Les Salons de la Cour

18Janvier, 2022, 15:19:31
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Pages: 1 [2] 3 4 ... 9   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Quotidien préhistorique  (Lu 55297 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
cavaillon
Maistre de camp
**
Hors ligne Hors ligne

Messages: 2 338



« Répondre #15 le: 05Janvier, 2010, 23:00:34 »

On présente souvent l'homme comme un "singe nu", extrèmement désaventagé par rapport aux animaux.

Darwin nous a déjà enseigné que s'il était si désavantagé, il aurait disparu depuis longtemps, laissant la place à un animal plus adapté.

Non seulement la station debout nous donne un excellent avantage pour repèrer nos proies, mais elle a tendance à éloigner les prédateurs
Qui plus est, nous sommes beaucoup plus endurant à la course de semi fond que nombre de quadrupèdes !

Il semblerait que la station debout est également une des raisons qui ont permis de développer des sons bien plus diversifiés et riches que les autres animaux (du fait de la position des cordes vocales par rapport aux voies respiratoires). Et c'est de cette grande capacité de sons que seraient apparus la capacité de nommer les choses, les langages, la pensée, la capacité à transmettre et accumuler le savoir entre générations, etc...
Journalisée

Quand une femme vous dit "Quoi ?", ce n'est pas qu'elle a mal entendu ; elle vous laisse une chance de modifier ce que vous venez de dire.
Alamandar
Double solde
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 71


« Répondre #16 le: 06Janvier, 2010, 00:01:19 »

A noter que des études récentes ont permis de remarquer l'existence d'une syntaxe formant la base d'un véritable langage parlé chez des singes. Des cris permettent de signaler ce qui est perçu (menace, voie libre, etc.) et à l'aide de préfixes et de suffixes, de signaler la façon dont a été perçue la cible (odorat, vue, ouïe...), sa position approximative par rapport à l'observateur, etc. Comme quoi, la station debout n'a peut-être que démultiplié les possibilité d'une faculté déjà présente.

De même qu'il semble que les chimpanzés conceptualisent ce qu'est le feu.

La Nature nous surprendra toujours !
Journalisée
Manu Roudier
Modérateur
Guidon
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 934



WWW
« Répondre #17 le: 06Janvier, 2010, 14:33:46 »

La plus ancienne technique de chasse connue consiste à remonter la piste d'une proie, de la poursuivre et de la laisser se fatigue, puis de l'abbatre quand elle est épuisée.

ça marche quand même mieux quand la proie est blessée, même légèrement. Sinon, le risque est majeur de perdre sa trace, à moins de courir vraiment vite (comme les aborigiènes dont il est question ICI  Grin)
Cette chasse "à l'épuisement" est en effet une chasse très ancienne. Les parangons de ce type de chasse ne sont autre que les loups, qui sont essentiellement des puissantes mâchoires montées sur des pattes grêles infatigables. C'est pour ça d'ailleurs que dans Vo'hounâ j'avais imaginé que les hommes-ours avaient appris à chasser avec les loups (c'est à dire en les imitant) pour le côté coopératif et "chasse au contact" (puisque les moustériens sont censés utiliser très peu d'armes de jet à longue distance)

En revanche pour typer les hommes-longs dans un autre style de chasse, on pourrait imaginer que ceux-ci, accoutumés à l'usage d'armes de jets et au camouflage, s'inspireraient d'avantage de la chasse telle que la pratiquent les félins :  à l'affût.
ça peut faire une petite dichotomie sympa et rebondir habilement sur le fait qu'on retrouve beaucoup le lion parmi les animaux emblématiques des aurignaciens...

super fil, au fait, hein. J'avais pas encore eu l'occasion de le dire quelque part, je crois. 
Journalisée

Manu Roudier
Modérateur
Guidon
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 934



WWW
« Répondre #18 le: 10Janvier, 2010, 14:54:49 »

Encore à propos de la chasse, on pourrait parler, à propos du quotidien de nos personnages préhistoriques, de ce type de chasses pas très spectaculaire mais ô combien cruciales que sont les chasses stratégiques saisonnières.

Il s'agit d'une chasse aux grands herbivores (très majoritairement du renne) qui a pour vocation de garnir copieusement le garde manger de la communauté avant la mauvaise saison.

Elle se pratique donc au début de la mauvaise saison, au moment où les grands troupeaux de rennes migrent et descendent des montagnes et des causses du massif central, par exemple, vers les basses terres et les vallées en suivant les rivières et les fleuves. En automne, les rennes ont beaucoup de graisse et ont une fourrure très fournie et chaude : c'est l'idéal.

