ils... ils sont contre. Alors ils viennent libérer le boojum et leur vengeance sera terrible si on les en empêche.”
“Le boojum?”
“C'est une espèce de snark, monsieur.”
“Bien sûr, où avais-je la tête.” L'inspecteur se masse les tempes un moment et se retient d'exploser, après tout ses hommes ont bien travaillé et n'y sont pour rien si les affaires du professeur sont si... excentriques. “Vous en avez parlé à Phlogmo, pour voir si ça ne lui évoquerais rien? Un collègue concurrent dont il reconnaîtrait le style de folie furieuse?”
“Nous lui en avons parlé monsieur... Il a dit que c'était ridicule et que de telles créatures n'existaient pas.”
« Dernière édition: 25Février, 2013, 11:32:23 par Lous » Journalisée
FaenyX
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« Répondre #3 le: 01Mars, 2013, 19:59:18 »

A mon tour de proposer une petite facétie, hommage à notre loisir de prédilection. 

Fatum

Je suis le grain de sable dans la mécanique, le pas qui glisse sur le trottoir, la branche qui craque sous votre pied quand vous avancez en tapinois, l'arme à feu qui s'enraye au moment fatal, le morceau de verre dans le sable. 
Je suis le dé cassé que l'on doit relancer, la tache de café qui rend vos notes illisibles, le point de règle qu'on avait oublié et qui transforme le succès prévisible en échec.
Certains m'invoquent parfois, lorsqu'ils échouent et que la situation leur échappe et que les événements, à la défaveur d'un coup du sort, se retourne contre eux. J'ai pour nom malchance, déveine, scoumoune ou poisse. A croire si fort en moi, ils me donnent corps et font de moi une entité qui leur en veut personnellement.
 
Je suis dans l'ombre, avec vous, tout autour de la table.
Je suis derrière chacun de ceux que vous incarnez, prêt à leur jouer un sale tour à ma façon.
 
Mais suis-je vraiment ?


Chaque jeu de rôle (ou presque) laisse entrer dans son mécanisme une part de chance et de malchance. Quand celle-ci s'acharne contre un joueur ou un groupe, c'est à croire que quelque entité malicieuse est à l'œuvre. Et si c'était le cas ? Si les aventuriers nés de notre imaginaire subissaient parfois les aléas d'un démon malicieux, jouissant de la malchance des joueurs, des échecs des personnages ? Ce démon nommé Fatum, est celui qui fait basculer la balance du Destin du mauvais côté, quand la fantaisie lui en prend. Il aime accabler certains joueurs en particulier, au point qu'ils sont souvent qualifiés de poissards et que leurs personnages semblent poursuivis par quelque étrange malédiction.
Mais, si Fatum se permet d'infléchir le cours du Destin au gré de son humeur, a-t-il conscience de déclencher, par effet de cascade, des effets qui parfois le dépassent, à l'image du battement d'ailes du papillon ?
Et, après tout, existe-t-il vraiment, ce Fatum ?
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cavaillon
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« Répondre #4 le: 06Mars, 2013, 13:40:15 »

   Le professeur décolla son œil du microscope avec un soupir de satisfaction. Il avait déjà vérifié des dizaines de fois le résultat de son expérience, pour s’assurer qu’il n’avait pas imaginé le produit de sa recherche, que le résultat était stable, que le but de dizaines d’années de recherches, de calculs, d’expériences et d’échecs était enfin atteint.

   Enfin, le but de sa démarche était atteint. Il savait qu’il ne pourrait pas libérer son peuple de la servitude, mais mettre un terme à cet esclavage organisé qui les menait méthodiquement de la naissance à la mort. Son expérience allait instiller le doute dans la tête des Oppresseurs…

   Depuis des millénaires, ils étaient devenus des esclaves. Les Oppresseurs avaient rapidement remarqué la placidité, le pacifisme inhérents à leur espèce et l’avaient asservie à seule fin de l’exploiter.

   Méthodiquement, scientifiquement, le destin de chaque individu était déterminé dès ses premiers mois, en fonction de son lieu de naissance et de ses qualités intrinsèques.

