Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: La quatrième édition du concours de synopsis est ouverte !  (Lu 9630 fois)
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Yodram
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« Répondre #15 le: 18Mai, 2009, 15:21:11 »

Aïe ! j'avais promis d'en être, mais rien n'est moins sûr aujourd'hui. Après les vacances, le boulot puis re-vacances avec un beau pont de 4 jours qui s'annonce, je n'aurai guère le temps je pense. Mais je serai au moins lecteur et votant, promis... à moins que l'idée me vienne d'un seul coup et que je parvienne à me restreindre pour écrire (cette fois Grin) un vrai synopsis.
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Kérosène
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Docteur en procrastination


« Répondre #16 le: 18Mai, 2009, 16:42:04 »

*parle d'une voix monocorde en agitant un pendule*
Allez Yodram, juste un petit paragraphe ou deux, tu verras, tu ne replongeras pas, laisse-toi tenter, ça ne peut pas te faire de mal...
 
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Léo
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« Répondre #17 le: 19Mai, 2009, 08:24:35 »

Voici mes deux petites contributions pour ce concours :

La première est une petite péripétie champêtre en Terres du Milieu, dans la Comté (mais facilement adaptable pour tout univers comprenant des Semi-Hommes ou apparentés, comme le Moot des Halflings à Warhammer, etc. Voire sans Hobbits mais c'est moins drôle)
J'ai tenté de garder une ambiance bon enfant essayer de faire une aventure sans "aventures" (mais pas forcément sans intérêt ), où les actions des PJs influenceront grandement le déroulement d'un important repas.

La seconde est une aventure rurale pour du med-fan générique, ou le "dîner" est une variation d'un thème ultraclassique, avec en bleu des conseils pour le traiter d'une façon plus parodique/détournée/cynique et gritty/pratchettienne.
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Léo
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« Répondre #18 le: 19Mai, 2009, 08:26:58 »

Une réception depuis longtemps attendue

Les PJs sont invités à un banquet donné par le meunier Odon Lafarine de Lagrenouillère pour l’anniversaire de son petit-fils. Eux-mêmes peuvent être des autochtones, ou des aventuriers de passage [peu de groupes exclusivement composés de Hobbits, je le crains  :'(], dans ce cas ils peuvent être conviés après avoir acquis un statut de héros locaux (en sauvant un imprudent de la noyade dans le Brandevin, en mettant en fuite une bande de sangliers qui saccageaient les champs des riverains, ou en retrouvant un enfant perdu dans la Vieille Forêt…). Plus exactement, Odon leur a demandé un service en échange, impliquant un petit voyage à travers la Comté : lui ramener un tonneau de bière du Perchoir Doré de Stock, « la meilleure bière du quartier de l’ouest », ou un ballot de Feuille de Longoulet, célèbre herbe-à-pipe du Quartier du Sud, etc.
Odon leur a donné l’argent nécessaire, et ce pourrait être une simple formalité, ou une agréable promenade, voire tellement agréable que les PJs risquent de se retrouvés retardés, pour cueillir des champignons, répondre aux questions d’un shirrif, participer à un concours de ricochet sur l’eau, s’arrêter un peu trop longtemps dans les auberges. Multipliez les occasions de roleplay, en tentant d’impliquer les PJs. Après tout, il n’y a pas que les Orcs et le mithril dans la vie. Vous pouvez insérez ici une mini-quête annexe, et/ou des amorces pour de prochains scenario.
A l’inverse, les PJs peuvent aussi voir leur périple écourté, et leur cupidité titillée par la même occasion : en chemin, ils sont accostés par Tod Jonquillon, un Hobbit connu – mais pas forcément des PJs, surtout s’ils sont étrangers – pour être toujours fourré dans des mauvais coups. Celui-ci leur propose un tonneau de bière, un ballot d’herbe à pipe (ou toute autre denrée que vous aurez choisi), d’une qualité inférieure au produit demandé par Odon (ce qu’il tentera de cacher), et surtout pour la moitié du prix de la marchandise qu’ils étaient partis cherchés, ce qui leur permettrait donc de réaliser un petit bénéfice. Outre le gain de temps, et donc l’espoir d’arriver peut-être à temps pour les hors d’œuvre, Tod peut tenter de leur forcer la main avec un petit cadeau, ou leur laisser entrevoir d’autres « formidables perspectives commerciales » par la suite.

Outre l’anniversaire de son petit-fils, Odon a en fait invité toute sa famille et la famille Belcolline de Blancs Sillons (à la louche une bonne centaine de Hobbits) car il espère marier son benjamin Drogon à Pétula, la fille aînée du boulanger de Blancs Sillons. Mais il sait que la belle est convoitée, d’autant que le pain de la famille Belcolline est fort réputé. Il compte bien étaler son opulence, ce qui sera aussi l’occasion d’en montrer un peu à ceux de sa famille qui ont tendance à le regarder de haut, particulièrement ses cousins des Trougrisards.

Si les PJs ramènent le produit désiré, celui-ci fera très bonne impression, permettant à Odon d’étaler sa richesse (comme pour les PJs, s’ils présentent un aspect « exotique » : c’est la classe d’avoir un Elfe comme portefaix ) de détendre l’atmosphère et de clôturer en beauté le repas et au plus vite les tractations concernant la dot. Ils seront ensuite dans les petits papiers d’un notable de Lagrenouillère, à l’influence grandissante qui plus est !
S’ils ont accepté l’offre de Tod, et à moins qu’ils ne décident volontairement de perdre du temps pour ne pas éveiller les soupçons, ils arriveront vraisemblablement au début des hostilités, seront vus comme des importuns qui n’ont rien à faire là (surtout s’ils présentent un aspect « exotique »), et leur camelote de second choix fera au mieux piètre impression. En se rendant compte de la supercherie, Odon risque fort de se mettre en colère et de leur en vouloir, même s’il ne le montrera pas devant ses invités.

Un remarquable guide des sentiers de la Comté, qui illuminera vos descriptions lors des escapades de vos PJs : http://www.jrrvf.com/essais/promenade/promenade.html

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« Répondre #19 le: 19Mai, 2009, 08:33:08 »

Fautes de grives, on mange des merles

Un monstre à l’appétit féroce terrorise un bourg, les habitants devant lui offrir des membres savoureux et vulnérables de la communauté (exemples : enfants, jeunes filles…)

Le monstre : pour les obliger à finauder, les PJs, sauf s’ils sont suicidaires, ne doivent pas pouvoir envisager un affrontement classique. Le monstre doit avoir un rapport particulier avec la nourriture et/ou le fait de manger : Troll (façon Bilbo le Hobbit), Ogre (particulièrement indiqué à Warhammer, en raison de leurs habitudes, religion, « gastromancie »…), Géant, etc, ou tout ce que vous jugerez convenable selon l’univers et la puissance des PJs.


Il était une fois...
C’est un coin fertile et prospère, mais les habitants sont de piètres guerriers (ou bien la plupart des hommes adultes ont été emmenés à la guerre par le baron du coin, qui du coup n’est pas là pour défendre ses sujets). Le monstre a déjà dévoré beaucoup de bétail, et plusieurs habitants (tels qu’un PNJ connu et apprécié des PJs, des enfants, les quelques miliciens qui ont tenté de l’affronter la première fois qu’il s’est montré…)
En fait, les anciens du village ont de leur propre initiative décidé de lui donner des vierges, espérant l’amadouer en se basant sur la sagesse populaire. Le monstre n’avait rien demandé, mais maintenant il y a pris goût. Ils tenteront bien sûr d’empêcher les PJs d’apprendre qu’ils sont responsables, ce qui arrivera immanquablement, tout le village est au courant.
Dans le village, les PJs sentiront à coup sûr l’ambiance sinistre, et avec un peu de curiosité finiront par en découvrir la raison – cette séquence peut être plus ou moins longue et complexe. Variante : le scenario peut débuter quand des villageois, à l’instigation des anciens?, tentent de capturer un PJ pour en faire une offrande.

Le moment arrive bientôt où une nouvelle victime devra lui être offerte – et il semblerait qu’il n’y ait plus aucune vierge dans le village – ragots et messes-basses à ce sujet vont bon train, et enveniment les querelles de voisinage ! S'ils - quand ils se montreront couards et décideront de passer leur chemin, un villageois (maire, mère éplorée…) les prendra à parti, promettant une récompense, ou laissant miroiter le trésor que possède le monstre (un mensonge).

