Les Salons de la Cour

19Octobre, 2019, 22:57:16
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Le Pixx
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« Répondre #30 le: 03Juillet, 2009, 23:36:54 »

En faisant le plus attention possible, tu fait rouler deux grosses pierres l'une contre l'autre, ce qui mange de te déséquilibrer, restant en position un instant, sans respirer, tu observes les bêtes. L'une d'elle a relevé la tête. Sans doute rien d'important. De toutes façons, le vent passe entre vous sans attirer les odeurs ni vers toi ni vers eux.
Quelques secondes passent, sans doute même deux minutes, lorsque tout à coup, tu entends le bruit d'un moteur quelque part vers ta droite. Le véhicule était loin et s'éloigne encore plus. En tout cas... Si tu avais été tentée de tirer...
Les charognards lèvent la tête, reniflent l'air, oreilles dressées, puis rebaissent la gueule dans les entrailles de leur victime.
Victime... Au moment où tu allais faire demi tour, quelque chose attire ton regard. La carcasse a été brusquement retournée et tu as cru apercevoir une forme comme un bras ou une jambe, en tout cas un membre ayant peu de chances d'être animal...
Agyness fit une vilaine grimace.

Il était toujours hors de question de gacher ne serait-ce qu'une balle. En revanche, elle ramassa petits bois et brindilles, et tenta de faire partir un feu, dans lequel elle plaça une branche plus épaisse... Les gloutons avaient beau être des animaux agressifs, le feu n'était pas vraiment l'un de leurs trucs favoris. Par ailleurs, le jour s'était bien instalé, et les chance qu'on ait de la repérer avec ce feu étaient moindres.

Lorsqu'au bout de 10 bonnes minutes, elle réussit à obtenir sa torche improvisée, elle engagea une balle dans la chambre de son M14 puis, tenant son fusil d'une main, et la torche de l'autre, elle retourna en direction du festins des créatures, espérant qu'elles avaient assez mangé, elle s'avança.

Avec un peu de chance, les gloutons auraient l'estomac plein, et se contenteraient de partir devant les flammes...

Sinon, eolle seraient obligée de faire usage de son arme.

Le coeur battant tu t'avances, l'odeur sans être insoutenable, n'en est pas moins vaguement désagréable, les bêtes t'observent lorsque tu avances. Leur regard en dit long sur leurs intentions. Manger. Finir de Manger. Empêcher l'autre de nous empêcher de manger. Ils se tournent simultanément dans ta direction et grogne, montrant les dents et avançant une patte. Un autre échange de regard, tu avances à ton tours d'un pas, mesurant chacun de tes gestes dans le but des les forcer à s'éloigner. Finalement ils reculent, puis tourne le dos, lourdement au départ, puis plus rapidement. Ils deviennent vite des taches sombres qui s'évanouissent dans les bosses et creux du sol alentour.
A quelques pas devant toi, tu as le cadavre de quelqu'un qui était effectivement un humain il y a peu de temps encore. Même si les charognards l'ont bien attaqué, tu distingues nettement les impacts de balles derrière la tête, le visage était en miette avant qu'il ne serve de passage pour une cervelle très au goût des Gloutons. L'homme était imposant tant par sa taille que par son poids, au bas mot, il mesurait 1m85, 1m90, et pesait bien les 150kg facile. Le repas qu'il constituait a été pris à la va vite et sans la moindre attention quant aux parties dévorées, mais ce qui est sûr, c'est qu'il était seulement vêtu de ses chaussures, d'un caleçon et d'un maillot de corps. Les tissus ont été déchirés en même temps que la peau et les muscles. Tu parviens à retenir sans trop de peine tes hauts de coeur, mais rester là, seule avec ce macchabée te dérange quelque peu...
Le soleil ne va pas tarder à se mettre à cogner, faiblement en comparaison de l'après midi, mais tout de même suffisamment fort pour que mouches, grouillants et volatiles se donnent rendez-vous pour le festin...

Agyness eut un frisson. Elle regarda dans la direction dans laquelle était partis les gloutons. Considérant qu'elle avait encore un peu de temps devant elle avant que d'autres charognards rappliquent, , elle se pencha sur la dépouille, et y prit la paire de chaussures. Dnas le meilleur des cas, elle pourrait les échanger au troc, dans le pire, elle pourrait se servir des imposante godasses pour y récupérer des pièces de cuir, afin de réaliser des réparations de fortune sur son équipement.

Ceci fait, elle retourna en direction du feu qu'elle avait allumé, et l'éteignit en tassant du sable dessus.

Lorsqu'elle eut fini, elle regarda autour d'elle, et essaya de localiser un point haut.

Elle mit plusieurs minutes pour y parvenir, mais une fois en haut, elle considéra sa position et regarda en panoramique autour d'elle pour localiser un panache de fumée, ou tout autre élément qui pourrait l'informer sur les activités des types véhiculés.

Manifestement, les types venaient d'exécuter le casse-croute géant des gloutons, en prenant soin de le dépouiller consciencieusement.

Esclavagistes ?

Celà n'était pas dans leurs habitudes d'éxécuter un types qui représentait un bon paquet de fric vu sa corpulence, et sa capacité musculaire potentielle.

Pillards ?

Probablement... mais pourquoi l'éxecuter dans un coin à l'abris de la vue de qui que ce soit

Quelque chose clochait, et elle n'avait pas envie d'aller droit sur des emmerdes.

Sans aucun problème tu repères la voiture, elle a déjà tracé la route, mais le conducteur ne cherche pas à faire dans la discrétion. Un véhicule fonctionnel, solide et bien charpenté, de type gros Buggy. Deux places, pas plus. Une galerie sur le toit.
Ils sont suffisamment loin pour ne pas espérer les rattraper à pied. L'avantage pour vous, c'est qu'ils prennent une direction qui n'a aucune chance de croiser la vôtre. Il partent largement sur ta droite alors que vous devriez avancer face à toi, légèrement sur la gauche...

Agyness fit en sorte de se rappeler du modèle de voiture qui s'éloignait d'elle... Juste histoire d'être prévenue de la dangerosité potentielle des occupants du véhicule. puis elle descendit de la hauteur naturelle qu'elle avait gravit pour se remettre en route et terminer son boulot d'éclaireuse.

Avec tout ça, elle avait pris du retard dnas ses prévisions de trajet. Il ne faudrait pas traîner pour rejoindre Trévor au plus vite.

Agyness refit une bien vilaine grimace

Pour quelle raison un vieux con allongerait-il l'itinéraire de cette manière ?

Plus elle avançait, plus elle reniflait l'arnaque. Elle n'aimait pas du tpiut l'allure que prenaient les choses. Un tel chemin pour rien du tout, selon elle, c'était pour gagner du temps sur quelque chose... Genre, on "s'organise" avant de tomber à bras racourcis sur Trevor. Ou alors, les faire passer par ici les obligerait à arriver à cette intersection... Y avait-il la possibilité d'une embuscade ? Probable, probable... n'empêche que sur le coup, il n'y avait personne.

Ou alors, toute menace potentielle était carrément bien planquée.

Elle grogna, puis fit demi-tour en direction du vieux et de Trevor, tout en faisant attention à toute chose "anormale" dnas le coin

-"manqu'rait plus qu'un griffemort s'amène" grogna-t-elle

Il aura bien fallu plus de deux heures à Agyness pour revenir vers ses compagnons. Le vieux sage et Trevor n'avaient pas bougé d'un poil, enfin si, le vieillard était allongé sur le flanc, la main serrée dans celle de Trevor. Ce dernier avait son étoile de Shérif dans la main, ayant senti arrivé sa jeune amie, il a tourné la tête, une larme finissant de couler sur sa joue.
"... Agyness... Le sage vient de rejoindre ses ancêtres..." Jamais Trevor n'avait paru aussi ébranlé, jamais ses murailles impénétrables ne s'étaient autant effondrées. "... Avant de me quitter, il m'a fait ouvrir sa besace..." Sa voix trahit un hoquet qu'il contient. Il reprend son calme, posément et fait signe à Agyness de ne pas avancer vers lui. "... Dedans, il y avait une photo. C'est une photo de mon père. Ce vieux ne pouvait pas le savoir, mais ce qu'ils savaient dans sa tribu, c'est que mon père les avait sauvé une fois et qu'aujourd'hui c'était à mon tour... Ce sont des conneries je le sais, mais... Ces gens... Des femmes, des enfants, vivant sainement, vont être dans de sales draps. Je ne veux pas les abandonner..." Il se frotte le visage, retient une larme. "... Je dois continuer..." Aux oreilles d'Agyness, la voix de Trevor était le seul son qu'elle entendait, comme si la nature elle même se concentrait à cet instant précis pour laisser le vieillard partir, Trevor réfléchir à un hypothétique avenir...

Agyness resta silencieuse pendant un moment qui aurait pu sembler être une éternité. Puis elle observa la dépouille du vieil homme et sans le quitter du regard, elle lança à Trevor

-"C'qui voulait, c'est qu'tu d'viennes l'nouveau chef d'sa tribu... I' savait qu'il allait crever... C'est pour ça qu'il a voulu prendre le ch'min l'plus long possible pour r'joindre sa tribu"

La jeune femme leva le menton, et contempla l'horizon d'où elle était venur

-"Y a du grabuge là bas..."

Fiit-elle par dire

-"J'ai trouvé les restes d'un types qu'deux gloutons dévoraient. L'pov' gars s'est fait exécuté d'une balle dans la nuque, à bout portant. Y a des mecs vraiments pas cools qui trainent dans l'coin. Ils ont des bagnoles. Et ils ont assez d'munition pour en gacher sur une execution. Sûre qu'ils sont assis sur des caisses de vivre et d'munitions. J'pense à des pillards... Possible qu'ils soient passé par l'village du vieux..."

Elle regarda Trevor

-"L'vieux voulait qu'tu sauves son peuple... T'es pas forcé... mais si t'y vas, ça risque d'être vachement chaud..."

Agyness fixa l'étoile de métal
-"T'as b'soin d'une adjointe, Sheriff ?..."

Trevor se redresse, tout en écoutant sa jeune amie. Il observe les alentours un instant, tous ses sens en éveil. Puis calmement, il explique qu'il doit rendre hommage à ce mort en lui offrant soit une sépulture décente, soit en le brûlant entièrement. Il ne sait pas vraiment comment font les Tribaux... Dans le doute, et faute de matériaux, il va l'enterrer et marquer sa sépulture afin de la retrouver en cas de besoin.
...
Tout en commençant à creuser, il parle, d'une voix naturelle, pas gênée, visiblement, l'effort lui fait du bien. "Je pense pas qu'il ait prévu sa mort, je crois qu'il devait être persuadé qu'il pourrait m'amener à son village. Je pense même qu'il était persuadé que je pourrais les aider... En tout cas, maintenant, la question n'est plus posée, j'y vais, avec toi si c'est ce que tu veux". Il reprend un peu son souffle, la sueur coulant sur sa nuque et son front. Le soleil va commencer à taper dur. On ferait mieux d'aller se trouver un coin d'ombre une fois notre ami enterré...
Puis, plus en marmonnant qu'en articulant, Agyness parvient vaguement à comprendre qu'il est de sale humeur, ne sachant pas comment rejoindre un village pas vraiment figé sur une carte... Ses ronchonnements et son front plissé la rassurent cependant. Il est en train de retrouver ses vieilles habitudes...
La nature, malgré le soleil déjà bien haut, reste décidée à se montrer calme, le peu de vent qu'il y avait est retombé, les animaux sont cachés ou loin de vous, quelques rares oiseaux tournent haut dans le ciel...

Agyness regarda d'un air inquiet la ronde des oiseaux.

Décidément, les charognards avaient un don pour repérer très tôt les dépouilles... la proximité potentielle des types motorisés la rendait inquiète, et le balais de ces maudits oiseaux risquait d'attirer l'attention des types qui avaient eu la détente facile sur le malheureux colosse dont elle avait découvert la dépouille.

Aussi, elle s'atela à la tache, et aida Trevor à creuser uen tombe honorable pour le vieux. La tâche était toujours aussi sordide... et pourtant, elle aurait dû en acquérir une certaine habitude... Non pas qu'elle fut un croque mort, mais dans ce monde là, enterrer des cadavres était une chose trop fréquente, surtout pour une jeune fille.

Lorsque le vieux fut sous terre, elle mit une bonne minute à rompre le silence.

-"Bon... J'pense savoir à peu près où s'trouve le village du vieux. Faut r'monter et passer dans les colines. Là, il y a plusieurs défilés... mais faut faire gaffe, y a du moiuvement d'types louches dnas le coin... J'propose qu'on marche à l'ombre... On d'vrait arriver pas avant la fin d'l'aprés-midi"

Ils se mirent en marche. Agyness bu une gorgée d'eau de sa gourde, en restant la plus économe possible.. lors de son tour de reconnaissance, elle n'avait pas trouvé le moindre point d'eau. Certes, elle pensait bien qu'il devait en avoir un dans le coin, puisque des gloutons semblaient avoir trouvé leur "zone de chasse" dnas le coin, mais elle ne voulait pas perdre de temps dans ce coin, avec tous ces mouvements de types surexcités dans le coin... et puis, s'il y avait un village, il y avait un point d'eau... Ca, c'était une chose certaine.