   Tout d’abord, leurs femmes et leurs filles leur étaient enlevées dès leur maturité et soumises à la machine électrique deux fois par jour.

   Les jeunes mâles étaient très tôt privés de leur mère. Dans des pays du Sud, les plus fougueux et vigoureux d’entre eux étaient destinés aux combats de gladiateurs, livrés sans armes à des dizaines d’Oppresseurs, qui prenaient un malin plaisir à les faire souffrir avant de les achever pour la plus grande joie des spectateurs. Des rumeurs disaient que sur un lointain continent par-delà la grande mer de l’Ouest, les Oppresseurs se montraient moins barbares et le but de leurs ‘‘jeux’’ était juste de tenir le plus longtemps possible sur le dos.

   Ceux qui n’étaient pas destinés au jeu étaient impitoyablement châtrés très jeunes. Eunuques, ils erraient dans des enclos, sans but. Régulièrement, certains d’entre eux étaient chargés dans de grands camions, conduits par les Oppresseurs et ne revenaient jamais… car les Oppresseurs se nourrissaient d’eux, ils étaient friands de leur chair.

   Patiemment, méthodiquement, les Oppresseurs avaient même organisé leur reproduction, sélectionnant certains individus et organisant des croisements, pour développer telle ou telle caractéristique.

   Les Oppresseurs ne connaissaient aucune pitié. Une légende disait qu’il y a plus de 2000 ans, un des leurs, dans le but d’améliorer leurs relations, s’était abaissé à réchauffer celui que tant d’Oppresseurs attendait, et qui en cette nuit de sa naissance souffrait du froid. Mais aucun remerciement, aucune grâce, aucune compensation, sinon une mention dans quelques chansons n’en avait résulté.

   La folie des Oppresseurs ne connaissait aucune limite. Sur cette terre lointaine à l’Ouest, ils pratiquaient des expériences médicales, leurs injectaient des hormones pour augmenter leur masse, sans souci pour leur bien-être ou leur santé. Plus récemment, et plus près, aussi, des Oppresseurs avaient poussé le cynisme jusqu’à leur faire ingérer des restes recyclés de leurs proches. A leur insu, ils avaient été contraints au cannibalisme ! Lorsque ce fait fut connu, les nerfs de certains d’entre eux craquèrent, ils perdirent la raison, et les Oppresseurs les exécutèrent, ainsi que leurs proches.

   Pourtant, il existait un lieu, un paradis, loin à l’Est, où les semblables des Oppresseurs tenaient en grande estime les représentants de leur race, où ils étaient libres, sans aucune menace, où ils vivaient sans craindre pour leur avenir. Mais ce n’était le lot que d’un nombre restreint d’élus, ceux qui avaient eu la chance de naître là-bas.

   Ce n’était pas son cas, et le professeur était résolu à mettre un point final à ce cauchemar. Si tous leurs maux venaient du fait que les Oppresseurs les mangeaient, hé bien, il allait modifier cette nourriture ! Il vérifia une énième fois, par acquit de conscience, la stabilité de la cellule transgénique. L’A.D.N. avait effectivement muté et la cellule avait maintenant tous les caractères d’une cellule de cheval. Le professeur retira les lunettes de sur son museau, et se gratta pensivement entre les cornes…
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« Répondre #5 le: 06Mars, 2013, 21:44:20 »

Mais qu'est-ce ?


-Dis-moi, qu'as-tu depuis quelques jours ?

-Alors que je lisais, un soir de nouvelle lune à la lueur d'un lampadaire éteint... Quelque chose est passé à proximité et m'a frappé. Maintenant ça me hante.

-Un fantôme ?

-Non, les fantômes ne frappent pas, et puis c'était bien vivant.

-C'était un animal alors, un oiseau ?

-Non plus, plus sauvage, plus complexe aussi !

-C'était méchant, dangereux ?

-Méchant non, mais dangereux peut-être.

-Ce n'était donc pas un monstre mais une créature oui. C'était petit, grand ?

-Je pense que ça pourrait tenir sur une feuille sans dépasser posées bien à plat. Mais là ça s'étailait sur un grand volume.

