Les Salons de la Cour

19Octobre, 2019, 07:26:59
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Marcellus Lesendar
Invité
« le: 04Août, 2009, 11:38:02 »

Pipboy

 Tu es arrivée à Payson voilà quelques jours déjà. Tu as traversé les plaines arides de l'ouest en évitant l'utalack. Tu es parvenue à escorter une caravane sur les cent derniers kilomètres, ce qui t'a permis de tenir plus facilement. C'est ici, à Payson que tu devrais trouver de quoi te refaire une vie. On y trouve encore pas mal de résidus d'Avant. Les gens qui vivaient ici devaient être riches, trop riches pour penser à autre chose qu'à l'instant présent et à posséder... Toujours est-il que tu as su écouter les rumeurs et les histoires. On dit que différentes expéditions vont être menées vers des ruines plus au nord, des expéditions permettant de rapporter de nombreuses pièces en tous genre pour tous types de matériels..
Evidemment, tu ne serais pas venue là s'il n'y avait eu que ça. Mais Saint John commençait à te taper sur le système, une petite ville minable, avec des gens minables, tous à écouter Tyron, leur chef local. Pour sûr, dans peu de temps ils te chercheront sans doute, mais il sera trop tard...
En tout cas, Payson est une ville suffisamment grande pour y creuser son trou pépère tout en vivant "convenablement".

L'endroit était puant. Comme tout ce qu'elle fréquentait d'une certaine manière, mais était-ce sa faute si une masse grouillante d'humanoïdes se regroupaient comme des termites pour survivre tant bien que mal? Non, elle préférait de loin les grands espaces et la sensation de liberté qu'ils procuraient. Loin de toute forme de civilisation était son slogan depuis que l'armée l'avait laissée choir en rase campagne comme une vieille chaussette trouée.

Les paysages arides de l'ouest s'étaient révélés magnifiques, malgré leur rudesse. Elle avait même failli verser une larme devant une ruine de village particulièrement bien conservée malgré les intempéries. C'était avec regret qu'elle avait proposé ses services à une petite troupe qui peinait comme elle à se frayer un chemin, mais les contraintes nutritionnelles étaient ce qu'elles étaient...

Arrivée à bon port, elle avait rapidement compris qu'elle ne serait pas à sa place dans la région. Des dandys par-ci, des bourgeoises enrichies par là... Les catastrophes successives avaient au moins profité à quelques uns et elle leur en voulait d'afficher avec une telle morgue leurs maigres possessions devant les "destitutes" du coin. Enfin... De toute manière, où qu'elle aille, il était probable que ce serait pareil. Et comme elle ne supportait plus la domination stérile et imbécile que Tyron imposait au troupeau bêlant de Saint-John, autant rester quelques temps ici.

La ville présentait au moins l'avantage d'être une plaque tournante pour toutes sortes de trafics. Elle avait déjà repéré quelques personnes peu claires qui l'avaient dévisagé de loin avant de disparaître dans je ne sais quel trou à rat. Drogues, armes et matériel de récupération divers à troquer devaient bien se trouver quelque part. Il ne restait plus qu'à trouver les voies d'approvisionnement pour se les procurer.

En ancienne militaire qu'elle était, elle devait néanmoins assurer une solide tête de pont qui constituerait un point de repli stratégique en cas de danger. Elle ne tarda pas à découvrir une cahutte abandonnée et isolée sur une colline avoisinante dont elle comptait se servir comme d'un nid d'aigle. Retapée à la va-vite, l'endroit serait presque habitable. Il serait ensuite temps de se mêler aux autochtones les plus louches qu'elles pourraient trouver, et pour cela, le rade miteux qui se trouvait à l'écart conviendrait parfaitement. Beaucoup plus que les quelques établissements ayant pignon sur rue qui devaient accueillir tout ce que Payson devait compter comme bonne société...


Pip Boy

Tandis que tu retapes ta future habitation, tu remarques que les gens qui entrent en ville sont systématiquement fouillés. Pas une fouille maniaque et "censée", mais une fouille de principe. Les armes ne sont pas enlevées, mais répertoriées.
La gargotte se trouvant en dehors des murs de Payson est un repère pour ceux qui refusent de se faire fouiller ou qui décident de rester en périphérie et non pas dans le coeur de la ville.
Le soleil, bien que terne, illumine la zone. La caravane que tu as accompagnée jusque-là devrait repartir d'ici peu de temps. Ils t'ont redemandé de les escorter, mais se font peu d'espoirs.

Alors que tu décides de te reposer un peu et d'aller visiter le bar en bas, tu aperçois encore de nouvelles "caravanes" arriver, escortées plus ou moins fortement. Dans la gargotte, il y a une douzaine de personnes, toutes masculines, sauf la serveuse.
Leur apparence et le fait qu'ils soient regroupés dans un endroit si petit effrayeraient n'importe quel être civilisé, mais tu n'y prêtes qu'une légère attention.
Sur la blouse du tenancier, il est écrit ALDO en grosses lettres rouges sang. Enfin, rouge sang, lorsqu'il était neuf. Aujourd'hui intégralement sali et taché, il ne reste de rouge que les dernières marques dues au découpage d'une bête... Bedonnant et les cheveux rares, gras et grisonnants, Aldo bidouille un petit "truc" mécanique sur son comptoir.

C'était donc ici que les bouseux du coin se réunissaient... Hum, que de mines patibulaires. A faire peur à un enfant en bas âges, guère plus. Enfin, des précautions s'imposaient, surtout dans les temps modernes, et elle s'assura rapidement que son desert eagle était à sa place, prêt à l'emploi au cas ou un lourdingue aurait l'idée stupide de lui demander une gâterie contre ses bonnes grâces. Après tout, qui sait ce qui se passe dans le grand vide battu par les vents qui sépare les deux oreilles des imbéciles?

Faisant quelques pas dans le rade exigu, reluquant au passage le cul de l'unique serveuse, elle s'approche du comptoir et s'asseoit sur un tabouret qui a fait son temps. D'ailleurs, ce ressort inconfortable inciterait presque à en changer. Mais obligerait à se rapprocher singulièrement de ce gros porc reniflant à tout bout de champs qui lui matait les formes depuis son entrée dans la pièce...

Avec impatience, elle tapota avec ses doigts sur le comptoir gluant, et lorsque le patron s'enquit de ce qu'elle souhaitait, elle désigna en deux coups de menton les triples verres et la bouteille de gin la plus proche. Elle était décidée à ne pas entamer la conversation afin de mieux contrôler son contenu, et il n'était pas dans ses habitudes de parler de la pluie et du beau temps.

Sirotant son alcool fort, elle porta un regard peu amène sur l'assistance, à la limite de la provocation et sans aucune nuance dans son mépris pour la populace locale. Elle n'aurait pas à attendre longtemps que quelqu'un lui adresse la parole vu la sensation qu'un arrivant inconnu devait avoir provoqué ici...