Agyness et Trevor ont passé une bonne partie de la journée à marcher. Sans prévenir, l'homme abattu qu'il était, redevenait un traqueur, un trappeur, à l'affût du moindre mouvement, du moindre bruit, Imperturbable et professionnel, avançant sans hésiter. Sans faire vraiment attention à sa jeune compagne, il avalait la distance, montait et descendait les côtes et les creux. Alors que le soleil allait tomber ils continuaient de marcher. Il était persuadé que si le vieux prévoyait si large en temps, c'était en prenant en compte sa vitesse de déplacement à lui, et pas celle de deux personnes vigoureuses et motivées.
Ce n'est qu'en plein milieu de la nuit, alors que la lune se retrouvait masquée par d'épais nuages qu'il décida de s'arrêter pour manger et boire, et sans doute, dormir.
Agyness. Je ne sais pas pour toi, mais je pense qu'on peut arriver au village des Makhpiya-Luta d'ici deux ou trois jours de marche à ce rythme. Tu penses que ça ira?

La journée s'est passée quasiment dans le silence, ne répondant que par des vagues oui ou non, Trevor venait de parler plus que toutes ces dernières heures réunies. Il comptait visiblement se reposer ici. Au pied d'une sorte de gros rocher haut de 4 mètres. Dans les alentours, rien, pas le moindre signe de vie, ni d'eau, ni de quoi que ce soit d'autre que du désert, de la roche, de vieux arbres morts...

Agyness considéra un moment l'abri improvisé, puis secoua sa gourde à son oreille. il était nécessaire de trouver de l'eau sans quoi, le lendemain, les choses risquaient d'être plus compliquées pour le binomme.

-"J'vais essayer de trouver un point d'eau pour remplir les gourdes" dit-elle à Trevor. Trevor la regarda, puis lui lança sa gourde. Il avait fait ça naturellement, comme ça... en tre deux bouts de bois qu'il était en train de ralmasser pour s'occuper du feu, et surtout, pour faire en sorte qu'il tienne le plus longtemps possible.

La nuit était claire sur les terres désolée. Agyness n'aurait pas de mal à s'orienter dnas le crépuscule, et encore moins dans le coeur de la nuit. La lune était pleine, et grâce à celà, elle pourrait aisément retrouver le chemin de retour. Toutefois, elle ne voulait pas prendre de risques inutiles. Elle savait qu'elle devait descendre de leur hauteur... l'eau faisait comme tout dans ce monde désolé, et la dernière guerre mondiale et ses damnées radiations n'avaient pas eu raison de la loi de la gravitation universelle. S'il devait y avoir de l'eau quelque part, il fallait s'enfoncer dans l'une des gorges du secteur.

-"Ne t'éloignes pas à plus d'une heure de marche" lui lança Trevor

Il savait ce qu'il faisait... Si Agyness devait se servir de son arme, il l'enendrait à cette distance, et pourrait potentiellement le retrouver. Quoiqu'il en soit, Agyness se devait d'être extrêmement prudente. Et quand bien même la zone semblait être saine de toute créature mutante, qu'elle soit Rad Scorpion, ou griffemort, ce n'était pas une raison pour sous-estimer les prédateurs les plus naturels.

-"J'traine pas" repondit-elle à Trevor "je m'absente deux heures environ... pas envie d'tomber sur ue mauvaise surprise. Si j'trouve pas d'eau, j'reviens de toute façon"

Agyness hotta le cran de sureté de son arme, et se mit en route dans le bleu roi de la nuit étoilée.

C'est sans difficulté, mais non sans peur qu'Agyness trouve un point d'eau. Comme elle l'avait supposé au départ, si les charognards vivaient par là, c'était sans doute qu'il devait y avoir de l'eau non loin. Errant un peu au gré de ses théories, la jeune femme parvint enfin à trouver ce qu'elle cherchait. Non pas sous forme d'eau, mais de melons. Des fruits malsains en apparence, car de formes variées et de couleurs ternes ou vives. L'évolution n'avait sans doute pas dû les favoriser en apparence, mais leur survie s'en était améliorée. Les pousses n'étaient pas nombreuses, mais permettraient de survivre de façon plus agréable.
Agyness hésitait. Passer plus de temps pour trouver une éventuelle "source d'eau" quitte à risquer de rencontrer des prédateurs, ou repartir avec sa maigre mais sucrée et rafraîchissante nourriture...



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Quand le chat n'est plus sur mémé, ça veut dire qu'elle est froide
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« Répondre #31 le: 03Juillet, 2009, 23:41:00 »

Inutile de courir des risques, surtout à la nuit tombée. Ces melons feraient l'afaire, et pourraient, s'ils ne remplissaient pas les gourdes, au moins permettre qu'elles se vident moins vite. Elle sortit son couteau, coupa les tiges, et ramassa tout ce qu'elle put prendre dans sa gibessière.

Il était temps qu'elle retourne vers Trevor.

Trevor l'avait attendu, tout en restant à l'affut. Il n'avait rien vu de notable. Pas même un animal ou un signe de vie humaine. Il accueillit avec joie les melons. Agyness et lui en partagèrent un en silence.
Puis Trevor parvint avec quelques difficultés à glisser un "merci d'être restée".
Entre le moment où ils reprirent la route et le moment où ils se séparèrent pour localiser le village, il ne se passa rien de notable. Trevor était redevenu le traqueur et n'avait pas fait mine de repenser au vieux Sage. Il continuait de bavarder avec la jeune femme, c'est à dire à échanger des idées et des connaissances principalement. Tous deux évitaient consciencieusement les questions amenant à parler de leurs passés.
C'est Trevor qui trouva le village des tribaux.
Il revint au point de rendez-vous, et Agyness ne put lui faire décocher le moindre mot, le moindre signe de sympathie. Il s'était à nouveau renfermé, non pas dans la tristesse mais dans la colère. Elle sentait l'aura de nervosité qui entourait son "ami". Ils avaient trouvé de l'eau dans un vieux puit presque desséché, avait réussi à chasser des lapins et des volatiles indéfinissables. Finalement, c'est presque en pleine forme qu'ils arrivèrent face à la macabre découverte. Le soleil était bien haut et la chaleur faisait transpirer les deux corps. Pas un souffle de vent, pourtant arrivés à proximité du village, l'odeur était forte. Des morts, de la Charogne... Quelques pas de plus sur le sable lisse, tassé par des années de nombreux passages à cet endroit. L'entrée d'un village délimitée par un portique orné de crânes, de plumes, de branches, de pierres, et d'ossements d'Anciens. Des marques de pneux allant droit vers le centre des "tentes". Partout dans le "petit village, les corps des blessés, des vieillards, des enfants au teint malade avaient été laissés aux oiseaux. Pas de doute, si ceux qui étaient passés n'étaient pas les esclavagistes, le village était tout de même rasé. Détruit. Rien ne restait sinon les corbeaux, quelques rats et quelques chiens sauvages. Voyant deux humains arriver, nombreux furent ceux qui détallèrent. Les autres restèrent à déchiqueter les cadavres épars. L'odeur avait attiré les plus gros des animaux, le sang et les tripes avaient attirés les mouches et autres insectes rampants.
Trevor gardait le silence, explorant la scène des yeux. Pas fous, ceux qui avaient fait ça n'avait pas mis le feu aux tentes. Pas de doute concernant les maigres richesses que pouvaient posséder les Makhpiya-Luta, elles avaient dues être pillées...
Trevor parvint à détacher son regard de la scène pour tourner les yeux vers Agyness, le corps tendu à l'extrème, ses jointures blanches serrant la crosse de son fusil...
Qu'est-ce que t'en penses? Sa question pouvait tout et rien dire à la fois...

Agyness regarda les dépouilles, puis regarda autour d'elle. Elle fixa un moment une hutte rudimentaire, un peu à l'écart des autres habitations. Puiselle regarda les traces de véhicules sur le sol, et enfin, vers le soleil, encore haut dans le ciel.

-"Si y'a des survivants, ils s'sont barrés, et p't'être qu'ils nous r'gardent de loin..."
Elle regarda les corps sans vie.

-"Faut mettre ces pauv'gens dans la hutte, la bas, et brules les corps, on aura pas l'temps d'les enterrer"

Puis shootant dans un caillou, qui s'écrasa plus loin sur les empruntes des véhicules

-"Y'a pas qu'les limaces qui laissent des traces, Trevor..."

Les yeux étaient enragés

-"On va les r'trouver... C'est qu'une question d'temps"

Les deux compagnons de route trainèrent les cadavres un par un vers la hutte du fond, et les placèrent comme ils purent. Le travail était dur et éprouvant, mais ils mirent qu'un couple d'heures pour installer les dépouilles.. plusieurs fois, Agyness vida le contenu de son estomac devant toute cette horreur. Trevor se contenta alors de la regarder, la laisser récupérer un moment, puis se remettre au travail.

Lorsqu'ils allumèrent le feu, il était trop tard pour reprendre la route, mais asdsez tot pour explorer les restes du village, et trouver éventuellement des indices qui pourraient les aider à identifier la nature des agresseurs. De même, ils firent en sorte de récupérer tout matériel , nourriture et eau leur permettant de commencer leur traque.

AU coin du feu, pendant la nuit, ils n'échangèrent que quelques phrases, afin de bien se mettre d'accord sur la manière de procéder avec les agresseurs. Il fallait être très prudents... Et la vengeance, ou la justice, ne devaient alors être utilisées qu'avec beaucoup de sang froid... Il fallait considérer qu'n nouveau type de chasse était oubvert, et ils fallait qu'ils envisagent les solutions possiblkes pour attirer ses prédateurs sur plus fort et surtout plus vicieux qu'eux.

Agyness regarda les dépouilles, puis regarda autour d'elle. Elle fixa un moment une hutte rudimentaire, un peu à l'écart des autres habitations. Puiselle regarda les traces de véhicules sur le sol, et enfin, vers le soleil, encore haut dans le ciel.

-"Si y'a des survivants, ils s'sont barrés, et p't'être qu'ils nous r'gardent de loin..."
Elle regarda les corps sans vie.

-"Faut mettre ces pauv'gens dans la hutte, la bas, et brules les corps, on aura pas l'temps d'les enterrer"

Puis shootant dans un caillou, qui s'écrasa plus loin sur les empruntes des véhicules

-"Y'a pas qu'les limaces qui laissent des traces, Trevor..."

Les yeux étaient enragés

-"On va les r'trouver... C'est qu'une question d'temps"

Les deux compagnons de route trainèrent les cadavres un par un vers la hutte du fond, et les placèrent comme ils purent. Le travail était dur et éprouvant, mais ils mirent qu'un couple d'heures pour installer les dépouilles.. plusieurs fois, Agyness vida le contenu de son estomac devant toute cette horreur. Trevor se contenta alors de la regarder, la laisser récupérer un moment, puis se remettre au travail.

Lorsqu'ils allumèrent le feu, il était trop tard pour reprendre la route, mais asdsez tot pour explorer les restes du village, et trouver éventuellement des indices qui pourraient les aider à identifier la nature des agresseurs. De même, ils firent en sorte de récupérer tout matériel , nourriture et eau leur permettant de commencer leur traque.

AU coin du feu, pendant la nuit, ils n'échangèrent que quelques phrases, afin de bien se mettre d'accord sur la manière de procéder avec les agresseurs. Il fallait être très prudents... Et la vengeance, ou la justice, ne devaient alors être utilisées qu'avec beaucoup de sang froid... Il fallait considérer qu'n nouveau type de chasse était oubvert, et ils fallait qu'ils envisagent les solutions possiblkes pour attirer ses prédateurs sur plus fort et surtout plus vicieux qu'eux.