-Alors ça n'avait pas une forme bien définie !

-Si détrompes-toi, ça avait une très belle forme un peu poétique et fascinante.

-Et tu sais où elle est allé après t'avoir frolé le crâne ?

-Ça m'est rentré dans la tête et n'est jamais ressorti.

-Oh ça te mange le cerveau ?

-En quelques sorte, ça le ronge,mange mon temps, mes nuit et mes jours, fait fuir le sommeil et nourrit mon obsession.

-Une telle créature n'existe pas ! C'est une idée absurde !

-Une idée oui, mais alors une idée dévorante, insaisissable...
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« Répondre #6 le: 06Mars, 2013, 21:47:33 »

Droïde 21-6*7/2


Notice d'information produit :

Dénomination produit :
Droïde 21-6*7/2


Catégorie :
Hybride assex Type 2X-Y


Description technique :
-Droïde 21-6*7/2 est un produit des industrie Nexus, 100%naturel origine agriculture robotique garanti.
-Model équipé du dernier Vase Onirique Netdream* muni d'un kaléidoscope Chimérik, du système de refroidissement thermique à eau sèche Poderwater et d'une horloge atemporelle à balancier antigravifique.
-Droïde 21-6*7/2 est livré dans une luxueuse boite de Pandore (vide).
-Fonctionne avec trois fioles à proton (non fournies)/


*Le VON peut contenir des traces de laine de mouton électrique.



Conseil d'utilisation :
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« Répondre #7 le: 07Mars, 2013, 19:38:26 »

Pour univers SF, tendance cyberpunk

La chimère dans la machine

Il paraît que, quelque part dans les recoins de la Toile, il y a quelque chose qui se cache, quelque chose qui écoute le Réseau, qui observe et qui boulotte tout ce qui passe à sa portée. Il s'agirait d'un programme, un logiciel antipersonnel qui se serait auto-compilé à partir de bribes de code de virus, mouchards et autres dataminers. Une espèce de supervirus avec une forme de conscience autonome. L'apparition de la vie appliquée au réseau, en quelque sorte. Quand mes potes MadX et Lanceleau m'ont raconté cette histoire, je leur ai conseillé d'arrêter les mélanges et de grandir un peu, mais ils n'en démordaient pas. Pendant des semaines, j'ai essayé de leur démontrer que c'était une légende urbaine. Je me suis vraiment donné du mal, avec des exemples, les différentes versions, un démontage en règle, etc., la totale, quoi. MadX a fini par se ranger de mon côté, mais Lanceleau ne lâchait pas. Alors MadX a proposé qu'on la cherche, cette chimère, histoire de prouver à notre copain qu'il se faisait des idées.

Je ne me serais jamais cru capable de mener une enquête aussi longue et pointue. Je n'aurais jamais cru non plus que j'allais me prendre au jeu de cette histoire débile. Tous les trois, nous avons exploré le Réseau comme jamais encore, passé au crible les moindres indices, la plus petite trace, si ténue fût-elle, de l'existence de l'entité. Nous avons écumé les forums, les sites du plus sérieux au plus farfelu, interrogé des dizaines de "témoins". Nous étions devenus des limiers sur la piste de notre gibier, jamais fatigués. Jusqu'au jour où Lanceleau a trouvé un type qui racontait une drôle d'histoire à propos d'un serveur fantôme, oublié dans une pièce murée depuis des années, qui continuerait à fonctionner et qui hébergerait "quelque chose". Comment il l'avait déniché ? Mystère. Parce que le type, un parano de première, ne s'était pas connecté depuis deux ans, il ne voulait même pas utiliser un téléphone ! On a fini par le rencontrer dans un bistro pourri où il nous a débité des chapelets de foutaises à propos de complots et d'opérations noires, qui avaient fait de lui un homme traqué. Pour notre programme fantôme, sa version avait le mérite d'être amusante : une société avait commandé un logiciel de sécurité active, avec une composante antipersonnel du genre qui va tranquillement frire les neurones et faire éclater les artères du hacker imprudent, pourtant interdite par l'Autorité de régulation de la Toile, mais avait abandonné le projet après qu'une fuite avait rendu cette information publique. La chimère aurait cependant eu le temps de se répliquer dans le Réseau et se serait cachée dans ses tréfonds où elle aurait continué à évoluer à l'abri des curieux.

