Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Brice de Gaine, le sombre chevalier  (Lu 2575 fois)
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cccp
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« le: 05Septembre, 2012, 12:17:44 »

Vous ai-je déjà raconté l'histoire de Brice de Gaine ? Je ne crois pas. Certains preux sont prédestinés. Ils descendent des étoiles, sont plus fort que cent hommes. Ils sont invulnérables, plus rapides que l'éclair et capable de voler. Ce n'est pas le cas de Brice de Gaine. Brice n'a pas d'origines extraordinaires, il n'est pas le fils d'un dieu oublié. C'eût été un homme normal si les circonstances et la destinée en aurait choisi autrement. Mais je m'égare, commençons par le commencement.

Le chevalier devenu fou
Certains hommes de haute naissance n'ont pas un comportement digne de leur rang. Tel ce chevalier, dont j'ai décidé de taire le nom. Ce chevalier par orgueil, vanité et par cupidité se comportait comme un brigand. Il attaquait les riches monastères pour les piller. D'aucuns prétendent qu'il obligea les jeunes et beaux novices à avoir des comportements contre nature. Je ne peux pas croire ce dernier point, l'âme humaine ne peut pas être si noire. Je crois que ce chevalier était juste dévoré par la cupidité. Quelques-uns de ces moinillons allèrent se plaindre à leur seigneur : le duc Harvet de Kent. Ils furent moqués par ce chevalier sans nom. Chaque fois que les moines prenait la parole, le chevalier les interrompait avec un calembour provoquant l’hilarité générale. Ils s’escrimèrent à présenter leur doléances, mais leur affaire ne fût pas comprise. Ils ne purent ou ne surent expliquer leur cas. Déboutés, ils regagnèrent leur cloître. N'ayant pas été punit, ce haïssable chevalier continua tant et bien ses pillages, pas une église, pas un marchand n'échappèrent à sa convoitise. On raconte, qu’il engrossa un couvent entier, même la mère abbesse qui, raconte-t’on avait du poil au menton et avait vu naître la mère de la mère de bâtisseur du couvent.
Quand les nonnes enceintées vinrent se plaindre, le félon prétendit qu'elles avaient trop vénéré l'immaculée conception et que leurs ventres gros étaient signe de sainteté. Cela amusa tant et tant le duc qu'il ne put condamner son chevalier, qui ne fut pas même inquiété. Le rire sauva une troisième fois ce traître quand il pilla Douvres. Le duc Harvet ne put tolérer ce comportement. Il lança ses preux à la poursuite du chevalier brigand, ils tuèrent ses hommes sans que ceux-ci ne purent se confesser et capturèrent le félon pour que celui-ci soit enfin jugé pour ces crimes. Cette fois pas de contradicteurs à moquer, le chevalier s'était attaqué au bien de son suzerain. Que fit-il pour se défendre ? Il fit mille et une cabrioles, il marcha sur les mains, ils récita le notre père en rotant. Voyant cela Harvet, prit l'épée du chevalier, la brisa trois fois, une fois par procès, lui retira ses éperons et en fit son fou.

La justice à deux visages
Quelle drôle de justice que celle d'Harvet. Comment est-il possible qu'un seigneur préfère le rire à la loi. De nos jours cela paraît impensable. De nos jours nos suzerains sont bons, droits et loyaux. Ils n'ont à cœur que le bonheur et la prospérité de leur peuple. Comment un grand seigneur tel qu'Harvet de Kent peut-il être devenu aussi impie ? Devenu, car en effet il ne fut pas toujours ainsi. Plus jeun c'était un seigneur juste, droit et loyal, toujours à parcourir le Kent pour juger les querelles de paysans, les contentieux commerciaux. Il écoutait les plaignants les interrogeait et les jugeait. Il était expert en droit canon, en droit latin, en droit commun et en jurisprudence. Il tenait un registre sévère de ses décisions. Un jour lors de ses pérégrinations, il rencontra une jeune demoiselle aveugle Justine. Justine était orpheline. Elle était rentrée au couvent quand son père mourut. N'ayant pas de frère pour s'occuper de son fief, elle confia à Croque, le champion de son père la gestion de son domaine. Croque était un colosse, il dépassait de la tête et des épaules les hommes les plus grand. Dans sa jeunesse il s'était croisé. Il combattit les sarrasins jusqu'en Égypte. Là, sur les bords du Nil il fit la connaissance de gigantesques lézards. Il les combattit et fit de cet animal son blason, de leurs peaux il se fit une tunique invulnérable qu'il ne quittait jamais. Ce chevalier était le vassal le plus fort et le plus courageux de Justine, mais il se dégageait de lui une puanteur du fait de sa tunique. Plusieurs fois il demanda la main de Justine qui la lui refusa. Au troisième refus, le chevalier Croque forçat sa suzeraine à prendre le voile et administra son domaine comme si c'était le sien. Personne n'osa jamais contester les armes à la main la décision de Croque. En apprenant cela, Harvet, enquêta, il interrogea les vieux, étudia les registres pour conclure à l'usurpation de Croque. Il alla provoquer le chevalier en duel. Il demanda le jugement de Dieu. Il savait l'autre plus fort, mais il savait aussi qu'il était dans son bon droit. Il ne pouvait donc échouer à l'ordalie. Croque sûr de sa force accepta le duel. Les deux chevaliers allèrent donc sur un petit îlot pour se battre. Croque porta le premier, et en fait le seul. D'un seul coup formidable il brisa l'épée d'Harvet, arracha la moitié de son bouclier pour finalement se planter dans sa pommette laissant une profonde balafre, laissant l'os à nu. Sous la violence du choc, Harvet tomba. Il ne comprenait pas où il était pourquoi, il se battait, comment se faisait-il qu'il perdait, Dieu avait-il jugé ? Quand Croque se rapprocha sans se méfier pour achever le duc, il glissa et tomba dans l'eau où il se noya. Sa tunique invulnérable ne lui servit à rien. Le juste était vivant et le félon mort. Dieu avait jugé. Blessé, Harvet vint sortir Justine du cloître. Celle-ci jurat au duc, qu'elle accepterait de devenir sa femme une fois que celui-ci serait guéri. Malheureusement la blessure était vilaine, elle s'infecta et bientôt la gangrène gagna la moitié du visage d'Harvet. La plaie puait tellement qu'il était impossible à quiconque de manger ou de dormir dans le château. Tout le monde pensait que le duc allait mourir. On lui fit construire une petite maison au abord du château. On choisit l'endroit de telle manière que les odeurs étaient emportait au loin par le vent. Pendant quarante jours, Harvet resta alité, fiévreux et délirant, mais Dieu ne permit pas qu'un juste mourut et ainsi après ces quarante jours il se réveilla guéri miraculeusement. Il revint vers Justine pour que celle-ci tienne sa promesse et l'épouse. Elle refusa : l'odeur nauséabonde qu'avait exhalé la plaie l'avait entièrement désenamourée du duc. Devant tant d'injustice à son égard, Harvet conclu, à tord, que la justice n'était pas de se monde et que la rechercher était une quête vaine. Rentré au Kent, il cessa de poursuivre les brigands et les félons et devint le seigneur injuste que l'on a déjà rencontré. Pour célébrer sa nouvelle résolution, Harvet décide d’organiser un tournoi où tous pourraient participer. Hommes comme femmes, bâtards comme enfants légitimes, bourgeois, paysans ou nobles, tous pouvaient participer. Ceux qu’Harvet sortiraient victorieux seraient aboudé. Sans considérations sur leur noblesse, leur naissance, leur foi en notre Seigneur mort sur la croix ou leurs actes passés. Furent adoubés : Coblepot un riche poissonnier qui prend comme emblème un oiseau arctique, Jervis un chapelier, Yvette une empoisonneuse et un paysans tellement laid qu’il cachait son visage dans un sac.