Trevor avait esquissé un maigre sourire lorsqu'Agyness lui exposa ses plans. Pour un peu, il l'aurait félicité, mais dans les circonstances actuelles, il préféra s'en abstenir et agir de pair avec elle. Ainsi, même s'il ne parlait pas durant leur funèbre travail, il réfléchissait à ce qu'ils devaient faire...
Lorsqu'ils eurent terminé de placer les corps, de dire quelques mots pour les esprits des victimes, ils cherchèrent des indices dans les huttes et les tentes restantes.
Les "pilleurs" ou les "esclavagistes" ou quiconque fussent ces assassins, avaient pris le temps de fouiller méticuleusement toutes les cachettes possibles. Rien de ce qui pouvait avoir la moindre valeur n'était trouvable. Mais, en même temps, que ce soit les traces de caravanes, de pneux ou des chevaux et des pas d'hommes, rien ne permettait de distinguer ces tueurs.
Trevor cracha par terre, et finit de chercher indices et provisions avec Agyness.
Le soir arrivé, les deux compagnons, fourbus et pensifs décidèrent malgré tout de ne toucher qu'à la nourriture laissée ici et là, plutôt que celle visible, savoir si les assassins avaient empoisonnée la nourriture serait difficile. Les flammes crépitaient tout en éclairant faiblement les quelques mêtres autour des deux seuls êtres humains encore vivant dans le village. Trevor avait sorti une vieille carte et l'explorait des doigts et du regard. Tout à coup, il observa Agyness par dessus les flammes.
"Tu sais que tu es une sacré femme toi?" Sa voix était presque amusée, toute emprunte de timidité. 'Fin je veux dire, que de tous les hommes que j'ai connu, et de toutes les femmes, rares sont ceux qui auraient tenu face à tant de choses. Je suis content que tu sois avec moi.
La surprise se lisait sur les yeux d'Agyness, mais déjà Trevor baissait la tête, réfléchissant à la route qu'avaient pu prendre les ravisseurs.

Un petit sourire pointa sur les lèvres d'Agyness. Elle avait été cinsèrement touchée. Elle laissa le silence s'installer cvalmement, puis, après quelqus respirations

-"Merci Trevor... J'dois vous avouer qu'vous êtes le type le plus chouette que j'ai vu d'puis longtemps... Et z'êtes un sacré bon chasseur !"

Elle leva les yeux vers les étoiles.

-"Vous croyez à l'au-d'là, Trevor ? Enfin... J'veux dire qu'vous sembliez êt' vachement attaché à ces gens... On dit qu'ces gens croient en l'au-d'là... Moi j'dis qui suffit qu'y ait qu'un type qui croit la d'dans, pour qu'ça marche... Ca veut dire p'têtre qui nous r'gardent... Et p't'être que ça veut dire qu'en respectant leur mémoire, y' nous aid'ront..."

Elle regarda autour d'elle

-"Vu l'remu ménage, j'doute qu'ils aient empoisonné la nourriture... Ils ont agi en groupe. On r'cherche une caravane avec au moins deux à trois véhicules motorisés... Y peuvent pas bouger n'importe où... S'ils avaient que des chariot tirés par des Bhramins, y pourraient aller presque partout... Mais là, faut qui z'aillent d'un point à un autre pour assurer leur carburant... Et puis, faut qu'ils passent dans des zones pas accidentées.... Sinon ça casserait leurs bagnoles... Peuvent pas prendre le risque d'une crevaison, s'ils sont en couvoi..."

Agyness prit son couteau, et ouvrit un des melons en deux. Elle en donna une moitié à Trevor. Puis, elle sortit une des deux chaussure pointure 45, et commença à en trancher le cuire pour en enlever la semelle. Tout en travaillant, en mettant les lacets de coté, trés soigneusement, elle continua.

-"Dans les corps, y avait qu'des enfants, et qu'des vieux... et pis', y avait aussi des malades et des blessés... Qu'des types qqu'on pourrait dire qui sont pas "transportables" et surtout "pas vendables"... Chais pas si c'sont des esclavagistes, mais si y a des survivants, ils comptent les r'vendre."

La semelle dégagée regagna la gibessière. Agyness ne jetait rien. Du cuir préle vé, elle en coupa un bon morceau. Elle ouvrit le manche de sont couteau, et en sortit une vieille douille usagée de calibre 5,56. Des yeux exercés pouvaient voir que les rebords de la douille, là où il y était coincé à l'origine l'ogive de la balle, avaient été frottés et polis jusqu'à ce que les-dits rebords soient presque affutés. Agyness prit une chutte de cuir que l'on pouvait juger inutilisable, même dans ce monde meurtri, et y posa par dessus la pièce de cuir plus "nette" qu'elle avait coupé dans la chaussure imposante du géant mort. A l'aide, elle frappa sur la douille pour faire des trous parfairement circulaires dans la pièce de cuir. Une fois celà fini, elle rangea la douille dans le manche, au milieu du nécessaire de premier soin, dont l'es aiguilles de suture lui servaitent de temps à temps à coudre le cuir.

Elle examina son oeuvre, l'air satisfaite, puis, passa le lacet dans les trous pour en obtenir une petite bourse.

Trevor avait terminé son melon. Agyness se leva, et en ramassa les graines qu'elle mit dans le petit receptacle en cuir qu'elle avait créé. Puis elle mangea sa part, sans oublier de mettre ses propres graines dans la bourse.

-"J'peux prendre l'premier tour d'garde, si tu veux Trevor" finit-elle par lui dire


A la question de l'au delà, Trevor sourit, le regard vers le ciel, il étira ses bras et les passa derrière sa nuque. "Tu sais, mes parents croyaient en Dieu, le Dieu du passé, celui qui a créé le monde et l'aurait puni". Son regard retourna sur le feu puis sur Agyness avant de continuer. "Ils disaient que quoi qu'on fasse, Il est là pour nous voir, pour nous écouter..." un souffle désabusé, un pfff discret "Moi je crois que c'est des conneries, il existe pas un type capable de nous regarder et de juger notre passé, notre présent et notre futur." retirant ses mains de derrière la nuque, il continuait de parler, tout en sortant un bout de viande séchée, desséchée, qu'il déchira difficilement en deux, pour accompagner le melon. "Par contre, la nature, les animaux et tout ce que on a autour de nous, ça je peux difficilement ne pas y croire..." Il tendit la part de viande séchée à son "amie". "ça pour moi c'est plus important, la vie n'existe que par la survie et on se doit de respecter le peu d'équilibre qu'il y a si on veut pas que tout repête à nouveau." Puis, souriant à nouveau, il regarda le feu puis Agyness, "En même temps, je pense qu'on est nombreux à penser comme ça. Je vais honorer ma promesse pour que la vie de ces tribaux ait servi à quelque chose..."

Dégustant son melon calmement, lentement, il écoutait Agyness "religieusement", Il opina plusieurs fois de la tête pour montrer qu'il la suivait et qu'il était accord. Une fois qu'elle eut fini de parler, il dit "Ce que je comprends pas c'est où ils pourraient vendre ces personnes. Ici comme dans tous les environs il n'y a rien, nulle part on ne cherche d'esclaves. Enfin, j'espère que ça n'a pas changé ces derniers temps..." tout à coup morose, il conclut "Bon, je te laisse le premier tour de garde si tu veux. ça va me faire du bien de dormir..." Prenant son temps pour sortir son couchage, il soufflait, visiblement désolé et légèrement dépassé par ce qu'ils vivaient.

-"J'prends ta carte" dit-elle à Trevor "Faut que j'vérifie... Des trucs... J'te la rends lquand j'te réveille"

Agyness attendit que Trevor se retire dnas un coin de la zone, non loin du feu, pour se mettre debout, prendre sa couverture, et se mette à gravir les hauteurs du village pour s'installer sur un point permettant de voir la zone de manière bien panoramique.

En silence, elle réfléchhit à propos de ce que lui avait dit Trevor... Pourquoi prendre des types en esclavage dnas la région... C'était un point... Réfléchissant encore, elle mit bout à bout les données du problème

On prend des gens de force parce qu'on exprime un besoin. Soit on a besoin de matériel, et on les échange, soit on a besoin de mains pour executer une tache nécessitant un grand nombre de mains d'oeuvre.

Qu'est ce qu'il pouvait bien se passer dnas le coin pour que pleins de types se fassent enlever de la sorte.

Elle plogea son regard dans la carte, éclairée par le clair de lune. De temps en temps quelques bruits lui faisaient lever les yeux. Elle considéra les chances pour qu'il y ait un survivant ou un chasseur qui n'était pas là pendant le drame, revienne sur place.


Agyness bûchait sur sa carte depuis une bonne heure, mais rien ne lui apparaissait. Les lacs du nord ouest étaient asséchés, les montagnes n'avaient jamais recelé le moindre trésor, les Reliques d'Avant étaient peu nombreuses. Rien de "logique" et d'évident. Après, elle passa en revue les Forces en présence dans la région, là non plus rien d'évident. Quelques Familles ici ou là, principalement à Santaquin et à Provo (deux familles rivales) puis vers le Sud (sans doute trop loin pour poser problème), éventuellement des pillards dans les hauteurs entre Santaquin et Payson, mais rien ne pouvant expliquer vraiment ce rapt...
Etant donné qu'Agyness et Trevor venaient des environs de Santaquin, elle excluait ce secteur.
Non, elle n'arrivait pas à trouver de "coupables" évidents. Après, les esclavagistes, comme les mercenaires ont cette fâcheuse d'attaquer en fonction des demandes ou d'agir loin de leurs bases parfois...
Agyness commençait à se "perdre" en spéculation. Elle pouvait se le permettre, seuls les bruits de la nature l'entouraient, quelques animaux ici ou là, des rapaces et des coups de vent, rien de potentiellement dangereux... Le tour de Trevor ne serait sans doute pas bien meilleur.

Agyness ne tenait plus. La journée avait été épuisante. Elle leva les yeux au ciel, et estima la course de la lune, pour juger à quel point la nuit avait avancé. Elle se dressa, s'étiura, plia la carte, et prit la couverture et son fusil avec elle pour revenir près du feu qu'elle alimanta de quelques buches.

Alle remua doucement Trevor par l'épaule, puis, attendit qu'il soit bien réveillé pour lui rendre sa carte silencieusement. Lorsqu'il partit pour assurer son tour de garde, elle s'enroula dans sa couverture, en ayant prit soin de s'allonger serrée contre son fusil, et ne mit pas longtemps pour s'endormir.

Les rêves furent puissants.

Le Dieu Griffemort la hantait.


Trevor ouvrit les yeux, habitué à ce genre d'exercice, il s'étira tout en restant couché, puis continua de s'étirer alors qu'il se redressait. Après une bonne minute, il prit son arme et se dirigea vers la petite hauteur tout en souhaitant bonne nuit à son amie. Il leva les yeux vers le ciel, puis vers "l'horizon". Pour ce qu'il y avait à voir... Pas de bruits suspects, pas de lumières, rien...
Agyness trouva le sommeil rapidement.
...
Elle rouvrit les yeux, seule, sans campement et sans couchage. Elle avait dû dormir à la belle étoile. Mais Trevor l'avait abandonnée. Le ciel, rouge et rose, digne des ciels de fin des temps, lui piquait les yeux, jamais elle n'avait vu un ciel pareil. Elle repéra une piste laissée par des années de passages de véhicules au loin. Elle décida de la remonter, sans vraiment comprendre pourquoi. Elle courait, pas trop rapidement pour garder un maximum de souffle et pour continuer d'observer les alentours. Personne, rien... Pas même un insecte ou un animal. La nature était comme morte.
Elle courait depuis des heures, lorsqu'enfin elle arriva à une sorte de promontoire en haut duquel elle se coucha. Elle rampa un peu pour mieux observer en contrebas. Un campement, avec une grande quantité de Tribaux enfermés dans des cages. Elle vit même des hommes violer une femme en bas. Ceux à droite étaient des hommes sales et armés, des mercenaires, des petites frappes, mais à gauche, ceux autour des cages étaient vêtus d'armures brillantes rappelant les robots des photos ou des vidéos d'avant. Leurs armes étaient plus grosses que des fusils normaux et aussi brillants que leurs armures. Agyness sentit un frisson lui parcourir la colonne vertébrale. Elle s'était promis d'aider Trevor, mais il l'avait abandonné. Tout à coup, clignant des yeux à causes des armures, elle vit Trevor juste à côté d'elle. Il ne leur fallut qu'un instant pour se décider à descendre libérer les otages. Jamais elle n'aurait accepté si Trevor ne lui avait montré sa balle de métal brillante. Impossible de déterminer ce que c'était et où il l'avait trouvé. Un peu avant d'arriver en bas, il lui serra le bras et se mit à marcher moins discrètement. Elle donna des à-coups pour se libérer, mais il serrait plus fort, à lui en faire mal. Son visage changeait, il était en train de devenir un homme gras et désagréable, riche et sûr de lui. "Voilà, j'ai ramené la fouineuse! Faudrait voir à lui couper la langue et les tendons pour qu'elle reste tranquille!" Jamais Trevor n'aurait dit quelque chose comme ça, elle devait avoir raté quelque chose.. La chaleur sur sa nuque la brûlait. Elle était couchée sur une table d'opération, nue, son corps musclé marqué par les privations diverses et par d'anciennes blessures, ses bras et ses jambes attachés à la table, elle ne pouvait bouger. Un homme en blouse blanche tachée de marques brunes s'avançait avec une lame affutée. Il voulu tester la résistance de sa peau et se mit à lui piquer le visage du bout de la lame. Piquer. Piquer encore. ça gratte...
Agyness s'éveilla brusquement et se gratta le visage. Une bestiole à carapace venait de la piquer.