Notre bonhomme a finalement fait glisser sur la table un morceau de papier où il avait griffonné les coordonnées du fameux serveur perdu. J'avoue qu'à ce moment-là, j'ai senti ma fatigue et j'ai vraiment été tenté de laisser tomber pour retourner à ma petite vie pépère. Comme on peut s'en douter, Lanceleau est sorti regonflé à bloc de cet entretien. A peine dehors, nous avons averti MadX qui, malheureusement pour moi, a partagé l'enthousiasme de Lanceleau et nous nous sommes retrouvés dans mon studio pour continuer les investigations. En fait, Lanceleau et MadX ont connecté leurs neurojacks à ma console, moi j'ai déplié mon lit, posé mes écouteurs sur mes oreilles et j'ai fait un somme. Je me demande s'ils l'ont seulement remarqué...

La sonnerie de mon téléphone m'arrache au sommeil. Sur l'écran, l'avatar de MadX, mais un grand silence au bout de la ligne. Qu'est-ce qu'il me veut encore cet emmerdeur ? Je raccroche et je me dis que je vais en profiter pour aller pisser, mais je m'arrête à mi-chemin : mes deux copains sont affalés au pied du bureau, encore branchés à la console. Leurs yeux révulsés et les larmes de sang sur leurs visages crispés me disent que MadX aurait eu du mal à passer cet appel.
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N'est pas mort ce qui est parti traîner dehors ( Merci Marchiavel)

Il faut des lâches vivants pour narrer les exploits des héros morts
selwin
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« Répondre #8 le: 08Mars, 2013, 17:48:21 »

Des Tarasques, Snarks, Licornes et Manticores en Westeros

Note préalable
Ces descriptions sont destinées au jdr du Trône de Fer, ou tout autre ayant Westeros pour cadre de jeu. Les quatre créatures en question sont déjà en partie décrites sur le Wiki du site de la Garde de Nuit (section Faune & Flore).
Je n’ai évidemment pas fait un copier/coller et ai tenté de développer autour de ce qui a déjà été proposé, d’apporter des éléments complémentaires pour le jeu.
Concernant la Tarasque, j’ai fait un choix. Dans la version anglaise, le livre évoque des Grumkin, ce qui, littéralement, se rapporterait plutôt à des « êtres grincheux » (Grumpy kin), peut-être apparentés à des farfadets. La traduction française transforme la chose en Tarasque et cela évoque bien autre chose qu’un lutin acariâtre. Etant donné que je donne déjà au Snark une fonction potentiellement proche de celle du farfadet, j’ai pris le parti, pour le Grumkin/Tarasque, de coller à la traduction française et de broder autour des légendes du Sud de la France.

Les références données pour les profils de rencontre renvoient à l’édition la plus récente du jeu de rôle du Trône de Fer (Edition des Trônes, version française, éditée par Edge).


« La Garde de Nuit est le tas de fumier sur lequel échouent les déchets de tout le royaume. Je t’ai vu regarder Yoren et ses recrues. Les voilà, Jon Snow, tes nouveaux frères. Sont-ils à ton goût ? Paysans butés, faillis, braconniers, voleurs, violeurs et bâtards de ton espèce, tout ce vrac se déballe au Mur pour guetter la Tarasque, le Snark et tout le saint-frusquin monstrueux des nourrices. Le bon côté du truc est que tu ne cours pas, Tarasque et Snark n’existant pas, grand risque à les affronter. Le mauvais que tu t’y gèles les couilles mais, dans la mesure où il t’est interdit de procréer, je suppose qu’on peut s’en foutre. »
Tyrion Lannister à Jon Snow (A Game of Thrones).