Cette chasse se pratique tout simplement en piégeant les grands troupeaux au moment où ils franchissent des gués ou des vallées étroites, par exemple, en les orientant (souvent les femmes se chargent du rabattage) vers une zone de piégeage ou de gigantesques filets (sortes de nasses) attendent les animaux (filets tressées en fibre d'ortie, par exemple). Ensuite, c'est le carnage. On ne parle pas de quelques individus tués mais de plusieurs centaines de rennes. Le plus long sera bien sûr de faire la boucherie et le tannage indispensables.
La conservation de la viande ne pose pas de problème majeur en hiver vues les températures extérieures. Pour le reste, on peut imaginer du séchage ou du boucanage.

Ce type de chasse est avéré pour Néandertal et pour les sapiens modernes (les inuits encore, d'ailleurs). Cette campagne est très importante pour la survie de la communauté pendant la mauvaise saison et si elle est manquée, parce que les troupeaux ont changé d'itinéraire ou quoi ou qu'est-ce, la catastrophe peut n'être pas loin, la famine guettant gravement, menaçant d'extinction la tribu toute entière. 

Le renne est l'animal le plus directement concerné par cette grande chasse stratégique. Mais le bison ou le cheval peuvent aussi, bien qu'en troupeaux moins importants, être chassés de cette façon.
Journalisée

Olivier
WürmC
Quartenier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 527



« Répondre #19 le: 24Février, 2010, 02:24:45 »

Allez, je reprend ma collaboration trop longtemps interrompue à ce salon !

Quelques chasses 'atypiques' pour pimenter vos parties:

- La chasse au bâton de lancer:

On jette un bâton de lancer tourbillonnant, idéalement percé de trous pour produire un sifflement inquiétant au milieu d'une nuée d'oiseaux.
Ces derniers croient à l'attaque d'un prédateur et plongent en masse vers le sol... ou des filets sont dressés.

- La chasse à la gaule:

Les chauves souris sont un met appréciables, mais difficile à attraper (elles se sauvent quand on entre dans leur grottes, et évitent les pièges comme les filets grâce à leur écho location)
La solution est de se tenir à la tombée de la nuit, quand elles sortent en masse de leur grotte avec des gaules dressées que l'on fait rapidement 'claquer' de gauche à droite en jouant sur leur élasticité naturelle.
Les chauves souris passent à toute vitesse, entre les gaules, mais sont trompées par leur sens, car leur 'radar' leur disent que la gaule est à gauche...alors quelle revient brutalement vers la droite. Boum.

La chasse à la glue:

On étale une bonne couche de glue (sève de résineux+ cire) sur les branches d'un arbre fréquenté par des oiseaux. On 'colle' un petit oiseau capturé (ou une poupée d'oiseau) et on attend que ses congénères le rejoignent...

La pèche au poison:

On écrase certaines racines ou certaines fleurs et on libère la substance produite dans la rivière.
Les pécheurs en aval n'ont plus qu'à ramasser les poissons empoisonnés portés par le courant.

la pèche au lampion:

Certaines espèces de poissons sont attirés par la lumière. Les beaux soirs d'été, on prépare des braseros, on  sort les barques... et on ramène une pèche miraculeuse... Ou on se perd en mer

La pèche à la jeune fille:

On envoie les spécimens féminins de la tribu les plus girondes s'ébattre le plus bruyamment possible dans l'eau de la rivière, sur la plage...
Quand de jeunes gens attirés par ce remue-ménage tentent de prendre contact pour compter fleurette aux belles, les chasseur dissimilés jaillissent et assomment les imprudents.
(Chasse typiquement Mangemorts)
« Dernière édition: 24Février, 2010, 17:21:56 par Olivier » Journalisée
Manu Roudier
Modérateur
Guidon
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 934



WWW
« Répondre #20 le: 24Février, 2010, 15:16:50 »

La pèche à la jeune fille:

On envoie les spécimens féminins de la tribu les plus girondes s'ébattre le plus bruyamment possible dans l'eau de la rivière, sur la plage...
Quand de jeunes gens attirés par ce remue-ménage tentent de prendre contact pour compter fleurette aux belles, les chasseur dissimilés jaillissent et assomment les imprudents.
(Chasse typiquement Mangemorts)

 Grin !
Je suis du genre à me laisser prendre !

Merci pour toutes ces bonnes idées. 
Journalisée

Olivier
WürmC
Quartenier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 527



« Répondre #21 le: 01Avril, 2010, 09:07:01 »

L'art du piégeage :

Moins exotiques que les précédentes, nous allons voir ici quelques unes des principales techniques 'dormantes' permettant de collecter du gibier en l'absence du chasseur.