Trevor, qui n'avait pas l'air d'avoir bougé, lui dit "Chut. Il y a des Radscorpions un peu plus bas. Ils sont sept ou huit... J'aimerais mieux qu'ils nous repèrent pas..."

Agyness cligna les yeux plusieurs fois pour bien voir dans quelle réalité elle se trouvait. Elle fixa Trevor du regard, comme pour lui faire comprendre qu'elle avait tout compris de ce qu'il veanit de lui dire, mais surtout, pour bien s'assurer qu'il n'était pas l'homme gros et puant qu'elle avait vu dans son songe.

Calmement et silencieusement, elle sortit de sa couche. Elle coiffa son chapeau de brousse, puis prit son fusil.

-"Sept ou huit... Ce sont des géants ?" murmura-t-elle

Considérant la direction de la zone infestée qu'avait indiqué Trevor, ils se mirent en route par un chemin de travers qui n'était pas exposé au vent. Le feu avait encore quelques braises, et le problème, c'est que la chaleur résiduelle du foyer pourrait attirer ces chasseurs arthropodes nocturnes. Agyness regarda en direction du bûcher des corps encore fumant, et qui constuituait aussi une zone vers laquelle les Rad Scorpions pourraient se rendre s'ils en détectaient la chaleur.

Il fallait que Trevor et elle-même "s'abritent" pour éviter que la chaleur qu'ils dégageaient ne soit, elle aussi, détectée par les scorpions. D'un geste ample, elle s'enroula de sa couverture dont elle noua deux coins autour du cou, improvisant ainsi une cape qui lui recouvrait une bonne partie de son corps.

Il fallait qu'ils s'éloignent de la zone des chaleurs. Elle ramassa encore de la poussière qu'elle laissa tomber vers le sol pour déterminer la direction du vent. Il fallait avancer en "prependiculaire" par rapport à la zone où les scorpions avaient étés détectés, et surtout, il fallait éviter que le vent rabatte l'arôme de leur chair en direction des arthropodes.


Trevor et Agyness ont déjà vu des Radscorpions géants, ils savent tous les deux que malgré leur apparence massive, ces créatures fondent sur leurs proies plus rapidement que tout autre prédateur traditionnel, en plus d'être solides et rapides, ces créatures sont si stupides qu'elles ne se posent pas de questions et chargent souvent sans prévenir et sans se rendre compte du danger. Pour les deux survivants, la question est d'éviter que les Radscorpions ne les détecte. Agyness abritée dans sa couverture, Trevor fait la même chose. Ce qui le tracasse, c'est la vitesse à laquelle sont arrivés les prédateurs, ils sont apparus de nulle part et ont attaqué un petit canidé sans l'ombre d'une hésitation. Leur grand nombre face à la taille de leur victime laisse à penser qu'elles sont affamées.
Trevor et Agyness s'éloignent, laissant derrière eux un feu presque éteint et au loin la fin du brasier...
Marchant le plus silencieusement possible au départ, très rapidement les deux compères accélèrent le pas pour presque se mettre à courir. Ce n'est qu'après trois bons quarts d'heure de ce rythme soutenu qu'ils s'arrêtent. Essoufflés, mais assez content d'avoir pu éviter ils soufflent en coeur. Trevor sourit puis rit franchement...
"Non mais tu te rends compte? On a abandonné un petit camp juste parce que des insectes sont arrivés... Si les gens d'Avant avaient su..." Son rire semble nerveux, mais peut-être parce qu'Agyness l'a rarement entendu...
Trevor sort fièrement un des melons de son sac. Il est en piteux état et propose de le manger avant qu'il ne se vide entièrement dans son sac et perde toute son eau. Trevor retient son rire en de petits hoquets, puis il dit: "Avant, il paraît qu'il n'y avait pas de Radscorpions, qu'ils sont apparus avec la guerre. Avant on pouvait marcher sur leur carapace et parfois même les écraser... Aujourd'hui ils sont rares les petits scorpions... Peut-être même qu'un jour ce seront les Radscorpions qui nous marcheront dessus..." L'image doit l'amuser puisqu'il recommence à rire.
Après une heure et demie environ, le soleil a fini de se lever et éclaire l'horizon. Trevor et Agyness ont suffisamment récupéré.
Trevor, redevenu sérieux, demande à sa jeune amie: "Alors, tu as une idée d'où ils ont pu aller? De ce qu'ils comptent faire des Tribaux? J'ai pensé à Provo, qu'est assez éloignée de Santaquin et qui pourrait être un bon point de chute puisque c'est assez grand. Mais est-ce qu'ils auraient intérêt à aller en ville? On est pas vraiment dans une région esclavagiste..."

En se rapelant de son rêve, Agyness eut un long frisson qui lui parcourrut l'echine. Elle ferma les yeux un moment, puis fit un point sur les possibilités qui leurs étaient ouvertes.

-"De tout'façon, autant aller quequ'part... On trouv'ra surement quelqu'un qui a vu queq'chose. On trouv'ra bien un marchant ou un chasseur sur Provo."

Ils commencèrent à se mettre en marche, sous le soleil. Agyness rompit dle silence au bout d'un moment, toujours obsédée par les images de son rêve.

-"J'pense que c'qui a fait ça était trés bien organisé... Trop bien, même... L'village a été rasé en deux coups d'cuillère à pot... J'crois qu'les types qui ont fait ça étaient vachement mieux équipés et armés que c'qu'on a l'habitude de voir."Silence "T'as déjà vu d'ces types dans des espèces d'armures en métal ? Avec des gros fusils..." Agyness mima le geste comme si elle mesurait la taille d'un gros poisson.

-"J'ai vu, une fois, des vieilles images, ou des photos, ou ch'sais pas quoi, avec des types comme ça dessus... Tu penses que ça existe dans l'coin des trucs comme ça ?"


Trevor écoute Agyness mais commence à ralentir. Il réfléchit et s'abaisse, fesses sur les talons. "Non. Des types avec une armure aussi grosse, ils doivent pas pouvoir bouger facilement... Tu crois qu'ils auraient pu enlever tout le monde si facilement? Et les tribaux achevés par balle, les trous, tu penses qu'ils auraient pu être faits par des armes si grosses que ce que tu dis? Non, je pense que c'est simplement des "mercenaires" et des "esclavagistes..." Il se gratte la nuque et enlève une légère croûte de sueur mêlée à du sable et de la poussière. "Moi ce qui m'ennuie le plus, c'est qu'on ne sait pas vraiment où ils sont partis et qu'on risque de perdre du temps et qu'on risque de ne pas retrouver les Tribaux..."

Agyness fit une moue amère.

-"J'sais rien d'leurs armes... Mais c'qui m'tracasse, c'est justement qu'les villageois ont été ach'vés... Comme si les types qui ont fait ça étaient assis sur tdes tonnes de munitions"

Ils marchèrent silencieusement tous les deux, réflechissant encore. Agyness prit la parole.

-"dépêchons nous d'filer sur Provo... On verra si on peut apprendre quequ'chose"

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« Répondre #32 le: 03Juillet, 2009, 23:47:01 »

Se redressant et soufflant Trevor lâche un "Provo... ça fait des années que je n'y suis pas allé... ça a dû pas mal changer..."
Au bas mot, il faudra deux à trois jours de marches pour rallier Provo à partir de l'endroit où se trouvent Agyness et Trevor. Même pour des personnes habituées à vivre à "la dure", les imprévus peuvent être légion.
Quelques heures de marche plus tard, les deux marcheurs retrouvent la route. Si les esclavagistes avaient des véhicules, il aura été plus facile pour eux d'emprunter la route, bien qu'elle soit défoncée et que personne ne l'ait entretenue depuis l'Avant. De vieux poteaux et de vieilles carcasses rouillées se devinent sous le sable et les diverses couches de détritus abandonnés par l'homme et soufflés jusque là. Trevor préfère rester assez loin de la route pour ne pas trop risquer les ennuis, tout en gardant l'oeil sur elle pour avoir une chance de repérer les éventuelles véhicules...

Assez étonnement Agyness et Trevor ne rencontre aucune difficulté majeure pour rallier leur pauvre piste perdue à Provo. En fin de matinée, le troisième jour de marche (ils ont été extrèmement prudents), ils aperçoivent les bâtiments de la ville avant d'y entrer. Quelques véhicules ont été parqués à l'entrée, sont-ils capables de rouler ou pas? En tout cas, vu de loin, ils ne semblent pas abîmés. Les bâtiments ont l'air d'être en relativement bon état, ce qui pouvait tenir debout l'est resté, le reste a été couché et parfois même rebâti. Ce qui donne une ville assez typique des grandes villes, du passé qui se mélange à la survie actuelle.
A l'entrée de la ville, des types bien vêtus et deux gardes aux insignes de la ville accueillent les deux voyageurs. Les hommes bien vêtus restent légèrement en retrait, ils ont l'air "professionnels", le visage impassible, et les mains proches de leurs pistolets automatiques. Leurs pantalons sont bien tirés et leurs chaussures reluisent malgré la poussière du sol. Juste devant eux se trouvent les deux gardes, équipés de fusils mitrailleurs 9mm. Derrière les hommes, des personnes se sont arrêtées de marcher pour observer, des badauds. Dans la ville, résonnent les bruits des travaux divers et variés, on entend aussi le bruit d'une ville animée, des cris, des rires.
Le plus jeune des gardes dit, en guise d'accueil, et d'une voix monocorde "Bienvenue à Provo voyageurs. Ici seuls les gardes de la ville et nous pouvons porter des armes. En possédez-vous?"
Trevor, surpris tout d'abord tourne la tête vers la droite, puis vers la gauche. Sur la droite, une petite guérite avec un type assis dedans, il tient un talkie walkie dans une main et un pistolet dans l'autre.
"Je suppose que si j'ai une arme, c'est dans cette guérite que je dois la poser?"
Le plus vieux des gardes esquisse un vague sourire avant de dire "Si t'as une arme oui. Sinon tu peux rentrer, mais seulement après qu'on vous ait fouillé.
Les deux hommes derrière restent impassibles. Trevor te jette un regard avant de se diriger vers la guérite.

-"On a besoin d'se poser, d'toute façon" lança-t-elle en direction de Trevor.

Agyness haussa les épaules. Ce genre de précaution dans ce genre de village était assez courant, et d'une manière générale, les "dépôts" d'armes étaient assez fiables, et tenus par des types de confiance : il était inutile de s'attirer des ennuis en essayant d'arnaquer des voyageurs qui pouvaient revenir "avec des copains" s'il y avait un malaise... De^même, s'embrouiller avec des gens n'était pas conseillé... En cas de crise, si les responsables du viallage avaient besoin d'une aide, quelle qu'elle soit, il valait mieux garder des bons rapports.

De ce genre de précaution, elle n'y voyait généralement pas d'objection... C'était là un bon moyen pour compter sur une relative sécurité dnas les enceintes des villages, peu ou pas fortifiés. Elle fit donc comme d'habitude. Elle enleva le chargeur du M14 qu'elle plaça dans sa besace, et d'un geste sec, elle recula la culasse de l'arme pour ejecter la balle qui était dans la chambre.

Elle s'avança non-chalammant vers la guéritte, et tendit l'arme automatique vers le gardien de l'armurie.

-"L'numéro d'série d'mon flingue, c'est le 1568956" dit-elle au type sous la guéritte en même temps qu'elle indiquait de l'index le numéro gravé sur la culasse
-"Ah ouais ? T'es sûre de ça, poupée?" répondit-il du tac au tac, mais sans pour autant être agressif
-"Ben écoute... Tu sais lire, pas vrai ?"

En fait, les chances qu'il ne sache pas lire étaient plutot grandes, mais le bonhomme devait faire partie de ces macho qui n'avoueront jamais une faiblesse devant une petite minette qui devait avoir à peine plus de la moitié de son âge. Elle savait faire appel à la fierté des gens, surtout lorsqu'ils avaient une petite responsabilité dans ce genre de village. Le truc marchait généralement bien, c'était un peu une manière à elle d'avertire le type qu'elle savait très précisément à auoi ressemblait son fusil, et que s'il ne voulait pas qu'il y ait d'embrouille, faudrait mettre l'arme de côté, juste histoire de la retrouver facilement.

Sans faire d'histoire, elle se laissa fouiller, espérant que pour une fois des mains grasses n'allaient pas en profiter pour la tripoter au passage... Sachant que Trevor était avec elle, elle se dit qu'elle avait une bonne chance que le type de la fouille retienne ses gestes.