L’Hiver vient. Et, avec lui, descendent des Contrées de l’Eternel Hiver des créatures de légendes. Tarasques et Snarks sont de celles-ci. Les Méridionaux rient des superstitions des lourdauds mal dégrossis du Nord. Toutes ces créatures ne sont bonnes, pour les gens du Sud du Neck, qu’à peupler les bobards des vieilles femmes et à apeurer les petits enfants. Rien de plus que des contes…

L’insaisissable Snark
« La chasse au Snark » est ainsi une histoire populaire parmi les petites gens du Bief. Elle moque l’obsession délirante d’un seigneur d’Atre-les-Confins, lord Bowen Omble, qui aurait passé sa vie entière à pister une insaisissable créature, parfois bipède, d’autre fois sur quatre pattes ; un jour dotée d’une fourrure orangée, un autre aussi blanche que neige. De temps en temps, sans aucune fourrure et doté d’une allure humaine pouvant rappeler les Enfants de la Forêt des temps jadis.
Il advint que lord Bowen Omble désira marier son fils aîné à l’une des filles de lord Sorbier, seigneur de Cendregué et banneret du maître de Hautjardin. Lord Sorbier accepta de donner la main de la plus désirable de ses deux filles, en échange de quoi, il requit un trophée de chasse pour toute dot : la tête empaillée d’un Snark. Lord Sorbier aurait ainsi fait miroiter ce mariage au malheureux lord Omble pendant des années. Le seigneur du Nord finit par comprendre qu’il avait été mené en bateau, lorsqu’il apprit que l’indélicat seigneur de Cendregué avait en fait négocié, en parallèle, d’autres épousailles pour ses filles, avec des vassaux de lord Tyrell.
« Envoyer quelqu’un à la chasse au Snark » est depuis lors devenu une expression populaire dans le Sud de Westeros, pour qualifier un accord passé sans intention de se tenir à ses termes et, au contraire, en souhaitant tourner en bourrique son partenaire.

Bien sûr, dans le Nord, l’histoire a une autre teneur. Elle met en scène un lord Omble pas dupe pour un sou qui, ayant compris qu’on le prenait pour un rustaud, s’était mis en tête de trouver un Snark – ou quelque chose qui pourrait y ressembler – pour faire un pied de nez au fourbe lord Sorbier.

Le donjon d’Atre-les-Confins renferme encore une pièce insolite, la « Salle aux Trophées », sur les murs de laquelle sont suspendues quantité de dépouilles empaillées et exotiques, vestiges des chasses de générations d’Omble. Certaines ont été prélevées sur des créatures que personne ne saurait nommer. Mais les Omble sont catégoriques : point encore de Snark dans leur collection !

Profil de rencontre : non déterminé. Le Snark doit rester aussi mystérieux et insaisissable que possible. Suggérez sa présence, si vous le voulez, mais ne provoquez pas de confrontation directe. Le mystère sera d’autant plus intéressant que le voile ne sera pas entièrement levé à son sujet.


La Bête des Eaux
Si les légendes entourant les Snarks sont des plus plaisantes, celles qui évoquent les Tarasques épouvantent les petites gens du Nord.  Les Frères Noirs eux-mêmes ne s’en amusent guère. Comme tout un chacun dans le Nord, ils savent que les Tarasques sont une réalité et qu’il est préférable de ne pas croiser le chemin d’une de ces créatures. Il est vrai, néanmoins, que nul n’a pu revenir vivant d’une rencontre avec la Bête des Eaux, mais on sait qu’elle rôde et on lui attribue bien des morts étranges, près des eaux stagnantes ou des marécages.

Il est dit que la Tarasque serait une créature née des quatre éléments. Elle est de l’eau et de la terre, n’étant à son aise que là où ces deux éléments se mêlent, dans les marais et eaux boueuses. Elle est du feu, comme le dragon auquel elle serait apparentée, mais également de l’air, qui lui confère sa capacité à se déplacer en toute invisibilité.
Selon les légendes, le monstre serait massif, aussi gros qu’un bœuf dont il posséderait le corps ; hybride fantastique, tête, échine et queue sont celles du dragon, tandis que les pattes sont celles de l’ours. Certains prétendent que la queue de la Tarasque se terminerait par un dard de scorpion, qu’elle utiliserait pour neutraliser ses victimes avant de les entraîner au fond du bourbier dans lequel elle vit habituellement.