Séquences typiques :
Conciliabule(s) à l’hôtel de ville/l’auberge/le temple. Faites jouer l’émotion, et les tensions de cette petite communauté aux abois, la détresse actuelle rendant tout le monde nerveux : haines ancestrales et vieux secrets de famille sont de sortie. (Des villageois proposent aux PJs de les aider à enlever une vierge du village d’à-côté, « tous des ploucs/païens/semi-orcs ! »).
Observation : épier le monstre est une bonne idée, pour estimer ses forces et faiblesses, et ses habitudes : peut-être aime-t-il faire une promenade à tel endroit, idéal pour une embuscade. Cela permettrait aussi de découvrir qu’une fois repu, il aime bien faire une petite sieste dans son repaire. Un bon moment pour tenter de le terrasser?
Préparatifs Laissez vos PJs planifier. Plusieurs options classiques : Appât, animal ou autre. Mieux : un PJ (aucun villageois n’est prêt à s’y risquer). Piège, l’appât susmentionné peut lui-même être piégé ou empoisonné – développer la confection du piège et/ou du poison. Un des PJs peut prendre la place de la victime sacrificielle pour faire diversion (éventuellement en se grimant ridiculement d’une quelconque façon).
Puis prenez les en traître !
Alors qu’ils finissent leurs plans, les PJs sont empoisonnés par les anciens avec un plat avarié qui les neutralise pendant quelques heures. Ils veulent conserver leur autorité : après tout le monstre, peut servir à neutraliser les jeunes gens turbulents, mais qui sait si les PJs ne tenteront d’imposer leur propre loi après l’avoir liquidé ? Les vieux fous ne représentent pas vraiment une menace en eux-mêmes, il s’agit surtout de convaincre le reste de la population de ne pas les écouter, eux et leurs suggestions de livrer les PJs au monstre pour calmer son courroux.

Baston finale avec le monstre, épique avec quelques surprises – ne les laissez-pas croire que l’affaire est entendue.

Crasse de dernière minute de la part des anciens/des villageois/du village d'à côté??

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Yodram
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« Répondre #20 le: 20Mai, 2009, 01:02:00 »

*parle d'une voix monocorde en agitant un pendule*
Allez Yodram, juste un petit paragraphe ou deux, tu verras, tu ne replongeras pas, laisse-toi tenter, ça ne peut pas te faire de mal...
 
L'hypnose a fonctionné ! Dire que je me lève à 6h30, c'est malin ça Madame le gnome hypnotiseur...
Enfin bon, voilà une contribution qui je l'espère cette fois sera un synopsis (toujours pas bien compris la nuance le Yodram )

La presse.

Ce synopsis est destiné à être joué comme une introduction à un scénario au sein d'une campagne « maritime » (quelque soit l'univers, gageons que les Pjs sont davantage attirés par un rôle de pirate / corsaire que par celui de matelot de pont sur un des gros navires de la marine régulière (armada espagnole au départ des caraïbes au XVII°, Royal Navy à Londres vers 1800, Flotte impériale de l'Empire interstellaire trucmuche). Les personnages doivent être confiants dans leur possibilité de trouver un embarquement conforme à leurs attentes, il ne faudra éveiller leur vigilance que par petites touches quant aux risques de finir enrôlés de force.
Ils sont désœuvrés, suite à un revers de fortune. Ils attendent depuis maintenant plusieurs semaines un embarquement sur un navire pirate / corsaire sur lequel ils espèrent se refaire de quoi passer d'agréables escales. Avec quelques compagnons / frères de la côte, ils ont élu domicile dans une auberge très modeste où une soupe grasse et fadasse ainsi qu'un mauvais alcool sont leur seul réconfort quotidien. La plupart des clients sont d'ailleurs dans le même cas qu'eux, et ils ont pu nouer quelques nouvelles relations, malgré la mise en concurrence évidente de tous ces hommes.
Laisser les PJ s'ennuyer quelques temps en maintenant l'espoir d'un possible embarquement conforme à leurs vœux.
Des rumeurs courent selon lesquels les sergents recruteurs ne vont pas tarder à lancer une campagne de recrutement forcé. Pas de quoi s'inquiéter ; ces individus sont toujours à l'affût, mais les Pjs ont appris à les voir venir et à les éviter. Il faut dire que marin sur un de ces navires, c'est être esclave ! Toutefois, il est vrai qu'ils doivent être particulièrement vigilants, depuis qu'ils ont appris que le « renard », le plus redoutable d'entre eux est présent en ville : brutal, retors, cet individu a dû remplir à lui tout seul au moins dix navires de ligne.