Le collet: sans doute inspiré de l'exemple d'animaux prix dans les ronces, le collet est un nœud coulant dissimulé sur les sentiers de passage du petit gibier. Il existe également des versions en crins encore utilisés pour la chasse aux oiseaux

Note: outre le crin, les lanières de cuirs et autres tendons, on fabrique d'excellentes cordes fines et solides tressant des orties  ("un fil d'ortie de la grosseur d'un fil à coudre ordinaire ne peut être cassé à la main").

http://www.cavesa.ch/definition/corde-dortie,627.html

La pèche à ligne flottante: A noter que les hameçons 'primitifs' ressembles plutôt à de petites aiguilles d'os aiguisées aux deux extrémités et percées d'un trou au milieu pour être relié à la ligne.

La trappe: Un trou dans le sol, plus ou moins dissimulé et plus ou moins agrémenté de piques... Vu le travail nécessaire à sa confection et la rareté et l'usure des outils, on peut supposer que nos ancêtres utilisaient plutôt les particularités déjà présentes du terrain.

La cage: Par exemple un lourd 'panier' dont l'un des bord est relevé et maintenu par un petit bâton auquel et fixé l'appât. Quand la proie vient grignoter l'appât, le bâton se décale et fait retomber le panier, qui l'emprisonne

L'assommoir: Un dispositif astucieux utilisant la force mécanique (ou la gravité) pour faucher la proie.
Par exemple, prenez une belle branche solide et flexible encore attachée à l'arbre. Si vous la tirez, elle va claquer comme un fouet dans l'autre sens, balayant tout sur son passage. Si en plus vous y fixez des épieux...

Pour maintenir la branche en position  'armée', fixez une  corde à son extrémité, et un petit bâton (une tirette) attaché par son milieu à l'autre extrémité de la corde.

A quelques pas de l'arbre, sur le bord du chemin où vous voulez poser votre piège, construisez maintenant le dispositif suivant

Plantez deux bâtons dans le sol (ou utilisez deux arbustes jumeaux). Fixez solidement une clavette à l'horizontale. Cela ressemble maintenant à un mini but de rugby ( H)

Plantez maintenant un autre bâton sur l'autre bord du chemin, au même niveau. De ce bâton va partir une autre corde (qui donc traverse le chemin, si possible au ras du sol) se terminant par une autre clavette que vous poserez un peu au dessus de la clavette précédente.

J'ai bien dit posé, et non fixé, car la clavette 'libre' sera maintenue en place par la tension impulsée à la tirette par la corde reliée à l'arbre dont vous avez tiré la branche.

Un petit dessin pour tout comprendre ?



Quand on butte sur la cordelette qui traverse le chemin, on tire sur la clavette 'libre', qui libère la tirette, et on se prend la branche.

Simple et élégant...

PS: désolé, je ne suis pas dessinateur

Forums et vidéos traitant du piègeage

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,6748.0.html
http://www.youtube.com/watch?v=SGq7YjKZh90
« Dernière édition: 04Août, 2010, 17:40:52 par Olivier » Journalisée
Olivier
WürmC
Quartenier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 527



« Répondre #22 le: 01Avril, 2010, 21:08:25 »

Une version plus simple de "l'assommoir"

Son seul défaut: elle ne peut frapper que verticalement, alors que l'autre version (plus complexe), peut balayez horizontalement (mouvement qui a plus de chance de toucher, plus avantageuse en cas de groupes)

Il s'agit d'utiliser un jeune arbre flexible (idéalement un sapin) On le courbe jusqu'au sol et on bloque sa tête avec une buche ou une lourde pierre.

La buche en question est reliée à une cordelette qui part faire un 'coude jusqu'à un bâton. Elle traverse le chemin de la victime et est attaché à un autre bâton de l'autre côté du chemin

Quand la victime se prend les pieds dans la cordelette, elle tire sur la buche, qui se décale, libérant la sapin...qui vient frapper sa tête...



PS: je tiens à remercier les Chasseurs Alpins, auxquels je dois toutes ces façons originales de prendre soin de mon prochain. Ndlr.
« Dernière édition: 01Avril, 2010, 21:16:20 par Olivier » Journalisée
Manu Roudier
Modérateur
Guidon
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 934



WWW
« Répondre #23 le: 02Avril, 2010, 10:11:18 »

  extra !
merveilleux chasseurs alpins ! Quelle inventivité rahanesque !