Pip Boy

Même si visiblement, rares sont ceux à sembler se connaître, ton arrivée n'a pas laissé un homme indifférent. Gras et transpirant, il n'empêche qu'il doit posséder une force hors normes. C'est ce que laisse transparaître la crainte qu'éprouvent ses voisins. A peine rentrée, tu l'as remarqué et vice-versa.
Il t'observe lorsque tu commandes et attends que tu commences à porter les lèvres à ton verre pour repousser le tabouret qui vous sépare et pour approcher le sien du tien.
Sa voix ne te surprend pas le moins du monde, une voix assez "vulgaire" d'un gros boeuf sans éducation.
- "Dites donc ma bonne dame. C'est pas vraiment un coin pour les filles ici, non?"
Sentant ton peu d'envie de discuter, il reprend.
- "Qu'est-ce vous faites dans l'coin? Z'êtes là pour affaires ou pour rencontrer l'homme de vot' vie"?
Bien que tenant sa tête et son corps à distance de toi, tu sens une légère odeur âcre émaner de ses aisselles laissées à l'air par le marcel qu'il porte. Son haleine, quoi que fortement imprégnée de divers relents d'alcool reste celle d'un homme à l'hygiène dentaire plus que douteuse. D'ailleurs les trous dans sa dentition sont là pour en témoigner. A moins que ce ne soient des coups.
Cet homme n'est ni agressif ni vulgaire, mais il semble tenter de te "déranger" un petit peu...

Savoir établir un rapport de force dès le premier contact. Ce type d'oiseaux ne se définissaient que par rapport à ce seul indicateur. Etablir les conditions de l'échange était primordial, et elle était bien décidée à ne pas déroger à cette rêgle. Calmement, elle poursuivit son ingurgitation de gin avant de reposer son verre quasiment vide et de s'essuyer la bouche avec son blouson de cuir noir. D'un signe de main, elle invita le barman à lui remettre la même chose, indifférente au questionnement légèrement agressif de son nouveau meilleur ami à elle. Lorsqu'elle estima en être arrivée aux limites de l'indécence, elle entrouvrit ses lèvres et glissa d'une voix rauque et agressive :

[g]Non bonhomme, je suis touriste et je visite la région avec des tours-opérators. Un car de voyageurs japonais va bientôt me rejoindre. Le thème du parcours, c'est "les bouseux à travers les âges". Ça va mitrailler à tout va ici, tu peux en être sur.[/g]

Contente de son effet, elle était consciente de ne pas avoir laissé indifférent son petit monde. Déstabiliser l'adversaire était primordial pour pouvoir avancer ses pions jusqu'au cœur du jeu adverse. Son interlocuteur - qui suait au passage à grosses gouttes - semblait assez estomaqué, et elle en profita pour pousser son avantage

[g]'Tain, fait pas cette gueule, j'déconne. Tu sais parfaitement ce que je recherche en me pointant ici, donc aboule ce que tu as à me proposer qu'on fasse affaire.[/g]

Pip Boy

Un sourire mauvais sur les lèvres. Qu'on fasse affaire? Et bien... T'es une rapide toi. J'ai une chambre qui nous attend. ça te tente? Se grattant le double menton en te jaugeant du regard. Pour 500 caps, on monte... Alors
Visiblement, tu ne l'effraies ou le gêne pas du tout.

 Silence prolongé. Soupir Affligé. Visage qui prend une délicate teinte rouge. Verre qui se lève et redescend, vide.

[g]Je mets ta connerie sur le compte de la plaisanterie. On dira que c'est mon jour de bonté.[/g]

Pour la première fois, elle daigne tourner les yeux vers son interlocuteur, vrillant ses pupilles haineuses dans son regard narquois. Il est très clair que s'il insiste encore une fois, l'ambiance risque de se dégrader rapidement. D'une voix blanche de colère, elle ajoute :

[g]Je repose ma question : qu'est ce que tu as à me proposer? Des informations sur les caravanes en partances? Un trafic quelconque à accompagner? Un coup de main à effectuer? Un deal à protéger? Une personne à ... éliminer...

Puisque tu es si riche, tu dois bien trouver à m'employer, connard.[/g]

Journalisée
Marcellus Lesendar
Invité
« Répondre #1 le: 04Août, 2009, 11:39:46 »

Pip Boy

Dès la première insulte tu as senti que quelque chose de mauvais allait se passer. Tu as vu son regard chargé de haine te prévenir. Mais tu ne pouvais t'arrêter pour "si peu". L'homme a fait un léger mouvement du bras pour aller vers l'arme qu'il porte au côté droit.
Le barman s'approche de toi de son côté du comptoir et attend un peu que tu finisses ta phrase.
"Madame, je vous prie de bien vouloir quitter cet endroit. Si vous cherchez les ennuis, vous feriez aussi bien de le faire dehors."
Ton gros interlocuteur sue à grosses gouttes. Tu remarques que tous les regards sont braqués vers vous et que nombreux sont les paires d'yeux à te fixer. Une grande partie des hommes présents doivent être des "amis" de l'homme que tu viens d'insulter.
Ce dernier prend la parole quelques secondes après le tenancier. Sa voix est nettement moins amusée que plus tôt. Tu viens de l'énerver c'est évident.
"Comme l'a dit mon ami, tu ferais mieux de partir ma salope, sinon il pourrait t'arriver malheur et tu n'aurais personne pour te venir te plaindre, crois moi..."

Soupir affligé de nouveau. Quitter cet abruti de Tyron pour tomber dans les pattes du tyran local. C'était elle ou elle attirait les emmerdes comme un fromage les souris? Hors de question de traîner dans les parages, elle détestait tout ce qui fleurait un quelconque pouvoir. Et à n'en pas douter, au vu de la réaction de la salle, le gros porc qui lui faisait face devait être un quelconque caïd local, et les gonzes qui l'entouraient sa garde rapprochée. N'y avait-il donc pas dans cette ville une quelconque taverne ou les junkies, les paumés, les marginaux créchaient en l'attente d'une opportunité.

D'une voix amusée, elle lâcha


[g]Pas la peine de me faire un dessin, je croyais tomber entre gens avec une envergure quelconque. Au lieu de cela...[/g]

Patiemment, elle prit son sac et se leva de son siège pour gagner la sortie. Discrètement, non sans avoir jeté un clin d'oeil à l'inconnu du fond qui semblait moins unanime que la flopée de blaireaux qui n'attendait qu'un signe du chef de meute pour la mettre en charpie.

Une fois arrivée sur le seuil, elle referma la porte et fit quelques pas dans la nature. La nuit commençait à tomber. Statique, elle se demanda ce qu'elle pouvait bien faire désormais. La ville était inaccessible à pareil heure de la journée compte tenu des mesures de sécurité élémentaires. Peut-être qu'un miracle allait se produire, allez savoir...