(Agyness ne mentionne pas spon couteau qui pend dans son dos, parce que pour elle, c'est plus un outil qu'une arme. Par ailleurs, elle sait lire, rapport à son background, même si sont degrès de lecture est pas énorme, elle sait tout de même lire des phrase simples, et bien sûr lire des chiffres)

Sans en être certaine, Agyness a l'impression que les types derrières les gardes observent attentivement ces derniers lorsqu'elle est fouillée, sans doute est-ce ceci qui empêchent les mains baladeuses, même si de toute façon les deux gardes semblent faire leur travail en professionnel.
Toujours est-il que Trevor dépose ses armes, le fusil et un plus petit calibre qu'il cachait au fond de son sac. Lorsque les deux voyageurs se font fouiller, ils ont un moment de crainte en ce qui concerne les couteaux, mais les gardes n'y prêtent pas plus d'attention. L'un des deux se permet juste de dire, "Les couteaux, c'est uniquement pour bricoler et pour manger. J'espère que c'est clair pour vous."
Trevor hoche la tête et laisse l'autre garde fouiller son sac.
Une fois la fouille effectuée, les gardes ouvre le passage. Aussitôt entrés dans la ville, les deux hommes qui étaient restés en retrait accueillent à leur tour Agyness et Trevor. Un léger accent italien et une apparence si soignée ne peut signifier qu'une chose. "Monsieur. Mademoiselle. Nous sommes ravis de voir que Provo vous intéresse. Auriez-vous quelques minutes à nous consacrer? C'est pour une simple formalité, mais elle est nécessaire pour qui compte faire un séjour agréable ici."
A l'entrée les gardes sont retournés discuter devant la guérite. Gardant un oeil sur l'horizon.
Le petit troquet situé non loin attire le regard d'Agyness, des gens viennent d'y entrer. Ceux qui s'étaient arrêtés se sont reculés lorsque les deux hommes ont approché les voyageurs. Les bâtiments alentour laissent place à un petit espace où les gens se rencontrent pour discuter et boire visiblement.

Agyness regarda Trevor, silencieusement, puis, se mit en route en direction du beau parleur.

-"M'sieur" salua-t-elle d'un petit geste de la main, comme si elle allait enlever son chapeau de brousse, sans toutefois que le couvre-chef ne quitte sa tête "Qu'est s'qu'on peut faire pour vous? "


L'homme sourit, amicalement, commerciallement. "Bonjour, je suis Muro Mancini et voici Vian Mancini. Nous sommes ici simplement pour vous accueillir et vous demander les raisons de votre venue à Provo."
Trevor, qui depuis qu'il avait posé son arme, n'avait plus parlé dit simplement: "Nous sommes venus nous reposer après un long voyage." Son regard reste braqué dans celui de Muro un instant, puis il reprend, toujours d'un ton aussi neutre et peu engageant. "Vous êtes des Mansini. Le bon Leandro est-il toujours vivant? Est-il toujours dans la Famille?"
Muro soutient le regard de Trevor avant de sourire plus franchement, "Vous connaissez Leandro? Puis-je vous demander votre nom?"
Agyness remarque que les mains des deux hommes se sont rapprochées de leurs armes.
Trevor qui n'a pas baissé les yeux répond simplement "Trevor. Trevor Addams. J'ai connu Leandro, il y a un sacré bout de temps..."
Les deux hommes se regardent un très bref un instant et Vian s'éloigne en saluant polimment les deux nouveaux venus. Muro continue de discuter avec Trevor "Vous connaissiez Leandro? Ravi de l'apprendre. Est-ce que je peux vous inviter à boire un verre? Cela vous permettra d'apprendre quelques détails sur la vie ici..."
Trevor rit "Est-ce que cela vous froisserait si nous refusions et que vous nous indiquiez plutôt un endroit où nous installer pour quelques jours?" Il laisse planer un court silence puis dit: "Vous aurez tout à loisir de récolter les informations nécessaires tout en sachant où nous sommes comme ça..."
Muro fait une moue ronchonne, mais bon joueur indique le chemin à prendre pour trouver une auberge agréable.
Lorsqu'il quitte Trevor et Agyness, Trevor lâche un "Pfffiu. On sait jamais quel soldato on rencontre et comment il va réagir... Les Mancini sont une Famille "chouette", mais bon, c'est passé..."

Agyness avait gardé le silence pendant tout l'échange entre Trevor et les Mancini. Le fait est que lorsque les mains avaient glissé vers les holsters contenant les armes, la main droite de la jeune chasseuse s'était ostensiblement dirigée vers le dos, en direction du manche de son couteau de combat.

Lorsque l'échange s'était terminé, et qu'ils s'étaient éloignés des frères Mancini, Agyness rompit le silence.

-"Y a-t-il que'qu'chose que j'dois savoir à propos d'ces types?" demanda-t-elle à Trevor.

Sans vraiment attendre la réponse, et peut-être parce que Trevor semblait chercher une manière correcte de raconter une histoire qui ne viendrait peut-être pas, Agyness rajouta

-"En tout cas, merci..."

Trevor eut un oeil interrogateur

-"Grace à toi, ils savent même pas comment j'm'appelle" ricana la jeune femme.


Tout en marchant, Trevor répond "Bah, c'était le but... Même si je me doute qu'ils sauraient te trouver en cas de besoin ou de problème." Il semble réfléchir un instant à la façon de formuler sa phrase puis ralentit en se tournant vers Agyness. "En fait, si je devais te donner un conseil... Ce serait de faire attention à ce qui se passe autour de toi. Dehors Il montre l'endroit d'où vous êtes arrivés, vers l'extérieur."C'est la nature qu'est dangereuse. Ici ce sont les gens. Et pas ceux qu'on croit le plus souvent." Il souffle du nez, mécontent, frotte sa jambe du plat de la main et regarde vers une fenêtre plus haut, une femme y étend des serviettes humides et aux couleurs brunes. Sa voix baisse d'un ton Tu vois, même cette femme pourrait être une des indic des Mancini. Dans cette ville, tout leur appartient. Pourtant tout le monde fait..Il s'arrête de parler lorsque la vieille femme qui étendait son ligne se trouve au dessus de leurs têtes. B'jour m'dame! On est n'veau en ville. Sauriez-pas où c'qu'on peut trouver à s'coucher?"
La femme vous indique le même endroit que ce que vous a proposé Muro, l'auberge de la place du "Goldwin volant". Une fois quittée la ruelle, il reprend et dit à Agyness. Bref, tout devrait bien se passer. Leandro, s'il est toujours le même, est le bras droit de Don Mancini. Et c'est un vieil ami à moi..."

Lorsqu'ils s'éloignaient, Agyness ne pu se retenir de continuer à regarder la femme qui avait étendu son linge. Elle revivait une sensation très désagréable qu'elle avait vécu il y a fort longtemps, et qu'elle avait espéré oublier.

Elle tressaillit lorsque la femme eut disparu de sa vue.

-"Tu penses qu'c'est raisonnable d'aller au Goldwin ? Ch'sais pas... C'est marqué "étrangers" sur not'gueule... Pourquoi on d'vrait aller dnas un endroit où on s'ra sûrs de s'faire arnaquer ?... Pis, c'te famille, j'la sens pas... Contrôler tous ces gens, dans cette foutue ville ! Ils pourraient nous tomber d'sus dnas c't'auberge, et nous r'filer pour un bon prix à n'importe quel esclav'giste"

Inconscienmment, Agyness se frota les bras comme si elle avait froid.

-"Désolée... J'connais pas c'Leandro... P't'être qu'c'est un chic type... Mais bon... Ch'suis pas fan des clans et des grandes familles"

Les souvenirs d'enfances étaient en train de lui courir derrière, comme des ombres affamées.

Trevor souffle un peu, la marche le fatigue. Et pour le coup, Agyness éprouve elle aussi cette lassitude dans les muscles tant des jambes que de tout le reste du corps.
Il répond, la voix pourtant sereine. "Les Mancini sont une famille aussi honnête qu'une famille peut l'être. S'ils nous demandent de coucher là-bas, je n'irais pas contre leur volonté. Ailleurs nous ne serions peut-être pas protégés, peut-être pas sous leur contrôle ou ce que tu veux. La rue de la Goldwin volante je la connais pas, mais l'auberge est forcément chouette."
Le "couple" arrive dans une rue assez large et longue, une belle ligne droite de presque 500m à l'origine, largement rétrécie par des débris d'immeubles, des petits postes barrages pour "le cas où", le bâtiment dont on leur a loué les charmes se trouve être un ancien immeuble de l'Avant rénové pour servir d'hôtel. Au premier étage, dans le mur se trouve une bonne grosse moto, une de ces motos qu'on utilise plus aujourd'hui. Elle est maintenue par des câbles d'acier et une tache rouge l'entoure, de la peinture vive évoquant une tache de sang.
La rue est sans doute la rue commerçante de la ville tant on y croise de gens allant dans tous les sens. Pour une ville d'après Crash, on trouve énormément de monde ici. Des boutiques sont ouvertes le long de la route, de simples tables garnies de bric et de broc ou de nourritures, d'autres ont leur propre local. Une rue si longue servant de "marché"? Qu'est-ce que donne la place du marché comme impression alors? Des gamins courent ici ou là en criant, certains étant poursuivis par des gens à qui ils viennent de voler leurs affaires. Des hommes vêtus de costume très classe marchent posément, semblant parfaitement dans leur élément dans le brouhaha ambiant, ils avancent sans être importunés ou gênés. Bref, un petit chaos assez inhabituel pour Agyness et pour Trevor.
Pourtant Trevor, malgré sa fatigue, sourit. Il semble perdu dans ses pensées un instant...
Que j'suis con... La Goldwin volante... Evidemment... Cette rue... Il se tourne vers sa jeune amie. Agyness... Une goldwin, c'est la moto qui est dans le mur... Ce genre de bécane s'était des nuages volants sur les routes. Quand on était dessus on pouvait dormir et manger, comme dans une chambre d'hôtel. On pouvait même y regarder les vidéos. Je sais pas pourquoi je ne me souvenais pas de la rue ou du nom de la rue, mais ça me revient tout d'un coup...
L'entrée de l'hôtel est gardée par deux "gorilles" équipés de petits pistolets mitrailleurs. Ils contrôlent les entrées et évitent les problèmes. Contrairement à l'entrée de la ville, l'un des deux n'hésite pas à insister lourdement lorsqu'il "contrôle" Agyness... La musique résonne à l'intérieur, sans qu'il ne semble y avoir une ambiance extravagante...

ne pas attirer l'attention

Se dit Agyness pendant la fouille... Cependant, elle prit son temps pour observer à quoi ressemblait le gorille aux mains baladeuses, sans toutefois chercher à tenir son regard... Juste histoire de ne pas oublier son visage.

Lorsqu'il eut fini de la tripoter, elle soupira, et s'avança pour rejoindre Trevor, dans la grande salle.

-"C'est quoi la monnaie qu'ils acceptent, ici ? D'habitude, ils aiment bien les caps, mais bon, j'pense qu'on roisque d'être raides, et qu'il va falloir qu'on remplisse de menus services..."

elle fremit

-"Hors d'question que j'fasse la 'marie-couche-toi-là"... Plutot nettoyer les chiottes de c'pervers" dit-elle en indiquant du poucce le gorille indélicat de l'entrée.


Trevor prit une voix plus dure qu'à l'habitude en observant l'homme à l'entrée. "T'inquiète pas. On verra ça après, pour le moment, faut faire profil bas." Derrière le bar, un bonhomme assez grand et gros pour imposer sa présence facilement, à la moustache proéminente et au gilet en cuir noir propre et entretenu vous observe. Trevor parle à voix basse, tournant la tête vers Agyness. "La monnaie, à l'époque ils la faisaient eux-même. Fallait aller dans une banque pour échanger les caps contre une valeur infime de leur argent..." Tout en parlant, Trevor se dirige vers le tenancier, le regard vers les différents coins de la pièce. Peu de monde se trouve là, mais à tout casser on doit pouvoir faire entrer une bonne cinquantaine de personnes et les servir dans cet hôtel. La musique est jouée par un guitarise, assis sur une estrade dans un angle de la pièce, une femme assez défraîchie chante un air mélancolique mais d'une voix pleine d'espoir. Les personnes présentes mangent ou boivent, voire jouent aux cartes, aux dés ou aux dominos. D'autres sont assis à peloter des femmes visiblement habituées et "consentantes. Les murs sont peints en couleurs pastelles et chaudes, parfois drapés parfois portant des vieilles photos encadrées ou des tableaux miteux.
Le Tenancier accueille les nouveaux venus d'une voix chaleureuse et d'un sourire franc. Que puis-je faire pour messieurs dames? Trevor répond du tac au tac. "Bonjour. Messieurs dames désireraient savoir s'il faut régler d'avance pour avoir une chambre. Messieurs dames ont une affaire en cours et ils auront l'argent demain au plus tard..." C'est la première fois qu'Agyness voit Trevor mentir. Y a pas à dire, il semble sérieux et sûr de lui... L'autre en face observe la jeune femme et son interlocuteur un instant et conclut. "Pour la chambre, j'en ai pas de libre tout de suite. Vous pouvez rester là et vous reposer à une table, mais pour le reste on verra avec l'argent..."
Trevor accepte et se tourne vers Agyness, lui demandant du regard où elle désire s'assoir.

