Les Salons de la Cour

La Cour d'Obéron => Background => Discussion démarrée par: Cuchulain le 12Mars, 2014, 16:22:02



Titre: Dyfed : les Fiannas
Posté par: Cuchulain le 12Mars, 2014, 16:22:02
Qui sont les Fiannas de nos jours ? Encore une fois décrire tout les membres serait long et fastidieux, il vaut mieux se concentrer sur les plus prestigieux, ceux dont les exploits sont chantés à travers tout le royaume faë.

 Parlons d’abord d’Eirik, l’actuel Righ-Feinîd. Fils de Branagain précédent chef des fiannas, son éducation guerrière se fit à Dun Dyfed où il avait le statut d’otage (une manière pour le roi de s’assurer une certaine sécurité dans ses rapports avec les Fiannas. Avant de succéder à son père, il voyagea un peu partout en Œkumen et notamment dans l’Est. Il rapporta de ses errances un vocabulaire émaillé d’expressions diverses, parfois peu compréhensibles par ses interlocuteurs.
      Physiquement, c’est un homme d’âge mur,  bien bâti et au teint mat. On notera qu’il prend soin de sa barbe et de moustache, toujours  finement taillées, dont le noir de jais contraste avec ses cheveux blonds. Eirik explique volontiers que dans ses temps où les anciennes coutumes combroge s’affaiblissent, il faut préserver les traditions d’Ynn Pryddein ! Quoi de mieux alors que de commencer par la décoloration des cheveux qui rendit célèbre leurs ancêtres ? Il rajoute que c’est aussi un hommage à Fionn Mac Cumal, roi légendaire de la Fianna.
       
      D’un caractère passionné, le chef des fianna aime à discuter autant qu’à se disputer ! Le clan d’origine d’Eirik vit et commerce le long du fleuve Elorn, frontière naturelle avec Caspiaris, ce qui explique sans doute son physique que l’on attendrait plutôt dans le bouclier du Sud. Son père a épousé une princesse de Volsung qui lui donna un prénom boréide et l’apparente au roi actuel. Malgré cela, il est farouchement attaché aux coutumes et traditions de Dyfed, c’est ainsi qu’il refuse catégoriquement d’utiliser d’autres armes au combat que celles traditionnelles. Nul ne le verra avec un arc par exemple (« Une arme de lâche, ce n’est utile que pour la chasse »), ou encore avec une hache (« Une arme grossière, c’est bon pour les paysans ou les bucherons »).  Son entêtement le pousse aussi à refuser les casques avec nasal (« accouplement improbable des lochlannach et de Taenare » !).
        Bien qu’attaché aux charges sauvages et furieuses de ses ancêtres, telles qu’elles sont décrites dans les légendes, le roi des Fianna est un fin tacticien. Il prépare ses plans d’attaque longuement et avec soin (cette opposition lui vaut souvent les moqueries amicales des fiannas). Eirik aime également faire les choses de manière organisée et cette tendance se retrouve dans le rangement méticuleux de ses affaires (« chaque chose a une place et une place pour chaque chose »). Il lui est arrivé de vitupérer sur un fian qui avait eu le malheur de déplacer de quelques pouces son bol car ça « perturbait son champ de vision » ! Le Righ-Feinîd est affectueusement surnommé Carnyx  par ses compagnons. Ce surnom est du à sa voix puissante qui résonne dans les combats, ou sur un guerrier qui entretiendrait mal son matériel ! Certains ajoutent que c’est surtout à cause de son rire qui s’entend sur plusieurs lieues…


Titre: Re : Dyfed : les Fiannas
Posté par: Cuchulain le 12Mars, 2014, 16:23:58
On ne saurait évoquer les Fiannas sans parler de Belenava leur bandrwyd, qui est aussi la « ben charrthach*  » d’Eirik.  