Pip Boy[/i]

 L'avantage lorsqu'on attend un miracle, c'est qu'il peut ne pas se produire. Une fois encore, c'est ce qui se produisit. En revanche, au lieu d'un miracle, ce sont trois hommes qui sortent du rade miteux où tu te trouvais quelques instants plus tôt. Equipés d'armes à feu, mais pas seulement, ils s'approchent de toi l'air de rien, sans doute ont-ils leur campement plus haut.
Ils ne discutent pas entre-eux et ne font qu'avancer. Ce n'est seulement qu'une fois arrivés à ta hauteur qu'ils semblent te remarquer.
-Tiens, mais ce s'rait pas la donzelle qu'a provoqué Donzio?
- Bah si, 'tout cas si c'est pas elle, sûr qu'elles sont jumelles.
Ils t'encerclent tout en discutant et en "blaguant" entre eux.
- Mais c'est qu'elle a l'air farouche la donselle...
-Peut-être qu'elle manque de que'qu'chose, croyez pas?

La situation devenait franchement mauvaise. Quoi qu'elle fasse, les portes se refermaient les unes après les autres, comme si une main invisible se chargeait de les verrouiller à clef. Peu habituée à en rebattre, la géante n'en menait pour autant pas large et essayait tant bien que mal de diriger l'ensemble en direction des portes de la ville. Avec un morceau de chance, les gardes de la ville allaient intervenir pour la secourir. D'une voix ou elle essayait de se donner une certaine assurance, elle répliqua

[g]Déconnez pas les gars. Qui je suis pour vous? Il est inutile de me bastonner, et je vous serais probablement plus utile en bon état qu'en mauvais...[/g]

Pip Boy

 Celui qui a l'air d'être le meneur te répond, tout en faisant le fier. "Mais nous on veut pas te bastonner. Sûr qu'en meilleur état c'est comme ça qu'on te préfère." Tournant la tête dans tous les sens. "Pas vrai les gars" Des rires gras ponctuent la phrase. Les mains sur sa boucle de ceinture, le meneur devient sérieux tout à coup. Si tu es gentille avec nous, on f'ra pas ce que veut Donzio, on f'ra que t'sauter. Sinon, c'est ta caboche qu'on f'ra sauter. J'pense pas qu'tu manqueras à grand monde...
Lui redevenu sérieux, les autres se taisent et te menacent discrètement de leurs armes. Discrètement dans la mesure où un observateur assez distant ne verrait pas leurs armes braquées sur toi...

Les lèvres pincées, elle parvient à lâcher

[g]Il y a probablement moyen de s'arranger autrement. Qu'est c'que vous cherchez et que Donzio refuse de vous procurer? De l'argent? De la drogue? Des femmes même? Oui, je suis sûre que ce sont les femmes qu'vous manquent le plus![/g]

Eclair lubrique dans ses yeux

[g]J'pourrais vous approvisionnez si vous me laissez boutiquer mon affaire. Des grandgouillasses un peu paumées, ça se trouve. Et mieux vaut en avoir régulièrement que tirer son coup une fois vite fait dans le désert...[/g]

Pip Boy

 Sans vraiment te répondre, ils avancent lentement vers toi, tout en t'indiquant une ruelle à proximité.
Leur meneur sourit vilainement, ses yeux brillent d'une excitation malsaine, entre le lubrique et le sadique.
Tu avances malgré toi, lorsque tu repères des gens qui sortent de la ville. Certains ne s'intéressent pas à votre manège, d'autres s'arrêtent pour regarder ce qu'il se passe.
Tes "amis" ne semblent pas s'en étonner outre mesure et continuent de tenir des propos salaces tout en t'attirant vers la ruelle sombre.

Journalisée
Marcellus Lesendar
Invité
« Répondre #2 le: 04Août, 2009, 11:42:15 »

Jouer la partie fine. Elle n'était pas décidée à se laisser faire - tout du moins pas encore - car elle devinait que l'aventure finirait forcément mal une fois qu'elle se serait faite violer. Ces regards ne trompaient pas, et ces gaillards étaient bien trop disciplinés pour désobéir à l'enflure qui l'avait condamnée à mort.

Alors qu'elle se faisaient imperceptiblement guider vers la ruelle sombre à proximité, elle fit tout son possible pour résister à ses agresseurs sans que cela ne soit perçu comme une rébellion en bonne et due forme : Traîner des pieds ; louvoyer en direction du petit groupe qui était apparu au loin ; avoir une démarche chaloupée qui indiquait clairement qu'elle avançait contre son gré. Après tout, la scène était suffisamment parlante pour qu'ils comprennent le drame qui était en train de se jouer.

Elle espérait secrètement qu'ils interviendraient et dissuaderaient les loubards d'aller au bout de leur mauvais coup. Sinon... Sinon, elle était déterminée à utiliser son Desert Eagle. Jusqu'ici, elle n'en avait rien laissé paraître, mais elle irait jusqu'au bout, et tant pis pour les conséquences. Mieux valait mourir qu'endurer cela!


Pip Boy

 Ils continuent de te guider vers la ruelle, sans trop rire désormais, et en étant plus pressés. Visiblement, ils sont soit pressés, soit un peu plus stressés.
Tu te ramasses un coup dans le dos pour te faire avancer.
Tu retiens un gémissement, espérant vraiment que les autres qui passent repèrent votre petit manège.
Tu repères dans la rue des tas d'ordures diverses, une odeur assez nauséabonde s'en dégage, rien de bien choquant, mais t'y faire violer serait le comble du glauque.
Le chef fait un signe à un des gars qui se dirige plus rapidement vers la ruelle pour vérifier que rien ne s'y trouve.

Alors que tu sens que tout est perdu, que tu vas devoir tenter le tout pour le tout, vous entendez une voiture se diriger vers vous. Une vieille jeep crachant un gros nuage noir. Pas de doute, on roule au gazogène (charbon) par ici. L'essence n'étant pas si fréquente et facile à trouver, on s'est adapté. Toujours est-il que tes "compagnons" détalent rapidement, courant vers la porte arrière du troquet, te laissant seule après t'avoir frappé assez fort dans le ventre. Pliée en deux, tu as entendu l'un d'entre eux te dire "Si on te revoit trainer par là, on t'fait ta fête!"
La voiture s'arrête à ton niveau, trois hommes en descendent, équipés de bons gros fusils Winchester. L'un d'entre eux arbore une étoile dorée toute abîmée. Il est plutôt élégant, vêtu d'une veste en cuir tanné, d'un jean et de santiags. "Bonjour. Je suis Atione, le Shérif du secteur. Est-ce que tout va bien? Me hommes m'ont signalé qu'on vous attirait vers cette ruelle."
Il a l'expression inquiète d'une personne qui n'aime pas être dérangée pour rien, mais qui veut aider malgré tout.
Ses compagnons surveillent les alentours, prêts à agir. Dans la Jeep le conducteur n'a pas encore coupé le moteur.

Sans trop comprendre ce qui se passait, la géante se retrouva pliée en deux, le souffle coupé. L'odeur de gaz et le bruit de dérapage confirmaient l'intervention miraculeuse tant souhaitée, mais elle n'était peut-être pas tirée d'affaires. Incapable de comprendre un traître mot prononcé par la voix de basse, elle leva les yeux vers son interlocuteur. Son soulagement évident fut remplacé immédiatement par un masque de méfiance devant son étoile jaunie par le temps. Si l'autorité venait de lui épargner un sale quart d'heure, elle n'en restait pas moins l'autorité...

