Les Salons de la Cour

17Octobre, 2019, 00:50:35
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Golan Trevize
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D.M.


« Répondre #15 le: 18Juillet, 2009, 13:40:37 »

Par la radio... bien entendu il semblait évident pour le jeune capo que Sante retenait l’idée parce qu’il avait entendu dire qu’elle était bonne, et non parce qu’il avait calculé lui même tout les bénéfices que cela pourrait rapporter à la Famille !! Il ne s’était même pas renseigné sur les villes voisines. Au lieu de cela, il se prélassait au restaurant avec un jeune homme à qui il devait sûrement faire subir des choses que Dario n’osait pas imaginer... autant dire que Dario allait devoir faire tout le boulot de réflexion !

Il tapa “amicalement” l’épaule de son compagnon assigné d’office et lui proposa d’aller dans ses quartiers. Il ne voulait pas montrer à ce type là où il vivait, et il en apprendrait ainsi plus sur la vie et la personnalité de Sante, sans lui poser aucune question à ce sujet.

Une fois sur place, Dario expose son plan:

“Bon, tu me semble n’avoir qu’une idée vague de ce que ce Casino représente, mais je vais te donner un aperçu de ce qu’on pourra en tirer ...”

Il commence alors à lui expliquer que cela pourra rapporter argent, clients, emplois, relance de l’activité commerciale, animation et image positive à la Famille et à la ville, sans savoir si son interlocuteur comprenait vraiment ses propos. Que ce Casino pourrait proposer jeux, alcool, restaurants, boutiques et hôtels de luxe dans un seul et même établissement, donc à moindre frais et dans un espace restreint donc facilement contrôlable.

“... De plus, les gens AIMENT les Casinos, Sante ! Lorsqu’ils y goûtent c’est comme une drogue ! Il en redemandent même s’ils n’ont plus un radis ! On pourrait donc même imaginer élargir notre système de “prêts” pour ceux qui en ont “besoin”... donc on aurait notre propre banque en quelque sorte ! Ton idée des rencontres et du bordel, ça m’parait bien aussi, bien vu !”

Pour le coup, Dario savait  bien que ces idées n’étaient pas celle de Sante, mais il voulait qu’il se sente à l’aise et qu’il rentre un peu plus dans le bain, que son cerveau se mette à fuser.

“J’vais t’dire: le lieu idéal, c’est le vieil entrepôt désaffecté ! C’est suffisamment proche d’ici, donc il nous sera facile d’intervenir en cas d’pépin. C’est libre et ça s’rachètera pour une bouchée de pain, et le lieu est assez grand pour y disposer toute les installations !

Bon, tu vois un peu le potentiel, hein ? Tu l’avais sur l’bout d’la langue sans pouvoir mettre les mots d’sus j’ai pas tord ?”

Et Dario de pousser un peu Sante comme pour le faire réagir, gentiment pour ne pas le froisser. Il voulait que le type reconnaisse ses propositions et accepte son idée de lieu. Il voulait que le capo accepte toute ce qu’il suggérait sans poser de question, juste qu’il acquiesce. Si tout se passait bien, alors il allait pouvoir prendre entièrement en main le projet d’une manière réellement constructive, et d’une pierre deux coups se faire bien voir par le Don et monter en échelons. Pour lui, c’était son projet et Sante risquait de tout plomber. Cependant, il attendit quand même que le capo lui apporte le plan concret que celui-ci avait prévu, mais il doutait sur le fait qu’il en ai réellement eu un jour !!
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D.M.


« Répondre #16 le: 18Juillet, 2009, 13:41:14 »

Les appartements de Sante ressemblent assez à ceux de Dario. Qui viendrait fouiller ici ne trouverait sans doute pas grande chose d'importance. Son bureau est assez vide, les deux fauteuils confortables et assez élégamment travaillés pour être remis en valeur. Aux murs, quelques cadres contenant des photos d'Avant ou des couvertures de magazines. Sante semble apprécier les voitures et les jolies personnes, qu'elles soient hommes ou femmes.
Une fois assis, il sort une bouteille au liquide sombre, une des liqueurs de la Famille. Et en sert deux verres naturellement. Il écoute Dario parler, son visage restant assez "neutre", et une fois que le Capo s'est tu, il reprend point par point les idées.
"Tu me parles d'Argent, mais il va falloir que la Famille en utilise beaucoup pour mettre en place ce Casino. C'est pas un peu risqué si jamais le projet capote? Pour les clients comme les emplois, il va
falloir ratisser bien au delà des frontières de la Famille, empiéter sur d'autres régions, moi j'aime l'idée, mais est-ce que nous pourrons résister à d'éventuelles pressions."
Dario tombe des nues, mais ne le montre pas, Sante n'est pas aussi stupide qu'il le pensait. A défaut d'avoir envisagé toutes les possibilités comme Dario, il avait l'air d'être capable de rebondir et de poser des questions "intéressantes". Cependant, ses manières et sa façon de parler restent assez énervantes pour Dario...
Pourtant, Sante continue d'exposer point par point ses pensées. "Pour l'animation de la ville, il va falloir y réfléchir au plus vite, puisqu'attirer du monde c'est bien, mais aurons-nous de quoi héberger? Distraire? En attendant les ultimes finitions? La Famille devrait-elle vraiment s'occuper du Casino ouvertement? Est-ce que ça ne serait pas louche?"
Il se tait, visiblement perplexe... C'est amusant, je n'avais pas encore pris le temps de penser à ça... Se levant, il boit une gorgée avec laquelle il se gargarise un instant, il fait deux trois pas "maniérés" et continue "C'est tout aussi amusant qu'ils nous aient mis ensemble."
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« Répondre #17 le: 18Juillet, 2009, 13:41:57 »

Laissant Sante parler, Dario n’en croit pas ses oreilles. Ce type qui avait une fâcheuse tendance à le repousser était finalement doué de réflexions intelligentes ! Perturbé par la répartie du capo, le jeune homme reprit ses esprits.

“Hé bien... ahem, Dario se racle la gorge. Un adage d’Avant dit “Pour pouvoir déplacer des montagnes, il faut commencer par la première pierre”. Autrement dit on se contentera de peu au début, comme une simple salle de jeu, et l’argent amassé nous permettra d’agrandir la structure. Donc même au niveau des employés, on peut commencer avec des amis à nous, puis on pensera a chercher ailleurs plus tard... ce qui ne posera pas de problèmes lorsque le casino aura de la notoriété. Et pour les pressions, et bien nous pouvons imaginer engager des mercenaires pour assurer nos arrières lorsque nous aurons pris de l’ampleur.”

Dario réfléchit un instant. Sante marquait un point: la Famille n’avait pas intérêt à être ouvertement impliquée dans la création du Casino, bien que le bouche à oreille finirait par la trahir. Il marqua un temps d’arrêt.

“Ecoute, je pense que pour qu’ça s’passe correctement, sans éveiller les soupçons, nous devrions engager des gens de l'extérieur, de confiance de préférence, et les faire entreprendre les travaux à notre place. Ils serviront ensuite de couverture pour la gestion du Casino... T’en pense quoi ?”

Le jeune Capo n’attendait pas de réponse et reprit.

“Bon, si tu veux bien on se base sur l’idée qu’on commence bas pour faire évoluer le Casino progressivement, en sous-traitant secrètement à des alliés de l'extérieur. D’une salle de jeu et d’un bar, on passera ensuite au restaurant puis à l'hôtel et enfin au bordel.”

“Tu sais, Sante, je crois comprendre pourquoi Leandro nous a mis ensemble finalement.”

Le ton de Dario montrait qu’un semblant de respect avait germé en lui à l’égard du bras armé de la Famille. Il prit une gorgée d’alcool, le regard rivé sur Sante, comme s’il cherchait à lui extirper son âme avec les yeux.
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« Répondre #18 le: 18Juillet, 2009, 13:42:12 »

