Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Les cross-over  (Lu 3711 fois)
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Glorfindel
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« le: 25Août, 2008, 22:40:12 »

Deux mots sur les possibilités de cross over: faire rencontrer aux héros de Gothlied des héros d'autres cycles épiques a une certaine légitimité, cela arrive dans le cycle:

_Dans la Saga de Théodoric de Vérone, un roi "Arthur de Bretagne" joue un petit rôle secondaire. Un caméo, dirions-nous.
_Dans La Fuite de Dietrich, la cour d'Arthur est évoquée, en comparaison de celle de Vérone.
_Dans un texte arthurien, le Brut de Layamon, on apprend que haubert d'Arthur a été forgé par Witege, le compagnon de Dietrich.
_Une ballade danoise relate un duel entre Dietrich et Ogier le Danois, les des preux du cycle de Charlemagne.

Bref, pas de grosses rencontres aux implications majeures, mais quelques passerelles entre les cycles.
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« Répondre #1 le: 25Novembre, 2010, 14:25:36 »

Dis moi Glo, Dans la campagne de Triderk en Bretagne, celui-ci et ses preux se rendent en Bretagne pour vérifier si le roi est si fort qu'on le dit.

Et effectivement c'est au mieux un demi-échec (4 victoire pour 13 combats).
Mais ma grande question : est-ce que Ce roi de Bretagne est Arthur ?
Si oui, qui sont ses preux ?
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Glorfindel
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« Répondre #2 le: 30Novembre, 2010, 11:05:10 »

A mon avis, l'auteur de la saga voulait un roi de Bretagne, et il a choisi le nom d'Arthur parce qu'il était connu de réputation, jusqu'en Scandinavie. Maintenant, l'auteur avait-il pour autant une connaissance réelle de la matière de Bretagne ? Connaissait-il les noms des chevaliers de Table Ronde, par exemple ? C'est difficile à dire. Ce n'est pas impossible, car vers la même époque, certains de ses collègues traduisaient et adaptaient certains romans de la Table Ronde, sous forme de ce qu'ils appelaient "sagas de chevaliers". Mais quoi qu'il en soit, notre auteur n'a pas fait l'effort de donner à son décor arthurien une réelle profondeur, se limitant à un simple clin d'oeil. Sinon, s'il avait fallu choisir une liste de douze preux d'Arthur, on aurait pu désigner, par exemple :
-Lancelot
-Perceval
-Sagremor le Desré
-Dodinel le Sauvage
-Gauvain
-Agravain
-Guerrehet
-Gaheriet
-Yvain
-Tor fils d'Arès
-Ydier fils de Nut
-Girflet fils de Do

C'est un simple exemple, on pourrait trouver beaucoup d'autres chevaliers de la Table Ronde dignes de figurer sur cette liste. A part ça, il existe d'autres versions de de cet épisode, où le roi ne s'appelle pas Arthur et n'a pas de lien avec la Bretagne. Elles sont citées en annexe, à la fin de la saga.
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« Répondre #3 le: 30Novembre, 2010, 13:53:51 »

Bon alors Dodinel, Ydier et Girflet me sont totalement inconnus

Tout comme les exploits de Sagremor, Agravain, Guerrehet, Gaheriet et Tor !
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Glorfindel
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« Répondre #4 le: 30Novembre, 2010, 18:50:13 »

Girflet, quand même, c'est celui qui jette l'épée d'Arthur dans le lac au moment de sa mort. C'est un épisode plutôt connu.

Les autres sont effectivement des personnages de second plan, qui n'ont pas forcément de roman dédié à leur personne, mais qui apparaissent avec une  grande régularité comme figurants dans énormément de textes. Un Dodinel est bien plus susceptible de figurer dans une liste de chevaliers d'Arthur que Bohort ou Galaad. Il faut bien comprendre que ces personnages font partie des meubles du monde arthurien. Ils ne sont pas forcément mis en avant, mais ce sont ceux que les lecteurs médiévaux s'attendent à trouver cités. Ce sont des personnages très anciens, comme Lucan le Bouteiller, Beduyer ou Keu le sénéchal. Il n'y a pas beaucoup de romans sur eux, parce qu'un romancier voulant créer une nouvelle oeuvre va plus volontiers inventer un nouveau personnage, comme Lancelot, Galaad, Hestor des Mares, Cligès et compagnie. Tous les personnages les plus connus du cycle arthurien aujourd'hui sont tardifs : ils n'existaient tout simplement pas dans les versions les plus anciennes.

Les origines de Tor sont relatées dans la Suite du Merlin, celles de Sagremor dans le cycle Lancelot-Graal, et il joue aussi un certain rôle dans Claris et Laris. Une aventure de Girflet est racontée dans Jaufré (c'est la forme occitane de son nom). Guerrehet et Gaheriet sont les frères de Gauvain, tous deux importants dans le Lancelot-Graal, et Gaheriet a une belle aventure qui lui est consacrée dans La première Continuation du Conte du Graal.
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« Répondre #5 le: 30Novembre, 2010, 19:15:13 »


As t'on d'autres cross-over ?

des rencontres entre des héros grec, allemand, français ou breton ?
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Glorfindel
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« Répondre #6 le: 01Décembre, 2010, 14:05:56 »

Vaste question, à laquelle je tâcherai de répondre de mon mieux dès que j'aurai le temps.
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Glorfindel
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« Répondre #7 le: 09Décembre, 2010, 21:33:50 »

Bon, plutôt que de ne jamais commencer, je vais le faire par morceaux.

Pour les Grecs, le problème c'est qu'ils sont des personnages de l'Antiquité. Alors d'accord, les auteurs médiévaux ont l'anachronisme facile, mais pas à ce point-là. Il y a des limites que même eux n'osent pas franchir.

Par contre, des personnages antiques peuvent être revendiqués comme ancêtres. Particulièrement les Troyens, parce que le Moyen Age a lu le mythe de la guerre de Troie en se rangeant franchement du côté troyen. Par exemple, les rois de France descendent bien sûr de Francion, un guerrier troyen échappé du désastre. Roger, le héros du Roland furieux, est un descendant d'Hector : il entretient même une rivalité mortelle avec un autre chevalier, également descendant d'Hector, pour savoir qui est digne de porter les armes de cet ancêtre glorieux.

Soit dit en passant, Hector est l'un des Neufs Preux, un thème iconographique qui a été extrêmement populaire au Moyen Age. Dans le jeu de cartes traditionnel, il est le valet de carreau. C'est l'image parfaite du prudhomme, du païen vertueux d'avant la venu du Christ, et il est bien plus populaire qu'Achille.

Voilà pour le domaine greco-romain. A part ça, il y a quelques mentions de Jules César dans les cycles arthuriens et carolingiens, mais j'y reviendrai.
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