Se relevant péniblement, elle épousseta son jean sali par la boue et s'acharna avec rage à remettre ses vêtements en ordre. Sa tache achevée, elle demanda d'un ton rogue sans un remerciement :


[g]Qui est cette enflure de Donzio? son pedigree, son passé, ses trafics!!! J'veux tout savoir d'cette ordure pour pouvoir lui faire sa fête le moment venu! Je détruirais ses approvisionnements! J'éliminerais ses lieutenants! j'émasculerais les trois enflures qui viennent de détaler comme des lapins! Je... Je...[/g]

Essoufflée, La haine défigure un visage d'habitude si froid. Tremblant de tout ses membres, elle semble au bord de la crise de nerfs et pourrait probablement faire une connerie. Elle semble incapable de se contenir devant "l'autorité".

Pip Boy

 L'autorité justement, te parle d'une voix autoritaire. Tu n'as pas l'habitude qu'on te parle de cette façon et pour le coup, ça t'estomaque.
Ma bonne dame, je comprends que vous soyez perturbée. Mais si vous ne vous calmez pas tout de suite, je vous assure que vous n'allez pas aimer ce qui suivra!
Vérifiant un instant son effet, il reprend.
C'est très simple pour nous, des hommes que nous n'avons pu déterminer ont tenté de s'en prendre à vous. En contre partie, vous proférez des menaces contre un homme qui saura vous les faire regretter.
Alors si vous vous calmez, on vous aide. Sinon, nous vous laissons ici!
Ses hommes, visiblement nerveux gardent leurs mains serrées sur leurs armes. Observant les alentours et leur chef te parlant.

Et voilà. "L'autorité" venait de nouveau de faire preuve des deux attributs qui la caractérisaient : corruption et abus de position dominante. Mise en rogne par un tel comportement, elle s'apprêtait à réagir avec morgue quand une petite alarme dans sa tête la fit s'arrêter net. Vu la situation, il paraissait plus prudent de la jouer profil bas - du moins pendant quelques temps - afin de profiter de la situation présente. D'une voix de basse apparemment apaisée mais d'où transparaissait un certain énervement, elle glapit :

[g]Ca ça, ça va! J'ai compris. On sait rien, on a rien vu, il ne s'est rien passé, et le premier qui ouvre sa gueule se retrouvera avec le sourire de l'ange dans la décharge à ordures locale. [/g]

Elle se mit à observer le manège des hommes de main de "l'autorité" et toisa son sauveur

[g]On met les voiles? L'endroit a l'air puant... [/g]

Pip Boy

 Atione, d'un ton inégal, te répond semblant ignorer tes remarques.
Vous avez acquis un passe pour entrer en ville? Si oui on vous y dépose, sinon on vous ramène où vous voulez dans les environs. Il serait dommage qu'il vous arrive quelque chose de plus mauvais.

Elle ricane d'un air mauvais. Pourtant, le sentiment qui s'en dégage n'est pas une forme de moquerie ni d'ironie. Plutôt une forme de désespoir qui serait masqué par un détachement appuyé et un comportement à l'emporte pièce

[g]C'est ça ouais... Pis aller donner à Donzio ma nouvelle adresse avec tous les compliments de la police du secteur. [/g]

Redevenue sérieuse, elle fiche son regard dans celui du shérif du secteur. L'indécision se lit dans ses pupilles, et une certaine crainte. La demoiselle a probablement été plus marquée par l'épreuve qu'elle vient de vivre, même si elle refuse de le laisser paraître. La descente l'adrénaline joue aussi probablement un effet dans ce changement d'attitude

[g]Vous savez pertinemment que si vous me laissez aller dans le coin[/g] - elle désigne d'un geste désinvolte de la main les collines avoisinantes -[g]je ne resterais pas longtemps en vie. Vu la puissance de cette enflure, c'est son terrain de chasse. Je n'ai aucune chance seule face à lui, et à part déguerpir au plus vite, ma seule porte de sortie est justement la porte d'entrée de la ville que j'aperçois là-bas. Je n'ai pas le pass que vous évoquez, mais je suis prête à tout pour entrer en sa possession. Indiquez-moi la marche à suivre, je me plierais aux conditions.[/g]
Journalisée
Marcellus Lesendar
Invité
« Répondre #3 le: 04Août, 2009, 11:43:17 »

Pip Boy

Un sourire plus franc éclaire la face d'Atione.
Pour aujourd'hui, nous allons procéder simplement, nous vous mettons en état d'arrestation. Ceci fait, vous allez passer la nuit en cellule. Pendant ce temps, votre demande sera étudiée, tout en vous laissant sous notre protection.
Il regarde ses hommes, ils sont occupés à surveiller les alentours. Personne ne sort du bar pour le moment, mais ils ont clairement envie de mettre les ponts pour ne pas risquer trop leur chance.
Atione reprend donc rapidement.
Si ça vous intéresse, vous montez avec nous.

Il se foutait de sa gueule. Il se foutait vraiment de sa gueule. Etait-ce là tout ce que "l'autorité" proposait à un ancien militaire qui s'était dévoué corps et âme à sa tache? Etait-ce là toute la considération qu'on avait pour les nuits de garde, les opérations coup de poing et la protection rapprochée de diverses personnalité? Etait-ce là toute l'estime qu'on portait pour les blessures physiques et psychologiques qu'elle avait subie le jour ou cette maudite centrale électrique avait explosé?

Putain, fallait le croire pour le voir...

Dépitée, elle jeta un regard noir à son interlocuteur. Puis tendit ses poings fermés pour qu'il lui passe les menottes. Avec le bol qu'elle se payait, elle allait devoir monnayer l'acquisition de ce fameux passe. Vu ses maigres ressources, elle imaginait déjà tout le plaisir que les hommes de main de "l'autorité" prendraient grâce à elle.

Foutu monde dépravé...


Pip Boy

 Le contact froid du métal des menottes autour de tes poignets te rappelle d'anciens souvenirs. Suffisamment ancien pour que tu aies oublié la sensation que procure cet entrave à sa liberté de mouvement.
Malgré tes craintes, les hommes se comportent bien, et c'est non sans un grand soulagement que vous traversez les portes de la ville.
Le véhicule roule tout en crachant une épaisse fumée noire charbonneuse. La route est assez plane, mais vous subissez malgré tout les chaos plutôt dûs à la direction pourrie qu'autre chose.
Vous contournez un bâtiment, que tu penses être le QG de la justice locale. Vous pénètrez dans une arrière cour protégée de hauts murs. Des gardes viennent vous ouvrir la porte lorsque votre conducteur klaxonne.
Une fois dans la cour, on te fait sortir, et Atione te chuchotte "Ici, tu es en sécurité, mais nous allons faire comme si tu étais une criminelle. Pas la peine de prendre de risques".
Vous entrez par la porte de derrière et vous vous dirigez vers l'entrée principale. Là on te présente comme étant une fauteuse de trouble, Atione explique qu'il va te mettre en cellule pour que tu te calmes jusqu'au lendemain. Personne ne relève ou ne te jettes de regard assassin. Contrairement à ce que tu pensais, tout se passe bien. Evidemment, si on oublie que tu as des menottes et que tu vas passer la nuit dans une cellule.
Ce qui t'amuserais un peu, c'est de voir que ce local est une ancienne maison retapée qui n'avait à la base rien d'un lieu si important. Ta cellule est une ancienne chambre aménagée en cellule. Austère et vidée elle est cependant équipée d'un lit et d'une table et d'une petite pièce sur le côté où faire tes besoins. La porte comme la fenêtre ont l'air solides.
Atione te dit:
C'est là que vous allez dormir jusqu'à demain.
Est-ce que je peux vous demander votre nom, prénom, âge, ville d'origine, raison de votre visite ici?