Agyness se sentait toujours aussi mal lorsqu'elle se retrouvait entre quatre murs, et surtout lorsque les-dits murs n'étaient pas à elle, et quand bien même on puisse considérer qu'elle avait eu un jour quatre murs à elle.

Elle se dirrigea vers la table qui se situait assez proche de la parois composée d'une multitude de culs de bouteilles et qui faisait office de fenêtre. Ici et là, on pouvait même avoir des plaques de verre assez grandes pour pouvoir considérer l'ensemble comme étant une étrange fenêtre, perettant de voir l'extérieur.

Etrangement, Agyness fut surprise de voir que la paroi qui laissait le soleil entrer était propre, comme si on la nettoyait quotidiennement.

Elle s'uinstalla dans la chaise qui lui permettait de pouvoir regarder une grande partie de la salle de l'auberge.

lorsque Trevor fut assis, elle balança dans un sourire

-"... en affaire, hein ?"


Il jette un rapide coup d'oeil autour de lui avant de répondre à voix plus basse. C'est tout ce que j'ai trouvé..., il laisse planer un petit silence Et puis j'aimerais tâter le terrain avant de dire franchement qu'on court après des gens pas recommandables... Il sourit à une femme qui entre et la suit du regard (alors qu'elle l'observe aussi en souriant). "Et puis, on a peu de chances de réussir à se payer une nuit ici... On va devoir attendre un signe des Mancini..."
Agyness remarque qu'il n'aime pas jouer le chef ou l'homme viril face aux autres, depuis qu'il est entré en ville, il est ambivalent, et ça le laisse perplexe. A l'inverse, il parle plus facilement et fait des phrases plus construites qu'à l'extérieur.
Quelques secondes s'écoulent avant qu'un jeune garçon âgé d'une douzaine d'années s'approche de la table d'Agyness et Trevor. Il est propre et coiffé, ses habits sont ceux d'un écolier d'Avant. Pourtant son regard est sec, même s'il cherche à attirer la sympathie, ce n'est plus vraiment un enfant qui se trouve face à eux. "Qu'est-ce que vous voulez boire? On a une bière, un peu d'huile de Golwind, c'est un alcool à base de cactus, du jus de Brahmine ou une écorce de lézard?" Il sourit et reprend "J'sais pas c'qu'y a dans les deux derniers, 'sont pas chers, mais forts en goule y parait." Voyant ses deux clients hésiter, il continue Pour le manger, y a que des brochettes de prêts pour l'moment. Du Lézard, d'la Brahmine, du rat, des trucs d'la verdure... Trevor hésite et le montre "heummmm... hummm... Va pour une bière. Pour le moment j'ai pas vraiment fin.
Les verres des autres tables sont des godets de différentes matières et dans divers états, mais ceux les plus proches d'une composition en verre laisse voir des couleurs de boissons un peu perturbantes pour un estomac plus sain que celui des citadins...
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« Répondre #33 le: 03Juillet, 2009, 23:49:42 »

Agyness sembla frappée par l'aspect du garçon... Quelque chose de sensible semblait naître, et ce fut presque un sourrie qui se dessina sur ses lèvres.

-"Z'avez du lait d'brahmine, s'il vous plait ?"

Le "s'il vous plait" avait été placé sans que la jeune femme ne mache les mots... C'était assez rare pour être remarquable. Agyness semblait être indifférente aux regards qui auraient pu se poser sur elle au moment où elle demandait un tel breuvage dans un tel endroit, place royale pour faire couler de l'alcool artisanal par tonneaux... Cependant, elle ne déséspérait pas trouver un peu de ce breuvage sur-vitaminé, dans la mesure où mlorsqu'ils étaitent entrés dans l'auberge, elle avaiot remarqué l'enclos à bêtes qui se trouvait non loin de là.

Lorsque la commande fut passée, elle regarda Trevor. Ce changement de comportement commençait à devenir étrange à son gout.

-"T'as du avoir des grosses responsabilités dans un bled de c'genre, hein..." finit-elle par lui dire, sans le regarder. "T'as du fricoter avec pas mal "d'urbains""
Ce n'était pas une question, même si celà en avait l'air. Elle voulait qu'il remarque qu'elle était attentive à ce changement d'attitude, toujours l'esprit traversé par les souvenirs de son rêve.


Trevor sourit vaguement, comme perdu dans ses pensées. Cela ne dura que quelques brèves secondes, puis il dit "Un poste à responsabilité? Non. Même pas. J'était juste ami avec des personnes qui sont devenues importantes et qui n'ont pas oublié les services que je leur ai rendu..." Il se tait un instant puis continue "Tu sais, je n'ai jamais supporté la ville, même quand j'étais par là je vivais dehors..." Trevor se tait et se laisse bercer par les voix et la musique alentours. Lorsque le gamin arrive quelques minutes après avoir passé la commande, il sert la boisson de Trevor et le lait de Brahmin à Agyness. "Il est tiède, mais elle s'est laissée traire... Vous savez qu'on dit qu'c'est pas bon l'lait d'Brahmin? Paraît qu'ça fait des trucs louches dans l'ventre des mères et qu'certains brillent dans l'noir après en avoir bu... 'Tout cas, y a qu'les voyageurs qu'en boivent ici..." Un petit sourire en coin fait qu'Agyness comme Trevor ne savent pas s'il raconte des histoires ou si ce qu'il dit est vrai...
Une fois qu'il s'éloigne, Trevor regarde Agyness. Visiblement, il ne sait pas quoi faire dans ce lieu...

Agyness se perdit dans la contemplation de la surface de lait qui était dans sa chopine. Elle eut un air soucieux.

-"j'dois juste avoir assez d'caps pour payer... après il m'restra pas lourd... On va p't'être devoir dormir à la belle étoile"

Elle soupira, puis inspira doucement, avant de souffler avec délicatesse sur la surface du liquide lacté pour pour écarter la mousse qui s'étaitformée dessus.

-"Dois bien y avoir un bureau central pour c'te milice à la con" dit elle, toute moustachue de lait lorsqu'elle reposa son verre "Ou p't'être un hotel de ville, ou ch'sais pas quoi... Enfin, un endroit pour savoir si y a eu du passage récemment"

Puis regardant Trevor

-"Ou alors, p't'être que les Mancinis vont s'souv'nir de toi... J'pense que les mecs de la porte sont allé baver auprès d'tes anciennes connaissances, et ch's'rai pas surprise d'voir débarquer un clébard à Mancini dans peu d'temps ici, rien qu'pour t'chercher".


Trevor lève un oeil intrigué par ce que venait de dire sa compagne. Il prit la parole, d'une voix légèrement blasée, très légèrement, si légèrement qu'Agyness aurait pu penser qu'il soufflait en même temps. Mais le connaissant un peu, elle interprétait ses gestes sans trop d'erreurs d'après elle. Et là, il semblait "blasé". "Bah, on est là pour les attendre justement. comme s'il énonçait une citation il continue "Notre Glodwin bougera pas, et nous non plus" puis il reprend plus normalement. " Les Mancini, rien que de dire leur nom ici, ils le sauront. Si cette ville est debout et que les gens y sont content, c'est parce qu'il y a les Mancini qui y règnent depuis longtemps. On va les attendre parce que j'n'aimerais pas faire partie de leurs indésirables... Puis moins sérieusement il conclut "Tu sais, j'n'ai même pas l'ombre d'un Caps dans les poches... Alors pour ce qui est de payer, on devra vraiment attendre un signe ou quelque chose de ce genre..."
Il termine en faisant un signe au gosse de se rapprocher...

Avant que le gamin arrive, agyness fronça les sourcils

-"C'est quoi c't'histoire qu't'as eu avec Mancini... Pourquoi les gardes d'l'entrée étaient nerveux, lorsque tu as balancé qu't'avais eu un passé avec c'te famille" puis après un silence "et puis... tu savais qu'les mancini étaient dans c'te ville ?"
agyness soupira... les réponses attendraient que le gamin ait filé. Mais elle ne se retenu pas de lancer une dernière tirade

-"'tentiuon, hein... J'veux pas faire le flic... pas avec toi... Mais j'voudraois juste savoir dans quel endroit qu'j'ai mis les pieds"


Trevor écoute les questions de sa camarade, mais sans vraiment sembler s'y intéresser plus que ça.
Le gamin arrivant, il lui demande un petit truc à grignoter, un truc pas cher, mais bon quand même. Au regard d'Agyness il répond en souriant chichement "ça commence à me creuser d'être autant questionné". Puis Agyness attendant visiblement ses réponses, il souffle agacé. "Tu m'avais dit que tu me faisait confiance?! Et bien prouve le. Attend avec moi. Là je suis comme toi, je ne sais pas ce qu'il va se passer. On en saura plus une fois que les Mancini auront repris contact avec nous." Le gamin reparaît avec un bout de viande séchée coupée en petits bouts, Trevor attend qu'il vous serve. "Merci gamin". Il se sert un bout de viande séchée et commence à le mastiquer. "Tu sais ce qui m'embête le plus? C'est qu'on ait pas pris le temps de te parler de la ville avant d'y entrer. On devra attendre un peu maintenant..." Il jette un coup d'oeil aux gens autour de leur table et sourit à Agyness... "Tu veux parler d'autre chose? L'attente risque d'être longue..."
Sa voix et son visage sont ceux de quelqu'un ennuyé de ne pas pouvoir en dire plus.

Après un haussement d'épaules frustré, Agyness regarda son verre de lait, et rajiouta une couche de crème sur ses moustaches lactées en portant le verre à ses lèvres. Puis elle fouilla dnas sa besace pour y trouver les caps qui lui restaient, avant de les mettre sur la table.

-"j'éspère qu'ça suffira" dit-elle calmement, sans pour autant attendre une réponse.

Etait-ce parce que le voyage les avait vidés, mais elle n'avait plus l'énergie mentale pour entamer une conversation, et encore moins pour chercher un sujet de conversation plus éloigné que l'affaire qui avait emmener le couple en ville.

Elle s'étira, en baillant, regardant autour d'elle, puis souffla. Puis au bout d'un moment de silence.

-"j'me d'mande si un jour j's'rai capable de m'fixer dans une ville... ou même sur un p'tit bout d'terre" Attendre dans cette salle, enfermée entere quatre murs semblait être une épreuve pour la jeune femme "Ch'suis pas un fille d'la ville... J'arrive pas à m'y faire, à ces endroits... C'est plein... d'gens! "

elle regarda une nouvelle fois autour d'elle, juste histoire de voir de quelle manière les étrangers étaient dévisagés, dans le coin, et histoire de jauger si la ville était parano vois à vis des étrangers qui franchissaient ses murs.

Les gens autour sont soit de passage, soit des habitués, les femmes qui "amusent" les hommes se préparent à monter avec eux. La chanteuse entame une nouvelle chanson, d'une voix toujours aussi traînante, sur un air toujours aussi dénué d'entrain que les autres. Le temps se serait arrêté que ni Agyness ni Trevor ne s'en rendrait compte.
Trevor n'a pas l'air de vouloir discuter non plus, tout autant qu'Agyness. Vidé par la route qu'ils viennent de faire, ils n'ont d'autre choix que d'attendre...
Quelques minutes s'écoulent puis, un des hommes d'une des tables à côté se lève, énervé. "Bande de tricheurs! Je suis sûr que vous n'attendiez qu'un pigeon comme moi pour passer une bonne journée!" Les autres joueurs restent assis, sur les quatre, deux rient sous cape, l'air mauvais, un est étonné et n'arrête pas de regarder tant le type énervé que les autres, le dernier quant à lui reste stoïque.
C'est lui qui rétorque "Si tu reviens par là mon gars, prévoit d'être escorté! J'n'aime pas trop être traité de tricheur!"
L'autre est déjà arrivé à la porte et continue de s'emporter "Fallait y penser avant espèce de tricheur! Enculeur de Brahmines!"
La femme a arrêté de chanter sitôt que le type a insulté l'homme assis. Les autres femmes s'empressent de monter, accompagnées ou non, tandis que les habitués tournent la tête. Trevor lui même préfère baisser les yeux.
L'homme à la table, toujours aussi dénué d'émotion répond, la voix digne d'un oiseau de mauvais augure annonçant de bien mauvais présages. "Excuse-moi, j'espère avoir très mal entendu. Non, parce que si tu viens de m'insulter, parce que tu as perdu, c'est quelque chose qui risque vraiment de m'énerver..."
Suicidaire ou téméraire, l'autre continue et sort en claquant la porte "Va te faire enculer salop!"
Les deux joueurs qui riaient sous cape regardent l'autre joueur resté à table et lui font signe de rester assis rien que par le regard. L'insulté quant à lui souffle et demande à la cantonade "Est-ce que quelqu'un sait qui est ce type?" Sa voix transpire l'autorité.
L'autre joueur pâlit et baisse les yeux. Agyness pourrait presque penser qu'il tremble. Il chuchote quelques mots en réponse à l'homme. Puis le Barman arrive pour servir leur table et chuchote à son tour.
Trevor qui reste muet regarde Agyness, la priant du regard de ne pas intervenir de quelque façon que ce soit.