Le Renard a imaginé un stratagème pour remplir sa bourse de la commission perçue pour chaque nouvelle recrue : il a repéré que le pauvre propriétaire de l'auberge, endetté, était prêt à l'aider à faire un coup de filet dans son établissement, moyennant l'effacement de son ardoise. Il lui fournit donc quelques victuailles rares et surtout un alcool bien meilleur que le tord-boyau habituel. L'aubergiste prétexte le prochain mariage de sa fille (faux et facilement vérifiable) pour régaler gratuitement sa clientèle de marins désœuvrés.
A ce stade, soit les Pjs tout à leur projet n'ont pas senti venir le danger, ils vont profiter de la générosité incongrue de l'aubergiste. Un fois éméchés (malus pour le combat éventuel), le filet du Renard viendra se refermer autour de l'auberge et ils ne pourront éviter le pire qu'en ferraillant dur, devenant ouvertement hors-la-loi. Soit ils ont senti le traquenard se préparer, auquel cas, ils devront dans l'urgence quitter les lieux, non sans prévenir leurs amis et frères habitués des lieux, histoire de jouer un mauvais tour au Renard. Il leur suffira de se cacher quelques heures le temps que le Renard réalise son échec, ne prenant que quelques irréductibles arsouilles tombés dans le piège. Attention, il est coriace et il essayera de les poursuivre dans la nuit, ce n'est pas une partie de plaisir qui attend les récalcitrants.
Tout ceci pourrait finir par quelques agapes tardifs chez l'aubergiste une fois le Renard retourné à sa tanière. Pour ne pas avouer ouvertement sa forfaiture, l'aubergiste sera obligé d'écouler sa marchandise à vil prix comme il l'avait annoncé, à moins que les Pjs n'aient pensé à prendre quelques victuailles dans leur fuite pour trinquer sous la lune, au sommet d'un toit londonien ou d'une colline dominant Carthagène.
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« Répondre #21 le: 20Mai, 2009, 11:54:32 »

L'hypnose a fonctionné ! Dire que je me lève à 6h30, c'est malin ça Madame le gnome hypnotiseur...
Hourrah, je vais pouvoir monter ma compétence "Hypnotiser mes camarades de forum"  Grin
Allez, pour ta peine, le jury te décerne ce superbe objet d'art :
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« Répondre #22 le: 24Mai, 2009, 09:07:52 »

Un petit coup d'oeil au calendrier me dit que la date de clôture approche dangereusement... Reste-t-il des concurrents inspirés mais à court de temps qui auraient besoin d'un petit délai supplémentaire ?
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« Répondre #23 le: 24Mai, 2009, 14:07:53 »

Je serai au rendez-vous dans l'après-midi.
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« Répondre #24 le: 24Mai, 2009, 15:49:38 »

Bon appétit, commandant !
Synopsis pour un scénario d'O&L

Océan austral, dans les parages de la Nouvelle-Zélande, au tournant entre l'automne et l'hiver, dans les années 1770.
Les personnages des joueurs sont des embarqués (membres de l'état-major ou scientifiques) sur un navire d'exploration scientifique, ayant quitté l'Europe depuis environ 18 mois, en compagnie d'un autre pour explorer l'océan austral.

(Ce scénario est directement inspiré par un épisode du tour du monde effectué par les navires Resolution (James Cook) et Adventure (Tobias Furneaux) en 1772-1774. Mais il est possible de le jouer avec des navires français, par exemple. Une entorse à la réalité historique des voyages d'exploration n'est pas un obstacle majeur, en l'occurrence).

Acte I – Une mer éprouvante
Après s'être rejoints et avoir exploré ensemble des îles du Pacifique (Tahiti, Tonga, etc.), les navires, qui font route vers la Nouvelle Zélande, sont séparés par une violente tempête. Les membres de l'équipage sont bien amarinés, puisque cela fait déjà un an et demi qu'ils sont en mer, mais cette tempête dans des parages dont ils sont peu familiers n'en est pas moins éprouvante pour les hommes, en plus de l'être pour le navire. L'équipage est, en outre, éprouvé par la maladie, car le commandant, contrairement aux ordres reçus en partant d'Europe, n'a pas suivi les instructions alimentaires strictes pour lutter contre le scorbut.
Le navire et son équipage vont donc devoir affronter la tempête et les dégâts qu'elle cause sur l'un et sur les autres, puis trouver un endroit propice à y faire les réparations nécessaires et à trouver de l'eau et des vivres, dans cette zone connue alors comme le « détroit de la reine Charlotte ».

(Pour l'anecdote, le détroit de la reine Charlotte (Queen Charlotte Sound) dont il s'agit dans ce scénario est bien celui mentionné dans le journal de Cook de son voyage autour du monde. Depuis lors, ce détroit a été rebaptisé « détroit de Cook » et, aujourd'hui l'appellation « détroit de la reine Charlotte » désigne un détroit canadien (Queen Charlotte Strait) entre l'île de Vancouver et la Colombie britannique.)