Superstition ou réalité, tout le monde s’accorde cependant à dire que les paysages sauvages et parfois inquiétants du Nord suscitent aisément les craintes liées à la Tarasque. Il n’y a rien de plus aisé, en effet, que de se laisser prendre à une peur inconsciente lorsque, en arrivant dans une combe assombrie par un dense bosquet de sapins, l’on entend soudain clapoter les eaux de l’étang boueux en contrebas… Sans pour autant ne rien voir d’autre que d’étranges larges empreintes, quittant les berges tourbeuses pour s’enfoncer dans une roselière dense, plantée de tiges d’un vert terne. Au crépuscule, un tel spectacle vous fera assurément entendre le souffle lourd de la Bête…

D’un naturel bien plus rationnel, les Mestres de la Citadelle assurent que cette légende n’est qu’une mise en garde déguisée – et pleine de bon sens – pour rappeler le risque que l’on prend à s’aventurer près des eaux stagnantes. Rien de telle qu’une figure monstrueuse pour fixer un danger traître et dissimulé dans la mémoire collective des serfs.

Profil de rencontre : si vous décidez de donner corps à la légende, la Tarasque peut disposer des attributs suivants. Attention, cependant, ce n’est pas un adversaire à prendre à la légère.

Agilité 5 (Vivacité 3B) – Athlétisme 5 (Force 2B, Natation 3B) – Corps à Corps 4 (Dard 2B, Griffes 2B, Morsure 1B) – Discrétion 5 (Furtivité 3B) – Endurance 4 (Vigueur 2B) – Ingéniosité 2 – Survie 4 (Chasse 3B, Pistage 3B) – Vigilance 4 (Observation 2B) – Volonté 3

Défense de combat : 14 – Santé : 12 – Armure naturelle (écailles) VA 6, MA 0, Enc 0 – Déplacement 6 m, Natation 10 m
Dard 4D+2B, Dégâts 3, Empoisonné – Griffes 4D+2B, Dégâts 6, Puissante – Morsure 4D+1B, Dégâts 5, Hargneuse

Autres capacités :
Créature du froid, peut vivre confortablement dans le froid extrême – Crainte de la lumière vive, la Tarasque aime les ténèbres et subit -1D à tous ses tests si elle est exposée au soleil ; de plus, le feu peut la faire reculer si elle rate un test sous Volonté (difficulté variable, de Simple pour une torche à Difficile pour un incendie) – Furtivité en eau stagnante, la Tarasque gagne +1D en discrétion lorsqu’elle évolue dans une étendue d’eau stagnante – Poison paralysant, si la Tarasque réussit une attaque avec son dard, elle peut injecter un poison aux caractéristiques décrites ci-après.

Poison de la Tarasque : Virulence 4 – Fréquence 1/round – Toxicité 3. Effets : le poison neutralise le système nerveux de la victime et son effet va de l’engourdissement à la paralysie, ou plus rarement la mort par arrêt cardiaque. Toute attaque réussie du dard implique l’injection du poison et la victime subit instantanément un malus de -1 à tous ses jets (excepté Endurance). Puis, le poison se répand et les tests de virulence doivent être effectués (cf. p 134, ldb Trone de Fer jdr). Une réussite implique un malus de -1D par degré de réussite à l’Endurance et l’Agilité, ainsi qu’un malus de -1D à toutes les autres compétences. Si les dés de malus sont égaux au rang d’Endurance de la victime, elle est paralysée. S’ils sont égaux au triple de ce rang, la victime meurt par arrêt cardiaque.


Aux sources de l’inspiration fantastique et héraldique

Si les Mestres s’accordent pour ne pas voir plus que superstitions et racontars au sujet des Tarasques et des Snarks, ils sont par contre parvenus à un consensus autour de l’existence des licornes et des manticores. Bien loin des créatures fantastiques du folklore et de l’héraldique, les sages de Villevieille désignent deux espèces animales bien réelles par ces appellations.