L'enfance de Brice
Parmi les chevaliers d'Harvet, un se faisait remarquer par sa sagesse, c'était Thomas de Gaine. Bien qu'il fût fort jeune quand il hérita des terres de son père, Thomas les géra fort sagement. C'était un chevalier curieux et intelligent, il observait comment ses paysans travaillaient ; il réfléchissait à une manière d'être plus efficace, il fit irriguer ses terres qui se mirent à donner beaucoup plus. Il accueillait sur ses terres les juifs et interdit que quiconque les persécute. Aux serfs en fuite, il leur donnait un métayage. Il ne taxait que peu ses terres et menait un train de vie fort modeste, il n'avait que deux chevaux et un seul écuyer nommé Alfred. Il fit tant et tant que le petit village de Gaine devint rapidement une ville prospère. Mais est-ce là un comportement de chevalier ? Non, le rôle du chevalier et de se préparer à la guerre, d'endurcir son corps et son esprit de chercher les combat et les exploits. Thomas n'exerçait pas son bras, il ne pratiquait pas la quintaine et ne s'adonnait que peu à la chasse.
Ainsi quand Harvet revint de son combat contre Croc, il se trouva fort gêné par l'invitation de son suzerain à un tournoi. Ses efforts étant plus dédiés à Quirinus qu'à Mars, que pouvait-il faire dans la lice. Il fit ce que fait tout chevalier couard ou paresseux : il perdit. Quand il demanda à son suzerain de payait sa rançon, le duc décréta que c'était son devoir, mais comme la justice ne règne pas sur le monde, il déciderait au hasard s'il le remplirait ou non. Il lança une pièce en l'air. Le sort indiqua que Thomas devait lui-même payer sa rançon, il devait abandonner, son armure, ses chevaux et ses armes à son vainqueur. Il devait rentrer à pied avec sa femme et son jeune fils : Brice.
Chemin faisant, il croisa un coquin qui était intéressé par ses riches atours. Incapable de se défendre, il fut rapidement tué par le brigand ainsi que sa femme. Brice s'enfuit poursuivit par le bandit. Il n'eût la vie sauve que parce qu'il tomba dans un gouffre où vivaient en abondance des chauves-souris. Pendant sept ans, il s'entraînait aux armes, affermi son corps afin de devenir un chevalier valeureux capable de triompher des brigands. Adolescent, il devint l'écuyer de sire Gordon. Gordon était un preux, un des rares encore au service du duc. En effet, celui-ci dans sa folie, avait une nouvelle manière de juger les pires brigands. Il lançait une pièce en l'air, si la pièce montrait sa face, le criminel était, supplicié, pendu, roué, brûlé ou écartelé. Si la pièce en choisissait autrement, Harvet proposait à l'homme de l'adouber. Brice ne pouvait pas vaincre ses criminels sans être déclaré félon. Il se fit faire une armure sombre et un nouvel écu. Sur ce bouclier il peint une chauve-souris de sable sur un écusson d'or sur champ sable. Il utilisa de cette nouvelle identité pour vaincre les félons.
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« Répondre #1 le: 05Septembre, 2012, 12:19:58 »

Petit jeu,
Quels personnages reconnaissez-vous ?
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« Répondre #2 le: 05Septembre, 2012, 12:45:43 »



(Merci à Morlock pour avoir trouvé cette image)
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Usurpateur à l'ananas


« Répondre #3 le: 05Septembre, 2012, 16:02:28 »

Rhaaa, je ne reconnais pas le paysan.
Transposition réussie en tout cas. J'aime bien l'empoisonneuse Yvette.
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Le monde ne veut pas de politique. Il lui faut le vaudeville français et la soumission russe à l'ordre établi. Lermontov
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« Répondre #4 le: 05Septembre, 2012, 16:10:21 »

Mon avis est que le paysan a pour passe temps de semer la peur autour de lui.
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« Répondre #5 le: 05Septembre, 2012, 16:14:20 »

Manque plus que Robin Des Bois... 
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« Répondre #6 le: 12Septembre, 2013, 18:19:42 »

Joël le Frisson
Le seigneur Coblepeau est grand, beau, fort mais surtout vigoureux. Son amour pour son épouse n’a d’égal que son amour pour la vie. Comme tout personnage de son rang, il aime guerroyer, l’été et festoyer, l’hiver. La nuit de Noël, la nuit de la célébration de l’incarnation de notre seigneur Jésus Christ, comme souvent, il manifesta le vif désir de se coucher auprès de son épouse. Celle-ci ne voulait pas. C’est un grand pécher de préférer s'adonner aux plaisirs de la chair plutôt que d’assister à la très sainte messe de minuit. Dame Coblepeau pria son époux d’attendre le lendemain pour accomplir son devoir. Celui-ci refusa. Elle demanda alors, pour éviter que le pécher ne soit ni trop grand ni trop voyant, qu’elle accepterait à condition qu’il la rejoigne dans son lit, toutes lumières éteintes et qu’il attende un instant qu’elle se prépare. Dame Coblepeau s’éclipsa, elle pria une de ses dames de compagnie de la remplacer. La suivante apeurée obéit docilement à sa maîtresse, se déshabille et va se coucher en tremblant. Dame Coblepeau éteint les lumières et ouvre à son époux. Neuf mois plus tard, naquit Joël. Son visage portait la marque du pêcher de sa conception. Il était laid à faire peur. Quiconque croisait son regard frissonnait de peur. Tout juste sorti de l’enfance, son père lui confia un fief. Il prétendait qu’il était très formateur pour un jeune homme de commencer le plus tôt possible de gérer un fief. Il mentait. Il avait peur de son fils et voulu l’envoyer le plus loin possible. Il lui donna un fort mauvais fief, l’Hébrédie. Loin au nord, dans un archipel rocheux glacial, où ne vivait que quelques pécheurs et de nombreux oiseaux marins. Il grandit en protégeant son fief des pirates. Ce qui ne lui était guère difficile. Dès qu’il apparaissait, ceux-ci, saisi d’effroi, s’enfuyaient. Cette existence solitaire ne pesait pas à Joël. Il passait ses journées à s’exercer à l’épée, attendant qu’un pirate ait le courage de l’affronter, et à pêcher. Solitaire, il aurait pu rester dans ces terres gelées, parmi les oiseaux marins, noirs et blancs. Mais son séjour Quand le dernier soir d’octobre, à nouveau, un navire pirate osa s’approcher de ses maigres terres. Joël n’écoutant que son courage, se lança à l’assaut. Encore une fois, les pirates s’enfuirent. Comme parfois, ils jetèrent une partie de leur butin, afin de ralentir leur poursuivant. Cette fois-ci, le butin était une jeune femme. En la laissant tomber, celle-ci fût blessé et gravement. Joël s’en occupa, la soigna, l’hébergea, l’aima et l’épousa. Comment cette femme pût aimer un être aussi terrifiant ? Se donna elle à lui par peur pour sa vie, espérant l’amadouer ? Dès que celle-ci fût guéri, elle ne supporta pas la vue de son compagnon, et s’enfuit sans que celui-ci ne comprenne quoi que ce soit. L’Hébrédie est une région très accidentée, la malheureuse tomba dans sa fuite et se brisa les os. Quand Joël s'aperçût de la disparition de sa dame, il partit à sa recherche. Il ne mit pas longtemps avant de retrouver son corps. Il en fût très attristé. Il ne pût pas se résoudre à enterrer son amie. Tous les jours, il fleurit le lieu de sa mort, il lui créa quelques jolis cadeaux dont un jeu d’échec en ivoire de morse et amarante. Il fit sa toilette quotidienne et continua à l’aimer. Dès les premières chaleurs de printemps, le corps de sa bien-aimée se dégrada et perdu la douceur de sa beauté. Voyant disparaître son amour, Joël décida de quitter son Hébrédie et de revoir le monde. Ses errances le menèrent dans le Kent. Il y revit une femme ressemblant à sa belle. Il n’osa pas l’approcher de peur de l’effaroucher. Il lui confectionna, broches, bagues, colliers et autres bijoux, qu’il laissait sur son chemin. Son aimée trouvait les cadeaux et les acceptait. Le jour où elle porta un des anneaux qu’il avait confectionné pour elle, il se dit qu’elle acceptait enfin son amour et décida de se montrer à ses yeux. Cette femme eût peur et s’enfuit auprès de son époux, Thomas de Gaine. Celui-ci protégea sa femme et affronta Joël. Thomas malgré son courage et son amour pour sa femme n’a pas la force ni le courage de Joël. En quelques coups, les gemmes du heaume de Thomas et les mailles de son haubert volèrent. Quelques coups de plus et son épée était brisée, sou bouclier fendu et lui-même à terre. Joël leva son épée, prêts à achever Thomas, mais son épouse se jeta sur la lame. Ainsi périrent les époux de Gaine.