J'apprécie l'effort pictural d'avoir rajouté le petit pagne et l'épieu ! 
"Kudos" comme disent les américains !
Journalisée

Kynan
Argoulet
**
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 201


Contradicteur Systématique


« Répondre #24 le: 02Avril, 2010, 10:35:40 »

Dans la même catégorie (mais je n'ai le petit dessin pour illustrer), une variante plus vicieuse : le premier piège fauche par le flanc, le second par au dessus, le mien par l'arrière.

Une grosse corde est placée, selon un U bien ouvert, dans le chemin. A son extrémité gauche (par exemple) elle est solidement fixée (à un arbre, par exemple). L'autre extrémité passe sous une racine d'un autre arbre, pour monter vers sa cime, accrochée à un rocher ou une souche d'une masse conséquente. Le rocher ou la souche sont en équilibre instable, maintenu par un petit déclencheur du même type que sur les pièges de nos amis Chasseurs Alpins.
Lorsque le déclencheur déclenche, la masse tombe de l'arbre, tendant la corde qui s'arrache de son camouflage et vient faucher par l'arrière le marcheur imprudent. En le couplant avec le piège n°1, on multiplie son efficacité : un homme ou un animal, couché, aura un grand nombre de points vulnérables à portée des pointes de la branche.

Pour réarmer le piège, un système de treuils est souvent nécessaire (ou de nombreuses paires de bras) pour hisser à nouveau la "masse". Le camouflage de la corde doit être fait avec le plus grand soin, quitte à l'enterrer à faible profondeur : avec 200 ou 300kg qui tirent dessus d'un coup, la terre ne la freinera même pas.
Finesse : placer ce piège sur un chemin pierreux facilitera le camouflage ET rendra la chute plus dure. Toujours plus dure pour un chemin escarpé...   
Journalisée

PbF TdM : Tobias Branda (Hobbit)
PbF Space Frontiers : Monfried Fonricht
PbF Ynn Prydden : Bors Njarlsson
PbF TdF : Ser Rickard

ex : Tiamat, Elfirie, Trinités, M+C, EG
Olivier
WürmC
Quartenier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 527



« Répondre #25 le: 02Avril, 2010, 14:05:35 »

Je crois que je vois ce que tu veux dire. J'hésitai à le publier, car c'est plutôt une arme de guerre que de chasse (la fameuse 'boule Viet Cong')

Quelque chose dans ce genre là, non ?



Il est à noter qu'il vaut mieux graisser la corde si l'on veut qu'elle glisse bien aux endroits ou elle se 'coude' (ou elle forme un angle contre un bâton, une racine etc)

Note: le bâton noir que vous voyez sous la boule piquante est un levier qui la fera basculer sur le groupe passant en dessous...

Ps: Je viens de relire ton message Kylan. Tu propose une approche encore différente. C'est fou le nombre de choses que l'on peut trouver pour empaler ses contemporains.
« Dernière édition: 02Avril, 2010, 14:35:46 par Olivier » Journalisée
Kynan
Argoulet
**
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 201


Contradicteur Systématique


« Répondre #26 le: 02Avril, 2010, 20:34:17 »

Non, ce n'est pas la boule viet cong, comme tu l'as compris dans ton PS : c'est la corde qui vient faucher les pattes/jambes de la victime (pourvu que ça ne soit pas un pachyderme), dans l'espoir, comme les autres, de le blesser suffisamment pour le retrouver pas loin.

Oui, il faut graisser la corde. Avec la graisse de la prise précédente. 

Pour de petits oiseaux, rien ne vaut le gros caillon posé sur une branche avec des graines dessous : l'oiseau finit par bousculer la branche, le caillou tombe. Avantage bonus, ce piège peut être monté en série pour les oiseaux nombreux vivant en nuées, par exemple : le premier à déclencher le piège déclenche un décollage massif qui a toutes les chances de permettre d'autres prises.

Mais la technique la plus efficace en terme de ration effort/quantité de viande reste tout de même la chasse d'herbivores par rabattage sur un précipice.
Journalisée

PbF TdM : Tobias Branda (Hobbit)
PbF Space Frontiers : Monfried Fonricht
PbF Ynn Prydden : Bors Njarlsson
PbF TdF : Ser Rickard

ex : Tiamat, Elfirie, Trinités, M+C, EG
Olivier
WürmC
Quartenier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 527



« Répondre #27 le: 06Juillet, 2010, 17:52:55 »

Quelle était la langue utilisée par nos ancêtres ? Aucune idée.

Cependant, on note en Afrique que certaines tribus qui n'ont pas eu de contact depuis -littéralement- des millénaires (situées à des milliers de kilomètres les unes des autres, ont encore des dialectes aux racines communes.

