Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: "Le Silence des Agneaux", si bien que ça ?  (Lu 2597 fois)
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cavaillon
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« le: 06Septembre, 2010, 17:44:48 »

Allez, on sort une vieillerie !

J'avais vu ce film il y a bien longtemps, ado. J'en avais entendu dire énormément de bien, mais il ne m'avait pas tellement emballé, et je l'avais vite oublié.

Un ami l'ayant sur son disque dur, avec le recul de l'adulte, avec toujours les éloges du public (sur allocine), je me suis dit que j'avais sans doute raté quelque chose et je l'ai revu ce weekend.

Dès le début (la première visite de Clarisse à Lecter), j'ai bien apprécié l'ambiance, et j'attendais le scénario psychologique qui est annoncé.
D'abord par son supérieur "Ne lui faite aucune confidence personnelle. Ne le laissez pas pénétrer votre inconscient." Ou après la visite : "Miggs est mort. Lecter lui a parlé toute l'après-midi et il pleurait. On l'a retrouvé étouffé avec sa langue".

Diantre ! Hannibal est si fin psychiatre/psychologue qu'il parvient à faire pleurer quelqu'un et à le faire se suicider par la seule parole ? Et Clarisse, pour avancer dans l'enquête, lui donne ces informations personnelles. Son enfance, la mort de son père, la fuite de cette ferme où les agneaux hurlaient...

Et après ?

Ca ne sert à rien ! Ni à Lecter, ni au scénario, ni au spectateur... Il y a eu tromperie sur la marchandie ! Aucune psychologie là-dedans ! Clarisse trouve le tueur presque par hasard, en allant interroger une personne à qui la première victime rendait service. Le tueur s'est installé là à la mort de cette personne. Il aurait pu aussi bien s'installer ailleurs et le film ne se serait pas terminé. D'autant plus que le film utilise un procédé que je n'ai jamais apprécié, le jugeant trompeur (c'est son but) : montrer des  images de scènes différentes, en faisant croire qu'il s'agit de la même (quand les policiers vont chez le tueur et sonnent à la porte, on voit ensuite le tueur chez lui, entendant la sonnette, et ce, plusieurs minutes, alors qu'en fait, les policiers se sont trompés de maison, et c'est Clarisse qui sonne chez le tueur).

Je suis assez déçu (il y a quand même Anthony Hopkins, et la scène où les mouvements de l'ascenseur font flipper toute une escouade de policiers pour relever le niveau).

Alors ? Ai-je raté quelque chose ? Et si non, comment expliquer le succès de ce film, qui me paraît exagéré par rapport à son contenu...
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Morgalel
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« Répondre #1 le: 06Septembre, 2010, 18:11:57 »

Ca ne sert à rien ! Ni à Lecter, ni au scénario, ni au spectateur... Il y a eu tromperie sur la marchandie ! Aucune psychologie là-dedans ! Clarisse trouve le tueur presque par hasard, en allant interroger une personne à qui la première victime rendait service. Le tueur s'est installé là à la mort de cette personne. Il aurait pu aussi bien s'installer ailleurs et le film ne se serait pas terminé.

Si je me souviens bien ce n'est pas vraiment par hasard qu'elle est sur place : c'est grâce aux indications donnée par Lecter qu'elle décide d'interroger l'entourage de la 1e victime, ce qui n'avait sans doute pas été fait très attentivement au préalable étant donné que son cadavre avait été retrouvé en 3e.
« Dernière édition: 06Septembre, 2010, 18:16:16 par Morgalel » Journalisée
Puck
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« Répondre #2 le: 06Septembre, 2010, 18:21:27 »

Oui, Morgalel a raison.
Par ailleurs, le jeu d'acteur d'HOPKINS est saisissant.
je ne sais plus si c'est dans celui ci ou dans la suite où il déclare que concernant le dernier recenseur, il a mangé son foi avec un verre de chianti.
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PM
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« Répondre #3 le: 06Septembre, 2010, 18:54:18 »

celui-ci...
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cavaillon
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« Répondre #4 le: 07Septembre, 2010, 17:54:47 »

Si je me souviens bien ce n'est pas vraiment par hasard qu'elle est sur place : c'est grâce aux indications donnée par Lecter qu'elle décide d'interroger l'entourage de la 1e victime, ce qui n'avait sans doute pas été fait très attentivement au préalable étant donné que son cadavre avait été retrouvé en 3e.

C'est vrai, Clarisse n'est pas là par hasard. Mais Buffalo ? Pourquoi s'est-il installé dans la maison de cette femme ? Ce n'est motivé nulle part dans le film. Il se serait installé ailleurs, on ne l'aurait pas retrouvé !

Mais mon plus grand regret, c'est de ne pas avoir cette dimension psychologique pourtant annoncée...

Sinon, pour les petites phrases de Lecter, j'aime beaucoup la dernière, à double sens "J'ai un vieil ami à dîner, ce soir..."
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« Répondre #5 le: 13Septembre, 2010, 20:15:28 »

Avis un peu partagé de ma part, même si je suis encore dans un "premier" constat vu que j'ai l'ai vu assez jeune et ne l'ai pas rematé depuis. Un bon film, Anthony Hopkins est un très grand acteur, mais pas le chef d'oeuvre qui était vendu.
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« Répondre #6 le: 15Septembre, 2010, 13:30:47 »

Je rejoint Cavailon. Après avoir vu le film a sa sortie, je l'avais trouvé très très sur-estimé.

L'histoire bancale, le traitement en film policier digne d'une série télé moyenne, la thématique ultra glauque et très très voyeuriste (ça me met tjrs mal a l'aise) ne sont la que pour permettre la mise en place d'un certain nombre de scènes chocs, qui par contre, sont souvent très très réussies.

Je me souviens de la scène finale ou la fille (Clarisse ?) dans la cave obscure, paniquée, terrorisée, est filmée en caméra subjective, est vue par le regard du tueur, qui porte des lunette nfrarouges et s'approche dans son dos.
GRace à la caméra subjective, le spectateur es mis a la place du tueur, qui observe la fille d'un regard completment froid et dénuée d'émotion, effet augmenté par la lumière irréelle de la vision infrarouge, contrastant violamment avec l'atitude completement painquée de la fille. très très efficace.

Dommage que ce genre de scène ne serve aucun propos.
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« Répondre #7 le: 15Septembre, 2010, 13:59:56 »

Dommage que ce genre de scène ne serve aucun propos.

Mais il n'y a pas de propos dans le Silence...

En ce qui me concerne le Silence des Agneaux est et a toujours été un bon thriller avec quelques personnages très marquants.
La réalisation est très classique, bien maitrisée, sans montage de la mort, et je dois dire que ça ça me plait.
L'interprétation est bonne. Même si j'ai tendance à trouver Foster un peu figée, Hopkins et Glenn (et même Ted Levine, en dépit d'un sur-jeu parfois un peu lourd) sont très bien (et j'adore Childers -me souviens plus du nom de l'acteur-).

Maintenant qu'il ait fait une rafle sur les Oscars comme il l'a faite (troisième film du club très fermé des "meilleur film/metteur en scène/acteur/actrice" après New York Miami et Vol au dessus d'un nid de coucou dont je ne crois pas qu'un autre film les ait eus depuis), d'un côté ça m'avait fait plaisir de voir les jurés sortir de leurs histoires gnangnan à la Kramer vs kramer, de l'autre ça m'avait un peu fait ralé de me dire qu'un bon polar avait eu cette récompense au milieu de pas mal d'autres films qui avaient plus marqué.
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