Le lierre empoisonné
Les bois du Kent étaient avait la réputation d’être hanté par une étrange créature, une femme recouverte d’une fourrure tigrée rousse. Dès qu’une tarte était volée, sitôt qu’une poule était dévorée, quand un bijou était volé tout le monde pensait que c’était la femme tigrée qui était accusée. Rares étaient ceux qui osaient pénétrer dans les bois pour recouvrer leurs biens. Combien de coquins attribuèrent à la belle sauvageonne leurs propres forfaits ? Le seul qui osait aller au coeur de la forêt est un jeune page : Brice de Gaine. Celui-ci fuyait le meurtrier de ses parents. Que se passa t’il entre eux deux, nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, quand Brice sortit de la forêt, c’était un chevalier achevé, grand et fort. La femme tigrée, elle perdit sa fourrure et abandonna la vie sauvage pour devenir miresse. Peu après, certains fermiers virent leurs maisons envahies par le lierre. Aucun n’osa se plaindre mais il se murmure que les coquins qui l’avaient accusé à tort furent punis par la forêt.
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« Répondre #7 le: 12Septembre, 2013, 18:43:57 »

Rhaaa, je ne reconnais pas le paysan.
J'aime bien l'empoisonneuse Yvette.
Et voici leurs histoires.

Par contre ce coup ci, j'ai fusionné des personnages. 4 pour Joël d'Hébrédie et 2 pour Yvette la femme tigrée. (Petit jeu, sauriez-vous les reconnaitre).


Manque plus que Robin Des Bois... 
Chiche, tu t'en occupes ?
Le personnage de Robin, "l'écuyer" de Batman est inspiré de Robin des bois.
Il peut être intéressant de reprendre cette inspiration.

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« Répondre #8 le: 13Septembre, 2013, 17:34:50 »

Manque plus que Robin Des Bois... 
Puisque tu insistes


Si personne ne sait ce qui se passa entre Yvette et Brice dans ces bois, les raisons de la mauvaise réputation d’Yvette sont mieux connues. Ces bois n’étaient pas hanté que par Yvette, mais aussi par un homme cruel, le jeune Robin. Disons le clairement, ce Robin était un brigand, un voleur qui n’hésitait pas à voler riches marchands et luxueux monastères. Pour s’attacher l’amitié et la complicité des serfs et des vilains, il leur redistribuait une dîme. Il leur réservait un sou sur dix. Et ce qu’il gardait pour lui, il le dépensait en fastueux banquet où joyeux compagnons et belles filles étaient invités. Devant cette manne, les coquins préfèrent accuser une innocente que leur malfaisant bienfaiteur. Robin protégeait ses bois et sa belle occupante. Il ne supportait pas qu’un homme adulte pénètre dans la forêt. Ceux qui rentraient dans les bois trouvaient une morte rapide et silencieuse. Quelques femmes eurent l’occasion de rentrer et d’apercevoir Yvette, mais Robin se cachant des regards, la notoriété de celle-ci grandit tant et tant. Pourquoi Robin ne s’attaquait qu’aux hommes ? Et bien tout simplement parce qu’il a une faiblesse marquée pour la gente féminine. Ainsi il aimait regarder et pourchasser Yvette par jeu. Où s'arrêtaient ses jeux, aucun des deux ne me le dit. Quand Brice de Gaine se réfugia dans les bois, Robin ne le considéra pas comme un rival, cela l’amusait. Mais quand il apprit au détour d’une conversation que Brice était l’héritier de Gaine. Son esprit comprit rapidement ce qu’il avait à y gagner. Il se mit à son service comme écuyer et l’enjoignit à revenir dans le monde réclamer son héritage.
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