La discussion entre Sante et toi s'étale encore durant plus d'une heure. Finalement, le Don vous fait demander, ensemble.
Ajustant vos habits, vous recoiffant rapidement d'une main, vous vous souriez en voyant que l'un et l'autre faites exactement la même chose. Plus proches que vous ne l'imaginiez...
Le Consigliere du Don vous attend à l'entrée de son bureau. Il vous prévient que le Don, bien que de bonne humeur reste assez préoccupé par cette histoire de "rayonnement de Provo". S'effaçant pour vous laisser entrer, il ferme la porte derrière vous et reste collé contre elle.
Même si vous n'entrez pas souvent dans cette pièce, vous y êtes déjà venus plusieurs fois. Pourtant c'est toujours la même chose. Une pointe d'angoisse incontrôlable, l'estomac noué et la gorge sèche. Le don, assis à son bureau a la tête prise entre ses mains. Un grand tableau trônant derrière lui présente aux "invités" son père. Mort il y a de cela plusieurs dizaines d'années. L'homme qui a permis à la famille de s'installer à Provo et d'y rester appréciée. Les lourds rideaux ont été tirés pour que la lumière et la chaleur ne viennent pas vous étouffer durant l'entretien. Les fenêtres sont ouvertes afin que l'odeur entêtante des herbes que fument le Don ne soient pas trop fortes.
Les meubles luxueux ainsi que les divers objets ramassés au fil des ans ou offerts par des amis de toutes origines créent une atmosphère particulière. Entre l'étouffant et l'honneur d'appartenir à cette catégorie de personnes ayant le droit d'admirer ces beautés. De nombreux objets de l'Avant, en parfait état.
Le don relève la tête à votre entrée, et se redresse lentement. Il n'est pas vieux, mais aime prendre le temps de "vivre" lorsqu'il est en entretien. Solidement charpenté, les cheveux mi-long et bien peignés il impose le respect à qui le regarde. Il a l'air "amical", mais tout le monde sait que cet air cache néanmoins un adversaire redoutable.
Il avance à côté de son bureau, vous sourit comme un père et vous ouvre les bras. En chemise et cravate, la chaleur ne semble nullement l'indisposer. "Mes chers "enfants", comme je suis heureux de vous voir." Il t'embrasse en premier puis embrasse Sante "Alors. Mon vieil ami Leandro me dit que de tous mes capi, c'est vous qui avez trouvé la solution la plus prometteuse? Je suis pressé d'en entendre plus."
Il vous fait signe de s'assoir et s'assoit à son tour. Leandro attend que le Don soit assis pour en faire autant au fond de la pièce.
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« Répondre #19 le: 18Juillet, 2009, 13:42:49 »

Un sentiment de fierté envahit Dario alors qu’il s’installe sur sa chaise. Être reçu par le Don est toujours un événement pour lui et le fait que Sante l’accompagne ne lui gâche en rien cette expérience, contrairement à ce qu'il l’aurait cru. Les yeux émerveillé, tel un petit garçon, il fixe le Don tout faisant attention à ne pas l’offusquer par son geste. Alors que Léandro termine de s’asseoir, le jeune Capo prend la parole et explique son idée au Don, reprenant tout ce qui avait été dit jusque là, même les propos Sante. Pour cela, il utilise les mots les plus savants et les tournures de phrases les mieux construites qu’il soit capable de formuler. Parlant beaucoup avec les mains il termine:

“... et Sante a été d’une grande aide sur ce projet puisqu’il a appuyé les points de faiblesse de cette idée, me permettant ainsi de régler les derniers points importants. Il va sans dire que la tâche n’est pas aisée, mais quelques subterfuges nous permettront d’en venir à bout et de nous accaparer plusieurs marchés d’un coup, redorant ainsi le blason de Provo !”

Il s’arrête alors, observant la réaction du Don, agrippant ses mains et les portants à sa bouche comme pour les embrasser. Après un instant à avoir coupé sa respiration, il reprend son souffle et se relâche sur sa chaise, tout en essayant de garder une position convenable et droite.
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« Répondre #20 le: 18Juillet, 2009, 13:43:05 »

Un long silence s'installe. Dario jette un coup d'oeil en arrière, vers Leandro tandis qu'impatient, Sante s'agite discrètement sur son siège. Le don observe ses mains longuement, puis la fenêtre. Enfin, il se redresse, s'adosse contre sa chaise et regarde ses hommes. Un long regard appuyé sur Leandro, puis sur Sante et finalement sur Dario.
Lorsqu'il prend la parole, elle est soufflante, légère "Bon... Et bien... Je pense qu'on va avoir un long travail à effectuer avant de se lancer dans cette histoire..." Il se frotte les poignets tout en parlant. "J'espère que nous pourrons concrétiser ce projet sans qu'il ne se transforme en échec nous revenant en pleine face... Et je compte bien nous préparer au maximum pour que cela n'arrive pas..."
Il sourit finalement et sort une bouteille de dessous son bureau. Leandro, sans un mot sort des verres d'une armoire.
"Buvons à ce plan audacieux, qui je le pense sincèrement, aurait plu à notre regretté grandiose vieil homme."