Ce n'est que lorsque l'air qui manquait dans ses poumons provoqua la brûlure dans sa cage thoracique, qu'Agyness s'aperçut enfin qu'elle avait retenu sa respiration pendant toute la durée de l'altercation. La stupeur, et la violence des propos du type qui venait de lancer ses invectives avant de disparaitre derrière les deux portes battantes mettaliques faites de matériel de récupération, n'avaient pas réussi à faire plonger sagement le regard de la jeune femme dans son verre de lait.

Bien involontairement, elle n'avait pas loupé une miette de la dispute, et les visages tant du joueur tremblant, que celui du barman, étaient gravés dans sa mémoire.... Le problème, c'est que même le visage du dernier joueur qui semblait avoir de l'autorité lui avait imprimé ses souvenirs de son emprunte acide, pleine de promesses funestes pour le malheureux perdant de la partie.

Espérant que le joueur ne fit pas attention à elle, elle plongea son nez dans son verre de lait de bramhine.

L'homme et ses compagnons de table finissent de boire en quelques gorgées, se relèvent et tirent sur leurs pantalons pour qu'ils soient plus présentables. Sans être bien habillés, leurs vêtements sont propres et ils présentent mieux que grand nombre des autres personnes présentes.
La femme qui a arrêté de chanter demande à ce que la musique reprenne tout doucement, une musique d'Avant encore. L'homme, lorsqu'il passe devant la table d'Agyness et Trevor sourit en entendant les premières notes de la musique. Il sort sans prononcer le moindre mot, ses compagnons restent dans son ombre, le visage fermé. Personne ne se fait vraiment d'illusions.
Lorsqu'ils sont sortis et que quelques longues secondes se sont écoulées, Trevor dit tranquillement à Agyness: "Tu vois.. C'est aussi ça la ville.... Pour ça que j'veux pas qu'on traîne trop dehors..."
Puis il fait signe au barman pour qu'il s'approche...

Elle eut un frisson.

-"je n'aime pas cet endroit" finit-elle par lancer, à voix basse, espérant que personne ne l'écouta.

Machinalement, elle porta sa main vers le contact rassurant du manche de son couteau, comme un noyé se ruait vers une bouée de sauvetage. Néanmoins, elle se rappela ldes consignes des gardes de l'entrée. Il fallait qu'elle fasse profil bas... Eviter d'attirer l'attention.. Être une "ombre dans les ombres"... Quoi qu'il en soit, ça se voyait à 3 000 kilomètres qu'elle n'était pas du coin. Si elle ne faisait pas trop "paysane-cul-terreuse" il était évident qu'elle faisait partie des vagabonds qui sillonaient les Terres désolées...

Même si elle cherchait l'anonymat, n'importe qui dans cette ville pouvait bien voir qu'elle venait du "dehors"...

Elle espéra simplement que les types du coins n'étaient pas du genre à chercher des boucs-émissaires à leurs malheurs locaux, à travers les gueules de méthèques qui défilaient dans leur ville.

Lorsque le type du bar s'avança, elle fit en sorte d'éviter de le regarder droit dans les yeux.


Trevor ne fait pas vraiment attention à l'état de sa jeune amie, et demande au barman s'il a des dés ou des cartes à leur proposer, ils risquent d'avoir à attendre encore quelques heures et il préfère les passer en jouant...
Le Barman propose des dés, Trevor les accepte sans broncher. Cinq dés à six faces, ça laisse pas mal de possibilités de jeu...
"Comme on ne sait pas encore dans combien de temps ils viendront nous chercher, est-ce que ça te tente de jouer Agyness?"
Trevor joue de temps en temps pour se calmer ou pour passer le temps lorsque la situation est "sure". Agyness l'a déjà vu tripoter des dés quelques fois. Et il ne joue que pour le plaisir...

Elle souria en coin

-"ouais, pourquoi pas" répondit-elle de bon coeur.

Penser à autre chose qu'à son verre de lait lui fertait du bien, et surtout ça leur ferait passer plus rapidement le temps d'attente d'un évènement dont elle ignorait tout, mais dont Trévor semblait percevoir la réalité inévitable.

Elle dégagea de la table sa besace, puis attendit sque le barman leur amène les cubes de bois, acompagné d'un petit gobelet en métal lourd, qui avait été autrefois une douille d'obus de 43mm, racourcis pour la circonstance.

Après l'incident des joueurs de cartes, les choses semblaient s'être caklmées dans le bar. Agyness ne prêtait plus attention au "leader" de la bande des joueurs de poker, et elle se surpris, entre deux lancers de dès, à battre la mesure de la musique que donnait le piano désaccordé et déglingué.

Agyness et Trevor passent le temps pendant plus d'une heure avant que l'ennui ne paraisse à nouveau. Lorsque des gens arrivent pour dîner, le couple commence à trouver le temps vraiment long, surtout que personne n'est venu les voir pour le moment. Le patron les observe du coin de l'oeil, ayant sans doute peur qu'ils ne partent sans payer.
Trevor, qui vient de terminer son verre observe les nouveaux venus du coin de l'oeil. Des travailleurs venant manger, boire ou passer le temps tout simplement. Il y a de quoi faire ici, la musique ne s'est plus arrêtée de l'après-midi et la chanteuse et son pianiste ont été remplacés par un petit groupe jouant du banjo et de la flûte. Le chanteur enchaîne les morceaux de blues lentement. Par chance, personne n'est venu troubler la "fête"...
Trevor s'impatiente quelque peu et se lève, sans donner d'explications à Agyness. Il se dirige très clairement vers le bar, vers le patron plus précisément.
Agyness ne sait pas ce qu'ils se racontent, mais ils discutent ensemble. Son ami est dos à elle, le patron en face, il parle, calmement, sans connaître Trevor plus qu'en tant que client sans argent.
Agyness a remarqué que depuis plus d'une demi-heure un jeune homme lui jette des coups d'oeils appuyés, mais tourne la tête sitôt qu'elle se retourne. Au départ, elle n'était pas sure, puis finalement, elle l'a "piégé". Assis dans un fauteuil le long du mur, il est avec deux autres hommes, comme lui, en train d'observer les rares femmes de la salle. Ils sont vêtus sans prétention, sans soin non plus, leur allure et leur attitude fait penser à un groupe d'amis qui auraient grandis ensemble dans cette ville. Les odeurs de tabac et autres "consommables" du genre, mêlées à la transpiration des uns et des autres assaillent les narines de la jeune femme lorsque la porte, encore une fois, s'ouvre sur des nouveaux-venus. La salle continue de se remplir peu à peu. Un couple vient d'entrer, une femme assez âgée, dans les 40 ans peut-être est accompagnée d'un jeune d'à peine vingt ans, ils se dirigent vers la "scène" et s'assoit juste en face.
Trevor quant à lui ne finit pas de discuter avec le patron, qui l'a quitté deux fois pour servir des clients, mais est revenu discuter, toujours avec une expression ni amicale ni hostile...

Agyness ne pu se reteniur d'afficher un fier sourire en coin lorsqu'elle réussit à "coincer" le regard du jeune homme. D'un petit geste de la main, très involontaire, elle se surpris à saluer poliiment le jeune homme...

Bon sang... Depuis combien de temps elle n'avait pas senti qu'on pouvait s'intéresser à elle autrement qu'à tavers l'argent qu'elle poiuvait rapporter ? Elle se senti, soudainement, presque coupable de trahison envers Trévor, qui lui avait donné, jusqu'à présent, une attention particulière... Presque "d'égal à égal"... En fait, elle se disait que Trévor la prenait pour ce qu'elle était avant tout pour suirvivre : une chasseuse.

Cependant, Trevor ne la prenanit pas pour une femme... Aussi l'intérêt que portait le garçon du fond de la salle sur elle lui fit naite dnas les tripes un sentiment très étrange.

T>roublée, elle regarda le jeune homme en coin, puis toujours souriante, mais très réservée, elle plongea ses yeux dans son verre vide.



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« Répondre #34 le: 03Juillet, 2009, 23:52:12 »

Le jeune homme continue d'observer Agyness à la dérobée, sans oser appuyer plus son regard. Il est clairement absent de la discussion que ses amis tiennent...
Trevor revient finalement à la table, deux verres d'alcool dans les mains.
"Cadeau du Patron!" Il pose les verres et s'asseoit en continuant de parler "Il dit qu'il est content de nous voir dans son bar. Il veut bien qu'on passe la nuit ici et qu'on paie après. C'est un gars bien j'pense..." Voyant le regard interrogateur de sa jeune amie, il reprend en commençant à boire. "En fait, il nous croyait pas quand on disait avoir été sommés d'attendre ici. J'ai un peu parlé avec lui de mes anciens amis qui vivaient ici et finalement il m'a cru. Il m'a dit que ça l'ennuyerait de causer des ennuis à un ami de la Famille..." Il sourit en se séchant les lèvres "Tant mieux pour nous ma p'tite! Dès que tu veux aller dormir, je te montre notre chambre!"

Agyness en tomba bouche bée. Sociualement parlant, elle avait à en apprendre ! sans Trevor, elle aurait dormi à la belle étoile, et dormir à la belle étoile sans son fusil dnas un endroit qu'elle ne connaissait pas n'était pas vraiment une perspective qu'elle appréciait pleinement.

Elle souria comme pour mieux accueillir la nouvelle. Ele prit le verre d'alcool, et le leva aussi simplement que discrètement devant elle, pour porter un toast à la bonne nouvelle... A moins que celà ne fut pour la santé du jeune homme du fond de la salle.


Quelques minutes passent, et tout d'un coup, sans prévenir, Trevor dit: "Et! J'sais pas si tu as remarqué, mais y a un jeune gars qu'arrête pas de te regarder. Si tu veux, je peux m'éloigner..." Sa voix témoigne de sa propre surprise. Agyness est autant étonnée de l'entendre dire ça que de voir que le jeune commence à se lever avec ses amis, les regards plus appuyés et assistés d'un sourire.
La musique, de façon inattendue s'arrête. La femme qui jusque là chantait laisse la place à un vieillard. Le piano fait traîner ses notes au rythme de la voix du vieux. Il chante des airs d'Avant. Les jeunes hommes se rassoient et se tournent vers le vieil homme.
Agyness et Trevor jettent un oeil alentour et constatent que tout le monde est tourné vers le vieil homme, alors que la chanteuse, elle servait plus de "fond sonore"...

Agyness piqua un far en deux temps trois mouvements...
-"j'crois qu'ce s'rait pas mal d'lier connaissance avec les autochtones, juste histoire d'se garantir l'gite et l'couvert"

A ces mots, trevor prit une miune "attendue" et s'éloigne en direction du bar, tout du moins d'après ce qu'il semblait à Agyness. Elle se surprit à ne pas quitter le jeune homme des yeux pendant que le vieux chantait son air sur le piano déglingué.

Elle était encore rouge comme une pivoine, et la nature blonde de sa peau et presque platine de ses cheveux lui donnait un air incroyablement gamine dans cette scène de regard suréaliste (la scène, pas les regards)


Bientôt, le vieil homme se met à articuler plus. Les paroles sont plus compréhensibles, elles racontent en fait des événements de l'Avant. C'est l'histoire de l'humanité, chantée, comme vécue même qu'il partage avec son public. Tout le monde écoute, plus aucun autre bruit que celui du vieil homme et du piano. Même le piano a tendance à s'effacer sous l'impact des paroles. Le jeune homme, qui jusque là observait Agyness à la dérobée, ne bouge plus non plus. Pourtant, lorsque le conteur/chanteur reprend son souffle après quelques quinze minutes tenues à un rythme insoutenable pour les âmes des auditeurs, le regard d'Agyness est piégée par celui du jeune homme, il s'est retourné sans prévenir, a murmuré quelque chose à l'oreille de ses amis et s'est levé en tapant sur l'épaule du plus proche de son camarade. Assez rapidement il se dirige vers la sortie tout en jetant quelques œillades à la jeune fille.
En passant derrière Trevor, Agyness remarque que ce dernier parle encore avec l'aubergiste, mais aussi avec un autre type sans doute aussi âgé que lui. Mais il se retourne quand même vers le jeune homme une fois qu'il est passé derrière lui. Agyness souffla, comme pour se donne rune sorte de courage, puis bu son verre alcoolisé d'un seul trait, et se leva à son tour, coiffa son chappeau de brousse, et partit derrière les pas du jeune homme.