Ironique, elle regarde avec morgue son interlocuteur. Durant toute la conversation, elle se masse les poignets pour faire partir la marque rouge que l'acier froid a laissé sur sa peau.

Oh, le tourisme, vous savez. Besoin de dépaysement, le grand air, tout ça...

Avant qu'il ait le temps de se fâcher, elle ajoute:

Mais puisqu'il faut faire les présentations en bonne et due forme, allons-y.

D'une voix digne d'une antique machine à écrire d'un commissariat de banlieue parisienne, elle égrène les informations demandées

Nom : Isla. Prénom : Karel. Âge : Environ 33 ans. Ville d'origine : Payson. Raison de ma visite : besoin de changer d'air. J'ai accompagné sur le chemin une caravane commerciale en mal de protection que mon pedigree d'ancienne militaire intéressait. Pour ce que je vais foutre ici, j'en ai pas la moindre idée. Je cherchais à me faire des contacts dans la... -elle semble chercher ses mots mais il est très clair qu'elle est moqueuse -bonne société du coin, mais il semblerait qu'elle soit essentiellement composée de rustres insensibles à mes charmes. Z'avez l'intention de faire quoi d'ma carcasse, "shérif"?

Elle appui fortement sur ce dernier mot, rappelant ainsi son aversion envers "l'autorité". Puis elle se met à détailler la pièce

C'est joli ici en tout cas. Le grand confort. Lit en fer forgé, ameublement réduit, vue sur l'arrière cour. Avec un peu de chance, il faut aller puiser l'eau au puit. Je ne regrette pas le voyage en tout cas, ni la charmante compagnie qu'il m'a procuré. J'espère que je pourrais réserver ici plusieurs nuits puisque je n'ai rien à foutre de concret de mes dix doigts maintenant que je suis repérée comme une cible en mouvement.

Atione t'écoute, notant au passage les informations que tu lui donnes sur toi.
Même lorsque tu "attaques" l'autorité, ou te "moques" de leur "prison", il ne répond rien, ne semble ni choqué, ni gêné.
Finalement, une fois ton petit "numéro" fini, il dit:
Et bien, mademoiselle, je vais aller noter toutes ces informations. Je vais ensuite en parler avec Aymeric, notre "Maire". De là nous saurons ce que nous pourrons éventuellement faire de vous. M'est avis qu'il cherchera à vous envoyer au loin pour que Donzio ne vous attrape pas. Il y a quelques rares caravanes ou groupes de personnes qui passent par là et cherchent de la protection. Bref, nous verrons bien. Pour le moment, tâchez de vous reposer, vous sembler être sur les nerfs...
Un large sourire étire ses lèvres de part et d'autre de son visage. Ce type en plus d'être bon, est joli...

L'est peut-être joli, le Atione, mais il faut croire qu'il laisse insensible la demoiselle qu'il a en face de lui. Non monsieur, elle ne va pas se jeter comme une morte de faim sur lui afin de plaquer ses lèvres contre les siennes dans une étreinte passionnée. Soit qu'il ne soit pas à son goût, soit qu'il porte une étoile de trop sur la poitrine, allez savoir. En attendant, la géante écarte les bras d'un geste digne des plus grands je-m'en-foutistes et elle réplique. 

- Vous savez, au point ou j'en suis, tout me va. Toute manière, j'peux pas tomber plus mal : en prison ; recherchée par des timbrés ; loin de toutes mes connaissances. Ceci étant...

Elle pointe la poitrine de son interlocuteur avec son doigt

- J'suis pas la dernière des imbéciles. J'ai passé suffisamment d'années dans l'armée pour savoir comment manipuler des armes, pour organiser la défense d'une personnalité, d'un bâtiment ou d'une caravane. Et j'ai passé suffisamment d'années également à traîner dans les bas-fonds de nos sociétés en déliquescence pour apprendre à flairer les mauvais coups, à savoir quels réseaux activer pour arriver à ses fins ou à me procurer certaines denrées que d'aucuns qui ne cherchent pas disent qu'elles n'existent plus!

Bref, vous l'aurez compris, j'peux éventuellement vous être utiles pour des tâches diverses et variées, pour peu que je montre pas trop ma binette ouvertement ou qu'on m'alloue une petite protection afin de m'éviter des rencontres douteuses.


Atione perd son sourire et redevient sérieux à mesure qu'il t'écoute. Toujours aussi calmement que depuis que vous vous connaissez, il te répond:
Et bien, Mademoiselle Isla, je m'en vais prendre note de ces nouvelles données, sans doute le maire trouvera-t-il à vous employer. Pour ce qui est de la protection, si vous travaillez par le maire, nulle crainte à avoir, Donzio ne se risquerait pas à ça. Son influence est assez limitée.
Assez peu élégamment, il se gratte le dos, puis il termine par un "Bon, à plus tard".

Tu te retrouves seule dans cette pièce, fermée à clé. Rien n'est bien solide, mais en tout cas, pour attendre le retour du Shérif ou d'un de ses hommes, ça sera amplement suffisant et confortable.

*Pensive, elle tourna en rond. Attendre. Elle détestait ne pas être libre de ses mouvements, mais c'était la seule chose à faire désormais. Soit "l'autorité" était une enflure royale et la possibilité de voir les hommes de Donzio franchir la porte existait, soit elle était fiable et elle estimait avec bon espoir qu'une belle proposition s'offrirait à elle dans prochaines heures. Il fallait savoir attendre. Croire en sa bonne étoile.

Après s'être toutefois assurée que les barreaux étaient trop solides pour tenter une sortie en solitaire, elle s'assit enfin sur son lit, avant de s'allonger quelques minutes après. Autant dormir, elle serait plus réactive en cas de besoin...


Journalisée
Marcellus Lesendar
Invité
« Répondre #4 le: 04Août, 2009, 11:45:21 »

A la nuit tombante, un jeune garçon vient frapper à ta porte. Ni impressionné ni agressif ou provocateur, il frappe deux coups, et ouvre la porte rapidement. Tu ouvres les yeux au moment où il frappait à la porte et tu as le temps d'apercevoir derrière lui le canon d'un fusil. Des gardes l'escortent.
Le jeune doit avoir 10-12 ans à tout casser, blond, les cheveux coupés au bol, il a un sourire presque amical. Pour un peu, tu penserais qu'il est de la famille d'Atione, mais rien n'est moins sûr, sans doute est-ce son sourire...  Bref, pas du tout musclé, visiblement pas armé, et assez maigre, il t'apporte ton "repas".
- Bonjour madame. Je suis Binard, c'est moi qui donne la nourriture aux prisonniers qui sont pas des tueurs. C'est du gruau avec une tranche de lard. Pour la boisson, c'est soit un verre de bière, soit un café, soit une petite carafe d'eau. Il suffit de demander et alors je vais vous la chercher.
Il pose l'assiette et la cuiller à soupe en bois (elle a déjà visiblement beaucoup été utilisée) sur la seule table de la pièce et commence à reculer. On a dû lui apprendre à ne jamais tourner le dos aux "prisonniers".