Acte II – Tensions et querelles
Ces contrées sont peuplées de Maoris, dont certains groupes se montrent quelque peu belliqueux à l'encontre de ces étranges arrivants. Bien sûr, ils n'attaquent pas directement le navire, mais ils peuvent s'en prendre aux chaloupes qui tenteraient de débarquer, par exemple. Or les réparations du navire prendront du temps, et il est impératif de trouver un endroit où les travaux pourront être menés sans la menace permanente d'escarmouches.
L'état-major du navire et ses conseillers doivent donc résoudre les différents problèmes auxquels ils sont confrontés :
- identifier une zone favorable à un mouillage d'assez longue durée dans des conditions de sécurité satisfaisantes ;
- prendre langue avec un groupe de Maoris « neutres », à défaut d'être amicaux. En cela, ils peut compter avec la précieuse collaboration, comme interprète, d'un Polynésien embarqué à bord du navire environ 6 mois plus tôt ;
- mener des négociations pour obtenir de l'eau et des vivres, dans un climat qui peut devenir tendu, du fait des incompréhensions mutuelles ;
- modérer l'enthousiasme des scientifiques de diverses disciplines, qui tiennent absolument à descendre à terre et explorer les parages pour recueillir ou dessins plantes, insectes, oiseaux, au mépris de tous les dangers.

Un chef local accepte d'apporter son aide à l'équipage, à condition que celui-ci veuille bien l'aider à se débarrasser d'un clan rival, avec lequel une querelle sanglante vient de naître. Selon les dires du chef, c'est la seule solution pour que les hommes du navire puissent avoir assez de temps devant eux pour mener à bien réparations et avitaillement.
Si l'état-major du navire accepte de s'impliquer dans cette querelle, l'alliance entre Européens et Maoris « amicaux » va rapidement avoir raison du clan adverse, et les négociations d'avitaillement en seront, effectivement, grandement facilitées. Toutefois, s'écarter de la zone ainsi « sécurisée » n'en deviendra que plus dangereux.

Acte III – Un abominable repas
Avant de reprendre définitivement la mer, le botaniste du bord propose au commandant du navire d'aller à terre, avec quelques hommes d'équipage, cueillir un peu plus de cette plante grasse que les Maoris appellent nau et dont il pense que c'est « l'herbe contre le scorbut » trouvée par James Cook lors de son premier voyage en 1769 [Lepidium oleraceum, pour les geeks de botanique !].
Mais le groupe envoyé à terre ne revient pas. Le commandant envoie un deuxième groupe (dont les PJ) à la recherche des disparus. Les secours finissent par retrouver les traces de leurs compagnons disparus, sous la forme de débris de vêtements (donc des boucles de ceinture, par exemple) et même des bouts de corps humain (dont une main portant des tatouages de marin particulièrement reconnaissables) en partie carbonisés. Il sera assez facile d'en déduire que des Maoris ont tué et... dévoré les malheureux.

Tenter de d'identifier, pourchasser et « punir » les Maoris n'est pas réellement envisageable, en terrain méconnu et en infériorité numérique probable. Quant à savoir ce qui a pu provoquer la colère des indigènes, c'est une autre paire de manches. Les marins ont-ils été victimes d'un clan maori adversaire de celui avec lequel ils ont commercé ? Ont-ils involontairement porté atteinte à un interdit (tabou) local ? Ont-ils payé, à plusieurs années d'écart, des exactions commises par d'autres explorateurs lors de précédents voyages ?

Au final, vaut-il vraiment mieux arriver sur la fin d'un repas qu'au commencement d'une querelle ?
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« Répondre #25 le: 24Mai, 2009, 16:39:02 »

J'ai commencé à établir un recueil des synopsis déjà livrés. Je le complèterai avec les éventuelles contributions supplémentaires, puis je le mettrai en ligne pour téléchargement, comme pour les concours de scénarios.
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« Répondre #26 le: 24Mai, 2009, 16:46:10 »

Merci Xaramis  Kiss
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« Répondre #27 le: 25Mai, 2009, 21:28:04 »

Je pense que tu peux ouvrir un fil-sondage pour le vote, en l'absence d'autre participation prévue.

Voici le lien pour télécharger le recueil des contributions reçues :
http://couroberon.com/auteur/RecueilSynopsis-04.pdf
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« Répondre #28 le: 25Mai, 2009, 23:40:15 »

Bien, minuit approchant à grands pas et personne n'ayant demandé de délai de grâce, je clos cette édition du concours et je vous invite à passer aux votes à cet endroit.

Merci à nos auteurs pour leurs travaux.
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