Elle avait peur, mais était toute excitée en même temps... une vraie puce ! En fait, c'était bien la première fois qu'elle ressentait une telle chose, si voragce dans ses tripes. Jamais elle ne se sentit si "demoiselle" et quand bien même on puisse considérer la jeune chasseresse comme une fille, ou une femme. Vêtue de vêtements trop masculins pour elle, elle dégageait tout de même une sorte de petit charme très féminin.

Elle regarda dnas la rue pour voir dnas quelle direction était parti le bonhomme.


Les lèvres du jeune homme s'étirent en un léger sourire, il est en train de fumer, visiblement en attendant quelque chose... Ou quelqu'un. Il attend à l'angle d'une rue à une vingtaine de mètres de l'auberge, adossé au mur.
Voyant Agyness sortir et tourner la tête jusqu'à arriver sur lui, il lui fait un signe poli pour lui montrer qu'elle peut s'approcher. La nuit est tombée il y a peu de temps, mais c'est suffisant pour couper l'envie aux gens d'errer dans les rues. Si bien qu'hormis les deux jeunes gens, il n'y aucun autre signe de vie dans les alentours.
De l'auberge, on entend seulement la musique du piano. Quelque part non loin des gens doivent fêter quelque chose en poussant des cris de joie.
Toujours est-il que le tourtereau fume en observant la jeune femme et en souriant désormais plus franchement...

C'était étrange comment les pas d'Agyness semblaient être poussés en directionn de la silhouette. Elle ne semblait ne plus avoir de volonté, et tombait dans le vide qui la séparait du jeune homme. Elle ne s'apercevait même pas non plus qu'elle souriait. Elle était oiselle pour la première fois, et était confrontée à quelque chose de totalement inconnu.

Arrivée à la hauteur du jeune homme, un vieil automatisme, dont elle ignorait tout de l'origine, lui fit pencher la tête vers l'avant, et placer ses doigts à l'esxtrêmité du chapeau. Elle inclina très légèrement la tête pour saluer l'inconnu.

-"B'soir..." réussit-elle a dire seulement.

Le jeune homme, charmant, propose sa "fumette" à Agyness. Il lui sourit franchement en disant "B'soir mam'selle, vous êtes pas du coin vous. N'est-ce pas?" Ce n'est pas vraiment une question, mais plus une assertion à laquelle il connaît la réponse.
La rue, est relativement calme, ce n'est que peu étonnant vu que le soleil s'est caché derrière l'horizon, laissant la place à une obscurité déjà bien prononcée. Un léger frisson parcourt le corps d'Agyness, la nuit promet d'être assez fraîche, voire froide pour qui dormirait dehors.
Le jeune homme se présente : "Je m'appelle Franck, je te trouve jolie." Toute la phrase est prononcée sur le même ton, familier et anodin. Comme s'il était normal de lier ses deux parties de cette façon. Comme si dire à une jeune fille, seule dans une rue avec un inconnu, qu'elle est "jolie"...
Son sourire n'a, à aucun moment, quitté ses lèvres. Sans être vulgaire, il a des manières de "sale gars", observant Agyness sans gène par moments...

-"Moi, c'est Agyness..." finit-elle apr dire après un silence gêné. Elle plongea les mains dans les poches de son pantalon. La fraîcheur du soir lui avait saisi les épaules, et elle eût se reflexe comme pour mieux s'abriter du frais en collant ses bras contre elle... a moins que celà fut dû à autre chose...

-"On m'l'a jamais dit"

Les yeux de Franck lui demandèrent "Quoi?" aussi elle répondit une nouvelle fois après un certain silence.

-"Qu'j'étais plutôt jolie".

Elle tendit son bras en direction de la main de Franck, qui tenait toujours sa fumette dnas la direction de la jeune fille. Puis elle porta le tabac à ses lèvres sans quitter des yeux le regard du garçon, et aspira sur le clope.
Les larmes lui perlèrent instantanément aux yeux, pendant que, courbée en deux, elle vidait ses poumons de la fumée à travers une quinte de toux qui aurait réveillé tout le quartier. Elle se redressa comme un "i" encore secouée par quelques quintes, et retendit silencieusement la fumette à son propriétaire légitime.

Ce sourire, ce fichu sourire, à se damner. Ce regard pétillant, qui pourrait attraper les yeux et l'esprit de n'importe qui même en pleine nuit. Il reprend sa fumette et tire deux coups longs dessus, faisant grésiller le bout orangé. Il fait "le fier" quelques secondes puis parle, toujours de son ton légèrement détaché : "Bah c'est un peu étonnant, mais tant mieux pour toi... J'aime bien être le premier..." Il s'adosse un peu mieux au mur. "Tu sais où dormir?"
Il chercherait à déstabiliser Agyness qu'il ne s'y prendrait pas mieux...

-"Je... Heu.. L'au..." le bafouillage était à la hauteur de la destabilisation : total. Ca faisait d'autant plus sourire Franck, ce qui la destabilisa davantage.

-"Trévor m'a dit qu'on avait une chambre, dans l'auberge... Mais c'est pas sûr..." finit-elle par dire."Comme ch'suis pas d'ici, je sais pas trop comment ça s'passe... Vous êtes d'ici, Franck ?"

dire qu'elle virait au rouge tenait du doux euphémisme. Elle ne savait pas trop ce qu'elle disait, seulement guidée par ses désirs immédiats biologiques. Elle LE voulait. Ca la rendait folle.


"Si je suis d'ici? Bah ma foi, on peut dire ça... Mes parents sont nés ici, de parents eux-mêmes nés ici... Quant aux autres, je sais pas..." Ses dents, fait assez rare pour être noté, ne sont pas en mauvais état. Sans être éclatantes comme dans les rêves des plus nombreux, elles sont tout de même assez blanches pour se montrer même dans l'obscurité...
Il se redresse, d'une légère impulsion des épaules contre le mur, et se tient face à Agyness.
"Si toi tu n'es pas du coin, tu ferais mieux d'éviter de traîner seule dans le coin... C'est une rue active, dynamique et tout ça, mais la nuit, c'est dangereux..." Est-ce qu'Agyness a rêvé? L'espace d'un instant, elle a cru que c'était une menace à peine voilée, mais est-ce l'habitude que tout se passe mal? L'habitude des problèmes et de la solitude recherchée ou non? Elle n'en est pas sure...
Il continue de parler.
"Je ne sais pas si tu connais la ville, si tu as pris le temps de la visiter, mais y a des coins sympa... Je pourrais... Te les montrer..."
Petite hésitation, petit tremblement... Il s'est approché, à moins d'un mètre d'Agyness, le regard toujours mi-amusé, mi-sérieux...

"folle ! folle ! FOLLE!" lui hurlait sa tête. Elle s'offrait à la bête : volontaire pour se faire bouffer crue. Tous ses sens lui hurlaient que c'était un coup à se faire engrosser, et accessoirement, passer les 20 prochaines années de sa vie à faire la reproductrice dans un camp d'esclavagistes.

Mais elle le voulait. L'esprit était las de ces journées de marche. Las de ce désert de boue séchée. Las de ces chasses dangereuses. Le corps avait ses lois, et surtout ses désirs. Dans quel désert affectif Agyness s'était-elle retrouvée pour que chaque pore de sa peau hurle sa solitude.

-"Non... Je n'ai pas eu l'occasion de visiter cette ville... Je s'rai très curieuse d'voir ces coins sympas..."
Dit-elle doucement, en s'approchant sensiblement du corps du jeune hhomme, qui se tenait maintenant à moins de 50 centimètres d'elle.

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Marcellus Lesendar
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« Répondre #35 le: 04Août, 2009, 11:28:54 »

Il laisse la jeune femme s'approcher de lui, mais sans faire de geste qui pourrait l'inciter à reculer.
Un bref instant passe et il commence, d'une voix amusée, "Ici tu es devant la Goldwin volante. Y a pas mal de rumeurs qui courent, mais on ne sait pas vraiment ce qu'elle fiche dans ce mur... Tu préfère voir quoi d'abord? Les lieux sympa où on traîne le soir ou les trucs qui font de notre ville une chouette ville pour les "touristes"." Il prononce ce dernier mot d'un ton léger, comme si des touristes pouvaient venir ici... Ou aller n'importe où d'ailleurs. Le tourisme, c'est un mot qui a été gardé de l'Avant, mais qui ne représente plus vraiment quelque chose de concret...
Il n'a toujours pas cherché à s'éloigner d'Agyness et attend qu'elle lui réponde.
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« Répondre #36 le: 07Août, 2009, 10:55:44 »

La braise dnas les yeux, les lèvres à quelques centimètres des celles de son interlocuteurs, elle lui sussura

-"va pour les trucs chouettes"
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Marcellus Lesendar
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« Répondre #37 le: 19Août, 2009, 11:31:44 »

D'un mouvement vif, toujours avec ce regard amusé il se recule et se retourne, prêt à marcher, il fait deux pas tout en parlant.
"Très bien Agy', alors... On va commencer par remonter la rue jusqu'à la place Mancini... On l'appelle comme ça parce que, bah c'est là qu'ils s'y r'trouvent..." Il retourne et demande "Euh... ça te tente?"
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« Répondre #38 le: 19Août, 2009, 12:15:02 »

-raté- se dit-elle. Néanmoins, tout en enfonçant ses poings dans ses poches, elle envoya un sourire en coin amusé en direction de son interlocuteur, et lui lança, comme une sorte de défi de gamine

-"J'te suis"

Elle était pleine d'assurance. D'ailleurs, le poids de son couteau de combat, qui pendant dans sa gaine accrochée à la ceinture, la rassura davantage. Elle se mit à marcher, en suivant son hote. En cadence, à chaque pas, la conteau lui tambourrinait le haut de ses petites fesses, comme autant de claques sur la croupe pour l'inviter à avancer.
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Marcellus Lesendar
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« Répondre #39 le: 12Septembre, 2009, 12:44:03 »

Franck remonte la rue avec Agyness, il ne parle que peu, prenant presque son rôle de guide touristique au sérieux. Il lance par moments des petites tentatives pour charmer la jeune femme, mais en restant distant malgré tout. Ce n'est qu'une fois arrivés sur "la place Mancini" comme il l'appelle qu'il s'arrête. Regardant Agyness, il prend un ton digne d'une conférence et commence à raconter l'origine de la rue: "Ici, il paraît que c'était une place comme une autre, mais les Mancini ont commencé à s'y donner des rendez-vous pour boire un verre ou manger. Le peu de personnes qui pensent être leurs ennemis ou de simples opposants ont cessé de venir sur cette place lorsqu'ils n'y étaient pas invité. Depuis on ne fait qu'y passer rapidement lorsqu'on ne peut pas faire autrement. Il paraît qu'avant leur arrivée, elle portait le nom d'un sage..." Agyness ne peut savoir si ce qu'il raconte est entièrement fondé ou pas, mais il raconte vraiment bien son histoire. Son débit est fluide, occillant entre un ton amusé et un ton sérieux.
Il se prépare à reprendre la promenade mais lance un coup d'oeil interrogateur à Agyness. Veut-elle regarder l'ancienne fontaine ou la statue ou repartir maintenant?
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« Répondre #40 le: 12Septembre, 2009, 18:05:51 »

Le front e la jeune femme fit apparaître le plis typique du sourcil qui se soulève sous l'effet de la curiosité.

-"Un vieux sage..." répéta-t-elle plus à elle même.

Elle se dirigea vers la statu, sans même faire très attention à toute présence potentielle, ou cachée, sur la placez. Elle était curieuse de voir tout ce qui pouvait la renseigner sur les fondateurs de cette ville.

-"C'est donc les Mancini qui commandent, ici ?" demanda-t-elle innocemment à son guide, sans vraiment regarder dans sa direction.
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Marcellus Lesendar
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« Répondre #41 le: 29Septembre, 2009, 15:21:22 »

Un léger raclement de gorge, puis il dit "Ils ne commandent pas vraiment, ils nous aident. Ils organisent la vie de la ville et nous servent de protecteurs. A choisir, je préfère vivre ici que dans bien d'autres villes..." Sa voix se fait moins amusée, presque profonde.
Il s'approche de la jeune femme et lui demande: "Et toi, tu viens d'où? Tu viens faire quoi à Provo?"
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« Répondre #42 le: 29Septembre, 2009, 19:06:12 »

Haussement d'apaules, sans que le regard d'Agyness ne quitte le monument qu'elle scrutait.

-"Comme y'disent dans vos villes, ch'suis une fille du dehors... J'préfère compter qu'sur moi pour me loger et m'nourrir... mais bon... C'est vrai qu'poser un cul sur un coussin, et manger derrière une table, ça r'pose bien... J'accimpagne un gars... Chasseur... Trevor qu'il s'appelle... Un mec droit... Là, on s'arrête pour s'poser, et trouver un peu d'aide... Y a des pauv' types qui s'sont fait massacrer dans un village d'natifs... Faut prév'nir les autres et r'trouver des survivants..."
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