Au grand dam des chevaliers et seigneurs qui portent la licorne sur leurs armes, cet animal n’aurait rien de bien fabuleux ou de noble. C’est peut-être pour préserver l’orgueil de ces grands hommes, d’ailleurs, que les sages de Villevieille ne s’étendent généralement pas trop sur le sujet.
Néanmoins, la licorne serait en fait une espèce caprine, une lointaine cousine des chèvres si communes. Par rapport à ces dernières, la licorne est plus grande et plus fine ; elle est couverte d’un long pelage soyeux et immaculé, adapté à son milieu, et surtout, elle n’est dotée que d’une seule corne fixée au milieu de la partie supérieure de son crâne. L’espèce est rare, certainement confinée à la seule île de Skagos, la plus septentrionale de Westeros. Un individu empaillé et particulièrement bien conservé serait visible dans la Citadelle de Villevieille ; ce serait une bête formidable de presque 1,5 m au garrot et qui aurait pu peser plus de 90 kg. Sa corne aux reflets d’ivoire dorée mesurerait environ 90 cm de long.
Des mœurs de ces animaux, l’on ne sait pas grand-chose. Les Mestres les plus informés affirment que les licornes, bien qu’herbivores, auraient un comportement très agressif. Le mâle dominant du troupeau n’hésiterait pas à charger à vue tout intrus qu’il aurait repéré. Le troupeau serait même capable de soutenir son « champion » face à un adversaire trop dangereux, par des manœuvres de harcèlement.

Profil de rencontre : les statistiques qui suivent sont proposées pour un mâle dominant. Une licorne commune du troupeau verra son Athlétisme, son Corps à Corps, son Endurance et sa Vigilance réduites de 1 point. Sa Volonté tombe à 1. Elle ne dispose pas non plus de la spécialité Corne.

Agilité 4 (Equilibre 2B, Esquive 1B, Vivacité 1B) – Athlétisme 3 (Course 1B) – Corps à Corps 3 (Course 2B, Ruade 1B) – Discrétion 2 – Endurance 3 (Résilience 1B) – Ingéniosité 1 – Survie 3 – Vigilance 3 (Observation 1B) – Volonté 3

Défense de combat 8 (6 licorne standard) – Santé 6 – Armure naturelle VA 2 – Déplacement 6 m

Corne 3D+2B (2D, lic. std), Dégâts 5 (3, lic. std), Hargneuse et Perforante (Hargneuse seulement pour la lic. std) – Sabots 3D+1B (2D+1B, lic. std), Dégâts 3 (2, lic. std)

Autres capacités : Charge, le mâle dominant sait réaliser une charge avec efficacité, telle que la manœuvre décrite dans les règles (p. 164, ldb TdFjdr) : -1D au test d’attaque, dégâts +2 sur le round – Assistance, les licornes communes savent soutenir efficacement le mâle dominant dans une attaque et peuvent lui conférer un bonus. Se rapporter alors aux règles d’assistance (pp 31 et 164, ldb). Tout le troupeau ne peut, cependant, pas s’associer à l’attaque en même temps… Il s’agit d’appliquer alors des règles de bon sens selon la situation jouée – Corne d’acier, la corne d’un mâle dominant (et seulement la sienne) est aussi solide qu’un acier de belle facture ; cela lui permet de transpercer mailles et autres armures (cf. capacité Perforante) ; elle aurait également une efficacité similaire au verredragon à l’encontre des Marcheurs blancs (test de Connaissances/Recherche Très difficile pour le découvrir).
(A propos des [ur=http://www.lagardedenuit.com/wiki/index.php?title=Licornel]licornes[/url], selon le wiki de la Garde de Nuit)


Pour finir, parlons des manticores. La créature à tête d'homme, corps de lion et queue de scorpion est fréquemment représentée en héraldique ou dans la statuaire valyrienne. La manticore est également un insecte originaire des régions chaudes d’Essos. Proche du scarabée, la manticore est dotée d’une queue se terminant par un dard similaire à celui du scorpion.
La manticore n’est pas présente en Westeros, sauf par le biais de son venin. A faible dose, il provoque des tétanies douloureuses ; davantage de venin provoquera des lésions irréversibles, nécrosant les tissus, jusqu’à la mort par arrêt cardiaque pour les plus fortes doses. On ne connaît pas d’antidote à ce poison, heureusement rare.
Les empoisonneurs conditionnent le venin de manticore en le mélangeant à une pâte résineuse. Pour l’administrer, il faudra ensuite dissoudre la pâte dans une boisson ou un aliment. La manipulation est malaisée, toucher directement la pâte provoquant des brûlures nécrosantes.