        C’est une jeune femme de petite taille aux longs cheveux bruns et bouclés. Sa famille est originaire de Léopolis, la capitale de Caspiaris, où leurs tissages de qualité aux couleurs éclatantes firent longtemps le bonheur de la noblesse. Ses parents émigrèrent de Caspiaris en Dyfed lors de la conversion du roi Themistokos  au culte de Déos. Souhaitant se porter acquéreur uniquement de tissus produits par de vrais croyants, il encouragea tout les artisans dont il achetait la marchandise à se convertir à leur tour. La famille de Belenava refusa d’abandonner la religion de ses ancêtres et du fuir la capitale.
           Un ami marchand les fit passer en Dyfed où le roi Ailill fut enchanté d’accueillir un artisan de talent. Remarquant l’esprit vif de la jeune  fille, le druide Relwyn l’envoya étudier dans l’île des druides, Ynis Mona . Elle termina sa formation voilà cinq ans et revint ensuite à la cour de Dyfed. C’est là qu’elle fit la connaissance d’Eirik. Si leur union surprit c’est surtout par la rapidité avec laquelle elle accepta de rejoindre le Righ-Feinîd dans sa vie d’errance. De par son caractère discret et sa tendance à ne pas se mettre en avant, on pourrait croire que le chef de guerre domine sa compagne…
         Quiconque les connaît ou a déjà assisté à une de leurs disputes, comprend qu’il n’en est rien ! Le feu d’Eirik est bien souvent calmé par une ou plusieurs remarques bien senties dit d’un ton froid, et quand Belenava fronce les sourcils on peut s’attendre à de l’orage. La jeune femme est une spécialiste de l’histoire de la Terre des Forts mais on fait également appel à elle pour régler des disputes voire des conflits plus graves. Bien qu’heureuse avec les Fianna, elle  regrette souvent le doux climat du sud de Caspiaris et profita du moindre rayon de soleil. Les autres saisons, on la voit couverte d’une épaisse cape de laine. Ses compagnons fenians l’ont surnommé « Laenata » ce qui signifie « laine ».


*Littéralement : « La femme aimée ». Il existe plusieurs types d’unions en Pryddein et celle-ci précède le    mariage proprement dit. C’est une union à l’essai qui autorisait les deux parties à se séparer au bout    d’un    an et un jour si elles le désirent. Chacun repart alors de son côté sans encourir de sanctions.


Titre: Re : Dyfed : les Fiannas
Posté par: Cuchulain le 12Mars, 2014, 16:25:27
Koninga  dite « Ceara » (ou l’inverse).  Cette charmante jeune femme mérite bien son surnom qui signifie « rouge feu ». Ses compagnons de la Fianna l’ont surnommé ainsi en raison de sa tignasse rouge feu, mais aussi de son caractère enflammé qui la pousse à se lancer dans la bataille avec une « joyeuse fureur » en martelant les ennemis. Son prénom est aussi un surnom puisque c’est un mot qu’elle répétait souvent en se désignant du doigt (et qui signifierai quelque chose comme « reine » ou « grande reine »), lors de son arrivée en Dyfed. En effet, c’est Eirik qui l’a fait entrer dans le groupe des protecteurs du royaume faë voici quelques années. Elle viendrait d’un mystérieux pays loin à l’Est, celui-là même que le righ-feinid visita durant sa tumultueuse jeunesse, puisqu’elle parle visiblement un langage que seule elle et Eirik peuvent comprendre.  On ne sait pas trop si les deux sont frère et sœur, père et fille ou juste ami…
        Si remplir les conditions d’entrée pour devenir une feinid ne lui posa pas vraiment de problèmes, il fut un défi qui la bloqua pendant longtemps, celui de déclamer un chant qui plairait à la troupe. Koninga a en effet du mal à ne pas faire de fautes quand elle parle (et ceci sans parler de son fort accent) le combrox et si l’improvisation est acceptée dans un chant, les liaisons manquantes et les mots déformés ne le sont pas.  L’épreuve fut finalement passée et c’est à cette occasion que Ceara gagna son surnom, puisque les reflets du feu sur sa chevelure cuivrée eurent beaucoup d’effet sur Mac Sciath le champion des fiannas. Outre ses talents de combattante, Koninga est une experte en forge et métallurgie, sans parler de ses talents de sculpteuse. Malgré sa minceur de brindille, elle se plaint régulièrement que les artisans qui réalisent ses tenues aussi bien pour la vie courante que pour les grandes occasions (tenues qui sont stockées dans un chariot spécialement prévu à cet effet) ne font pas attention à ses larges épaules et à ses bras musclés par la forge, et lui font des manches trop étroites. 
      Koninga est connu pour ne pas apprécier les tissus à carreaux typiquement combroge et se fournit à grand frais en tissu unis importés du sud de l’Oekumen (ce qui fait dire à Carnyx qu’elle ressemble à un paysan lochlannach).  L’une des activités favorites de la jeune femme (quand elle ne prend pas la pose dans de splendides tenus pour des peintres ou des sculpteurs) est de s’associer avec Anna pour  faire tourner en bourrique le righ-feinid. Elles aiment entre autre le contredire pour des discussions tactiques (Eirik oscillant entre de glorieuses charges échevelées dignes des légendes anciennes et des plans minutieusement préparés).  Elle se dispute aussi souvent avec lui au sujet des armes et objets usuels qu’elle acquière pour la troupe. Ceara a en effet des contacts avec des artisans dans tout Dyfed. Le Righ-Feindi demande des prix et elle demande des engagements sur combien d’objets les fiannas vont acheter/troquer). Enfin s’il est une chose pour laquelle tout le monde est d’accord, quand la situation est tendue et que la Fianna doit mettre « du miel dans sa bouche », ne surtout pas confier les négociations à Koninga.