Alors que le gamin s'avance pour déposer un plateau repas sur la table, la géante ne bronche pas un seul instant. Elle le regarde du coin de l'oeil, sans laisser paraître un signe selon lequel elle souhaite engager la conversation. Après tout, elle est susceptible de sortir demain, et étant déjà grillée à l'extérieur, il semble plus prudent d'assurer ses arrières...

Tout juste consent-elle à décocher un... 


bière

... qui fera office de réponse à son interlocuteur

Binard sourit et dit "Ils avaient raison, vous êtes une "dure"", il appuie ce dernier mot plus que les autres, nulle crainte et nulle moquerie. Juste une constatation entre l'amusement et le dépit.
"J'apporte votre bière tout de suite m'dame"
Effectivement, à peine quelques minutes ce sont écoulées que déjà il est de retour avec une bière. Il te la donne, sans mot dire, et recule à nouveau, pour sortir.

Quelques minutes après que le gamin ait refermé la porte, la géante daigna se lever et s'approcher de son écuelle. Le ragoût n'était pas fameux, mais il ferait l'affaire. Quant à la bière, il s'agissait d'eau coupée à la levure. Affamée, elle mangea goulûment sa pitance du soir, imaginant sans peine qu'elle n'aurait pas grande difficulté à trouver meilleure nourriture. Son repas achevé, elle retourna sur sa couche et chercha à s'endormir aussi prestement que possible. Aucune inquiétude sur la suite des opérations, rien ne prouvait qu'elle se trouvait en danger.

(euh... C'était d'la bière quand même, pas de l'eau coupée quoi... La bouffe, ok elle est pas fameuse, mais sans doute plus en quantité que ce que tu avais dans ton coin... J't'en ficherais moi...) Bon, j'garde la bière, mais évite, s'il te plaît, de modifier les trucs que j'dis, sauf si elle est d'assez mauvaise foi pour penser que la bière est si dégueulasse... IRL j'ai le sourire, hein, j'précise pour pas qu'y est de malentendu

Le "repas" terminé, tu cherches le sommeil. Des coups de feu résonnent au loin, la ville a l'air assez sure. En même temps, les armes sont systématiquement déposées à l'entrée dans un coffre blindé et fermé par l'adjoint du shérif. Tu as appris ça très rapidement à ton arrivée. Pour l'entrée en ville, il faut pouvoir justifier qu'on est marchand ou directement utile en ville, toutes ces démarches t'ont énervée et tu as préféré rester à l'écart en attendant "ta chance"...
En tout cas, la nuit, la ville a l'air calme. Soit les bars sont loin, soit il sont vraiment discrets les gens qui en sortent..
Malgré toutes tes pensées, tu arrives à t'endormir assez rapidement. Tes rêves sont l'occasion pour ton inconscient de revivre la scène de ce soir et de la modifier de toutes les façons possibles.
Si bien, qu'arrivée au matin, tu as un arrière-goût revanchard, mais pas suicidaire en bouche..

Tu t'es réveillée à l'aube ou plus tard? (Pour savoir comment suivre...)

[Hj] Je note que tu es très attaché aux détails. ^^

Bien évidemment, il s'agissait de son opinion sur le breuvage qui lui était alloué et nullement un changement de détail de ma part. Comme il y a possibilité de malentendu, je me demande comment faire passer la différence entre "élément objectif" et "élément subjectif". J'ai en effet souvent pour habitude de faire passer les émotions et les pensées de mes persos dans le texte. Peut-être n'avons nous pas la même manière d'appréhender la chose, donc autant nous mettre d'accord sur un code commun! [/HJ]

Comme une lionne en cage. La rage au coeur, la colère au ventre, l'adrénaline au creux des veines. La nuit s'était révélée être un véritable cauchemar, entre les coups de feu au loin et ces scènes affreuses qui défilaient dans sa tête. Autant elle avait sa bravache la veille au soir, autant devait elle reconnaître dans la lumière blafarde du petit matin qui peinait à se frayer un chemin jusque dans la pièce qu'elle n'en menait pas large. Avoir échappé au viol et à la mort n'était pas une expérience à recommander aux coeurs sensibles, et elle prenait conscience aujourd'hui que l'aventure avait failli s'achever...

Tremblant de tous ses membres, elle fut contrainte de se lever pour se passer les nerfs. Arpentant la chambre de long en large, il lui fallait quelque chose pour se calmer. Aucune chance d'avoir une dose vu sa situation - si tant est que le produit fut en libre accès dans cette ville bien aseptisée. Elle n'en pouvait mais de cette inaction. De cet enfermement. De ce manque de considération à son égard. "L'autorité" suivait son chemin, indifférent aux sentiments des usagers de la ville

Soudain, la colère monta, et elle se saisit de son oreiller pour crier sa rage sans que cela ne fasse de bruit. Enfin, espérait-elle... Il lui fallait sortir rapidement. Trouver de quoi trafiquer. S'occuper en somme. Mais rester coincée ici, pas une minute de plus!


Je réponds ce soir où demain pour le côté RP Sinon à la rigueur, mets entre guillemets, mais au pire maintenant j'f'rais gaffe ^^  Y a pas de souci, comme j'disais à Na Urn on s'connait pas trop donc forcémment faut qu'on s'habitue aux-uns les-autres. Donc t'inquiète poulette, on continue comme ça

Tu entends des bruits au rez-de-chaussée, le "poste" ne devrait pas tarder à ouvrir que ça ne te surprendrait pas. Comme tu t'y attendais, la rue commence tout doucement à s'animer, ainsi que le reste de la ville. De la fenêtre tu ne vois finalement que trop peu de choses pour faire passer le temps. Rien de bien intéressant.
Ce n'est que deux heures après que tu te sois réveillée qu'Atione arrive, frappe et ouvre la porte.
Il te porte un petit plateau repas qu'il pose sur le sol non loin de l'entrée.
L'air bien réveillé et toujours avec son sourire aimable au coin des lèvres, il te dit "Bonjour, j'espère que tu as bien dormi. Ce matin, j'ai déposé ton "dossier" au maire, j'espère qu'il y répondra favorablement. En tout cas, si ça t'intéresse on doit aller faire une petite battue dans les bois. Un gosse a disparu. Je me doute que ça t'intéressera pas, mais ça pourrait inciter le maire à te donner ton pass..."
Il attend un peu contre la porte.

Elle se lève bruquement, et dit de sa voix de basse habituelle

Je te confirme que je me contrefiche royalement de ton gosse paumé dans la pampa, mais je refuse de rester une seconde de plus coincé dans cette prison miteuse. J'aime pas me sentir enfermée entre quatre murs, j'ai besoin de respirer le grand air. Donc ou qu'on aille et pour quoi que ce soit, je sors!

Ce disant, Atione peut déjà constater qu'elle a rassemblé la grande majorité de ses affaires et qu'elle est prête à le suivre...

Sans perdre son sourire, il répond, un poil plus professionnel qu'amical:
Je vais "oublier" de fermer ta porte. Je ne te force pas à t'expliquer devant mes hommes, je les préviendrais que peut-être tu viendras avec nous. Lorsque notre véhicule arrivera et klaxonnera, ça sera le signal. En général il ne nous faut pas plus cinq minutes pour embarquer et partir. Si tu es des nôtres, tant mieux, je pense que tu as déjà pas mal bourlingué. Sinon, et bien, nous irons voir le maire à notre retour.
Il toussote un instant, et baisse les yeux vers ton plateau repas.
Normalement, on ne part que d'ici une demi-heure. Dans le fond du couloir à gauche, tu as un espace où te laver. Comme ici, les fenêtres ont des barreaux. Tu as ce qu'il faut en armes ou pas?
Journalisée
Marcellus Lesendar
Invité
« Répondre #5 le: 04Août, 2009, 11:45:59 »

De l'action! Enfin! Une petite lueur s'alluma dans le regard de la géante et celle-ci acquiesça de la tête, à  la fois pour lui signifier qu'elle le suivait dans l'opération et à la fois pour lui faire comprendre qu'elle disposait d'une arme dans le sac Omega qu'elle avait laissé au dépôt de la prison la veille au soir. Son comportement semblait déjà moins hostile envers "l'autorité", comme si elle mesurait l'opportunité qu'il lui offrait.

Lorsque celle-ci eut quitté la pièce, elle balança ses affaires nocturnes sur son dos et gagna le cabinet de toilettes qu'il lui avait été indiqué. Avec impatience, elle effectua une toilette de chat, trop pressée de se mettre à disposition pour l'opération. Tout juste se rendit elle compte avec énervement qu'elle avait subi quelques égratignures dans la prise de chou de la veille, lorsque les hommes de main de Donzio avaient essayé de lui faire sa fête. Quelques minutes plus tard, elle prit l'escalier branlant qui menait aux cellules et déboucha dans le hall central du commissariat de fortune local, et s'assit tranquillement sur le fauteuil défoncé de la salle d'attente sous le regard éberlué des hommes de main de "l'autorité".

Il était bien évidemment exclu de fournir la moindre explication voire de copiner avec ces "gens" qui détenaient un pouvoir dont ils devaient très probablement abuser. Aussi afficha-t-elle un certain mépris sur son visage afin de décourager les plus entreprenants d'entre eux de lui poser quelque question que ce soit sur sa présence dans le hall à leurs côtés. Elle profita de ce laps de temps pour dévisager chacun des membres présent et enregistrer le maximum d'informations susceptibles de lui être utiles à l'avenir...


[HJ: j'ai légèrement densifié mon texte. Une envie subite ^^]

Le petit hall qui sert de bureau au rez-de-chaussée est assez calme. Tu arrives derrière le bureau, c'est à dire dans le dos de l'homme qui y est assis et qui y "travaille" sur un dossier. Il porte un flingue à sa ceinture, un Desert Eagle modifié. En face de vous, deux hommes, mal rasés, attendent, fusil de chasse "cassé" à leur côté. Tous se retournent en te voyant arriver. Tu remarques un sourire s'esquisser sur les lèvres du type au bureau. Une femme, habillée en jean et sweat, pénètre en même temps que toi dans le bureau/hall, mais par l'entrée "normale", tous se tournent vers elle. L'homme au bureau ouvre la bouche, comme pour sortir une connerie, puis se ravise. Il rebaisse les yeux vers son "dossier". Un des deux hommes laisse sa place à la femme et reste debout à ses côtés, la main posée sur son épaule. Ce sont sans doute les parents de l'enfant. Tu entends du bruit dans la salle d'à côté, le reste du "poste de police" sans doute.
Personne ne parle dans votre pièce. Ils attendent tous qu'Atione revienne vous chercher.
Tu ne vois nul part où t'asseoir.
Tu repères ton sac de matériel juste à ta droite, deux sacs se trouvent accrochés à côté de lui.

(Si tu veux faire ou dire des trucs avant que la demi-heure ne s'écoule n'hésite pas, sinon je passe à la suite )

Vu leur comportement, les policiers savaient qui elle était et ce qu'elle allait faire à leurs côtés dans les prochaines heures. Voilà qui l'arrangeait bien, elle n'aurait pas à faire les présentations pour briser la glace. De toute manière, elle n'y tenait que modérément, attachée au maintien d'une barrière entre elle et ces hommes qui appartenaient à un univers qui l'avait rejeté quelques années auparavant. La rupture d'un lien de confiance aveugle avait été comme une blessure profonde à l'amour propre d'une soldate dévouée et prête à sacrifier la moitié de son visage pour une cause qu'on lui avait ordonné de défendre.

Aussi s'avança-t-elle d'un pas naturel, sans donner l'impression de marcher sur des oeufs ni se précipiter pour autant. L'escalier descendu, elle ficha son regard d'aigle dans celui d'un deux hommes mal rasés histoire de le jauger. Le regard était souvent le reflet de ce que les gens avaient dans les tripes, et les moindres marques de morgue, de tristesse ou de colère en disaient souvent plus que de longs discours. Décidée à marquer son territoire, elle imprima dans ses yeux une once de défi - appelant sans le savoir son interlocuteur à demander après elle.

Une fois qu'elle estima l'épreuve de force suffisamment engagée, elle détourna le regard et s'approcha de son sac Omega. Après avoir interrogé du regard l'homme au bureau - il ne s'agissait pas qu'ils se méprennent sur ses intentions! - elle ouvrit la fermeture éclair et sortit de son emplacement son Desert Eagle. Elle en sortit les chargeurs, vérifia que le mécanisme était en état de fonctionnement grâce à un claquement sec au niveau du canon puis remit les projectiles à leur place.

Elle se contenta ensuite de remettre son arme dans son sac, chercha une chaise pour s'asseoir et se mit à caresser son rat apprivoisé de dépit pour tuer le temps en attendant que l'opération débute.


Edit: correction effectuée. Manque d'attention je crois.

Plutôt de "défi" ou de "combat", les hommes baissent les yeux, même "le chef" du local. Ils n'ont pas envie de provoquer d'esclandre, pas envie de se prendre la tête. Ils sont tous entier à ce qui va se passer.
Te voyant avec ton rat, la femme esquisse un sourire un peu gêné. Les hommes ne s'intéressent qu'à leurs chaussures ou aux gens passant à l'extérieur.
Le "chef du local", Edgar d'après son badge, se retourne vers toi et te dis:
"T'es d'la région? Si non, je te conseille de regarder cette carte et d'en mémoriser le plus possible. ça pourra t'être utile." Il étale sur le bureau une carte qu'il sort du tiroir où se trouve une arme, puis, il se redresse, prend son arme dans le tiroir et s'écarte du bureau. Il te tend la chaise tout en souriant difficilement. Il nous reste pas longtemps avant de partir.
Ah ouais. Moi c'est Edgar, eux c'est Yonnis et Ralec. Madame est la mère de Romane le petit disparu, madame Smithinger. Voilà. Tous regardent vers le bureau.

*Déprimant. Alors qu'elle était prête à imposer sa présence agressive, "l'autorité" se révèle être on ne peut plus normale. Limite amicale... Voilà qui ne correspondait pas à l'image qu'elle s'en faisait et qui, il faut bien le dire, la décontenança un peu. Afin de masquer ce sentiment perturbant dans un contexte qui exigeait le plus grand contrôle de soi, elle continua à porter son attention à son animal de compagnie.

Lorsque l'homme répondant au prénom d'Edgar lui proposa de prendre connaissance avec la topographie des environs, elle se leva pesamment et s'approcha de la carte, qui avait visiblement fait son temps. Elle appuya ses coudes sur le bureau et commença à mémoriser l'emplacement des forêts, des collines et les alentours de la ville. Une telle connaissance pouvait être précieuse dans les jours à venir, et elle fit de grands efforts pour comprendre le fonctionnement du territoire. Ses anciennes connaissances de militaire ne pouvaient que lui être utile dans une telle entreprise.

Lorsqu'elle estima avoir atteint son but, elle se redressa, dédaigna l'arme et demanda d'une voix rauque :


Qu'est ce qu'on attend pour y aller?

*Elle n'eut aucun regard pour les autres membres présent dans la pièce, s'adressant uniquement à celui qui avait mis à sa disposition la carte.
Journalisée
Marcellus Lesendar
Invité
« Répondre #6 le: 04Août, 2009, 11:47:22 »

Edgar répond machinalement, du tac-au-tac. On attend le Shérif. Dès qu'il est là, on décolle.
En même temps qu'il te parle, il regarde vers les gens qui patientent et l'un d'eux prend la parole à son tour. Elle vient avec nous? C'est qui? En quoi que ça la r'garde nos histoires? Elle veut nous aider ou c'est juste pour bien s'faire montrer? Son ton de voix, bien rustre, montre qu'il ne désire pas ta présence parmi eux.
En tournant un peu la tête tu constates que c'est l'homme qui a laissé sa place à la femme qui a parlé.

Silence radio. Comme si elle refusait de s'adresser aux bouseux du coin, la géante au visage abimé par une vieille explosion reste de marbre devant la sensation d'hostilité qu'elle suscite. Tout juste se contenta-t-elle de détourner la tête dans une autre direction pour bien faire comprendre à l'auteur de ces propos désobligeants qu'ils étaient pour elle nuls et non avenus.

Quelques minutes passent, puis une bonne dizaine d'autres s'écoulent. Personne ne dit un mot.
Puis, un bruit de moteur se fait entendre. L'homme le plus proche de la sortie sort rapidement, suivi tout aussi rapidement de l'autre homme. Le "policier" reste à son bureau un instant. Visiblement peu pressé, il attend que tu bouges pour réagir. La femme reste assise sur sa chaise, clairement pas décidée à en bouger, elle pleure et tremble sans un bruit....

Avec dédain, la géante jeta un coup d'oeil à la femme en pleurs. Visiblement, il n'est pas dans sa nature de s'épancher de la sorte sur son sort, et elle n'hésite pas à le faire savoir par un comportement désobligeant. Une once de mépris semble également affleurer, comme si la récupération du gamin n'était qu'un prétexte pour qu'elle puisse s'introduire dans les bons cercles. Enfin, elle fit claquer ses mains sur ses cuisses, se redressa et jeta à l'homme qui restait

Vous croyez que je vais attendre que vous soyez revenus, peut-être? Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas du genre à me défiler. Je n'ai qu'une parole.

Elle gagna à grandes enjambées la porte qu'elle franchît, puis s'arrêta sur le seuil. Aveuglée par la lumière, elle porta sa main à ses yeux pour créer une visière de chair, puis s'avança d'un pas décidé vers le véhicule qui était garé - moteur en marche - dans la petite cour devant le commissariat de fortune. Sans ménagement, elle ouvrit la portière et s'assit à une des places laissée libre...

Est ce que ma manière de faire te convient? Si tu souhaites que ma persal s'exprime davantage ou qu'elle prenne plus d'initiatives, n'hésite pas à me le dire. Pour le moment, je suis plutôt tes directives afin de bien m'inscrire dans le cadre que tu construis!

Atione est debout à côté du véhicule, une camionnette aménagée pour transporter du monde à l'arrière, avec des plaques de métal soudées sur toute la carrosserie.
Il est accompagné de 4 de ses hommes, une demi douzaine de personnes (dont les gens avec qui tu attendais) sont déjà montées à bord. Atione te sourit, te fait signe de monter avec les autres.
La rue est un peu fréquentée, tu repères aussitôt les portes de l'entrée principale de la barricade. Les maisons alentours sont soit murées soit habitées, celles qui sont habitées ont des fenêtres grillagées pour la plupart, un rideau pour toute protection de l'intimité.
Les gens qui sont dans la rue vous observent tout en continuant de suivre leur chemin. Quelque-uns vous saluent au passage.
Quelques secondes s'écoulent puis Atione lance un "On est parti, hophophop"

[HJ] Trop trop trop trop navré. Malade, surchargé de boulot. Les vacances ce soir, enfin! [HJ/]

De l'action, enfin. Elle était restée méfiante tout au long des préparatifs, ne sachant trop si on la conduisait dans un piège ou si cette opération était réelle. Désormais, elle pouvait souffler quelques minutes. De toute manière, que faire d'autre?

Dans le véhicule, vous êtes assis sans être trop ballotés. Atione est équipé d'une radio avec laquelle il parle à un de ses hommes visiblement sur place dans les bois. Le gamin se serait perdu et se serait dirigé vers le coeur des bois. Pour le moment, votre "équipe" va longer les bois jusqu'à se rapprocher au maximum de l'endroit supposé le plus "proche" de l'enfant.
Alors que le véhicule aborde une petite côte et un léger virage, vous apercevez une caravane. Quatre roulottes, deux motorisées et deux tirées par des brahmines. Aussitôt qu'ils vous repèrent, le véhicule en tête du convoi se met à la perpendiculaire de la route, les autres s'arrêtent et se mettent en position de défense aussi.
Atione et ses hommes lâchent un "Et merde" suivi de quelques insultes bien senties. Puis remarquant leur position "défensive", ils se relâchent un peu et arrêtent le véhicule.
Atione se tourne vers vous. "Que personne ne bouge, que personne ne touche à son arme. Ces types peuvent être nombreux." A ses hommes. "Bon vous sortez avec moi. Le fusil baissé. Pas question qu'ils nous prennent pour ce qu'on est pas"
Journalisée
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