Alors que Leandro s'apprète à sortir une bouteille, des coups très discrets frappent la porte. Le don se crispe. Dario et Sante se jettent un coup d'oeil de connivence. Ils ont réussi. Le don est plus qu'enthousiaste, il est emballé!

Leandro repose la bouteille et se dirige vers la porte posémment. Il sort et une discussion s'entame de l'autre côté, les voix sont à peine audibles. Puis, la porte s'ouvre sur deux hommes que tous dans la pièce connaissent. Ce sont les "gardes de la porte". Des hommes chargés de s'assurer que la police fait son travail en ne gênant pas les amis de la famille.

Leandro s'approche du Don et lui chuchotte à l'oreille.

"Mes amis, nous reprendrons cette discussion demain, à l'aube". d'un geste de la main il congédie ses Capi et se remet à l'aise derrière son bureau.

Leandro escorte Sante et Dario à la porte. "Bravo! Votre plan a bien plu au Don. Restez prêt de la porte, il risque d'avoir besoin de vous".

Les deux gardes de la porte regardent les deux Capi, avec dans le regard une pointe d'envie, de jalousie et de respect...
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« Répondre #21 le: 18Juillet, 2009, 13:43:26 »

Définitivement, Sante avait acquit l’estime de Dario. Les deux hommes étaient dorénavant sur un grand projet qui leur permettrait de prendre de l’importance dans la Famille, et surtout aux yeux du Don. Le regard des gardes de la porte ne trompaient pas: ils jouaient dans la cour des grands et pour Dario, rien ni personne ne pourrait se mettre en travers de leur chemin.

Si Leandro leur avait demandé de rester près du bureau du Don, cela devait sûrement  être pour les envoyer en mission. Les deux messagers apportaient certainement de mauvaises nouvelles et une fois de plus les services des deux meilleurs capis de la Famille seraient certainement sollicités. Du moins, Dario le pensait ainsi.

Il se tourna vers Sante et le regarda dans les yeux. Un rictus malicieux s’esquissa sur son visage. Il sentait en lui une joie immense: celle d’être enfin quelqu’un d’important et de respecté. Il finit par s’abandonner à sourire à pleines dents et tapa amicalement l’épaule de son nouveau compagnon:

“Eh, Sante ! Ce soir c’est viande saignante et légumes frais ! C’est moi qui offre... hein ?”
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D.M.


« Répondre #22 le: 18Juillet, 2009, 13:43:46 »

Sante répond qu'il est occupé pour la soirée sauf si le Don a besoin de lui. Mais bien évidemment le lendemain il serait disponible tant pour le projet que pour déjeuner. De toutes façons lui et Dario seront assez ensemble pour les temps à venir pour qu'une soirée de moins ne soit pas dramatique.

Quelques minutes plus tard Leandro retrouve ses deux Capi. "Un vieil ami de la Famille est arrivé en ville. Le Don aimerait que vous alliez l'accueillir. Il est à la Goldwin volante." Il regarde les deux hommes faces à lui. Sur leur visage, il lit autant de l'étonnement qu'une fermeté et une loyauté sans faille. "Cet homme, est un véritable vieil ami. Nous aimerions vraiment que vous lui rendiez honneur en allant l'accueillir."

La Golwin Volante est l'un des principaux bastions des commerçants et des voyageurs aisés de la ville. Située dans une rue assez large et longue, une belle ligne droite de presque 500m à l'origine, largement rétrécie par des débris d'immeubles, des petits postes barrages pour "le cas où", le bâtiment se trouve être un ancien immeuble de l'Avant rénové pour servir d'hôtel. Au premier étage, dans le mur se trouve une bonne grosse moto, une de ces motos qu'on utilise plus aujourd'hui. Elle est maintenue par des câbles d'acier et une tache rouge l'entoure, de la peinture vive évoquant une tache de sang.

La rue est sans doute la rue la plus commerçante de la ville tant on y croise de gens allant dans tous les sens. Pour autant ce n'est pas la plus vitale pour le vrai commerce, celui que les Mancini gère et qui permet réellement à tous de vivre serein. Celle où réellement les passe-droit apparaissent... Des boutiques sont ouvertes le long de la route, de simples tables garnies de bric et de broc ou de nourritures, d'autres ont leur propre local. Une rue si longue servant de "marché"? Pourtant la vraie place du marché est encore plus impressionnante et intéressante... Des gamins courent ici ou là en criant très souvent, certains étant poursuivis par des gens à qui ils viennent de voler leurs affaires. Les hommes de la famille Mancini y sont vraiment à l'aise et ont leur principal centre d'intérêt après leur "maison". La Goldwin volante est gardée par deux "gorilles" équipés de petits pistolets mitrailleurs. Ils contrôlent les entrées et évitent les problèmes. Des Picciotto assez fiables. Si le bâtiment n'avait pas été déjà un centre vital reconnu, il aurait pu très certainement devenir le futur casino. Mais déjà petite maison de jeu, de passe, de concert, il possède une identité trop forte pour être modifié ou effacé...

Sante fait une moue déçue et émet une vague protestation indignée quasi inaudible, mais Leandro le remarque aussitôt. "Sante? Tu avais prévu autre chose? Tu peux accompagner Dario, assister aux présentations et partir discrètement lorsque tu le voudras..." Se tournant vers Dario. "Est-ce que ça te convient?" Sa proposition n'est qu'un ordre voilé. Une "légère" punition pour Sante qui vient d'oser "contredire" un ordre du Don...

Sante baisse les yeux, visiblement fortement irrité. Ses poings se serrent et les muscles de son cou se tendent...
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D.M.


« Répondre #23 le: 18Juillet, 2009, 13:43:59 »

Dario acquiesce à la demande de Leandro et commence à partir. Voyant que Sante reste irrité dans ses pensées, il le presse en le poussant un peu, mais pas trop pour ne pas l’énerver plus. En se dirigeant vers la porte de sortie de la maison, Dario sent lui même la pression monter, mais contre Sante. Penser refuser un ordre du Don par égoïsme, voilà le genre d’attitude qu’il ne pouvait supporter. Une fois dehors, tout en continuant sa marche et en s’assurant que son compagnon le suit, il glisse de manière sèche et à voix basse:

“Qu’est-ce qui t’arrive Sante ? Le Don te demande humblement d’aller recevoir un ami et toi tu réagis comme un gosse ? Tu te prends pour qui ? ... Toute manière tu vas même devoir attendre un peu plus avant de faire ce que t’avais prévu: on va profiter de notre passage par la rue commerçante pour acheter à notre invité un cadeau de bienvenue... si le Don l’apprend, il n’en sera que plus reconnaissant, et même son ami pourrait apprendre que c’est notre initiative ! Prend ton mal en patience... quoique t’ai à faire, t’auras une bonne excuse pour être en retard !”
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D.M.


« Répondre #24 le: 18Juillet, 2009, 14:22:24 »

La nuit tombe rapidement sur la ville. La fin de journée, qui avait bien avancé dans le bureau du Don, est l'occasion pour Dario et Sante de trouver les boutiques presque vides. Sante, n'a rien riposté à Dario lorsqu'il l'a sermonné, pourtant, il n'a pas rouvert la bouche. Il est visiblement plus qu'agacé et aimerait être ailleurs. Mais il n'a pour autant, pas envie d'en parler avec son camarade...
C'est donc dans une ambiance peu amicale que les deux hommes se dirigent vers le coeur de la ville, vers la rue marchande...

Je te laisse développer un peu, jusqu'à votre arrivée à la Goldwin volante, sauf si tu as besoin que je réponde   Dans ce cas, je suis là
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D.M.


« Répondre #25 le: 24Juillet, 2009, 21:42:05 »

La marche se fait en silence. Dario prend le pas sur Sante, l’allure déterminée. Dans la rue marchande, il sait exactement où se rendre. Il croise parfois des connaissances qu’il salut sans pour autant s’arrêter. Passant devant une multitude de stands et de magasins bien visibles et en pleine fermeture, il s’arrête pile devant une porte ouverte, en retrait, sur laquelle sont accrochés des rideaux en lamelles et gardée par un homme aux bras croisés et à l’allure imperturbable. Aucune enseigne ne précise de quelle genre de boutique il s’agit, mais la façade difficilement discernable par des yeux non avertis donne cette impression que ce que l’on y vend ne se trouve pas ailleurs, ou difficilement. Le jeune homme fait signe à son acolyte d’attendre et traverse l’entrée après avoir murmuré quelque chose au garde. Il ressort quelques instants plus tard avec un paquet à la main, un petit colis entouré de papiers journaux retenus par une cordelette, puis fait signe à Sante de le suivre. Tout deux s’en vont à la Goldwin Volante, toujours dans un silence de plomb.

Sur place, les deux gorilles reconnaissent les capos et leur font un signe de tête pour montrer leur approbation. Finalement, Dario et Sante font leur entrée dans le bâtiment.

[je me suis arrêté à cet endroit pour que tu me décrive la Goldwin Volante et l'ami du Don. Comme d'hab, si quelque chose te gêne dans ce que j'ai écrit n'hésites pas à me faire corriger ]
« Dernière édition: 24Juillet, 2009, 21:53:30 par Golan Trevize » Journalisée
Marcellus Lesendar
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« Répondre #26 le: 19Août, 2009, 11:49:34 »

Une des phrases préférées des gens de la ville, c'est "Notre Glodwin bougera pas, et nous non plus". Phrase répétée depuis bien avant l'arrivée au monde de Sante ou de Dario. Phrase quasi rituelle pour expliquer la place des Mancini, mais aussi pour montrer qu'on restera sur un avis ou une position, ou qu'on reste intransigeant...
L'entrée de l'hôtel est gardée par deux "gorilles" équipés de petits pistolets mitrailleurs. Ils contrôlent les entrées et évitent les problèmes.
La musique qui s'échappe de l'intérieur est discrète. En entrant, Dario et Sante remarquent Ygdir, le vieux conteur chanteur. Un homme respecté par le public pour ses histoires d'Avant. Une bonne grosse quinzaine de personnes sont dans la salle. Toutes sont pendues aux lèvres du vieil homme, souvent, un verre à la main. Ceux qui jouent aux cartes, aux dés ou aux dominos le font en silence, respectant ou écoutant Ygdir, de même pour ceux qui pelottent des femmes visiblement habituées et consentantes assis dans un coin.
Dans la pièce on devrait pouvoir faire entrer une bonne cinquantaine de personnes et les servir assis. Un piano est posé sur une sorte d'estrade dans un angle de la pièce, estrade où chante Ygdir pour le moment.
Les murs sont peints en couleurs pastelles et chaudes, parfois drapés parfois portant des vieilles photos encadrées ou des tableaux miteux.
Le tenancier est accoudé au comptoir, le regard dans le vague, face à Ygdir.
Très rapidement Sante repère l'homme, l'ami du Don. Assis, seul à une table non loin de l'entrée, dans l'angle. Mesurant sans doute plus d'un mètre 70, les cheveux mi-longs, blonds cendrés, le corps assez mince, sans doute sec et nerveux d'après ses habits de trappeur. Pour le peu qu'en voient Sante et Dario, il a la peau blanche mais légèrement bronzée et tannée.
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D.M.


« Répondre #27 le: 20Septembre, 2009, 19:40:23 »

Sentant que Sante le tape du coude, Dario s’arrête d’écouter Ygdir dont l’histoire avait commencé à l’envouter pour observer l’homme que lui montre son compagnon. Au premier abord, l’ami du Don lui semblait banal, mais en s’approchant quelque chose dans son visage éveilla en lui de vieux rêves enfouis... l’aventure, la vie hors de la ville. Pendant un instant il se prit à imaginer sa vie dans la Famille comme une prison, un monde où la liberté n’avait pas de place. Rapidement il reprit ses esprits et réprima sa pensée. La Famille était une cause à laquelle il était dévoué. Rien ni personne ne le détournerait de cette voie!

Les deux capos se tenaient maintenant face au trappeur. Dario esquissa un sourire sincère, après tout il était un ami du Don, et le salua dignement.

“Bonsoir monsieur, je suis Dario. Le Don nous envoie vous accueillir. J'espère que vous avez été bien reçu à votre arrivée à Provo. C'est une très belle ville! J'espère que votre séjour sera des plus agréables! Voici un cadeau en signe de bienvenue. ”

Le jeune homme tend au trappeur le paquet qu’il avait récupéré au marché précédemment. Lorsqu’il l’ouvrirait, il pourrait y trouver un vieux whisky à l’étiquette fortement abîmée, mais sur laquelle on pouvait distinguer son âge... il était cependant certainement plus vieux, le breuvage provenant d’avant le crash. Dario avait choisi une valeur sure: la réserve d’un vieil ami qui avait pour réputation de ne posséder que des alcools de qualité, introuvables sur le marché officiel. Certes cela lui avait coûté une certaine somme, mais le jeu en valait la chandelle: plus il aurait les faveurs du Don, plus Dario aurait de pouvoir et pourrait agir à sa guise.
« Dernière édition: 20Septembre, 2009, 19:42:54 par Golan Trevize » Journalisée
Marcellus Lesendar
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« Répondre #28 le: 29Septembre, 2009, 15:19:20 »

L'homme a clairement le visage et l'apparence de celui qu'ont les trappeurs ou les ermites. La présence de Dario et Sante devant lui l'incommode visiblement. Il comptait regarder et écouter le conteur sans être gêné. Pourtant, il se contient et accepte le cadeau, tout en faisant signe du menton et de la main aux deux jeunes hommes de s'assoir.
Pendant ce temps, quelques jeunes joueurs se lèvent, saluent les capi d'un signe de tête et sortent de l'auberge.
"Vous êtes venus m'accueillir? Il n'y a pas à dire, mon cher ami est bien devenu tel qu'on le dit." Sa voix est comme son image le laissait penser, rauque, dure, sèche d'être utilisée trop peu souvent. Son ton, comme sa façon de parler ne permettent pas de déterminer s'il fait preuve de cynisme ou non.
Déballant son cadeau lentement, il se présente à son tour "Je suis Trevor, un ancien compagnon "d'armes" de votre "chef". Je ne fais que passer à Provo, mais saluer un vieil ami fait toujours plaisir." Il se frotte le menton, tend l'oreille un instant vers le vieil homme et termine d'ouvrir l'emballage. Son regard brille et se tourne vers les deux capo. "C'est une bien belle bouteille, une délicate attention" Un sourire franc éclaire son visage. "Merci!"
Dario remarque que Sante échange des signes discrets avec des personnes présentes dans la salle. Un signe de main, un hochement de tête, quelques mimiques...
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« Répondre #29 le: 08Octobre, 2009, 16:07:27 »

Le jeune capo ne remarque pas le visage importuné du trappeur et s’assoit à sa table, silencieusement toutefois pour ne pas gêner le reste de la salle qui écoutait le conteur.

La réaction de Trevor à la vue de la bouteille pousse Dario à esquisser lui même un sourire qu’il essaye de dissimuler.

Voyant Sante se préoccuper plus des connaissances qu’il pourrait apercevoir dans la salle que du trappeur, Dario décide de prendre la parole. Il l’aurait fait de toute façon: son compagnon aurait certainement tourné la conversation vers un terrain superficiel et le personnage semblait trop intéressant à ses yeux pour perdre du temps de cette manière. Quoique Sante avait bien démontré qu’il était capable de pertinence et de bon sens lors de leur dernière conversation en privé... bref.

Le jeune homme s’enfonce dans son siège et, tout en gardant une posture droite et fière, presque rigide, il répond à Trevor:

“Ravi que le présent vous plaise. Gardez le pour de grandes occasions, c’est une pièce rare! Sachez en tout cas que je suis honoré de rencontrer un vieil ami du Don! N’hésitez pas à demander si vous avez besoin de quoique ce soit.”

Il marque un temps sans pour autant céder la parole.

“Vous semblez voyager beaucoup, j’imagine que vous avez du faire de la route pour arriver jusqu’à notre ville.”

Dario dévisage le trappeur et reprend sans le laisser répondre.

“Si je peux me permettre...”

Dario essaie alors de parler avec le plus de tact possible. Il sait que sa question sera indiscrète et que la réponse ne le regardera probablement pas, mais il ne peut s’empêcher.

“... vous dites que vous ne faites que passer, mais quelque chose me dit qu’un sujet important vous amène ici. Je ne joue pas les inquisiteurs, Monsieur, mais il se passe beaucoup de choses louches ces derniers temps... tenez, prenez l’arrivée du groupe d’esclavagistes ce matin aux portes de la ville. Ma curiosité est peut-être impolie, mais je m’inquiète pour le sort de la Famille, vous comprenez?”.
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