Certaines de ces tribus ont cependant une autre particularité commune : la langue de chasse.

Lors des chasses, les hommes emploient encore une forme ancienne de leur dialecte. La particularité de celle ci et que l'on ne prononce que les consommes et des tournure purement utilitaires (genre V' dr'  = va à droite)

Lorsque l'on retourne au village, on re-pratique alors la langue commune, (ou langue des femmes) qui comporte alors consommes Et voyelles. Ce qui permet alors débats, chanson, séduction et poésie.

De quoi donner du grain à moudre à la théorie de ce vieux Keating (cf "Cercle des Poètes Disparus") comme quoi la poésie aurait été inventée pour séduire les femmes...
Journalisée
Olivier
WürmC
Quartenier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 527



« Répondre #28 le: 04Août, 2010, 17:33:20 »

Le petit atelier préhistorique (suite)

Dis moi, oncle Craho, comment fabriquer de bonnes chaussures pour arpenter les âges farouches ?

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,7833.0.html

Et comment fabriquer une hutte de chasse dissimulée ?

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5609.0.html

Et fabriquer un récipient en écorce de bouleau ?

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,14004.0.html

Et pour fabriquer une corde solide avec des orties ?

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5588.0.html

Et la vannerie ?

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,7681.0.html

Et un beau harpon à cran à os ?

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,22401.0.html

Et se fabriquer des aiguilles en os ?

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,9072.0.html

Et de la bonne colle pour bien fixer les outils à leur manche

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5696.0.html

ET comment faire pour ...Oncle Craho.. comme vous avez de grandes dents...pour...pourquoi me regardes tu comme cela ?

Oncle Cra... Non, non NoooooooOOOOOOON

(Il n'y a plus d'initiés au numéro que vous avez demandé)
« Dernière édition: 04Août, 2010, 21:33:04 par Olivier » Journalisée
Olivier
WürmC
Quartenier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 527



« Répondre #29 le: 04Août, 2010, 22:26:13 »

Dépecer un animal

La parole est à l'oncle Craho

"Je voudrai profiter de la mystérieuse disparition de mon neveu pour aborder ce sujet qui nous passionne tous: comment dépecer efficacement un animal fraichement abattu"

Note: les personnes sensibles ne devraient pas ouvrir les liens qui suivent.

Dépouiller un écureuil

http://members.localnet.com/~nickdd/Mr.SQUACKS_0001.wmv

Dépouiller un lapin

http://coop-la-basse-cour.forumactif.com/sacrifice-preparation-f10/comment-depouiller-un-lapin-t85.htm

Tuer et déplumer et dépecer un oiseau

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,28771.0.html

Dépecer un daim (en anglais, mais très bonnes images)

http://forum.ramanon.com/showthread.php?t=61830

N'oubliez pas qu'au temps de nos ancêtres, la viande n'est pas le seul intérêt. La peau se récupère bien sûr, mais on fait d'excellentes outres avec l'estomac, des cordes avec les tendons, etc...

Les yeux ont toujours été la friandise immémoriale des enfants, et on fait de splendides ballons gonflables avec les vessies.

Citation
Pte (le bison) fournissait la viande fraîche et la viande séchée de tous les Indiens des plaines. La peau des mâles servait à faire des récipients pour transporter l'eau et toute autre denrée ; avec la peau plus fine des femelles ils fabriquaient les tipis, les vêtements, les mocassins. Dans le cuir épais du cou ils taillaient les petits boucliers qui détournaient les lances. Les manteaux, les couvertures étaient fabriqués à la partir de la peau tannée avec ses longs poils bouclés. Les intestins servaient pour les boîtes, les cordes ; les côtes pour les patins des traîneaux, les omoplates pour les haches, les os pour les outils. Les cornes, bouillies et ramollies, étaient transformées en écuelles et en cuillères, la panse en "casserole". Du grand corps de Pte venaient aussi des aiguilles et du fil, fabriqués à partir des tendons, et les sabots bouillis fournissaient la glue pour enduire les flèches. La queue devenait un balais ou un fouet à mouches, la peau du jarret des bottes résistantes pour l'hiver... Le cuir des selles, les carquois, les lanières, les sacs, tous les mille et un ustensiles dont se servaient les tribus nomades provenaient du généreux Pte.
Dès lors rien d'étonnant à ce que les Sioux le vénèrent. Rien d'étonnant non plus à ce que Crazy Horse mesure l'avenir de sa race aux chances de survie de cet animal divin.

La référence : Will Henry
« Dernière édition: 05Août, 2010, 02:36:13 par Olivier » Journalisée
Pages: 1 [2] 3 4 ... 9   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à: