Voila,
j'ai remis la main sur le journal d'un de mes joueur pour une campagne Warhammer que j'ai adoré faire jouer
Schwartz und Pferd Kabinett
Notes privées et confidentielles
16 dezember au soir : Décidément le domaine de Bruyère est un endroit charmant ! La soirée était de qualité, les invitées un peu effarouchées, mais c’est le prix de la nouveauté.
Otto et Aymelich n’étaient pas de la partie ce soir, probablement trop préoccupés par les affaires. Il me semble qu’il y ait quelques nouveaux membres, notamment un aristocrate Tiléen.
18 dezember fin de matinée : Ai reçu un courrier anonyme du « rideau », me sollicitant pour porter assistance à un condisciple : Luigi Del Panzani. Celui ci apparaît sur une liste comme adorateur de Nurggle (divinité chaotique).
18 après-midi : Ai rencontré le Sieur Del Panzani. Il apparaît sur un liste de suspect dans l’enquête du Kommissar Heinz sur les sectes chaotiques. Comment l’a-t’il appris puisqu’il n’a jamais rencontré Heinz ? Par le « rideau » ?
Je me propose de l’aider. Il m’apprend qu’une naine, Hildegarde Norrisson apparaît sur la liste et a été jeté en prison pour enquête. Il m’apprend que le Kommissar est assisté d’un bourreau pour ses enquête, du nom de Helmut Sieger.
Je lui propose de faire un don substantiel à un culte officiel, assorti d’une «reconnaissance de grâce cléricale pour indulgence fiscale», afin de pouvoir produire le document comme gage de sa bonne orientation religieuse, en cas de procès.
Je prends quelques renseignements auprès du Urkundsbeamter (greffier) du tribunal, et auprès de quelques collègues avoués : Heinz est commissaire auprès du Guet, il répond devant la Comtesse, et c’est un coriace !
On ne peut visiter la naine Norisson, toujours en garde à vue.
Luigi Del Panzani a essayer d’extirper quelques information du tortionnaire Sieger, qui s’est montré retors, et son épouse tout autant.
19 dezember dans la matinée : Je règle quelques affaires courantes, notamment le contentieux Grussborger sur le fret…
19 dans la journée : Ai soumis au Sieur Del Panzani d’inviter Sieger et son épouse au restaurant afin d’adoucir les relations houleuses avec cet employé du Guet. En ai profité pour inviter le répurgateur Paulus Heidlemann, à l’origine de la fameuse liste.
Par ailleurs, par prévoyance, j’ai attiré l’attention de l’Office Provinciale de la Taxe sur les affaires d’une certaine apothicaire…
19 dans la soirée : Ce repas a été particulièrement éprouvant, surtout du fait d’Heidlemann, manifestement déséquilibré. Les relations avec le bourreau se sont améliorées.
Heidlemann nous a appris que ses « enquêtes » avaient « démasqué » certaines personnalités, depuis suicidées ou décédées. Citons par exemple le maître charron Vokovine, H. Professor K. Gunther ou F. E. Von Ruggbroder (mort en duel). Trois autres noms ressortent : Gerhard Steinhäger, suicidé et figurant sur la liste de Heinz mais pas sur celle d’Heidlemann, et Maître Joseph K. accusé de sorcellerie par Heidlemann et innocenté dans un procès très discret. Et enfin B. Mulher, accusé par Heidlemann, à l’origine de la liste de Heinz et suicidé dans les geôles tout fraîchement.
20 dezember après midi : Nous rencontrons le Kommissar Heinz avec Del Panzani par l’entremise de Sieger. Si Heinz n’a pas encore entamé l’enquête sur Del Panzani, cette entrevue lui apprendra plus de chose qu’à nous. Sieger semble en difficulté. Mon client lui, doit réunir 10 témoignages de moralité. Nous comptons organiser une soirée au «Rideau» à cette fin.
21 dezember dans la journée : L’organisation de la soirée va me coûter cher. Le sieur Del Panzani ne paraît pas suffisamment en fond pour assumer seul un tel évènement. C’est heureusement particulièrement grisant que d’être le maître de cérémonie…
21 dezember en soirée : Grandiose ! Le petit manège au poney a rencontré un franc succès et les habituées se sont révélées plus dévergondées que jamais…
Petite ombre au tableau, l’épouse de ce chère Sieger n’a pas montré l’heureux caractère que je lui avait imaginé ! Malgré tout, il me semble que nous pourrons désormais collaborer dans cette enquête.
Del Panzani peine à trouver les dix témoignages de moralité, il va me falloir solliciter Schwartz qui va me le faire payer pendant un an.
J’ai appris que le Sieur Del Panzani avait tenté de pénétrer dans le domaine de Bruyère un après midi et qu’il avait essayé de faire usage de la force…
21 dezember dans la matinée : La kermes de janus s’annonce. Schwartz va négocier les patentes des marchands wastlandais.
Ai rencontré la naine Norisson, libérée des geôles de Sieger (si celui-ci est toujours employé aux geôles d’ailleurs). Celle ci s’est montrée coopérante, si elle garde encore quelques secrets, son implication dans cette affaire la laisse aussi perplexe que D. Panzani.
J’apprends de Sieger (ou son épouse)qu’un certain Lazlo Bogdan aurait cherché à récupérer le corps du défunt Bruno Mulher !
21 dezember dans l’après midi : Avons apporté les dix témoignages de D. Panzani au Kommissar Heinz (réunis non sans mal, peu d’amis sont prêts à s’engager sur sa réputation). Le kommissar s’est montré assez coopérant, mais que cette affaire est obscure ! J’ai toutefois pris le risque de lui faire part de mes intuitions personnelles.
J’ai obtenu un rendez-vous avec Maître Joseph K. pour cette après midi. L’avoué honorera ses engagements et nous échangerons pendant une bonne heures. J’en apprendrai finalement assez peu, l’homme est rusé. Toutefois, il me révèlera des liens pour le moins étranges entre Sieger et la Naine Norisson.
Le soir venu, je rends une petite visite impromptue au domaine de Bruyère. Aucune soirée n’est organisée, toutefois je rencontre Antonio, le « régisseur » du domaine. Il semblerait que le domaine attire quantité de curieux. Des « Hussarts ailés » se seraient présentés, menaçants, au château pour poser des questions.
22 dezember dans la matinée : J’ai décidé d’apporter mon aide à Schwartz dans les affaires relatives à la kermesse de Janus. Les mandataires de Tilée et des Principautés marchandes sont pressants et l’office du Handelzunft ne paraît pas en mesure de tenir les délais pour négocier les parcelles dans les temps. Il est clair que la Cours des Compte ne se montrera pas aussi laxiste qu’il y a trois ans, avec les retardataires et les patentes douteuses. Sauf la probité de Schwartz (que je loue par ailleurs), il y a là le potentiel pour des opérations véritablement juteuses…pour le cabinet.
22dezember, au déjeuner. Après avoir reçu la visite surprise de la Naine Norisson, je l’invite à la taverne de Handelplatz. La pauvresse fait vraiment pitié, l’odeur qu’elle dégage est à peine camouflée par mon double Wursten und Speck Sauerkraut. Le Sieur
Del Panzani se joint à nous. Il a semble-t’il, trouvé un engagement militaire. Quelle réjouissance que de voir la noblesse s’incliner devant la très supérieure loi du porte-monnaie !
Norisson et Del Panzani semblent mener des investigations de leur côté. Les rumeurs de mutations autours des corps des défunts suspects de la liste de Sieger s’allonge. Le corps de Steinhagger en aurait présenté et il n’est pas le seul. Le corps de B. Mulher était-il déformé ? Nous ne le saurons peut-être jamais, il a disparu du cimetière ou il devrait reposer. Serait-ce ce mystérieux « Lazlo Bogdan » qui déjà avit cherché à récupérer ce corps ?
Norisson a essayé de se justifier de la disparition de ses « montres » auprès de son employeur, un malfrat Nain. Elle leur a dit que le prince Sylvanien était, d’après certaines rumeurs à l’origine du vol. La réaction du Nain a été pour le moins surprenante, puisqu’il a exigé que Hildegarde lui donne le nom de son indicateur dans les plus brefs délais. Y a-t’il un lien entre l’employeur d’Hildegarde et l’instigateur de ce complot ?
22 dezember dans l’après midi :
Une tentative (pourtant habile) pour entrer en contact avec cet homme d’affaire Nain a échoué. Notre secrétaire Radegonde a été fortement émotionnée et a dû prendre son après midi.
J’ai également fait choux-blanc en essayant de rencontrer le notaire Tassendick. J’ai laissé un petit mot sous sa porte, avec mes coordonnées.
Le soir venu, j’ai eu la désagréable surprise de voir que deux rustres armés occupaient mon bureau, des « Hussarts ailés ». L’un d’eux, un dénommé Siegfried consenti au minimum de la courtoisie et nous pûmes finalement discuter sans que le ton ne monte.
Ses soldats recherchent l’un des leurs, du nom de Zarek, qui par le passé s’est encanaillé lors de soirée du Rideau, invité par Louis Henri Jacques. Ils sont depuis longtemps sans nouvelles, et semblent sincèrement s’inquiéter. Hélas L.H.Jacques a tout aussi mystérieusement disparu, et je n’ai jamais rencontré ce Zarek.
L’affaire prend assurément une mauvaise tournure, Siegfried me montre des lettres écrites par Zarek, ou le Rideau de Velours est dépeint comme une couverture à un culte chaotique ! Ces militaires semblent d’ailleurs abonder dans ce sens !
Je me rends bien compte que je sais peu de chose sur cet étrange bienfaiteur qu’a été L.H.Jacques.
Un accord est passé entre Siegfried, Del Panzani, la Naine Norisson (ou quoi qu’elle devienne !!) et moi pour que nous menions des investigations sérieuses sur toutes cette affaire, avec le maximum de coopération.
Moi, la naine Norisson et Del Panzani
Le 23 dezember au matin. Je me suis accordé une soirée tranquille hier soir pour me remettre de mes émotions. Au matin, j’assure à Jorg que je vais prendre en charge les négociations relatives aux patentes de la Kermesse. J’en profite pour lui rappeler son devoir de discrétion quant aux traductions que je lui ai demandé hier.
Dans la matinée : J’obtiens une entrevue avec le seigneur Villanova, en son hôtel (racheté au défunt Steinhagger). Celui ci se montre pour le moins nonchalant…Mes tentatives pour me rapprocher de lui à l’occasion de la kermesse de Janus sont peu efficaces. En revanche, l’homme est un Sybarite et la perspective d’une collaboration lors de sa prochaine expédition orientale, en vue de ramener des « jeunes talents exotiques » lui semble plus intéressante. Les penchants qu’il affiche pour les plaisirs quels qu’ils soient, m’incitent à l’inviter lors de la prochaines soirée du « Rideau ».
Dans l’après midi : Après avoir obtenu quelques renseignements sur la jeune carrière de Tassendick, je tente à nouveau de le rencontrer, cette fois encore, sans succès. Toutefois, je choisis de prendre un risque et avec l’aide d’un voisin menuisier, je pénètre chez le notaire. La maison est vide et a visiblement été fouillée (Heidelmann ou Heinz ?), mais ce n’est pas le plus mystérieux !!. Au grenier, les traces d’un lugubre rituel, assurément sorti du fond des ages. Sont rassemblés ici, les objets d’un culte sordide et impie, le symbole décadent d’une prière à la mort et à la putréfaction en les restes d’un pauvre chien, visiblement soumis à une longue agonie…Je m’empresse de récupérer un grimoire sur l’autel, avant l’arrivée du Guet, ainsi que quelques poudres magiques.
Plus tard, dans l’après midi : Du Collège Doré, j’apprendrai plusieurs choses :
Ce livre est un livre de sort, contenant un rituel dit de « Hûrl l’ignoble », et l’épée sacrificielle qui se trouvait prés de l’autel chez Tassendick, doit être l’épée de Hûrl…
Les magiciens ne sont absolument pas des gens fréquentables.
Le Collège Doré et en tout cas Hans l’Illustrissime est très intéressé par cette épée.
Je laisse le livre en dépôt au Collège afin d’en obtenir une traduction plus précise.
Le 24 Dezember : Une journée harassante, la Handelszunft (guilde) est plus retors que Jörg ne se l’imaginait. Nous allons devoir nous replonger dans le code réformé à moins d’en référer à la Chancellerie pour que soient appliqués les édits impériaux de 2497 !
Dans l’après midi : je suis monté au domaine de Bruyère afin de rencontrer Antonio. Je lui parle de Villanova et de l’intérêt que nous pourrions rencontrer à l’introduire dans le cercle. Par ailleurs, la mission de surveillance, que j’avais commandé auprès d’Antonio, porte ses fruits. Il semblerait que les Princes Sylvaniens aient une intense activité nocturne, au cours de laquelle ils fréquentent les lieux les plus mal famés et les pires coupes-jarrets que compte Nuln.
Le 25 Dezember : Aymelich est passé au cabinet ce matin, son contentieux avec la capitainerie de Sartrosa ne semble pas s’arranger malgré l’injonction du tribunal. Il m’apprends que le rideau donnera une soirée, demain. J’ose espérer que Villanova acceptera l’invitation.
Dans l’après midi : Soucieux de faire analyser les fioles découvertes chez Tassendick, j’ai pensé que l’aide de Mme Sieger, apothicaire de son état, pourrait être utile. Celle-ci s’est montrée aussi courtoise que son ascendant kislevite le permet et à accepté de m’aider non sans se montrer aussi curieuse qu’il est possible de l’être. Je dois hélas avouer que leur hospitalité a été bien peu récompensée… En effet, c’est dans l’office des Sieger que Tassendick, visiblement au-delà des limites de la santé mentale, a décidé de me réclamer son grimoire et son épée. Sa requête, formulée dans la plus totale hystérie, et avec l’appuie d’un géant rustre et agressif, a plongé l’après midi dans la violence la plus sordide…On imagine l’émois dans lequel se retrouve les Sieger, d’autant plus qu’il a fallu un attelage pour extraire le cadavre du géant Lothar de la boutique et que Tassendick court toujours.
Dans la soirée : Plus décidés que jamais à tirer cette affaire au clair, nous décidons (les Sieger et moi) d’exploiter les liens familiaux d’Anna Sieger. Nous passons la soirée de ce 25 Dezember, décidément riche en émotions, avec un frère kislevite d’Anna, Vladimir qui se trouve être Hussart Ailé et que j’ai déjà eu le déplaisir de rencontrer… J’écourte la soirée pour aller me coucher tôt. Demain la journée pourrait être longue.
Le 26 Dezember : Retour à une seine routine procédurière au tribunal.
En fin d’après midi : Je me rends au Collège Doré, pour apprendre que l’Illustrissime Hans a fait des cachotteries quant au grimoire que je lui ai confié, et qu’il n’a pas remis les pieds au collège depuis. Un de ses confrères me fait part de ses extrapolations quant aux fonctions de « catalyseur magique » que pourraient avoir l’épée de Hûrl et le sortilège inscrit dans le grimoire.
Dans la soirée : Sieger, Anna et moi, nous nous rendons à la soirée qui est donnée au domaine de Bruyère, bien décidés que nous sommes à visiter les lieux, et à percer les secrets de L.H. Jacques. Villanova a répondu positivement à l’invitation. S’il se montre plutôt réservé, il semble apprécier l’ambiance « bonne enfant » de la fête de ce soir.
En revanche nos investigations ne donnent rien. Personne ne semble connaître quoique ce soit sur L.H. Jacques ou Zarek. Il y a de nombreuses zones du domaine susceptible de receler des mystères. Nous sommes bien décidés à visiter ces endroits que l’on cherche à nous dissimuler. Redoublant d’ingéniosité, nous parvenons à explorer les terrasses et le toit qui ne nous apprennent pas grand chose.. En revanche, en passant par l’extérieur, nous parvenons à nous introduire dans l’arrière du bâtiment. Comme nous le redoutions, le « Rideau » cachait bien un sinistre secret. Prés de la cuisine, une salle abrite un « temple », voué à un culte inavouable, dont la statuaire illustre le caractère plus que licencieux de ses fidèles !
Hélas, la soirée prendra dés cet instant un tournant dramatiquement désagréable, dont le souvenir me hantera longtemps. De la pièce mitoyenne de l’autel aux dieux de la débauche, nous parvint le son atroce et caractéristique d’un énorme serpent sifflotant. Evidemment notre instinct nous commanda aussitôt la fuite. Et assez vite, les gardes du domaine nous repérèrent et ne se laissèrent pas abuser par notre innocence feinte et notre bonhomie. Les choses auraient pût se finir tragiquement si je n’avais subtilisé un pistolet. Conduit en rase campagne, les sbires d’Antonio semblaient bien près à nous exécuter, mais sous la menace de l’arme que je bradissait, ils durent fuir. Quant à nous, nous nous retrouvions à quelques lieux de Nuln, dans la nuit et bien peu vêtus.
Dans la nuit…Notre tentative pour entrer discrètement dans Nuln a échoué. Nous échouons dans les geôles, avec les parias…
Le 27 Dezember au matin : Après avoir été libérés, avec les va-nu-pieds et les ivrognes, et une fois vêtu de manière décente, les Sieger et moi nous rendons chez le Kommissar Heinz. Celui-ci se laisse convaincre par le récit des péripéties de la nuit et nous le décidons à l’action. A ce sujet, la menace que je fais peser d’impliquer Heidelmann dans cette histoire, le résout à agir au plus vite. Il réunit 25 archers et appelle un sorcier attaché au Guet pour l’assister. Helmut Sieger consent à les accompagner pour leur indiquer le Domaine de Bruyère. Quant à moi, j’ai besoin de repos.
Plus tard dans l’après midi : Horreur !! de l’expédition au domaine, seul Helmut est revenu. Je le visite chez son épouse et son récit est presque incohérent. Il est fortement blessé, amnésique et porte une mystérieuse anomalie dans le dos, dont la seule vision glace le sang ! Une marque du chaos qui semble nous prévenir de la duplicité maligne qui habite notre sympathique bourreau. Une fois Helmut en état de se déplacer, nous nous rendons au Guet. De Heinz, point de nouvelles, l’expédition n’est pas revenue ! Sans plus attendre, nous courrons prévenir le Burgmeister Griswald.
Encore plus tard : L’entrevue avec le Burgmeister, ne nous apprend rien sinon la déliquescence inquiétante de nos autorités. Griswald ne fera rien, il ne semble d’ailleurs rien comprendre. Nous décidons de prévenir les frères d’Anna. Un appuis militaire lourd ne pourra que me rassurer.
Les Hussarts Ailés sont attentifs et décident de se rendre au domaine, nous les accompagnons.
En fin d’après midi au domaine de Bruyère : Enfin ce qu’il en reste car la bâtisse a brûlé. Le sol est jonché de cadavres, incinérés vifs, écharpés, démembrés ou tailladés. Parmi les morts, on reconnaît les membres de l’expédition de Heinz, des gardes du domaine, mais surtout des créatures monstrueuses et démoniaques. Les restes d’une armure retrouvée dans les décombres, me laisse à penser que Zarek était un de ces monstres ou à finit ses jours ici.
En soirée : Bien décidé à nous rapprocher d’une quelconque autorité, pour rendre compte des terribles évenements survenus à Nuln, nous nous rendons chez le Graff Joseph Von Ruggbroder. Nous savons que celui-ci accueille chez lui le fameux répurgateur Hyéronimus VanHelsing. Nous sommes bien accueilli et pour une fois, on prête l’oreille à nos propos. J’ai le sentiment que VanHelsing pourra nous être utile si cette affaire devait connaître d’autres développements (ce que je ne souhaite pas).
Le 28 dezember, au matin : Je trouve q’il est de plus en plus ardu de sortir de mon lit. Comme si les années qui m’avaient bellement épargné, se décidaient à se rappeler à moi, toutes en même temps.
Plus tard au matin : J’ai pris une belle leçon de tir au Pistolet auprès d’un maître d’arme, que l’on m’avait chaudement recommandé : Maître Von Karsolv ! On n’est jamais trop prudent.
Vers midi, autours d’une charlotte de saucisses : Le repas a été un peu copieux mais je parviens malgré tout à étudier les livres comptables trouvés au domaine de Bruyère. Ceux-ci ne m’apprennent rien que je ne savais déjà ; après tout la plupart des frais correspondent à des « soirées distinguées » auxquelles j’ai participé. Je puis le dire, chaque couronnes a été bien dépensées !
En fin d’après midi : Je suis passé chez ce fameux Maître Joseph K. afin d’avoir un entretien avec lui, quant à son rôle dans toute cette histoire. Le bougre est habile et bien qu’il m’ait apporté des eclaircissements surprenant sur son rôle dans les affaires de Hildegarde Norisson, de la pègre naine et de notre brave Helmut Sieger (corruption, fourberies et trahison en série, bref…), je suis persuadé qu’en fait-il ne m’a pas tout dit. Le plus surprenant est l’intérêt qu’il porte aux reliques de Hûrl l’ignoble…Quand on sait que Môssieur sort d’un procès en sorcellerie !
Je me rends sur le champs au Guet, avertir notre bon kommissar Heinz des soupçons que je nourri à l’endroit de l’avoué K. Le kommissar est plus qu’attentif et intérressé, mais il se montre prudent dans l’abord d’un tel personnage. C’est hélas, le moment que choisit Sieger, dont la raison vacille chaque jour plus dangereusement, pour avouer bruyamment la part non négligeable qu’il a prit (ainsi que la si innocente Anna) dans le meurte de Bruno Muhler, commandité par Joseph K. !!! Heinz, qui brusquement dispose de plusieurs volontaires prêts à tout pour échapper à la pendaison, accepte de fermer les yeux sur l’aveu de son bourreau, si nous nous engageons à démasquer K.
Le 29 Dezember dans la matinée : Incroyable, ma vie est devenue tellement palpitante que je n’ai littéralement plus le temps de finir ma nuit au Kabinet ! Ce matin, Paulus Heidelmann a été arrêté pour le meurtre du domestique de Del Panzani, qu’il prenait pour un mutant tellement ses traits étaient grossiers !
Dans la journée : Avec les Sieger, nous élaborons différentes stratégies pour faire sortir Joseph K. du bois. Nous imaginons un stratagème ingénieux pour amener les différentes factions a se démasquer lors de la vente de l’épée de Hûrl, le « prisme absolu » !! Evidemment nous ne sommes pas en possession de cet objet, puisque le Guet (enfin surtout Del Panzani )est censé l’avoir. Mais notre intermédiaire, l’antiquaire Gaemnis, n’en sait rien lui….hahahah, que je suis diabolique ! Evidemment, ce plan machiavélique est très long, aussi décidons-nous plutôt de pénétrer nuitamment chez K.
Très (trop) tard dans la nuit : je viens de me coucher et c’est la main tremblante que j’écris ces lignes. Les Sieger m’hébergent pour la nuit. Je ne me sens pas trop en sécurité chez moi. Notre expédition nocturne chez K. a été un cauchemar ! Tassendick et d’autres mutants sont ses invités ! J’ai du faire usage de mon arme sur quelque chose qui ressemblait à un chat ! Nous avons fui. C’était affreux !
Le 30 Dezember, vers midi : La matinée a été fébrile. Le sénior Luigi Del Panzani est réapparu ! Il est mal en point et surtout, il n’a plus l’épée de Hûrl qui lui avait été confié en tant qu’officier du Guet. Je dois avouer que malgré la prédisposition naturelle et bien connue des Tiléens pour le mensonge, ses plaies parlent vraies ! Il aurait été attaqué, lui et ses hommes par une créature énorme, qui aurait fuit avec le Prisme, pendant que notre gentilhomme se cachait sous le mobilier. Ses blessures le font délirer et sont très largement infectées. J’espère que les Hospices et les prêtresses de Shallya lui prêteront vie (en tout cas suffisamment pour nous assister dans notre combat contre K.).
Dans la journée : Avec les Sieger, nous passons la journée à rassembler les bonnes volontés, pour enfin mettre un terme à la présence de cette engeance de K. dans notre bonne cité de Nuln. Le Kommissar Heinz nous assure son soutien mais contre toute attente, le répurgateur Van Helsing est moins empressé. Le Graff nous assure néanmoins qu’il soutiendra notre action. Je dois avouer que je suis surpris qu’un individu de la réputation du répurgateur Van Helsing, se montre si frileux lorsqu’il s’agit de passer à l’action.
L’assaut est prévu pour demain, avec les hommes du Guet et ceux envoyés par le graff, nous pénétrerons chez Joseph K. dés l’aube !
Le 1er Janus, dans l’après midi, sanatorium Von Diefentahl :
Mon physicien m’assure que je vais aller beaucoup mieux d’ici quelques jours. Je suis rassuré, j’ai crains que tous ses petits boutons n’ai rapport avec une infection sournoise. Je suis un peu las d’avoir à répéter mon histoire à un docteur visiblement incrédule, mais l’on m’affirme que c’est la condition pour que je retrouve un jour le sommeil.
Je me demande comment vont les Sieger…et Del Panzani ?
Ah, on m’apporte ma collation !
La liste de Sieger ( énoncée par Bruno Mulher, suicidé en prison et qui recoupe l’enquête de P. Heidelman):
F. Ernest von RuggBroder (fils illégitime du défunt Graf), mort en duel face à son demi frère, héritier légitime.
Gerhard Steinhäger, se suicide après sa faillite.
Boris Vokovine, le charron se suicide.
Professor Konrad Gunther, se suicide à son tour, 4 jours plus tard.
Maître Joseph K., accusé en sorcellerie et acquitté au terme d’un procès en huis-clot.
L. Del Panzani…(nationalité Tiléene, donc trouble mais c’est aussi un condisciple et un client).
Hildegarde Norisson, naine aux activités troubles. A des dettes envers un marchands nains du nom de Narn. A été libérée de sa garde à vue, sur le témoignage de Joseph K. ?
Friedrick Tassendick, notar, assurément un cultiste, et un sorcier!. (plutôt cité par Heidelmann)