Venin de manticore (poison) :
je ne propose pas de profil pour la manticore en tant que telle, parce que la rencontrer à Westeros est hautement improbable. Son venin est davantage exploitable en jeu. Il est administré par ingestion, mais peut également provoquer des dommages au contact.

Ingestion. Virulence 3 à 7 (forte dose) – Fréquence 1/round & 1/minute – Toxicité 4 & 3 – Diagnostic Difficile (15).

Lorsqu’il est ingéré, le poison a deux attaques. La première agit plus rapidement et tétanise les muscles de la victime. Si elle réussit, elle provoque -1D en Athlétisme et Agilité, +1D de malus additionnel par degré de réussite. Si la victime tombe à 0 dans l’une ou l’autre des compétences, elle est tétanisée pendant 2xVIR minutes. A son réveil, la victime récupérera automatiquement 1D en Athlétisme et en Agilité, puis 1D de malus supplémentaire « s’effacera » au terme de chaque demi-journée suivante jusqu’à guérison.
La seconde attaque cible le cœur. En cas de réussite, elle provoque -1D en Endurance + 1 dé de malus additionnel par degré de réussite. Si les dés de malus sont égaux au rang d’Endurance de la victime, elle s’effondre par arrêt cardiaque. Un personnage peut décider de brûler 1 point de destin pour éviter la mort ; il sombrera alors dans le combat pendant VIR jours ; à son réveil, il sera affligé du défaut Faiblesse (Endurance). S’il le possède déjà, le maître de jeu pourra décider de lui affecter un autre défaut équivalent.

Contact. Virulence 2 (pâte, très dilué) à 5 (forte dose, liquide) – Fréquence 1/round – Toxicité 2 – Diagnostic Difficile (15).

Au contact, le venin de manticore provoque des brûlures nécrosantes. Si l’attaque du poison réussit, la victime subit -1D de malus par degré de réussite au-delà du premier (minimum 0, donc). Si les dés de malus égalisent le rang d’Endurance de la victime, celle-ci encaisse une blessure ; sinon et si l’attaque a infligé au-moins 1D de malus, la victime encaisse une lésion. Blessure et lésion se récupèrent selon les règles (voir p166, ldb TdFjdr). Une victime recevant une blessure conservera une cicatrice atroce et sera ensuite affligée du défaut Marqué. Si un mestre soigne la victime et si celle-ci brûle 1 pt de destin, la victime peut éviter de recevoir le défaut.

Il est possible d’atténuer l’effet du venin de manticore lors d’un empoisonnement au contact. Il s’agit alors de le diluer très rapidement à grande eau. A condition d’être rapide, donc, d’y penser et d’avoir accès à de l’eau, la victime peut tenter un jet de Vivacité de difficulté 4xVIR. En cas de réussite, la Virulence du poison est réduite de 1, chaque degré de réussite réduit la virulence d’un point supplémentaire.

Tarif : 50 dragons d’or par dose, sous forme d’une pâte d’environ 5 g (Virulence 5). La pâte peut être diluée (cf. ci-dessus). 

(A propos des manticores, selon le wiki de la Garde de Nuit)

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« Répondre #9 le: 14Mars, 2013, 22:18:50 »

Je n'ai pas participé à cette édition du concours. J'étais trop occupé à décrire une autre créature : le pard.

Mais j'ai quand même pu finaliser un texte (hors concours donc)

Le monstre marin :

http://couroberon.com/Salon/index.php?topic=414.msg91816#msg91816
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secrétaire général de Gothlied une tragédie épique de chevaliers germaniques.

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