Les Salons de la Cour

20Octobre, 2021, 15:42:52
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Pages: [1]   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: [Nouvelle] : Aréthuse et Etzel  (Lu 1495 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
cccp
Modérateur
Pétardier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 7 462



WWW
« le: 29Mai, 2012, 18:18:26 »

Aréthuse est la dernière fille d'un comte. Ses sept frères ainé sont tous de grands, beaux et braves chevaliers. Enfant, Aréthuse est fascinée par leur courage et décider de n'aimer qu'un homme de leur trempe. Malheureusement la guerre contre les Saxons emporte ses frères, la maladie emporte son père et le chagrin, sa mère.

Elle décide de se réfugier à la court de Ruga, roi de Huns en Pannonie. Rencontrant ces guerriers païens, elle a peur pour sa virginité et sa fait passer pour un page voulant devenir écuyer. Elle se met au service d'Etzel, comme écuyer tranchant, puis valet d'arme, écuyer et enfin chevalier.

Etzel n'est pas le chevalier le plus courageux, mais il sait être généreux, loyal et honnête. Aréthuse l'aime bien. Il n'est pas assez brave pour prétendre à son amour, mais elle tente d'en faire un home meilleur, pour que plus tard il puisse peut être devenir un héros. Elle lui parle de Jésus-Christ, notre sauveur qui est mort sur la croix.

Etzel ne comprend pas comment son écuyer peut avoir un tel ascendant sur lui, mais surtout il a peur de l'attirance qu'il éprouve pour ce qu'il croit être un jeune homme. N'y tenant plus, il décide un jour qu'elle prend son bain, d'aller la rejoindre. Là quelle n'est pas sa joie que de constater que son bien-aimé est une femme. Dans son euphorie, il donne un baiser passionné à Aréthuse. Celle-ci ne se laisse pas faire. Elle lui assène un violent coup de point à l'estomac. Etzel crache du sang. Sa vue se trouble. Aréthuse le saisie, lui ôte sa ceinture et lui lie les bras dans le dos. Elle lui déclare qu'elle accepterait de lui donner un baiser s'il arrivait à la vaincre à la joute.

Pendant tout l'hiver, Etzel fortifie son corps, exerce son bras. Il réapprend mille choses qu'une vie oisive lui avait fait oublier. Le jour de la Pâques. Il est prêt. Il propose à 2réthuse de l'affronter. Celle-ci refuse de se battre l jour ou notre seigneur Jésus Christ est ressuscité. La joute est reportée à mardi. Mardi les deux chevaliers ont revêtu leurs hauberts étincelants. Le heaume d'Etzel est magnifique il est de bon acier de Damas recouvert de l'or le plus fin. Sept pierres précieuses l'ornent. Son bouclier est recouvert d'or rouge. Des perles sont réparties tout le long de sa bordure. L’équipage d’Aréthuse est plus modeste. Elle porte un broigne, au dessud de laquelle elle a enfilé un surcot vert. Son écu est également vert sur lequel figure une cigogne. Sur le heaume d’Aréthuse, cet animal est aussi représenté. Etzel croit devenir fou : il doit affronter la femme qu’il aime, comment frapper ce ci joli corps mille fois plus digne de baisers et de caresses ? Avant de s’élancer l’arme au poing, Etzel demande à sa bien-aimée de lui donner un baiser. Aréthuse accepte, mais à la condition qu’il soit capable de la vaincre. Eztel est furieux, il baisse sa lance et lance son destrier au galop. Aréthuse fait partir son palefrois au petit trot, s’écarte de la course du Hun par un tour français et le désarçonne par un coup vigoureux.

Le mardi suivant la joute est reprise, Aréthuse brise sa lance et fend le bouclier d’Etzel. Le mardi d’après d’un coup adroit de l’épée elle tranche les sangles de la selle d’Etzel, le faisant tomber. Le mardi suivant, elle frappe l’écu si violemment qu’elle fait tomber le cheval en même temps que son cavalier. Le coup est tellement impression que le mardi suivant, le cheval reconnaissant la cavalière s’enfuit.
Le dernier mardi avant Pentecote, Eztel craint tellement de perdre encore un fois et que sa bien-aimée quitte la Pannonie, qu’il demande de l’aide à ses vassaux Reguer la hache, Capsian le fol, Boris au long nez; Gauthier d’Aquitaine et Hogni le borgne. Ils veulent tous aider leur seigneur. A eux cinq, il est impossible qu’une femme, même en arme ne leur résiste. Le mardi avant Pentecôte, Etzel est prêt à jouter encore un fois avec Aréthuse. Gauthier se tient à la gauche de son seigneur, il est en armes ce qui est surprenant pour un écuyer. Les autres vassaux sont cachés derrières un bosquet prêt à assaillir la jeune femme dès que leur compagnon aura abaissé sa lance.
Journalisée

secrétaire général de Gothlied une tragédie épique de chevaliers germaniques.

Page FaceBook
Pages: [1]   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à: