Les Salons de la Cour

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Golan Trevize
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D.M.


« le: 18Juillet, 2009, 13:29:11 »

Dario Mancini. Ce nom avait fait rêvé ce gosse. Allez comprendre pourquoi ce gamin avait décidé qu'il serait comme lui. Le gosse s'était aménagé un espace non loin de la maison Mancini et y passait le plus clair de son temps à attendre, sagement assis que le grand Dario sorte vaquer à ses occupations, auquel cas le gosse se mettait à le suivre. En quelques jours seulement, le gosse était devenu le principal sujet de discussions des Mancini. Dans la maison, Dario était celui dont on souriait poliment. Comment allait-il agir avec ce gosse?

Pour le moment Europa sortait de son lit, il avait passé la nuit avec cette jolie brune, une fille bien qu'il protégeait des maquereaux en tout genre. Le Don avait la main sur toute la ville, mais les macellaio de Santaquin étaient toujours là, prêts à rameuter du monde dans leur ville. Ils disaient qu'ils espéraient faire de leur ville la plus grande de toute la région, en faire un endroit sûr et propre de toute influence malsaine. Malgré la "propreté" des routes entre Provo et Santaquin, les convois des deux familles n'arrivent que rarement à destination. Pour le "commun" des mortels c'est tout simplement dû à des accidents, des brigands ou des "monstres", mais vous, vous savez qu'il en est tout autre. Cet état de fait devrait cesser lorsqu'une des deux familles aura prouvé sa force... Ses pensées en tête, il observait la jeune fille en train de remettre ses vêtements. La journée s'annonçait rude.

Le don demandait à ses Capo de trouver de nouvelles façons de faire pour que Provo puisse rayonner plus encore qu'en l'état actuel. Leandro prenait Capo après Capo pour "tester" leurs idées dans la théorie avant la mise en pratique.

Leandro, le premier des premier, le préféré du Don était en charge de toute la ville, c'était l'homme de main du Don depuis plusieurs années déjà. Habillé avec classe et prenant toujours très soin de lui, il n'en restait pas moins une personne dont tous se méfiaient. Entrer dans la liste de ses ennemis revenait souvent à être ennemi de la famille Mancini. Et comme dans toute la région, il n'y avait que deux familles, c'était risquer sa vie durement.

Pour le moment, on pensait aux drogues, mais la ville était trop petite pour que cela représente un réel intérêt. Pas question pour la Famille d'avoir une ville de camés, ça avait été testé ailleurs, sans succès. Les filles, c'était un créneau facile, mais la Famille se faisait un honneur de respecter les "employées", Dame Luna, la mère maquerelle était toujours à l'affut des maltraitances, et le don l'écoutait au moins autant que Leandro. Les armes et l'équipement, c'était un créneau clairement à prendre. Mais Santaquin était plus proche des gros centres du Sud. Là c'était clairement un risque sur le long terme pour Les Mancini...

Bref, Dario n'avait pas encore trouvé la solution, mais il devait la trouver avant onze heures, heure à laquelle Leandro l'avait convoqué pour préparer son repas avec le Don...

Provo, la ville rayonnante après New Reno? Un rêve possible à atteindre... Mais dans combien de temps?


La ville contient 5000 habitants, des "petites montagnes" et un lac asséché permettent de trouver des réserves d'eau et de quoi cultiver et chasser sans trop de restrictions...
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D.M.


« Répondre #1 le: 18Juillet, 2009, 13:30:09 »

Dario ouvrait douloureusement les yeux. Europa avait retiré ses bras qui enlaçaient le corps nu du jeune homme et l’avait du même coups réveillé. S’accoudant sur son oreiller, il vit la jeune femme terminer de s’habiller sans trop de hâte et s’allumer une cigarette. Assise sur le lit, elle le fixa d’un air relativement froid sans dire un mot. Dario lui retourna son regard mais sur un ton plutôt amusé. La fille l’avait supplié de rester passer la nuit avec lui la veille et elle semblait maintenant lui faire la gueule. Il ne comprendrait jamais les femmes. Pourtant, celle-ci avait quelque chose de particulier, un truc qu’il n’avait jamais remarqué chez les autres. Il lui caressa légèrement le bras, geste qu’elle se garda d’interrompre, tout en lui demandant ce qui n’allait pas. Toujours silencieuse, elle écrasa son mégot dans le cendrier de la petite table adjacente au lit et se leva doucement. Sans le regarder, elle lui dit calmement:

“Tu sais où me trouver quand tu aura du temps pour me voir.„

Et quitte la pièce. Dario n’eut pas le temps de répondre que la porte se refermait déjà, laissant la pièce dans un silence des plus agaçants.

Que c’était-il passé dans les dix minutes suivant son réveil pour qu’Europa puisse réagir de la sorte ? Il prit à son tour une cigarette et la fuma lentement. Elle avait réussi à le froisser. Durant ce temps, il regarda le tableau du Don qui faisait face à son lit, dominant la pièce comme celui-ci dominait la ville. Perdu dans ses pensées, il regagna la réalité lorsque des voix se firent entendre à l'extérieur de la pièce: ses compagnons, deux “soldato” qui se promènent en parlant. Entendant son nom, il tend l’oreille pour savoir ce qu’il se dit. Un soupir. On parle encore de ce gosse qui le suit partout. Qu’allait-il bien pouvoir faire de lui ? Eteignant sa cigarette, il se lève de son lit et s’habille. Une fois les rideaux ouverts, il jette un oeil sur l'extérieur. Comme chaque matin depuis plusieurs semaines, le gamin était aux portes de l’entrepôt abandonné, un bon pâté de maison plus loin. Comme chaque matin, il l’attendait.

Cet entrepôt justement, Dario avait prévu de le faire revivre. De nouvelles perspectives attendaient la ville de Provo si sa proposition était acceptée par le Don, et son activité allait reprendre du souffle. Par contre, ce pauvre gosse qui n’avait rien demandé à personne allait se retrouver à la rue, pour le peu de “chez lui„ qu’il avait, et cela par la personne même qu’il adulait. Quelle ironie.

Le jeune Capo sortit de sa chambre et descendit les escaliers qui menaient au hall, hochant la tête en signe de salut à chaque passage d’un membre de la famille. Il embrassa la croix qu’il portait autour de son cou et franchit le seuil de l’entrée principale.

Dehors, l’air était frais, mais agréable. Dario mit la main à son chapeau lorsqu’une légère brise vint s’abattre sur lui. Il regarda à droite, puis à gauche, et se dirigea vers le vieil entrepôt. Au passage, il glissa une pièce dans la timbale du vieil aveugle qui faisait l’entrée de l’épicerie. S’approchant de sa destination, il vit le visage du jeune garçon s’illuminer. Deux secondes plus tôt, il était dos et pied contre le mur, passif, et il se tenait maintenant droit et fier en attendant son idole. Et pour la première fois depuis leur rencontre, ce n’était pas le gosse qui allait vers Dario, mais bien le mafiosi qui allait vers le gosse.
“Hey, gamin, ça te dirait d’aller faire un tour. J’dois te parler d’quelque chose, quelque chose d’important... Tu me suis ?„

Le gosse hocha la tête, étonné mais néanmoins heureux de voir Dario s'intéresser à lui. A leur passage, les gens souriaient de voir le petit marcher de la même manière et avec la même allure que le grand. Le Capo n’y fit cependant pas attention et tout en regardant fixement devant lui s’adressa au gamin qui se mis à l’écouter religieusement :

“Ecoute petit... j’vais pas passer par quat’chemins et j’vais aller droit aux faits...„ il regarda alors l’enfant qui continuait de marcher comme lui, le regard rivé vers l’horizon. “Hey, tu m’écoute là, hein ?„ et le gosse de hocher la tête de nouveau. “Bon, tu peux plus crécher dans l'entrepôt. Il va sûrement être... reconvertit. Voilà.„

Dario attendait une réponse du gamin, mais celui-ci continuait sa route. On aurait dit qu’il avait pas pigé. Il s’arrêta net et le pris par les épaules: “Est-ce que tu comprends ce que ça veut dire ? T’as pas un autre endroit où dormir ?”. Le petit secoua la tête vigoureusement en signe de négation. Il n’avait toujours pas décroché un mot depuis tout à l’heure. Dario demanda alors:

“Bon, c’est quoi ton nom ?„ se disant qu’il arriverait au moins à ouvrir la bouche pour lui répondre.
-Eliaz„

Il avait enfin parlé !

“Ecoute Eliaz, j’crois pas que tu t’rendes comptes de la situation, et moi j’veux pas que tu crêche dehors. Alors j’vais t’emmener dans un endroit propre, agréable, et t’aura même de la compagnie ! Qu’est-ce que tu en dit ?„

Le gosse acquiesça de la tête, et esquissa un large sourire au mafieux. Dario se demandait si il faisait bien de l’emmener là où il comptait l’emmener, mais les options ne faisaient plus légion. Il reprit la route et Eliaz suivit. Sans un mot, ils arrivèrent à destination quelques minutes plus tard.

S’arrêtant devant une vieille bâtisse, Dario fit signe au gosse de ne plus bouger. Il frappa à la porte et un instant plus tard Europa glissa sa tête hors de la maison. Il commença à expliquer que le jeune garçon devait habiter ici pour un temps, que c’était important et qu’elle était la seule personne de confiance à qui il avait pensé, mais elle le coupa dans son monologue:

“Tu te fiches de moi ? Déjà tu me baratine avec ton magnifique projet censé redorer la ville, mais qui au final n’apportera que des emmerdes ! Je le vois venir d’ici ! Et maintenant tu veux que j'héberge un orphelin SDF parce que Monsieur a décidé d’installer un piège à cons sur le lieu même de son habitation ? Tu vois pas que ton idée bidon nous fou déjà tous dans la merde avant même d’avoir vu le jour ?„

Sur quoi le jeune homme répondit calmement que rien n’était décidé, mais que par pure prévention il ne voulait plus voir traîner personne autour de l’entrepôt désaffecté. De plus l’endroit était dangereux pour un enfant de son âge, et le temps de lui trouver un nouveau logement, la compagnie d’une aussi douce femme qu’Europa ne pourrait que lui faire du bien.

Toutefois, la réaction de la jeune femme commençait à lui faire comprendre le regard qu’elle lui avait jeté au réveil. Son projet, qu’il jugeait lui ambitieux, ne plairait pas à tout le monde. Pourtant, il était voué à rameuter des gens et à faire prospérer la ville... ou du moins la Famille Mancini, mais c’était du pareil au même !

Finalement, Europa jeta un regard froids à Dario puis se baissa vers le petit.

“Comment tu t’appelles ?
-Eliaz, lui répondit le jeune garçon.
-Eliaz, tu vas vivre chez moi quelque temps. Tu rentre avec moi ? Je vais te montrer la maison !„

Le gamin entra et la jolie brune le suivit. Au moment de fermer derrière elle, Europa se retourna vers Dario et lui balança sèchement: “Tu manques pas de toupet !”. Le nez du mafieux manqua de se faire écraser par la porte qui lui claqua violemment au visage.

Il regarda l’heure sur l’église qui dominait la place au bout de la rue, ou plutôt du chemin de terre qui faisait office de passage. Il lui restait 1h20 pour se préparer à rencontrer le Don. Léandro l’avait invité à déjeuner, et Dieu sait qu’on ne plaisante pas avec le bras droit Mancini. Il lui fallait être le plus présentable possible, d’autant qu’il avait lu dans un vieux livre qu’une bonne allure rendait les gens plus enclins à vous écouter. Un truc avec les codes de la bonne société, une habitude qui s’encrait dans votre cerveau et qui permettait aux gens de vous manipuler plus aisément: l’aspect était primordial dans nos rapports avec les autres !

Il lui fallut vingt minutes pour arriver chez le barbier. Zakary était un vieil homme plutôt maigre, toujours parfaitement rasé et coiffé. Il avait une tenue courbée et gardait toujours un chaleureux sourire pour ses clients et amis. Dario avait la chance de le connaître depuis son arrivée à Provo, et Zakary savait toujours beaucoup de choses sur ce qui se disait en ville. Les gens ont toujours tendance à beaucoup parler de choses personnelles à leur capilliculteur, et cela le jeune Capo ne le savait que trop bien. C’est ainsi qu’il demanda ce que la population pensait de son projet pour le vieil entrepôt, et le barbier de lui répondre sur un ton mitigé : “Certains aiment, certains se plaignent, mais c’est toujours comme ça quand quelque chose d’inconnu se présente à eux: au début ils rechignent et ensuite ils accourent ! Je pense que tu as là une bonne idée. Cette ville manque d’animation et tu va offrir à ses habitants un véritable parc d’attraction !„. Parc... d’attraction ? Dario n’avait jamais entendu parler de ça. Il apprit avec étonnement qu’avant l’holocauste, des gens affluaient par milliers chaque jours pour s’amuser sur d’immense structures aussi variées qu’extravagantes. Son projet n’avait rien d’aussi extraordinaire, mais il espérait bien que les gens viennent par milliers, bien que cela paraisse hautement improbable pour une ville qui ne comptait que cinq milles habitants !

Quoiqu’il en soit, le jeune homme sortit de chez Zakary aussi élégant qu’un acteur de cinéma pré-crash, et réajusta sa veste d’un coups sec : “Zak, c’est toujours un plaisir de te voir !„. Les deux hommes s’embrassèrent et le vieil homme flanqua une petite tape sur l’épaule de Dario en signe de soutient : “Vas-y, fils, montre leur ce que tu vaux !„. L’homme au chapeau et à la veste en tweed repartit d’une démarche assurée, souriant intérieurement, persuadé qu’il avait là la meilleur idée qui s’était faite pour assurer le nouvel avenir de Provo. Il lui fallut un temps pour retourner à la maison Mancini, croisant de vieilles connaissances en chemin, mais il arriva juste à temps pour son rendez-vous. Il repris son souffle devant le pas de l’entrée principale, puis en franchit le seuil, confiant
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D.M.


« Répondre #2 le: 18Juillet, 2009, 13:30:45 »

Jonus, un Picciotto nouvellement arrivé pour assister Leandro t'accueille à l'instant même où tu franchis l'entrée du territoire Mancini. Le petit jardin, à peine long de 3 mètres, lui suffit pour t'expliquer qu'aujourd'hui, le consigliere du Don déjeunerait dans le "parc", le terrain des Mancini se trouvant derrière la maison. Le temps sec et peu agréable n'étant guère propice à ce genre d'activité, ton cerveau tourne à toute allure pour parer à toutes les éventualités liées à ce choix.

Peu de temps pour poser des questions, les saluts et la répétition mentale de la présentation du projet te préoccupent trop pour ça.
Tu croises un des autres Capo, vous vous saluez, plus par politesse et convenance que par respect. Nunzio, le "nègre" de la famille, une pièce rapportée à qui a été assignée la tâche d'écriture de tous les documents "publics" des Mansini. Un boulot ingrat puisque si l'effet attendu n'apparaît pas, tous les torts sont attribués à Nunzio. Personne ne sait vraiment comment il a pu entrer dans la Famille, mais le Don l'a demandé et lui a fait parcourir des centaines de kilomètres pour l'intégrer. Nul ne l'avait vu auparavant, et depuis nul ne semble l'apprécier vraiment. Une pièce rapportée, utile, mais qui fait tache. Sans avoir pu mettre le doigt sur ce qui vous repousse mutuellement, vous n'avez jamais pu communiquer autrement qu'en baignant vos propos dans une atmosphère tendue.

Le temps du salut passé, tu arrives à la porte qui mène sur le "parc". Quelques plantes grasses assez hautes ornent le sol desséché, le cuisinier de la Famille a fait installé votre table sous un auvent aussi antique que la maison Mancini. Leandro est là, assis dos à la maison, il est droit, ses cheveux gris luisant, sa chemise "blanche" et son verre à la main, il attend, impassible, comme s'il était perdu dans ses pensées. Tu aperçois, face à sa place, une autre chaise et des couverts.
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« Répondre #3 le: 18Juillet, 2009, 13:31:06 »

Le cerveau en ébullition, Dario arrive sous le auvent couvrant Léandro et la table à manger. Les saluts l’avaient un peu perturbé dans ses pensées, mais il connaissait bien son sujet et son discours ne serait pas difficile à répéter, voir à improviser. Seules les inévitables questions l’angoissaient particulièrement. Il savait que pour vendre son idée, il ne suffisait pas d’assembler de belles paroles mais bien de donner tout les arguments qui en feraient le projet exceptionnel qu’on attendait de lui. Et Léandro ne serait pas tendre avec lui. Il avait cependant tout prévu, et à cette pensée commença à évacuer son stress.

Sans faire attention au Picciotto qui repartait par où ils étaient venus, il montra d’un geste respectueux la chaise vacante au consigliere afin d’obtenir la permission de s’asseoir. D’un mouvement calme de la tête, celui-ci donna son approbation. Dario s’installa, le dos droit, et salua Léandro qui lui fit signe qu’il pouvait commencer à manger. Dario attendit que son supérieur ait pris ses couverts pour faire de même, confiant mais à la fois anxieux, connaissant l’homme qu’il avait en face de lui. Du coin de l’oeil, il guettait ses premières paroles.  Un brin d'adrénaline lui monta au cerveau.
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« Répondre #4 le: 18Juillet, 2009, 13:31:41 »

Leandro semble d'assez mauvaise humeur. Il patiente un court instant avant de prendre ses couverts. Puis il patiente encore un instant en penchant la tête vers sa nourriture. Enfin, il pique dans des légumes secs composant la salade de son assiette. Puis, il les amène à la bouche. Mâchant calmement, il souffle des narines comme pour se calmer et déguster. Bien qu'habitué à cet air lourd et pesant, une légère coulée de sueur descend de ta nuque vers ton dos. Tu as le même plat que lui, agrémenté de viande et de légumes plus variés. Les Mancini peuvent se targuer de manger à leur faim, mais pas de façon excessive. Mieux vaut privilégier un repas qui tient au corps et qui "cale" qu'un repas trop esthétique et dans lequel on trouve plus d'air que de nourriture. Pour Leandro, il ne fallait qu'une entrée puisqu'ensuite il devrait manger avec le Don. Un petit sourire apparaît au coin des lèvres du consigliere, il a bien vu que tu attendais un signe de lui pour manger ou parler et il a pris son temps pour le faire. Après avoir fini de mâcher et d'avaler sa première bouchée, il te donne enfin sa "permission" d'un simple coup d'oeil. Alors que tu amènes ta nourriture vers ta bouche, lui qui a avalé sa première bouchée te dit: "Et bien Dario, tu n'as pas envie de me parler de ton projet?". Son ton n'est clairement pas agressif, mais plutôt vaguement amusé, si tant t'es que Leandro puisse s'amuser parfois.

Je pensais que tu serais le premier à me voir, mais finalement, Sante est venu me trouver, il avait l'air ravi de son idée. Il te laisse un bref instant pour avaler ta bouchée, puis conclue Pour faire bref, je pense qu'elle plaira au Don. Il plante à nouveau sa fourchette dans son assiette et remonte sa main vers sa bouche. La ville semble assez calme autour de vous, les murs d'enceinte ne permettent pas de voir de l'autre côté, mais tu sais qu'il y a peu de personnes qu'on laisse passer dans les rues attenantes au mur... Manger dehors, sans les bruits de la rue pour vous déranger ça aurait pu être un sacré plaisir...
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« Répondre #5 le: 18Juillet, 2009, 13:33:04 »

[Je vais tutoyer le consigliere, considérant que le vouvoiement est réservé au Don.]

Au premier abord, le jeune homme n’aima pas la réaction de son supérieur. Cette moquerie, ce manque de respect et de confiance, il ne l’avait que trop souvent vu dans ses paroles et son visage !

Et puis Sante ! Il avait un train d’avance sur lui ! Dario regarda un court moment sur le côté, comme s’il se dépêchait de réfléchir à la situation, puis regarda Léandro, esquissant un large sourire.

“Si Sante a une bonne idée, alors je n’imagine pas ce que tu diras de la mienne, Sottocapo !”

Et vigoureusement, il prit une bouchée de viande tout en gardant son sourire. L’idée de se faire mettre au placard pour ce coups par un autre Capo, surtout Sante, ne lui plaisait pas du tout. Il fallait garder la face ! Il enchaîna :

“Donc voilà, tu n’es pas sans savoir que la Famille a besoin d’argent pour étendre son commerce et ses possibilités. De plus, nous avons besoin d’attirer du monde et de faire vivre la ville pour accroître notre réputation. Eh bien le seul et unique projet qui permettra de réunir tout ces facteurs en un est la création... d’un Casino ! Personne ne peut nier à quel point les gens AIMENT les Casinos !

Vois-tu, ce genre d’établissement apporte de nombreux avantages: clientèle fidèle, grosse source de revenus, des emplois pour les habitants locaux, une relance de l’activité commerciale des fournisseurs de la ville, et le tout entraînant une image positive envers la Famille et Provo !

Un Casino, ce ne sont pas que des jeux d’argents, mais un bar, un restaurant, des boutiques, et même un hôtel de luxe pour les plus fortunés ! De plus, cela amènerait de l’animation pour nos chers citoyens !

Tu me dira que cela implique un certain investissement, mais les grands projets ne se font pas en un jour et à terme, nous rentrerons largement dans nos bénéfices et nous auront la main mise sur les clients et les dirigeants officiels de la ville.

Et puis j’ai déjà l’emplacement idéal: l'entrepôt désaffecté de la ville ! Il ne coûtera rien à racheter à son propriétaire et nous assure une surveillance permanente vu son emplacement par rapport à nos quartiers généraux !

En conclusion: ce Casino nous assure le bonheur des citoyens, d’énormes revenus, des personnalités influentes voir aux capacités dignes d'intérêt pour la Famille et ses projets, et une croissance du tourisme dans la ville... ET une croissance de la ville elle même, bien entendu ! Autant dire que les Santaquins auront du mal à rivaliser avec une telle infrastructure et tout ce qu’elle nous rapportera ! Par l’appropriation de ce secteur, nous assurons à notre ville d’être la plus importante de la région, et crois moi, le Don n’appréciera certainement pas si les Santaquins prennent l’idée avant nous !”

Dario fixait Léandro qui l’écoutait calmement. Il reprit de plus belle.

“C’est la meilleure chose que l’on pourrait apporter à cette ville et à la Famille ! Alors on ferait bien de s’y mettre dès maintenant ! Je te suggère même d’en parler au Don quand nous aurons fini ce repas ! Crois moi, Léandro, le Casino, c’est le futur !!”

Le jeune Capo parlait avec les mains, d’un enthousiasme certain, et on pouvait ressentir en lui une conviction sincère. Il était maintenant mains sur la table, dos droit, et restait attentif à la réaction du consigliere. Après un court silence, il ajouta en guise de conclusion:

“Qu’est-ce que tu en dis ? Hein ?”
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« Répondre #6 le: 18Juillet, 2009, 13:33:46 »

Leandro a réagi lorsqu'il t'a entendu l'appeler Sottocapo. Ne se considérant que comme Consigliere, un léger compliment de ce genre ne passe jamais inaperçu...

Tout d'abord impassible, sans être hostile, il continue de taper dans son assiette pour y picorer sa salade. Puis à l'évocation de ton plan, il cesse de mâcher et reste les yeux fixé sur toi, ou derrière... L'espace d'un instant, tu penses que ton idée le fait rêver.

- Et bien ce que j'en pense... C'est que toi et Sante avez eu la même idée. Il opterait plutôt pour une construction à l'autre bout de la ville, par des gens qu'on ferait passer comme des étrangers, afin de ne pas impliquer la famille. Mais pour le reste, il pense comme toi, qu'à Santaquin ils ne pourraient rivaliser. Il se frotte le menton puis dit d'une voix pensive et réfléchie: "De plus, d'après Sante, il n'y a qu'à New Reno et à Canon City qu'on trouve des lieux de ce genre. Nous serions un véritable phare pour tous les habitants de la région..." Terminant de parler en souriant très légèrement, Leandro s'essuie la bouche, prend un verre d'eau pour s'y rincer les doigts et se les passer sur le crâne et se relève.

"Dario, je vais voir le Don. Si tu peux aller voir Sante pour lui expliquer qu'il faut que vous arriviez à me mettre un plan sur table pour dans deux heures, ça serait formidable. Le Don voudra sans doute voir ses Capo tout à l'heure pour discuter de ce projet..."

Pas un doute, si Leandro avait paru froid au début, ce n'est clairement plus le cas. Il semble emballé par cette idée. Toi et Sante allez devoir travailler ensemble. Et si une chose te tracasse, c'est que ce type est le bras "armé" des Mansini. Tu ne l'imagines clairement pas avoir une idée comme celle-ci...
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« Répondre #7 le: 18Juillet, 2009, 13:34:15 »

Dario ne fut pas surpris de voir que Leandro semblait apprécier son idée. Après tout, il était lui même persuadé qu’elle était excellente, pas de raison pour que son chef n’en pense pas de même ! Cependant, son visage afficha une légère grimace de déception lorsqu’il entendit que Sante avait eu la même idée... puis en vint même à la conclusion qu’il ne pouvait pas l’avoir eu lui même ! Après tout, ce minable était à peine capable d’élaborer des stratégies militaires, comment aurait-il pu avoir une idée aussi brillante ? Il semblait aussi bien renseigné sur la question. Il faudrait faire une investigation lorsqu’il en aurait le temps.

Malgré tout ravi de voir la réaction du consigliere, le jeune homme esquisse de nouveau un large sourire et le salue lorsque celui-ci quitte la table à manger. Il lui fallait maintenant trouver Sante rapidement afin de rassembler leurs idées et se mettre d’accord sur ce qu’ils allaient dire au Don. Midi, il devait être dans son appartement ou dans un restaurant en ville. Dario reprend son souffle et d’un pas pressé part à la recherche du Capo.
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« Répondre #8 le: 18Juillet, 2009, 13:34:57 »

La ville possède une petite place sur laquelle ont lieu les fêtes et le marché. Les cérémonies diverses et les discours officiels. Les gardes de la ville y tournent régulièrement, mais la famille Mansini y a sa place. Alors que Dario aperçoit Sante, en compagnie d'un très jeune homme à une table du restaurant, un des contacts de Dario l'intercepte.

"Y a des gens qui sont arrivés en ville. Ils auraient une caravane d'esclaves Tribaux avec eux... Ils disent qu'ils vont faire que passer, mais il se raconte déjà que ce sont des esclavagistes et qu'arrivant du sud, c'est bizarre qu'ils décident de venir à Provo pour redescendre... Ils iraient vers Santaquin... En tout cas, ils sont nombreux et armés. Pour le moment, les gardes leur ont demandé de rester à l'extérieur, sur la place des marchés aux bêtes et aux caravanes marchandes..."

En général, à toute entrée en ville, il y a des gardes de la ville ainsi que des hommes travaillant pour le Don. Ce gosse, quant à lui, est un contact qui ne travaille que pour Dario. Ce qui lui permet de se tenir bien au courant des choses se déroulant en ville...
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« Répondre #9 le: 18Juillet, 2009, 13:35:24 »

En général, à toute entrée en ville, il y a des gardes de la ville ainsi que des hommes travaillant pour le Don. Ce gosse, quant à lui, est un contact qui ne travaille que pour Dario. Ce qui lui permet de se tenir bien au courant des choses se déroulant en ville...  ##



Dario écoute attentivement son informateur. Dans le monde dans lequel il vivait, rien n’arrivait par hasard: soit ces esclavagistes, car ils ne semblaient pas être autre chose, venaient faire du commerce, soit ils avaient un arrangement avec les Santaquin. La question restait figée dans sa tête: quelle était la raison de leur présence ? Si c’était pour Santaquin, qu’attendaient-ils en venant à Provo ?

Le jeune Capo qui avait jusqu’alors le regard plongé dans le vide remonta la tête vers le gosse et lui dit, dans la hâte:

“Merci, petit. Ecoutes, j’ai une affaire à régler en urgence. J’ai besoin que tu te rende sur la place du marché aux bêtes et aux caravanes marchandes et que tu reste là-bas jusqu’à en savoir le maximum sur leurs intentions et leur provenance. Si tu peux, approche toi des esclaves pour leur demander ce qu’ils savent. En dehors de ça, fais toi discret et ne pose pas de questions. Contente toi d’écouter et de me rapporter tout ce qui te parait important.  On se donne rendez vous ici même à 19h ce soir. Si je ne suis pas là, je me débrouillerai pour te trouver plus tard. Tu peux faire ça pour moi ?”

La main posée sur l’épaule de son contact, Dario le fixe en attendant une réponse.
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« Répondre #10 le: 18Juillet, 2009, 13:35:46 »

Un signe de tête que oui et le jeune homme se carapate sans demander son reste. Ton petit manège n'a pas laissé Sante indifférent, mais sitôt ton contact parti, il tourne le visage, comme s'il n'avait pas été plus intéressé que ça. Sans doute te fais-tu des films, mais bon.

La place est toujours aussi animée, c'est à dire quelques personnes en train de manger au restaurant, principalement des notables de la ville, et quelques autres "importants", en face, un petit troquet accueille ceux qui désirent juste boire un coup ou manger sur le pouce un truc d'une qualité plus que moyenne.

L'avantage de Provo, c'est que la Famille liée au "pouvoir" a mis en place un système de monnaie assez efficace. Basé sur du fer recyclé et frappé, on obtient des pièces assez proches physiquement des anciennes. Elles ne sont pas infalsifiables, mais à chaque pièce correspond un numéro de série répertorié dans le Livre de Comptes que possède le maire. Evidemment c'est du théorique et personne ne s'amuse à vérifier chaque pièce, mais la seule banque de Provo le fait elle. D'ailleurs, la banque, ne sert en fait qu'à écouler l'argent et à permettre aux gens d'y déposer leurs fonds sans craindre de se le faire voler. Les commissions prises sont infimes. Même les "classes moyennes" y trouvent leur compte. Les classes moyennes étant principalement les marchands, artisans et ouvriers qualifiés. Avec le Projet de Dario et sans doute de Sante, cela concernerait bientôt plus de monde, et peut-être que la famille posséderait sa propre Banque... Une nouvelle source de revenus plus que juteux...

Pour le moment, cette histoire d'esclavagistes t'intrigue. Il ne faudrait pas que les Capo les moins scrupuleux y trouvent une source de main d'oeuvre facile à détourner ou que ça  soit une manoeuvre des Santaquin pour nuire à Provo de quelque façon que ce soit.
C'est donc la tête remplie d'idées et de pensées diverses que tu arrives devant Sante.
Celui-ci se retourne et cesse de discuter avec son "ami" pour t'accueillir comme il se doit.
"Dario! Mon cher Dario. Comment vas-tu? Tu viens manger? Assieds-toi avec nous!"
Sa voix chaleureuse te laisse imaginer qu'il est heureux et sans doute fier de lui et qu'il a envie d'en parler...
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D.M.


« Répondre #11 le: 18Juillet, 2009, 13:36:09 »

Après un rapide et prudent coup d’oeil autour de lui, Dario s’installe à la table de Sante, habillé d’un large sourire. Il ne sentait pas bien cet homme, mais comme Léandro lui avait demandé de travailler de concert avec lui, il le fit sans rechigner. Tout d’abord, il le salue amicalement, ou du moins au mieux qu’il puisse l’être avec lui, puis machinalement s’adosse à sa chaise, les bras en croix, et lui demande de lui présenter son “ami”.

Le jeune homme montre rapidement qu’il n’a aucune confiance en ce dernier, et que sa présence est plus un poids qu’autre chose. Il regarde Sante et lui glisse:

“Écoutes, tu dois savoir pourquoi j’suis là. Léandro veut qu’on bosse ensemble. Néanmoins j’aime pas trop parler d’tout ça dans un endroit bondé d’monde comme ici ! J’te laisse m’emmener dans un coin tranquille ? Fais moi la surprise, j’te suis.”

Il aurait bien eu envie de parler avec lui des esclavagistes et de son avis sur la question, mais le temps pressant il fallait aller droit au but. Ce qui ne concernait pas le futur casino passerait en second.
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D.M.


« Répondre #12 le: 18Juillet, 2009, 13:37:25 »

Sante te laisse t'asseoir. Lorsque tu lui expliques la raison de ta venue, il congédie son ami d'une petite phrase glissée à l'oreille dont tu n'entends rien. Sante, comme tout le monde le sait, aime les jeunes hommes, et les plus jeunes filles. Il te laisse parler tout en regardant son "ami" partir. Il termine son verre, t'observe, comme si tu étais une pièce de veau.

"Hum... Tu sais Golan... Ici on est à l'aise, on peut parler, surtout que je n'ai pas fini de manger. Mais si tu veux un endroit plus calme, et ailleurs qu'ici, on peut aller prendre une pièce à la Goldwin Volante. "

De la part d'une femme ou d'une personne désirant te faire des avances, ça aurait pu être pris comme une avance sexuelle, l'hôtel servant de lieu de passe haut de gamme. Mais de sa part, c'est plus l'aspect discret qu'il relève.

"Sinon, on peut tout simplement retourner dans un de nos bureaux... "

Il regarde rapidement autour de lui, observe le reste de nourriture trônant dans son assiette, à la rigueur, je préfèrerais qu'on rentre. Il se lève et prépare ses affaires tout en montrant au tenancier qu'il laisse de l'argent sur la table.

"Alors comme ça, Leandro veut qu'on bosse ensemble... C'est une première... Et sur quoi veut-il qu'on allie nos cerveaux?"

Sa voix, comme ses manières, sont celles d'un type qui "se la raconte", prêt à parler fort pour se montrer.
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D.M.


« Répondre #13 le: 18Juillet, 2009, 13:38:14 »

L’attitude de Sante passait mal aux yeux de Dario. S’il n’avait pas été de la Famille, il l’aurait bien emmené dans une ruelle pour lui refaire le portrait, mais il garda son calme et avança avec lui comme si de rien n’était... ou presque: on pouvait sentir dans la voix du jeune homme une tension qu’un avertit pouvait discerner aisément.

“Et bien, tu sais...”, il regarda autour de lui et s’assura que personne ne pouvait entendre puis glissa discrètement: “Le Casino. Nous avons eu la même idée à priori et, hum... nous devons réfléchir ensemble pour établir un plan.” On sentait que Dario s’arrachait les mots de la bouche.

“Léandro veut nous voir dans moins de deux heures pour présenter l’idée au Don. Donc j’aimerais savoir exactement de quelle manière tu comptait mener à bien le projet et...comment celui-ci t’est venu à l’esprit.”

Puis tout bas pour lui même: “Si tant est qu’il t’est venu tout seul...”.
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« Répondre #14 le: 18Juillet, 2009, 13:39:56 »

Sante... Il souffla un instant lorsqu'il comprit qu'il fallait rester sérieux et que tu désirais un ton plus confidentiel...

"Bon, et bien... ça m'a l'air de te tenir à coeur cette histoire..."

Il se gratte la nuque, et laisse planer un instant de silence tout en observant les rues que vous empruntez, des rues calmes où les oreilles indiscrètes sont rares lorsqu'on sait qu'un Mancini y passe. Les yeux se détournent et les gens ont soudain quelque chose à faire chez eux.

Sante continue : "Et bien, j'ai appris, par la radio, que des gens avaient rencontré des gens qui avaient parlé d'un lieu visité par d'autres gens... Bref, tu vois le truc je pense..."

La radio. C'est vrai que Sante a la réputation d'écouter souvent sur les ondes pour tenter de localiser d'éventuelles informations intéressantes. Parfois ça amène du bon, mais c'est assez rare... Là il aurait entendu des rumeurs au sujet d'un événement l'ayant amené à penser que...

"Bon, en gros, des gens auraient rénové un lieu pour en faire une salle de jeux, de restauration, de débit de boisson, de rencontres,..." il sourit un poil "gêné" , "et de ... Débauche"

Vous continuez de marcher et vous êtes quasiment arrivé derrière la propriété des Mancini. Vous n'avez pour ainsi dire croisé personne. Tant mieux, moins il y a de bruits et de rencontres et plus vous aurez de temps pour réfléchir et mettre en accord vos propos...

"Au final, je me suis dit que pour nous, ça serait une sacré aubaine. Je ne sais pas si d'autres villes du coin ont eu cette idée, mais ici, je sais, je sens que ça pourrait être formidable!"

Tu sens que Sante est vraiment charmé par son idée, qu'il a dû en rêver beaucoup avant de pouvoir y placer des mots... Lorsque vous arrivez vers l'entrée de la demeure "familiale", il te laisse choisir le lieu de travail...
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